La Palestine au jour le jour : Semaine du 26 avril au 2 mai

L’aggravation de la répression rend les compte-rendus encore plus difficiles et les bilans probablement sous-estimés. De plus, la flambée d’expulsions et de provocations à Jérusalem a suscité en retour une vague de manifestations dans toute la Palestine occupée, une solidarité exemplaire, réprimée avec la douceur qu’on imagine…

Selon les statistiques du PMG (qui vont du 25 avril à 8h au 2 mai à 8h), on compterait 27 blessés et 91 kidnappés dans 87 attaques des forces d’occupation et 16 attaques de colons.

A Jérusalem, les raids militaro-policiers visent en premier lieu les habitants qui protestent contre le vol de leurs maisons, dont on veut les expulser pour y installer des colons. Ainsi, le 1er mai, dans le quartier de Sheikh Jarrah, sept familles expulsées ont reçu les grenades des forces de répression en guise de muguet. Le soir, ce sont les colons appuyés par les forces d’occupation qui hurlaient des obscénités dans les rues du quartier pour mieux narguer les habitants dont ils allaient voler les maisons.

L’Etat d’apartheid veut une Jérusalem 100% juive et pour cela il faut commencer par harceler les musulmans qui tentent de célébrer le Ramadan à Al-Aqsa. Presque chaque matin, c’est sous la protection des forces d’occupation que des suprémacistes de Lehava (qui se réclament de l’assassin de Rabin) envahissent les abords de la mosquée d’Al Aqsa aux cris de « Mort aux Arabes » et molestent les croyants. Les chrétiens sont logés à la même enseigne. Ainsi, les fidèles venus fêter le Samedi Saint à l’église du Saint Sépulcre ont-ils été chargés par les forces d’occupation – sans épargner les moines.

La Palestine au jour le jour : Semaine du 26 avril au 2 mai

Comme si les blessures dues aux projectiles ne suffisaient pas, soldats, flics et colons se plaisent à battre des innocents : le 29, un villageois de Amriha (près de Ya’bad, gouvernorat de Jénine) était sévèrement frappé par une bande de colons alors qu’il faisait paître son troupeau. La veille, à Jérusalem, c’est une personne handicapée qui a subi de graves blessures de la part de voyous suprémacistes.

Pour beaucoup, la grêle de coups n’est qu’un prélude à l’emprisonnement. C’est le cas d’Omar Mahdi Al-Ajlouni ou de Khaled Elyan le 1er mai à Jérusalem.

D’autres colons préfèrent se livrer à des attaques terroristes à la voiture bélier. A Khursa (gouvernorat d’Hébron), un père et sa fille de six ans (Samir Awouda et Zahra) ont été hospitalisés après en avoir été victimes.

A 20h, l’occupant kidnappe Majd Ghurab, habitant du quartier de Wadi Al-Joz. C’est ici qu’en 2014 un jeune de 16 ans a été tué par une balle en coutchouc reçue en plein front – preuve que ces munitions sont loin d’être anodines…

Difficile aussi pour les Palestiniens sous occupation d’échapper à la case prison… dès le plus jeune âge : parmi les personnes prises en otage à Jérusalem cette semaine, Mutasim Muhammad Antouri n’a que 16 ans, Mahmoud Ashair en a 17. A Bethléem, le 30, Hussein Ibrahim Masalmeh (13 ans) et Ahmed Raed Al-Adam (17 ans) ont été kidnappés près de la mosquée…

Que dire d’autre ? La colonisation s’étend, les vols, les destructions battent leur plein, à Gaza, pêcheurs et fermiers essuient les tirs de l’armée « la plus morale du monde ». Le monde regarde ailleurs…

ZOOM SUR LE 26 AVRIL

JERUSALEM (AL QODS)

Jérusalem : à 9h, une bande de colons suprémacistes se livre à ces provocations sous la protection de la police.

Le soir, des habitants résistent aux attaques de colons soutenus par les forces d’occupation et essuient en retour balles enrobées de caoutchouc et grenades lacrymogènes.

Le même soir, selon palinfo.com, l’armée d’occupation (qui interdisait l’accès à la mosquée Al-Aqsa) arrête trois jeunes hommes à la porte de Hatta après les avoir battus. Selon le PMG, ce sont quatre hommes qui auraient été arrêtés : Wissam Sidr, Ahmad Al-Rajabi, Ahmad Hazina et Alaa Al-Razim.

Pendant ce temps, à la porte de Damas, toujours selon palinfo.com, les forces d’occupation « rouent de coups un groupe de jeunes Jérusalémites tout en les obligeant à quitter la place (…). Parmi les Jérusalémites arrêtés figurent l’enfant Mohammed Abou Rmila et le jeune Mohammed Nassar ». Le PMG corrobore cette dernière arrestation et y ajoute celle de Muhammad Ali Sarasra.

Al-Ram : à 14h, les forces d’occupation patrouillent dans la ville.

Beit Hanina : à 21h50, l’occupant enlève Muhammad Iqbal Samrin. Le tiers des terres de la ville a été confisqué au profit de six colonies. Sous Obama, John Kerry aurait proposé à Mahmoud Abbas de faire de Beit Hanina la capitale d’un futur Etat de Palestine contre le renoncement à Jérusalem Est et la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif !

Issawiya : le soir, un colon tente de kidnapper Laith Elyan (12 ans) mais en est empêché par les témoins de la scène.

CISJORDANIE

Gouvernorat de Bethléem

Bethléem : à 21h20, les forces stationnées au checkpoint arrêtent Baligh Habib Al-Barghouti.

A 22h30, près de la mosquée « du Dôme », les forces d’occupation répriment un mouvement de solidarité avec le peuple de Jérusalem. De nombreux manifestants souffrent de suffocation. Deux mineurs de 17 ans sont kidnappés : Muhammad Abu Laban et Muhammad Daoud Shusha,

Al-Khader : de 18h30 à minuit dix, patrouille en ville. Près de 3 hectares de cette ville coupée en deux par le mur ont été prélevés au profit de deux colonies.

Al-Ubaidiyah : de 9h20 à 10h15, l’occupant patrouille au village.

Gouvernorat de Hébron

Hébron : à 21h, dans le quartier central de Bab Al-Zawiya, l’occupant réprime une manifestation de soutien aux habitants de Jérusalem.

Fawwar : à 22h10, balles en caoutchouc et grenades pleuvent sur la manifestation de soutien à Jérusalem organisée dans ce camp de réfugiés à 6 km d’Hébron.

Gouvernorat de Jénine

Jénine : à l’aube, l’occupant investit la ville et enlève Muhammad Tariq Al-Saadi.

Gouvernorat de Jéricho

Al-Auja : à 6h10, une patrouille réveille le village.

Gouvernorat de Naplouse

Azmout : à 0h10, une bande de colons protégés par les forces d’occupation pénètrent sur des terres agricoles et mettent le feu à des oliviers. En plus d’une colonie, le village héberge plusieurs bases militaires de l’occupant.

