Manifestation pour Georges Abdallah à Paris (Album Photos)

Plusieurs centaines de personnes, venues y compris de l’étranger, ont manifesté de manière tonique et colorée ce samedi à Paris, de la Place des Fêtes jusqu’à la République, pour saluer la résistance de Georges Abdallah et de l’ensemble des prisonniers palestiniens, ainsi que pour dénoncer le gouvernement français.












CAPJPO-EuroPalestine

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Paris • Récits de voyage : Le Rojava vu par des femmes

Mercredi 27 juin à 18h est organisé au Centre Démocratique kurde de Paris par le “Mouvement des femmes kurdes en France” et “Initiative féministe pour un confédéralisme démocratique – IFCD”, une discussion à partir de témoignages de femmes qui se sont rendues au Rojava.                                                                                          

Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale du Parti de Gauche et conseillère régionale Auvergne Rhône Alpes, Mylène Sauloy, documentariste, réalisatrice du film Kurdistan, la guerre de filles et Mireille Court, journaliste, réalisatrice du film Rojava, une utopie au coeur du chaos syrien, ont comme point commun le Rojava. Toutes les trois sont parties au Nord de la Syrie pour rencontrer et échanger avec des femmes qui y vivent, y résistent et participent à la révolution féminine en cours dans cette région du monde.

Comment les femmes mènent-elles cette bataille à la fois sur le front mais aussi, et surtout, dans la société, au quotidien, contre le système patriarcal en place ? A travers ces récits de voyage, les intervenantes nous partagerons ce qu’elles y ont vu, sentis et ressentis, de leurs rencontres avec des combattantes des YPJ à leurs échanges avec des professeures des académies de femmes en passant par leur partage du quotidien des habitantes du village de femmes Jinwar.

Evénement Facebook

Pour plus d’infos sur Rojava, c’est par ici

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URGENT/ÉLECTIONS EN TURQUIE : ARRESTATION DE LA DÉLÉGATION DU PCF EN TURQUIE

La délégation du PCF qui séjourne en Turquie à Agri comme observateur des élections  présidentielles et législatives a été arrêtée et ses membres ont comparu ce matin devant le procureur de la république.

Le pouvoir turc veut ainsi étouffer toutes les voix qui dénoncent les  fraudes massives à l’œuvre, notamment en véhiculant sur Twitter que « les membres de la délégation seraient de faux observateurs qui  tenteraient de manipuler les élections ».
Le PCF condamne ces méthodes qui ne font que le renforcer résolument à  rester aux côtés des démocrates de Turquie qui entendent mettre un terme  à la dictature de R.T. Erdogan. La délégation se compose de Christine Prunaud, Sénatrice des Côtes d’Armor, Hulliya Turan, Secrétaire départementale du Bas-Rhin et Pascal  Torre, Membre du secteur des Relations Internationales au PCF.

Parti communiste français, Paris, le 24 juin 2018

source: https://www.humanite.fr/urgentelections-en-turquie-arrestation-de-la-delegation-du-pcf-en-turquie-657249

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23 JUIN 2018 : SOLIDARITE AVEC LES FAMILLES DES DETENUS DU HIRAK (JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LA TORTURE)

 

 الجمعية الطبية لإعادة تأهيل ضحايا التعذيب

20 زنقة الجزائر

الدار البيضاء الهاتف : 05 22 482733/ 05 22 22 61 27

 

 

 
 تخلد
 
اليوم العالمي للتضامن مع ضحايا التعذيب
تحت شعار  » أطلقوا سراح معتقلي الحراك الشعبي السلمي « 
 
سيكون اللقاء مناسبة لمساندة عائلات المعتقلين على خلفية الحراك وتأكيد التضامن معهم من أجل إطلاق سراح ذويهم المعتقلين
 
ينظم اللقاء يوم السبت 23 يونيو 2018
على الساعة التالتة زوالا
بدار المحامي  .شارع المقاومة / ملتقى شارع محمد
 الخامس  بالدار البيضاء
 
البرنامج
·
 
·         كلمة الجمعية الطبية لتأهيل ضحايا التعذيب
 
·         كلمة الاتلاف المغربي لهيات حقوق الانسان: عبد الإله بنعبد السلام
 
·         كلمة لجنة التضامن مع معتقلي الحسيمة:- السيدةأمينة  بوخلخال
 
   كلمة العائلات: شهادات 
 
·       كلمة دفاع المعتقلين  –
فقرة فنية مع اغاني ملتزمة



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Arrestations du 21 juin : tout le monde dehors

24 juin

« Juste un message pour vous dire que les camarades arrêté.e.s lors de la promenade contre les prisons ont été libéré.e.s hier en fin de journée. Deux sont convoqué.e.s pour le 20 novembre pour des procès pour outrage et rébellion et refus de signalétique et une troisième a eu un rappel à la loi.