Beita : de 4h à 6h, les forces d’occupation patrouillent en ville.

A 11h50, elles envahissent à nouveau la ville et enlèvent Hussam Mahmoud Dweikat. Beita est connue pour « l’incident » survenu le 6 avril 1988 : quinze jeunes colons extrémistes accompagnés de deux gardes tuent un fermier et tirent sur un jeune de 19 ans avant d’être désarmés par les habitants. Mais une jeune « colone » est victime d’une balle perdue tirée par un colon religieux suprémaciste. Bien entendu, les Palestiniens sont rendus responsables et la répression sera féroce : assassinat d’un garçon de seize ans, arrestation de tous les hommes adultes, dynamitage de 15 immeubles… L’auteur de l’homicide de la colone est finalement identifié, puis acquitté.

Laban : à 23h40, une manifestation de soutien aux Jérusalémites est réprimée avec l’arsenal habituel.

Gouvernorat de Qalqiliya

Qalqiliya : à 23h50, les manifestants solidaires du peuple de Jérusalem essuient les projectiles de la répression.

Jeet : à 1h25, les forces d’occupation positionnées au checkpoint du village rouent de coups Adham al-Tanji, du camp de Tulkarem. Il doit être hospitalisé. Dans la foulée, elles arrêtent trois citadins de passage : Yusef Omar Ayoub, Muhammad Omar Ayyub (tous deux du camp de Tulkarem) et Nasr Hussein Desouki, de la banlieue de Tulkarem.

Gouvernorat de Ramallah

Al-Bireh : à 22h, des habitants manifestent leur solidarité avec les Jérusalémites et essuient balles en caoutchouc et grenades. De nombreux manifestants souffrent de suffocation. Deux protestataires sont emmenés en détention : Anan Safi et Jihad Muhammad Alqam.

Deir Abu Mishaal : à l’aube, les forces d’occupation envahissent le village et s’emparent de Adam Muhammad Ata.

A 13h30, installation d’un checkpoint à l’entrée du village.

Ni’lin and Deir Qaddis : dans ces deux villages, des oliviers sont déracinés et le terrain commence à être aplani en vue de la création d’un nouveau poste avancé de la colonisation. Près de 474 hectares ont déjà été confisqués à ces deux villages au profit de six colonies.

Gouvernorat de Salfit

Burqin : le matin, les forces d’occupation commencent à niveler des terres appartenant à des paysans palestiniens dans le but d’étendre la colonie voisine.

Deir Istia : à 22h, checkpoint à l’entrée de la ville. Plus de 407 hectares de cette ville ont été confisqués par 7 colonies et l’occupant continue à y arpenter des terres en vue de nouvelles extensions. Par ailleurs, des oliveraies y ont été confisquées et détruites sous prétexte de créer une « zone naturelle ».

Gouvernorat de Tulkarem

Tulkarem : de 11h05 à 11h45, suite à une intensification des contrôles, le trafic est interrompu au point de contrôle situé près de la colonie de Ainaf. Pour faire patienter, les forces d’occupation font pleuvoir balles en caoutchouc et grenades sur la foule environnante.

À 21 h 40, près de la porte 104 du mur de séparation, dans la banlieue de Shweika, l’occupant réprime avec son arsenal habituel les manifestants solidaires des habitants de Jérusalem. Il s’empare de Uday Omar Fiat.

GAZA

Attaques contre des exploitations agricoles

Le matin, à l’est de Khuza’a (à l’est de Khan Yunis), les forces israéliennes positionnées derrière leur ligne de démarcation font feu sur des fermiers et leurs troupeaux.

Répression de manifestants

Le soir, les forces d’occupation tirent des balles réelles et des grenades lacrymogènes sur des manifestants le long de la ligne de démarcation près de la ville de Gaza, du camp d’Al-Bureij et de Khuza’a.

Riposte palestinienne

A 3h15, des groupes de résistants tirent trois projectiles vers la ligne de démarcation.

(Compilé et traduit par Philippe G. pour CAPJPO-EuroPalestine, à partir duPalestinian Monitoring Group (PMG): http://www.nad.ps/ , de wafa.ps, du Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), de la compilation de Leslie et Marian Bravery (Palestine Human Rights Campaign, Auckland, Nouvelle Zélande) et de en.wikipedia.org pour les éléments de contexte en italiques.)

CAPJPO-EuroPalestine

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Premier mai 2021, journée internationale des travailleurs

… et à toi Patrice

La solidarité pour Georges Abdallah s’est affichée dans les défilés de cette journée internationale qui commémore chaque année le combat sanglant des ouvriers et ouvrières à la fin du 19e siècle afin d’obtenir une journée de travail de huit heures.

Annecy, Auch, Berlin, Bordeaux, Guingamp, Marseille, Paris, Tarbes, Toulouse…

Ce capitalisme mondialisé n’est plus aujourd’hui que destruction et gaspillage, destruction de l’Humain et gaspillage des ressources… Il n’en demeure pas moins que ce n’est qu’ensemble, et seulement ensemble, que les prolétaires et les diverses composantes des masses populaires vaincront. Georges Abdallah

✮ Ce 1er mai 2021 nous rappelle au souvenir du camarade Patrice Bardet, décédé accidentellement il y a peu de temps, un compagnon de route dans la solidarité avec les prisonniers révolutionnaires. Syndicaliste engagé et militant, il l’était aussi pour une Palestine libérée et toujours à nos côtés pour la libération de Georges Abdallah.

Son dernier message sur sa page facebook était pour rendre hommage aux résistants des FTP-MOI « exécutés pour avoir défendu un pays qui n’était pas le leur, si ce n’est de coeur. « 

Hommage de son camarade et ami Stéphane

☞ « Une figure militante lilloise s’en est allée » – article dans Liberté Hebdo

✭ A toi Patrice, ce couplet de Jean Ferrat :

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s’épanouissaient
Camarade Camarade

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Méga-procès « KOBANÉ » des élus kurdes en Turquie

SEGBIS

Le 26 avril un méga-procès de 108 élus kurdes, dont une vingtaine d’anciens députés et 5 anciens maires, a débuté devant la 22ème cour criminelle d’Ankara, dans le complexe pénitentiaire de Sincan. 

Parmi les prévenus figurent notamment M. Selahattin Demirtas, ancien président du Parti démocratique des peuples, HDP, et ancien candidat à la présidence de la République, en détention provisoire depuis novembre2016 ; Mme Gultan Kisanak, ancienne députée et ancienne maire de Diyarbakir, en détention provisoire depuis novembre 2016 ; Mme Figen Yüksekdag, ancienne députée et ancienne co-présidente du HDP, en détention provisoire ;

Ahmet Turk, ancien député et maire élu en 2019 de Mardin, destitué et M. Ayhan Bilgen, ancien maire de Kars élu en 2019 et destitué aussi.

Sur les 108 prévenus, 28 sont en détention provisoire, 6 placés sous contrôle judiciaire. S’ils sont reconnus coupables, chacun risque une peine aggravée de 38 fois de perpétuité !

POURQUOI CE PROCES

POURQUOI CE PROCES

Initié sur ordre du président turc Erdogan, ce procès vise à condamner et à écarter de la vie politique les principaux dirigeants du Parti démocratique des peuples, HDP, deuxième formation politique de l’opposition au Parlement de Turquie.  Parallèlement, toujours à l’initiative du président turc et de son allié d’extrême droite Devlet Bahçeli, le procureur général de la Cour de cassation turque a récemment introduit auprès de la Cour constitutionnelle une requête pour l’interdiction et la dissolution de ce parti politique qui, malgré les conditions extrêmement iniques des dernières élections parlementaires de 2018 où ses candidats n’ont pas eu accès à la radio et à la télévision, a obtenu plus de six millions de voix et 67 sièges au Parlement.

Ce parti de gauche pro-kurde mais aussi défenseur des minorités religieuses (alévis, Arméniens, Assyro-chaldéens, Yézidis) linguistiques et sexuelles, membre de l’Internationale socialiste, est la bête noire de l’AKP et de son président Erdogan.  C’est grâce au soutien décisif du HDP que les candidats de l’opposition du Parti républicain du Peuple (CHP) ont pu ravir à l’AKP les mairies d’Istanbul et d’Ankara. Le HDP qui compte dans ses rangs des députés arméniens et assyro-chaldéens est le seul parti politique de Turquie à reconnaître le génocide arménien et à appeler les autorités turques à « faire face à leur Histoire », une position iconoclaste qui aggrave encore son cas aux yeux des dirigeants turcs.

Le HDP est actuellement le principal obstacle pour le maintien au pouvoir de l’AKP.  S’il est interdit, l’AKP pourrait malgré un taux de participation faible, rafler les sièges de députés dans les provinces kurdes car les autres partis turcs n’y ont qu’une présence marginale. D’où la campagne de criminalisation du HDP menée par le pouvoir turc depuis 2015 et la reprise du conflit avec le PKK. De médiateur agréé par le gouvernement pour la recherche d’un règlement politique afin de mettre un terme à ce conflit qui dure depuis 1984 et qui a fait plus de 50.000 morts, le HDP dans l’actuelle propagande turque est devenue « vitrine politique » ou « branche politique de l’organisation terroriste PKK ».

C’est dans ce contexte que six ans après les événements d’octobre 2014 où des protestations contre le siège de la ville kurde syrienne de Kobané par Daech ont été réprimées avec une extrême brutalité par la police turque et ses supplétifs que le pouvoir turc a décidé en 2020 de traduire en justice « les instigateurs du massacre des 6 – 8 octobre 2014 ».

Les élus kurdes en procès sont accusés d’avoir appelé à manifester contre l’agression de Daech contre la ville kurde de Kobané et la complicité du gouvernement turc.

On se souvient que début octobre 2014, sous l’œil des caméras des chaines de télévision turques et internationales, les djihadistes lourdement armés de Daech bombardaient sans répit la ville de Kobanésituée juste de l’autre côté de la frontière turque.  Ankara avait massé d’importantes troupes à la frontière pour empêcher les Kurdes de Turquie de venir en aide, apporter de la nourriture ou des médicaments à leurs frères kurdes assiégés.   L’armée turque laissait cependant des détachements de djihadistes emprunter le territoire turc pour attaquer par derrière Kobané et les blessés de Daech étaient soignés dans les hôpitaux turcs.  Chaque jour, R.T. Erdogan annonçait avec une joie à peine dissimulée la chute prochaine de Kobané aux mains de Daech.

Révulsés par le machiavélisme du pouvoir turc, des centaines de milliers de Kurdes ont répondu à l’appel à manifester des dirigeants du HDP dans toutes les villes du Kurdistan mais aussi dans les métropoles turques comme Istanbul, Ankara, Izmir.

Le pouvoir turc a décidé de réprimer dans le sang ces manifestations.  Des milliers de miliciens ultra-nationalistes, Loups-Gris et islamistes radicaux se sont battus aux côtés de la police turque pour casser du « Kurde ».  Du 6 au 8 octobre, en trois jours de manifestations et de heurts violents, il y a eu près de 50 morts, pour l’essentiel des civils kurdes.  Parmi eux 26 membres du HDP, un enfant d’une famille kurde syrienne réfugiée à Diyarbakir, quelques supplétifs de la police et de nombreux blessés, dont des policiers.

Les plaintes des familles des victimes, les demandes d’enquête parlementaire du HDP sont restées sans suite. Par cette répression sanglante, le pouvoir turc a voulu intimider la population kurde et l’empêcher de manifester à nouveau.

Grâce au président américain Obama qui a décidé d’apporter son soutien aérien aux courageux résistants kurdes, grâce aussi à l’arrivée sur place des Peshmergas kurdes irakiens dotés d’armes lourdes, Daech a été vaincu à Kobané, au grand déplaisir du président turc.

C’est pourquoi le méga-procès en cours est perçu par les prévenus, et plus généralement par la plupart des Kurdes, comme une tentative de revanche du pouvoir turc.

Les élus kurdes qui dans le système judiciaire politisé et inique n’ont pas pu poursuivre les dirigeants turcs responsables du massacre de civils kurdes en octobre 2014 sont actuellement poursuivis comme « instigateurs du massacre » dans ce procès orwellien !

1ère JOURNEE DU PROCES

1ère JOURNEE DU PROCES

La première journée du procès s’est déroulée dans des conditions tumultueuses. Une bonne partie des avocats n’a pas été autorisée à entrer dans la salle d’audience « faute de place » car remplie de policiers des forces spéciales.  Les autres avocats ont protesté et quitté la salle.  En l’absence de leurs avocats les prévenus, arguant de leur droit à la défense, ont refusé de répondre aux questions des juges.  Certains prévenus, comme Selahattin Demirtas devaient intervenir en visio-conférence. Il a interpelé les jugés en disant qu’ils avaient l’habitude de juger des gens impliqués dans des tentatives de coup d’Etat, mais cette fois-ci ils ont affaire à des représentants élus du peuple qu’ils doivent traiter avec respect et qu’il comptait, avec ses camardes faire le procès de ce procès, dénoncer devant l’opinion publique cette parodie.  Il comptait aussi demander publiquement où sont passés les 128 milliards de dollars disparus des coffres de la banque centrale turque sous ce pouvoir corrompu qui veut faire taire toute opposition.

Cependant la police a empêché tout contact des prévenus avec la presse. Elle a dispersé la conférence de presse que les deux co-présidents du HDP, le Prof. Mihat Sancar et Mme Pervin Buldan, tentaient de tenir à l’entrée du complexe pénitentiaire de Sincan.  Elle a empêché aussi avec brutalité un point de presse au siège du HDP sous prétexte de « respect des mesures de distanciation de COVID lesquelles mesures n’empêchent pas l’AKP de tenir des congrès et des réunions rassemblant des milliers de personnes.