À savoir pour les futures attentes devant la sortie des gardé.e.s à vue : les sortes de plots décoratifs devant la porte font un bruit d’enfer et ça permet d’au moins faire du bruit quand on attend dehors et toutes les personnes emprisonnées éaient bien contentes de notre vacarme quand elles sortaient. »

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L’hypocrisie de la France dans la guerre au Yémen en passe d’être dénoncée?

Par Louis Doutrebente (revue de presse : Sputnik -19/6/18)*

 

Dans la terrible guerre du Yémen, quel rôle la France joue-t-elle? Celui de l’humanitaire, alors que Paris devrait recevoir dans une semaine une conférence internationale sur la situation au Yémen? Celui de l’arbitre, jouant les bons offices entre loyalistes et rebelles? Ou celui de l’hypocrite, soutenant l’un des belligérants? Éléments de réponse.

 

La guerre au Yémen, guerre par procuration! Elle oppose des forces progouvernementales appuyées par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite à des rebelles chiites soutenus plus ou moins directement par l’Iran. Moins connue est l’implication directe des pays occidentaux.

 

Si la présence des «Green Berets», les forces spéciales américaines, en territoire yéménite a été révélée à plusieurs reprises par la presse anglo-saxonne, notamment en mai dernier, la présence de la France est plus obscure. Paris prend-elle directement part à ce conflit qui entraîne, selon l’ONU, «la pire crise humanitaire du monde»?

 

Les forces gouvernementales yéménites et celles de la coalition ont lancé l’assaut sur Hodeïda (ou Al Hudaydah), ville de 600.000 habitants tenue par les rebelles Houthis, le 13 juin dernier. Véritable cible des assaillants, le port d’Hodeïda est le poumon du Yémen et le point névralgique de cette guerre parce qu’il y transite 70% des ressources humanitaires destinées au 22 millions de Yéménites. Deux jours plus tard, le 15 juin des sources émiraties révélaient que la France allait contribuer au déminage des infrastructures portuaires.

 

Un peu embarrassé, le Ministère des Armées a finalement admis qu’une «action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude». Après la fin des opérations militaires orchestrées par les forces progouvernementales ou «pro-régime» soutenues par la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

 

Cette attente précise cependant la position de la France dans ce conflit. Si l’information n’a pas été officiellement authentifiée, George Malbrunot, grand reporter au Figaro, la confirme et affirme de plus que des forces spéciales seraient sur place, et ceux depuis plusieurs mois:

​Ces révélations ont cependant été démenties par Florence Parly le 17 juin puis le 18 par le Ministère des Armées affirmant qu’«il n’y a pas de forces françaises au Yémen» et enfin par Anouar Gargash qui soutient aussi qu’«il n’y a pas de forces françaises». Le chef de la diplomatie émiratie ajoute: «j’ai mentionné le fait qu’il y avait une proposition française pour nous aider à dégager les mines terrestres quand le moment sera venu».

 

Si l’on reste donc dans l’expectative, la position française reste vraiment ambiguë, et cela ne date pas d’hier. Déjà en mars 2016, selon des informations de la Lettre de l’Océan Indien, reprise par Orient XIII, la marine française aurait remplacé temporairement la flotte émiratie partie en maintenance. La marine des Émirats arabes unis, qui précisons-le, orchestre le blocus qui affame une population. Et, pour prendre la pleine mesure de la relation de premier ordre que la France entretient avec l’Arabie saoudite, premier belligérant dans la guerre au Yémen, précisions qu’en 2009 déjà, Paris avait livré à Riyad des images satellitaires pour que son allié puisse dominer les insurgés zaydites, les rebelles houthis. L’implication de la France n’est donc pas nouvelle.

 

Mais pour revenir à l’actualité, nous apprenons ce 19 juin, une nouvelle fois par George Malbrunot, que l’ambassadeur de France au Yémen, Christian Testot, se rendra avant la fin de la semaine dans la capitale yéménite pour rencontrer la partie houthie, qui contrôle la ville.

 

​Paris va donc peut-être devoir s’expliquer sur son implication dans ce conflit et à défaut, va tenter de jouer un rôle d’intermédiaire. Mais à partir du moment où l’Arabie saoudite et surtout les Émirats arabes unis sont des alliés extrêmement proches de la France, que le gouvernement et l’armée français semblent intervenir à leurs côtés directement, on imagine mal que Paris puisse tenir une mission d’arbitre dans ce conflit.

 

En dehors de ce possible arbitrage, on s’aperçoit qu’Emmanuel Macron tente de prendre le leadership de l’enjeu humanitaire dans cette crise. Outre donc le possible «déminage du port d’Hodeïda à des fins humanitaires», la France devrait accueillir une grande conférence internationale, coparrainée par le leader de la coalition qui bombarde quotidiennement le pays, l’Arabie saoudite.

 

Si cette annonce avait été plutôt bien reçue, lors de son annonce le 10 avril dernier, et ce malgré la dénonciation des ventes d’armes de Paris à Riyad, quatorze ONG s’en sont offusquées le 13 juin, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, considérant «inconcevable» la tenue de cette conférence. Si cette pression médiatique n’est pas parvenue à faire annuler cette réunion internationale, l’étau semble se resserrer autour des autorités françaises. Et c’est justement son implication dans la guerre au Yémen et les révélations de ces dernières semaines qui menaceraient directement l’Élysée et Matignon.

 

Tout d’abord ce sont les ONG concernées par le drame qui se joue au Yémen, qui pressent l’État à revoir sa politique dans la péninsule arabique. Amnesty International, qui avait déjà pointé du doigt le rôle de la France au Yémen, a révélé ce lundi 18 juin que Paris n’avait toujours pas «remis au secrétariat du Traité sur le commerce des armes (TCA) son rapport annuel sur ses livraisons d’armes en 2017», alors que la date limite est dépassée de plus de vingt jours. Pour rappel, le TCA est un traité des Nations unies, pour éviter la vente d’armes à un pays susceptible de commettre des atteintes aux droits de l’homme, génocides ou crimes contre l’humanité.

 

Si d’importants pays exportateurs d’armes ne l’ont pas signé ou ratifié, la France l’a fait et elle a même été à l’initiative de ce traité international. Les ventes d’armes de la France aux pays membres de la coalition, Arabie saoudite et Émirats arabes unis en tête, pourraient donc être illégales au regard de ce traité et aussi contreviendrait à la position commune 2008/944/PESC du Conseil de l’Europe et aux critères détaillés dans l’article 2: «respect des droits de l’homme dans le pays de destination finale et respect du droit humanitaire international par ce pays».

 

De plus, et comme le souligne justement Amnesty International dans sa publication, l’exécutif français manquerait à ses engagements au regard de la loi française. En effet, ce rapport annuel de vente d’armes du Ministère des Armées aurait dû être présenté au Parlement. Mais au-delà de son manque de communication, l’exécutif est incriminé pour son manque de transparence. Si ces rapports annuels sont très souvent critiqués pour leur opacité, certains parlementaires poussées par des ONG, utilisent leur pouvoir afin de demander des comptes à l’exécutif.

 

Sébastien Nadot, député LREM de Haute-Garonne et Président du groupe d’amitié France-Yémen, a pris conscience qu’aux États-Unis, ce sujet se retrouvait au cœur des discussions, si bien qu’en mars dernier, 44% des sénateurs américains avaient voté une résolution demandant l’arrêt de l’aide militaire américaine aux membres de la coalition arabe. En Angleterre, le Parlement a connu des débats houleux, tout comme le Canada, la Belgique, etc. Enfin le Parlement européen, rappelons-le, avait adopté en novembre dernier avec un score sans appel, une résolution non contraignante dont le but était de dénoncer la politique d’un de ses membres, la France.

 

Regroupant derrière lui une trentaine de députés, Sébastien Nadot a donc demandé l’ouverture d’une commission d’enquête sur la vente d’armes au Yémen. Si le système législatif agit souvent avec lenteur, les dernières révélations (contrats d’armements, aide au déminage et forces spéciales) pourraient accélérer la procédure. D’autant plus que, si des forces spéciales françaises sont bien en territoire yéménite, le Président de la République sera directement attaqué puisqu’il aurait dû en référer au Parlement.