Le pouvoir turc veut priver les prévenus du droit d’exprimer leurs opinions et leur version des événements devant la presse internationale et turque présente sur place.

La cour a finalement décidé d’ajourner au lundi 3 mai le procès.  Les ajournements font partie de la stratégie judiciaire turque dans les procès politiques afin de décourager les délégations étrangères et la presse d’y assister.

QUE RISQUENT LES ACCUSES ?

L’appareil judiciaire turc, largement épuré depuis 2016, est aux ordres du président turc. Les juges condamnent systématiquement les personnes accusées publiquement par Erdogan, son allié Bahçeli ou leurs ministres de crainte d’être accusés et condamnés eux-mêmes pour appartenance aux réseaux gulenistes, du nom de Fethullah Gulen, ancien allié islamiste d’AKP, accusé d’être derrière la tentative du coup d’Etat de juillet 2016.

Un dernier exemple de cette soumission des juges aux ordres d’Erdogan est la condamnation à 3ans et 6 mois de prison de Selahatin Demirtas pour « insulte au président de la République », puis à 4 ans et 6 mois pour « propagande terroriste » pour un discours à la fête de Newroz de 2013, peine qui vient d’être ratifiée par une Cour d’appel.  La Cour européenne des droits de l’homme, siégeant en assemblée plénière, avait statué le 22 décembre 2020 que S. Demirtas était condamné pour des motifs politiques et avait ordonné sa libération immédiate.  Mais le gouvernement turc n’a tenu aucun compte de ce verdict pourtant contraignant en droit international.

C’est pourquoi, à moins d’une mobilisation importante de l’opinion publique et des gouvernements occidentaux les élus kurdes pourraient être condamnés à des peines aggravées de perpétuité et leur parti HDP interdit dans un pays membre de l’OTAN, alliance supposée réunir des démocraties respectueuses des droits de l’homme et des libertés publiques.

Institut kurde de Paris (Facebook | Twitter)
106, rue La Fayette, F-75010 Paris
M° Poissonnière – Gare du Nord – Gare de l’Est

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les sionistes arrête et emprisonne les solidaires internationaux (vidéo)

Nous apprenons qu’après avoir emprisonné, depuis plus de deux semaines, une Espagnole travaillant dans l’aide humanitaire sanitaire, sans aucune inculpation, mais sous prétexte de soutien au Front Populaire de Libération de la Palestine, le régime israélien a arrêté ce jeudi Sara Marios, une militante canadienne qui défend les droits de l’homme à Hébron !

Ci-dessus la vidéo de l’arrestation de Sara Marios.

Israël veut commettre ses crimes sans témoins, et envoie un signal sur les risques qu’on encourt quand on vient en Palestine défendre les droits de l’Homme.

Netanyahou sait pouvoir compter sur le soutien sans faille des gouvernements occidentaux, qui ne défendent pas leurs ressortissants.

Mais comme tout se sait de nos jours, il ne peut empêcher la solidarité de se manifester. Une manifestation était prévue à Barcelone ce jeudi soir, pour la libération de Juana Ruis Sanchez comme l’indique l’affiche ci-dessous :

Israël arrête et emprisonne les solidaires internationaux (vidéo)

COMMUNIQUÉ

« Juana Ruiz Sánchez, citoyenne espagnole résidant en Palestine depuis plus de 35 ans, travaille comme Coordinatrice de Projets dans l’organisation sanitaire palestinienne Health Work Committees. Juana a été arrêtée et emprisonnée de manière arbitraire par l’État Israélien le mardi 13 avril  sans aucune accusation concrète. L’arrestation a eu lieu à 5h45 du matin, lorsque près de 20 soldats israéliens fortement armés se sont présentés chez la famille de Juana, dans la ville cisjordanienne de Beit Sahour, près de la ville de Bethléem. Après avoir intimidé Juana, son époux palestinien et sa belle-mère, qui habite dans le foyer, ils ont emmené Juana Ruiz Sánchez pour l’interroger. Il s’agit donc d’un très long interrogatoire qui se prolongera encore jusqu’au dimanche 2 mai par décision du juge qui conduit l’affaire. Cela supposera, si le juge ne décide pas de le prolonger à nouveau, une privation de liberté, sans charges spécifiées. 

Préalablement, à l’aube du 8 mars 2021, l’armée israélienne était entrée par effraction dans le bureau central de Health Work Committees (HWC), l’organisation sanitaire où Juana travaille, dans la ville d’Al Bireh, et avait arrêté le Responsable du Département de Comptabilité de HWC, Tayseer Abu Sharbak. Ils avaient également pris des ordinateurs et des documents en rapport avec le travail humanitaire que HWC réalise en collaboration avec des organisations internationales, dont plusieurs ONG de l’État Espagnol, et avec des fonds de donateurs espagnols. Saeed Abbad, qui n’entretient pas actuellement de relation professionnelle avec HWC, mais qui en fut le responsable du Département de Comptabilité jusqu’à il y a deux ans, est également détenu.

Ce manifeste vise aussi à demander la mise en liberté de ces deux personnes, qui se trouvent également en « détention administrative ». Ces circonstances nous amènent à suspecter que les responsables de ces arrestations cherchent à démontrer un délit quelconque lié au financement des projets entrepris par HWC et à impliquer Juana Ruiz dans cette accusation. Nous considérons qu’il est impossible que les projets financés par la coopération dans notre pays puissent avoir une connotation délictueuse, puisque la coopération espagnole, majoritairement publique, exige la réalisation des activités prévues et la justification complète du financement des différents projets qui ont été entrepris avec notre soutien. 

HWC a réalisé des dizaines de projets sanitaires et sociaux avec le soutien de la coopération de notre pays. Ces projets comprennent la prévention sanitaire dans les hameaux de Cisjordanie ; la vaccination des enfants de Jérusalem Est que le Gouvernement Israélien a systématiquement refusé de vacciner ; l’assurance de la santé prénatale et natale des femmes de Cisjordanie ; la mise en œuvre de campagnes d’information et de formation sur de nombreuses questions en rapport avec la santé, les habitudes sanitaires ou la prévention des maladies les plus fréquentes de la zone ; la prise en charge gratuite des soins de 40% de ses patients dans 14 cliniques situées dans le territoire sous l’Autorité Palestinienne et d’autres activités de cette sorte qui pourraient difficilement être suspectées de constituer n’importe quel type de délit. 

Malgré son caractère humanitaire et sanitaire, ou peut-être justement à cause de cela, HWC est constamment lacible d’attaques de la part de l’État Israélien, qui mène une politique de répression, de harcèlement et démantèlement des organisations de la société civile palestinienne. 