 

Enfin, c’est peut-être une toute autre histoire, digne des «Secrets de la mer Rouge», qui dévoilera davantage l’implication de la France dans la guerre du Yémen. Après enquêtes et recherches, un bateau, probablement de pêche, aurait accosté dans le port d’Hodeïda dans la nuit du 2 au 3 juin dernier. Subissant une forte tempête, manquant d’eau, le pécheur ou le plaisancier, prénommé Alain, aurait été contraint de faire escale sur le territoire yéménite, comme le précise la Société yéménite des ports de la mer Rouge dans un communiqué. En route pour Djibouti, Alain serait reparti quelques jours après. Mais depuis le 10 juin, d’après un journal égyptien, la famille d’Alain n’aurait plus de nouvelle de lui.

 

Le 16 juin, dans un tweet, le président du Comité révolutionnaire donc chef des Houthis, Mohammed Ali Al-Houthi signale que ses forces armées auraient arrêté un bateau étranger. Si la presse en faveur des rebelles s’est servie de l’actualité pour affirmer, sans preuve, que ce bateau serait français et occupé par des forces spéciales, aucune information supplémentaire ne permet aujourd’hui de faire la lumière sur cette étrange affaire de bateau arraisonné.

 

De là à imaginer qu’Alain, citoyen français serait retenu par les forces Houthis, qui se battent contre les forces gouvernementales, appuyées par la coalition, allié et partenaire de la France? Le journal égyptien, irait dans ce sens- «enlèvement de ressortissants étrangers»-, mais précisions que l’Égypte fait partie de la coalition arabe contre les Houthis.

 

Ajoutons pour conclure que la guerre au Yémen est aussi une guerre d’information et que la manipulation médiatique est une arme. Donc, alors qu’Hodeïda devrait être reprise par les forces gouvernementales et que des forces françaises œuvreraient en territoire yéménite, cette information est peut-être plus qu’une coïncidence ou un simple bobard.

 

*Source : Sputnik

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Frontière Montgenèvre • Entre convocations et refoulements

Un point sur la situation à la frontière franco-italienne, fait par des camarades qui y luttent, en solidarité avec les victimes des frontières étatiques. Ici comme ailleurs, les frontières sont les murs de nos prisons. A bas la forteresse Europe !

Exemples de répression quotidienne

L’autre nuit, la PAF (Police Aux Frontières) a tabassé un garçon qui suppliait de ne pas être rapatrié en Italie.
La police refoule aussi toujours plus fréquemment les mineurEs, souvent en leur mentant sur la destination finale du trajet en camionnette, qui les déporte inexorablement en Italie.
Gendarmes et policièrEs patrouillent sur les chemins avec des quads, en vélo et à pied, menaçant souvent de tirer sur celleux qui cherchent à traverser cette frontière sans avoir la couleur de peau et les documents requis.
En parallèle, le terrain de golf est à nouveau ouvert. Le tourisme est de retour dans ces montagnes. Pendant l’hiver, ces sentiers qui sont fréquentés de nuit par les “migrantEs” sont des pistes utilisées par des milliers de skieusEs ainsi qu’une destination touristique pour les riches. En été, ils se transforment en terrain de golf, à ce qu’il parait propriété de Lavazza. La pelouse du terrain est bien entretenue, le “golf transfrontalier”, “18 trous à cheval sur deux pays !” comme illes l’appellent aussi. Ce terrain n’est accessible qu’à celleux qui peuvent payer. La frontière aussi a été privatisée. Elle est répartie entre les forces de l’ordre et les multinationales.

Premier épisode

Marcher dans les bois entre Clavière et Montgenèvre est dangereux : on risque d’y rencontrer des personnes mal intentionnées sur les chemins, comme un gendarme à vélo qui te barre la route. Il y a peu, trois amiEs qui se promenaient dans cette montagne militarisée ont été interpelléEs pour un contrôle d’identité. L’une d’elleux n’avait pas de documents sur elle. Le gendarme à bicyclette a appelé des renforts et les trois amiEs ont été embarquéEs dans la camionnette qui les a emmenéEs à la PAF pour vérification. D’abord, les flics ont essayé de leur mettre la pression en disant que leur intervention faisait suite à une dénonciation : quelqu’un aurait vu nos trois amiEs marquer les chemins à l’aide d’une bombe de peinture. Une fois arrivéEs au poste, illes ont été fouilléEs, mais rien n’a été trouvé, ni sur elleux, ni dans les sacs à dos. ToutEs trois ont été relachéEs avec une convocation à la PAF en audition libre pour “suspicion d’aide à l’entrée et au séjour de personne étrangère”.