Juana Ruiz Sánchez est une personne de 62 ans, avec des problèmes de santé, qui est soumise à des traitements susceptibles d’affecter sa santé et sa situation psychologique.  Elle se trouve actuellement dans une prison près de Gaza dans laquelle elle a été transférée depuis la prison de Hasharon.  Ce n’est pas le premier transfert qu’elle a subi, avec de longs trajets en véhicules de police. Cette prison est destinée aux hommes qui purgent des peines pour des crimes de droit commun. Dans le module des femmes, il n’y a qu’elle et 2 autres personnes.

Juana n’a pas pu, jusqu’ici, obtenir ses effets personnels malgré les tentatives de sa famille de les lui envoyer. Et elle doit subir des interrogatoires qui durent jusqu’à 6 heures sans interruption. 

Il n’existe pas de norme internationale qui autorise la détention, sans inculpation, d’un civil par les autorités militaires en temps de paix ;  de plus, Juana est une citoyenne espagnole. De ce point de vue, nous considérons que la diplomatie espagnole et européenne doit prendre une mesure décisive pour empêcher l’État d’Israël de violer le droit international de la sorte.

Il y a plus de 2 000 personnes et 150 organisations signataires de ce manifeste, et la vague de solidarité ne fait que croître dans toute l’Espagne. »

D’autres rassemblement sont d’ailleurs prévus dans toute l’Espagne, en cette fin de semaine.

#libertadJuani  #freedomForJuana

Source : https://www.freedomforjuana.com/fr/ 

CAPJPO-EuroPalestine

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La Palestine au jour le jour : Semaine du 19 au 25 avril

Depuis jeudi dernier, le nettoyage ethnique s’intensifie à Jérusalem-Est, dans les quartiers de Silwan et Sheikh Jarrah. Ainsi, six familles de Sheikh Jarrah ont reçu l’ordre du Tribunal israélien de quitter d’ici le 2 mai les maisons où elles ont vécu pendant près de 70 ans, après avoir été chassées en 1948 de leur terre natale, pour être remplacées par des colons. Ce n’est plus « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » mais plutôt « des maisons tout équipées pour un peuple de squatters ».

Depuis jeudi dernier, le nettoyage ethnique s'intensifie à Jérusalem-Est, dans les quartiers de Silwan et Sheikh Jarrah. Ainsi, six familles de Sheikh Jarrah ont reçu l'ordre du Tribunal israélien de quitter d'ici le 2 mai les maisons où elles ont vécu pendant près de 70 ans, après avoir été chassées en 1948 de leur terre natale, pour être remplacées par des colons. Ce n'est plus « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » mais plutôt « des maisons tout équipées pour un peuple de squatters ».
Colons israéliens entrant dans une maison de Sheikh Jarrah après l’expulsion des familles palestiniennes qui y vivaient.

Dans le quartier de Jabal Al Mukaber, par contre, la maison de Amjad Muslim Jaabis ne devait pas convenir aux colons : il a été forcé de la démolir avec un bulldozer et une excavatrice de location. L’occupant lui avait laissé cinq jours pour le faire sous peine d’encourir une amende de plusieurs dizaines de milliers de shekels (le revenu annuel moyen d’un Palestinien est estimé à moins de 12 000 shekels, soit moins de 3000 euros).

Le bilan « sanitaire » de la semaine, on s’en doute, est spécialement lourd : 167 blessés, dont 105 à Jérusalem dans la seule soirée du 22. Tout à la joie de leur relatif succès électoral, qui les rend incontournables, les colons suprémacistes ont pu participer à la curée sous la protection de l’armée et de la police. Ils ont mené 23 attaques qui se sont ajoutées aux 65 attaques des forces d’occupation.

Celles-ci ne se contentent pas d’agresser les gens à coups de balles réelles ou enrobées de caoutchouc et de grenades lacrymogènes ou assourdissantes. A l’occasion, elles s’acharnent sur des citoyens désarmés qu’elles rouent de coups, comme Talib Jwehan qui, au lieu de rentrer chez lui à Jérusalem, a dû être transporté à l’hôpital.

La colonisation s’est aussi poursuivie dans le reste de la Cisjordanie, notamment dans la vallée du Jourdain. Le 19, à Khallet Hamad, un groupe de colons protégés par les forces d’occupation a construit des routes pavées sur des terres agricoles palestiniennes. Pendant ce temps, les forces d’occupation commençaient la construction de 23 nouvelles unités d’habitation pour la colonie de « Maskiyot » – sur des terres volées comme il se doit.

Le 20, à Bardala, le tracteur de Izzat Ahmed Khunifis était confisqué alors qu’il faisait paître son troupeau.

Au vol des terres et des biens, aux coups et blessures, au caillassage des voitures par les colons, aux arbres incendiés ou déracinés par centaines, aux moissons détruites et aux démolitions s’ajoutent les enlèvements : 80 citoyens palestiniens ont été déportés cette semaine vers les geôles de l’occupant. Parmi eux, un journaliste, Alaa al-Rimawi (voir l’article sur ce site), et quatre enfants : Omar Abu Ghanem, Yusef Abu Ghanem, Yusef Abdullah Al-Khatib (14 ans chacun), et Khalil Abu Al-Hawa (15 ans). A Jérusalem, dans le quartier de la porte de Damas, c’est un gosse de douze ans, terrorisé, Yazan Al-Belbisi, que la soldatesque a kidnappé et gardé en détention provisoire.

Pour sa part, dans la nuit du 23 au 24, la bande de Gaza assiégée a essuyé 5 tirs de missiles aéroportés en plus des tirs terrestres et maritimes habituels contre des bateaux de pêche et des terres agricoles (notamment contre une ferme avicole). Cette fois, des résistants (et non des « terroristes », car la lutte armée contre un occupant est un droit reconnu par l’ONU…) ont riposté par 14 tirs de roquettes (sans faire de victime). Ces incroyables Palestiniens ne baissent pas les bras…

ZOOM SUR LE 22 AVRIL

  • JERUSALEM (AL QODS)

Mosquée d’Al Aqsa : à 9h, un groupe de colons extrémistes protégé par la police prend d’assaut l’esplanade de la mosquée et se livre à ses provocations quotidiennes.

A 23h40, la police prend d’assaut la mosquée et force les fidèles à l’évacuer.

Vieille ville de Jérusalem : à l’aube, l’occupant envahit la maison de Obadah Najeeb et l’emmène en détention.

A 20h, à la porte de Jaffa, à la porte de Damas et dans les quartiers voisins de Sheikh Jarrah, al-Tur, Wadi al-Jawz et al-Musrara, des bandes armées de suprémacistes juifs, non contents de crier « mort aux arabes », mettent leur projet à exécution en tirant sur eux, en blessant un certain nombre. Une habitante est blessée dans le caillassage de sa voiture. Plusieurs autres véhicules sont endommagés. Au lieu de s’interposer ou de venir au secours des victimes, les forces d’occupation ajoutent leurs balles et leurs grenades incapacitantes ou lacrymogènes aux projectiles qui pleuvent sur les assaillis, On recense au final 105 blessé-e-s, dont 22 ont pu être soignés à l’hôpital. Muhammad Abu Al-Hawa et Tariq Abu Al-Hawa ont été pour leur part emmenés en détention (pour s’être défendus).

A 22h50, fermeture temporaire du point de contrôle militaire de Qalandia.

Al-Ram : à 5h30, l’occupant envahit la ville et enlève Ahmed Abu Gharbia avec ses frères, Fadi et Shadi. Presque entièrement séparée de Jérusalem par le mur, la ville a perdu 37 hectares au profit d’une colonie et d’une zone industrielle israéliennes.

Hizma : à 22h50, l’occupant boucle les deux entrées de la ville le temps d’exfiltrer un colon qui y avait pénétré par erreur avec sa voiture.

  • CISJORDANIE

Gouvernorat de Bethléem

Beit Jala : à 3h10, l’occupant installe un checkpoint surprise à l’entrée de cette ville chrétienne. Il kidnappe Hamza Hamdan Al-Wahsh et s’empare de son véhicule. Ici, la construction du mur a privé 50 familles de leurs terres… au nom de la sécurité d’Israël.

Nahalin : les autorités d’occupation approuvent la confiscation de 14,7 hectares supplémentaires. Ce village célèbre pour ses ruches est complètement encerclé par quatre colonies et le mur de l’apartheid.

Tuqu’ : de 9h30 à midi, checkpoint à l’entrée nord de la ville.

Gouvernorat de Hébron

Hébron : à 4h00, les forces d’occupation envahissent la ville et enlèvent Muhammad Ziyad Al-Titi.

A 9h10, checkpoint à l’entrée de la ville.

Gouvernorat de Jéricho :

Jéricho : à 16h30 et à 22h, installation de checkpoints provisoires à l’entrée nord de la ville.

Gouvernorat de Naplouse

Al-Zawiya : à 17h55, une bande de colons détruit la récolte de blé d’un habitant.

Gouvernorat de Qalqiliya :

Qalqiliya : à 1h15, les forces d’occupation postées au carrefour Eyal tirent sur la foule des balles réelles, en plus des projectiles habituels.

A 21h35, installation d’un checkpoint à l’entrée est de la ville.

A 21h45, checkpoint sur la route menant à Tulkarem.

Azzun : à 22h25, patrouille en ville.

Gouvernorat de Ramallah

A 14h15, des forces d’occupation positionnées sur la route Ramallah – Naplouse arrêtent Asim Omar Abdel Aziz Khalil.

Al-Bireh : à 0h20, l’occupant prend d’assaut une maison.

Ein Yabroud : à l’aube, l’occupant envahit le village, s’empare de  Uday Akram Farid et Ahmad Shaker Musleh, et remet à Maher Malik une convocation pour être interrogé par les services de renseignement (avec les égards qu’on imagine). Deux colonies ont été construites sur 139 hectares volés à cette ville.

Saffa : à l’aube, le village est envahi. Deux habitants sont kidnappés : Ahmed Muhammad Karaja et Tariq Mustafa Karaja.

Gouvernorat de Salfit

Salfit : à 1h15, énervés parce que des inconnus avaient enlevé un drapeau israélien qui flottait sur ce territoire occupé, des colons tirent sur la foule à l’entrée nord de la ville.

Bidya : à 1h30, au lieu-dit Khallet Hassan, une bande de colons tire au hasard sur les activistes présents pour empêcher la confiscation des terres. Par le passé, grâce à leur présence sur le terrain, les habitants ont pu empêcher la confiscation de 12 hectares.

Gouvernorat de Tubas

Khirbet Ibziq : à 14h40, raid sur ce village de la vallée du Jourdain. Des familles sont contraintes d’évacuer leur maison pendant quatre jours sous prétexte d’exercices militaires.

Tayasir:de 14h à 15h25, des mesures de contrôle renforcées au checkpoint provoquent un énorme bouchon.

  • GAZA :

Rafah : bulldozers et véhicules militaires sous couverture d’avions de reconnaissance pénètrent d’environ 70 mètres au-delà de la ligne de séparation pour se livrer à des travaux de terrassement.

(Compilé et traduit par Philippe G. pour CAPJPO-EuroPalestine à partir du Palestinian Monitoring Group (PMG): http://www.nad.ps/ , de wafa.ps, du Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), de la compilation de Leslie et Marian Bravery (Palestine Human Rights Campaign, Auckland, Nouvelle Zélande) et de en.wikipedia.org pour les éléments de contexte en italiques.)

CAPJPO-EuroPalestine

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Toute notre solidarité avec le combat de notre camarade Omar Radi en grève de faim depuis presque 2 semaines

22 avril par ATTAC/CADTM Maroc

Omar Radi, journaliste d’investigation et militant des droits humains, a entamé une grève de la faim depuis le 9 avril contre son maintien en détention et pour demander sa libération immédiate. Son état de santé devient très critique.

C’est le cas aussi pour Soulaiman Raissouni, journaliste connu au Maroc pour ses articles critiquant le régime, en détention depuis mai 2020.

Omar Radi est un opposant au despotisme et défend corps et âme la cause de son peuple et ses luttes. Il sera l’objet de campagnes de diffamation, et sera poursuivi en détention depuis le 29 juillet 2020 pour 4 chefs d’accusation : espionnage, atteinte à la sureté intérieure de l’État, atteinte à la pudeur, et viol. Omar continue son combat dans une insouciance des oppresseurs qui le poursuivaient nuit et jour, recensaient ses déplacements et ses mouvements. Ils veulent lui faire payer le prix de ses principes et de ses engagements. Il l’assume avec une conscience tranquille au nom de cette jeune génération qui aspire à un autre Maroc de dignité, de liberté et de justice sociale.

ATTAC CADTM Maroc salue vivement cet esprit de résistance et d’abnégation qu’incarne d’Omar Radi en cette période de pandémie. Celle-ci est utilisée par le pouvoir pour limiter davantage les libertés publiques, criminaliser les luttes sociales et harceler les voix qui refusent les politiques néolibérales qui généralisent l’austérité et la misère.

ATTAC CADTM Maroc dénonce ce climat de répression et appelle :

  • à arrêter les poursuites contre notre camarade Omar Radi, à sa libération immédiate, ainsi qu’à celle Soulaimane Raissouni et de tous les détenus politiques et d’opinion.
  • à élargir la solidarité pour sauver la vie d’Omar Radi et Soulaiman Raissouni.
  • toutes les organisations démocratiques à unir leurs efforts et leur lutte pour faire face à l’offensive généralisée contre la liberté d’expression.

Secrétariat nationale

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Enfermement illégal à la frontière franco-italienne : le Conseil d’Etat s’en lave les mains

Dans une décision du 23 avril 2021, le Conseil d’Etat refuse d’ordonner la fermeture des locaux de « mise à l’abri » des postes de la police aux frontières (PAF) de Menton (Alpes-Maritimes) et de Montgenèvre (Hautes-Alpes) où sont enfermées sans cadre légal et sans droits les personnes étrangères à qui l’entrée sur le territoire français est refusée.