Cette arrestation rentrerait dans le cadre d’une enquête plus large, ouverte pour aide à l’immigration clandestine, chef d’accusation auquel il semble que le sympathique procureur de Gap soit particulièrement attaché. Il est évident que la volonté du procureur et de la police des frontières est de mettre un coup de pression. Pendant ce temps-là, celleux qui cherchent à traverser continuent de se perdre en montagne, en passant des heures dans le bois pour échapper aux forces de la police. Au moins trois d’entre elleux sont déjà mortEs.

Deuxième épisode

Une voiture avec trois personnes à son bord est arrêtée à quelques centaines de mètres de la frontière par un jeune fort mal en point, qui se déclare très malade et a besoin d’aller à l’hôpital. Il demande à être amené à la PAF pour être pris en charge par le système français, en tant que mineur non accompagné et en très mauvais état de santé (la loi française prévoit en effet la prise en charge par l’État de n’importe quelle personne présente sur le territoire qui se déclare mineure non accompagnée). Sa condition physique est visiblement critique. Le jeune homme peine à parler et même à s’asseoir. Il affirme ne pas avoir été soigné dans le centre d’accueil italien. Les trois personnes l’emmènent à la PAF où elles disent que le jeune homme doit aller à l’hôpital et qu’il est mineur. Les policiers le font descendre et entrer. Puis, une par une, les trois personnes sont interrogéEs, après qu’on leur ait donné le choix entre une “audition libre” immédiate et une garde-à-vue, pour aide à l’immigration clandestine. De fait, toutEs trois sont retenuEs trois heures et demi durant : interrogatoire et coups de pression. Ils repartent avec un rendez-vous pour le lendemain, donné à l’oral. Il semble que le procureur de Gap ait voulu ouvrir une enquête. Pendant ce temps-là, le jeune malade est plus ou moins interrogé, puis on lui dit qu’il sera amené à l’hôpital de Briançon. Il lui font signer un papier qu’il n’a même pas pu lire. Puis il le font monter dans une camionnette, avec deux autres mineurs. Ils croient tous qu’ils vont à Briançon, au lieu de quoi ils sont déposés sur la route, à l’entrée de Clavière, à la frontière italienne. La personne malade ré-essaie. Elle arrête une autre voiture, qui l’emmène à nouveau. Cette fois-ci, le conducteur a des compétences médicales et peut confirmer qu’il a sérieusement besoin d’être hospitalisé. Au lieu de ça, de nouveau il est refoulé à la frontière.
Cette fois-ci, il semble que c’est la préfète de la région en personne, contactée pour l’occasion, qui prend la décision de le refouler.
Quelqu’unE l’amène à l’hôpital en Italie. Des médecins zélés appellent immédiatement les flics. Les carabinieri italiens le soumettent en premier lieu à un examen osseux, pour vérifier qu’il est bien mineur.
Ils l’embarquent ensuite pour un contrôle d’identité. Fichage, photos, etc.
Puis, le jeune est amené dans un centre pour mineur en basse vallée de Suse, et il est hospitalisé le lendemain à Turin.

Troisième épisode

AucunE des six arrêtéEs ne s’est presenté à la convocation pour interrogatoire à la PAF. Illes n’avaient aucune intention de se présenter volontairement à un rendez-vous non obligatoire et
potentiellement pas folichon avec la police, pour se faire assommer de questions et éventuellement retenir en GAV pour aide à l’immigration clandestine.

La PAF appelle sur les téléphones privés de certainEs des convoquéEs. Il leur est indiqué que s’illes ne se présentent pas rapidement illes finiront sur la liste des personnes recherchéEs. En pratique, illes les menacent de venir les chercher de force. Ce sont le procureur et la préfète qui souhaitent poursuivre les enquête et cet absurde théâtre répressif.

Quelques jours plus tard, la police se présente chez deux des trois amiEs et appelle l’un d’elleux au travail. Illes ont à l’évidence très envie de leur parler. Illes n’ont trouvé personne. Nous ne savons pas comment continuera l’histoire.

Le procureur et la préfète nous ont tellement pris en sympathie qu’ils souhaitent passer toujours plus de temps en notre compagnie. Et il semble qu’illes aient un dossier qu’illes enrichissent toujours plus, avec des photos de famille.

La répression envers celleux qui sont de passage et envers les solidaires continue.
Mais la solidarité aussi.
De vos convocs, on en fera rien.

DIFFUSEZ, FAITES TOURNER, et préparez vous à revenir dans ces montagnes !


Image à la une : ©Sadık Çelik, Briançon 2018.
Les chaussures et chaussettes des réfugiéEs se sèchent face à la montagne…

http://www.kedistan.net/2018/06/23/frontiere-convocations-refoulements/

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