Reconnaissant que des personnes sont enfermées dans des locaux « qui ne sont prévus dans aucun texte », et pour une dizaine d’heures, le juge des référés du Conseil d’Etat valide pourtant ces pratiques de privation de liberté dépourvues de tout fondement légal et dénoncées depuis plus de 5 ans par nos associations et les instances de protection des droits humains.

S’il admet le « grand inconfort » lié au maintien dans ces locaux, le juge se satisfait des quelques récents efforts que les autorités françaises prétendent avoir accomplis, en réaction à notre initiative contentieuse, tels que la fourniture d’une « saladette » en guise de repas (jusqu’alors les personnes devaient se contenter de madeleines…). Quant au respect des droits des personnes (notamment le droit d’être informé, d’être assisté d’un interprète, de demander l’asile, de contacter un médecin, un proche, un conseil ou encore un avocat), le juge se contente de rappeler aux autorités « l’obligation du respect des droits » et la « grande vigilance » à apporter à « des situations particulières » sans autre précision et sans prononcer aucune injonction. Vœux pieux qui resteront sans doute lettre morte, maintenant ces pratiques dans la plus totale opacité.

Pourtant, la situation n’est pas celle d’un « grand inconfort » mais bien d’un manque total de respect de la dignité : enfermement de plusieurs dizaines de personnes dans des locaux exigus parmi lesquelles des hommes, des femmes, des familles, des femmes enceintes, des enfants en bas âge, des mineurs isolés, des personnes malades, des demandeurs d’asile, etc., privation de liberté pendant plus de 10 heures sans aucun droit y compris celui de demander l’asile ou d’avoir accès à un médecin, impossibilité d’assurer la sécurité sanitaire de ces personnes, traumatisme d’un enfant hospitalisé en état de choc post-traumatique suite à cet enfermement, etc.

Cette décision témoigne une fois de plus de l’indifférence du Conseil d’Etat quand il s’agit de condamner les violations des droits des personnes exilées. Mais nos associations continueront la lutte pour mettre fin à ce scandale et garantir un Etat où les droits de toutes et de tous seront effectivement respectés.

Complément d’information

Depuis juin 2015, nos associations constatent et dénoncent des pratiques illégales d’enfermement de personnes exilées par l’administration française à la frontière franco-italienne. Chaque jour, à la suite de contrôles discriminatoires et de procédures expéditives de refus d’entrée, des dizaines de personnes sont enfermées dans des constructions modulaires attenantes aux postes de la PAF de Menton et de Montgenèvre, pendant plusieurs heures quand ce n’est pas toute la nuit voire plus et ce, dans des conditions indignes : constructions de quelques mètres carrés sans isolation, pas de couverture, pas de possibilité de s’allonger, pas ou peu de nourriture ni d’eau, conditions d’hygiène déplorables, promiscuité forte entre toutes les personnes (familles, adultes, enfants, hommes et femmes).

En 2017, le Conseil d’Etat avait refusé de sanctionner ces pratiques, estimant qu’elles pouvaient être justifiées tant que la durée de privation de liberté ne dépassait pas une durée dite « raisonnable » de moins de 4 heures.

Pourtant, le constat de nos associations demeure le même : la privation de liberté quotidienne de dizaines de personnes, pour des durées régulièrement supérieures à 4 heures et dans des conditions indignes.

En dehors de tout cadre légal, cette privation de liberté échappe donc au contrôle juridictionnel et se déroule toujours dans la plus totale opacité. Depuis fin 2019, plusieurs élus se sont vu refuser l’accès à ces locaux (alors qu’ils pouvaient y accéder jusqu’alors) au motif que ceux-ci ne seraient pas des locaux de privation de liberté mais, au contraire, de « mise à l’abri » pour la « sécurité » des personnes exilées.

En septembre et octobre 2020, des représentantes de l’Anafé et de Médecins du Monde se sont donc présentées aux locaux de la PAF de Menton et de Montgenèvre afin d’apporter assistance juridique et médicale aux personnes y étant « mises à l’abri ». Or, au motif même de la « mise à l’abri » de ces personnes, l’accès leur a été refusé.

L’Anafé, Médecins du Monde, l’ADDE, la Fasti, le Gisti, La Cimade, Le Paria, la LDH, le SAF, le SM, Alliance-DEDF, Roya citoyenne et Tous Migrants ont alors décidé de lancer une campagne contentieuse contre cette privation de liberté à la frontière franco-italienne.

Saisis de ces refus d’accès, les juges des tribunaux administratifs de Nice et de Marseille par décisions en date du 30 novembre 2020 et du 10 décembre 2020, ont prononcé la suspension de ces refus d’accès et ont enjoint les préfectures de référence à réexaminer les demandes d’accès des associations.

Sans retours des préfectures, des représentantes de l’Anafé et de Médecins du Monde se sont donc de nouveau présentées aux locaux de la PAF de Menton et de Montgenèvre en janvier 2021. De nouveaux refus d’accès leur ont été opposés.

Nos associations ont donc décidé de saisir de nouveau les tribunaux administratifs de Nice et de Marseille en demandant, cette fois-ci, par le biais de référés liberté, à ce qu’il soit mis fin à ces pratiques de privation de liberté illégales en ordonnant la fermeture des locaux en question. A titre subsidiaire, nos associations demandaient à ce que les juges se prononcent plus fermement sur la question de l’accès dans les locaux.

Par décisions en date du 4 et du 16 mars 2021, les tribunaux administratifs de Nice et de Marseille ont enjoint les préfectures des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes à prendre contact avec nos associations afin de définir les modalités d’accès aux locaux de la PAF de Menton et de Montgenèvre, sans pour autant se prononcer sur la fermeture des locaux privatifs de liberté.

Suite à ces décisions, les préfectures des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes ont respectivement pris contact avec nos associations par courriers en date du 12 mars et du 9 avril, afin de débuter une négociation définissant un droit d’accès pour l’Anafé et Médecins du Monde dont, jusqu’à présent, les modalités demeurent très restrictives pour les associations (une fois par semaine, pour quelques heures en matinée, heures déterminées par les autorités).

Par conséquent, nos associations ont décidé de faire appel devant le Conseil d’Etat des décisions des tribunaux administratifs de Nice et de Marseille sur leur demande principale, à savoir la fermeture des locaux privatifs de liberté à la PAF de Menton et de Montgenèvre. Nos associations ont, de plus, ouvert une troisième voie au juge des référés du Conseil d’Etat en lui proposant, à défaut de fermer les locaux, de veiller à ce que les droits fondamentaux des personnes y soient respectés.

L’audience au Conseil d’Etat s’est tenue le 12 avril 2021.

Vous avez dit « mise à l’abri » ?

La réalité des personnes étant passées par ces locaux et ayant témoigné auprès de nos associations de ce qu’elles ont subi apparaît clairement très éloignée de ce que supposerait l’idée d’un « abri ».

Le 14 avril 2021, Amadou*, ressortissant guinéen, témoignait avoir été privé de liberté dans les constructions modulaires attenantes aux locaux de la PAF de Menton de 19h30 le 11 avril à 12h le 12 avril 2021. Dès son interpellation, il a déclaré sa minorité aux forces de l’ordre. Pourtant, cela n’a pas été pris en compte et il a été privé de liberté avec 20 autres personnes, uniquement des hommes adultes. Il a témoigné avoir reçu une bouteille d’eau et uniquement des sardines en boîte en guise de repas. Il a affirmé avoir eu froid pendant la nuit sans avoir reçu de couverture. Des cartons auraient été donnés par les policiers pour couvrir le sol selon son témoignage. Finalement, il a témoigné avoir dormi par terre, comme les autres personnes enfermées avec lui, sur un sol qui était sale.

Le 13 avril 2021, deux familles de ressortissants afghans ont témoigné avoir été privées de liberté toute la nuit du 12 au 13 avril dans la construction modulaire attenante aux locaux de la PAF de Montgenèvre. Pendant près de 12 heures, les membres de ces familles ont été enfermés dans ce local où près de 20 personnes étaient privées de liberté en même temps, créant une situation de forte promiscuité.

Le 8 octobre 2020, Maya*, ressortissante ivoirienne, témoignait de sa privation de liberté de plus de 14h avec ses deux enfants âgés de 3 et 5 ans au niveau du poste de la PAF de Menton. Privée de liberté avec plus de 17 autres personnes, hommes et femmes confondus, dans un petit espace, sans aucun respect des normes de protection sanitaire possible, elle n’a, de plus, reçu aucune nourriture et a témoigné de l’état déplorable des sanitaires.

En 2019, Alpha*, ressortissant nigérian âgé de 17 ans, témoignait avoir été enfermé dans la nuit du 27 au 28 mai 2019 dans les constructions modulaires attenantes à la PAF de Menton, pendant plus de dix heures. Une dizaine d’adultes étaient enfermés en même temps que lui, dans des conditions exécrables avec des toilettes inutilisables. Il aurait pourtant déclaré sa minorité et exprimé son souhait de demander l’asile en France, sans que cela ne soit pris en compte par les forces de l’ordre.

En 2018, Omar*, ressortissant ivoirien, âgé de 20 ans, témoignait de sa privation de liberté dans les locaux de la PAF de Montgenèvre de 18h à 7h du matin, dans la nuit du 3 au 4 septembre, sans nourriture ni eau.

Ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines… Pour suivre la campagne contentieuse : #DetentionArbitraire

*Afin de veiller à la confidentialité et l’anonymat des personnes, les prénoms ont été modifiés.

Associations signataires :

Anafé – Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers

Médecins du Monde

Organisations membres de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers : ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Anafé, Comede, Droits d’urgence, Fasti, Genepi, Gisti, La Cimade, Le Paria, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau, Observatoire du CRA de Oissel, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM)

Alliance-DEDF (Alliance des avocats et praticiens du droit des étrangers pour la défense des droits fondamentaux)

Roya citoyenne

Tous Migrants

Associations co-signataires :

AdN (Association pour la démocratie à Nice)

ASGI

CCFD-Terre Solidaire

Emmaüs Roya

Kesha Niya Kitchen

We world

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Revue de presse sur le rapport d’Human Rights Watch sur l’apartheid sioniste

La colonie israélienne de Maale Adumim en Cisjordanie occupée, située à proximité de Jérusalem-Est, territoire également occupé dont les quartiers palestiniens sont visibles en arrière-plan / Reuters/ HRW.org

Revue de presse : Agence Medias Palestine (27/4/21)*

Le mardi 27 avril 2021, l’ONGI Human Rights Watch a publié un rapport intitulé « Un seuil franchi : les autorités israéliennes et les crimes d’apartheid et de persécution » – qui accuse les autorités israéliennes de commettre des crimes relevant de l’apartheid contre les Palestiniens. Si de nombreuses ONG, comme B’tselem, avaient déjà publié des communiqués allant dans ce sens, la reconnaissance par Human Rights Watch des violations du droit international perpétrées contre les Palestiniens et l’utilisation du terme « apartheid » représentent un fort signal d’alarme qui devrait rompre avec la politique du silence jusque là très répandue parmi la communauté internationale.

A lire à ce sujet

Des politiques israéliennes abusives constituent des crimes d’apartheid et de persécution [Human Rights Watch]

« Les autorités israéliennes commettent les crimes contre l’humanité d’apartheid et de persecution […] Cette conclusion se fonde sur une politique globale du gouvernement israélien qui vise à maintenir la domination des Israéliens juifs sur les Palestiniens, et sur de graves abus commis contre les Palestiniens vivant dans le territoire occupé, y compris Jérusalem-Est. »

Le rapport résumé : cliquez ici pour le télécharger
Télécharger

Questions-Réponses : Un seuil franchi, les autorités israéliennes et les crimes d’apartheid et de persécution [Human Rights Watch]

« Les États devraient créer une commission d’enquête des Nations Unies pour enquêter sur la discrimination et la répression systématiques fondées sur l’identité de groupe dans le TPO et Israël »

Human Rights Watch accuse Israël de « crime d’apartheid » [France Inter]

« La notion d’apartheid est aujourd’hui un terme juridique universel qui se fonde sur plusieurs textes de référence (Convention internationale de 1973 sur l’élimination de l’apartheid et statut de Rome de 1998 de la Cour pénale internationale). »

Human Rights Watch accuse Israël d’«apartheid» envers les Palestiniens [Le Figaro]

«Depuis des années, nous disons que nous sommes proches de l’apartheid (en Israël/Palestine), et je crois qu’il est maintenant clair que le seuil a été franchi», a déclaré à l’AFP Omar Shakir, auteur de ce rapport de 200 pages. »

Israël accusé de « crime d’apartheid » contre les Palestiniens par une grande ONG [Le Point]

« HRW a aussi demandé à l’Autorité palestinienne de « cesser sa coordination sécuritaire » avec l’État hébreu afin de ne pas être elle-même « complice » d’« apartheid » »

Human Rights Watch : « Israël commet le crime d’apartheid dans les territoires » [Le Monde]

« En usant du terme « apartheid » nous ne faisons pas une analogie historique, mais nous appliquons le droit international »

Human Rights Watch qualifie d’ »apartheid » la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens [France tv info]

« C’est la première fois qu’une grande ONG internationale de défense des droits de l’Homme qualifie cette politique « d’apartheid ».

Dans la presse étrangère 

Human Rights Watch accuses Israel of ‘apartheid’ crimes against Palestinians [Reuters]

« On this basis, the report concludes that Israeli officials have committed the crimes against humanity of apartheid and persecution »

Israel uses ‘apartheid’ to subjugate Palestinians: HRW [Aljazeera]

“The report’s significance, he continued, lies in HRW “explicitly denouncing Israel as an apartheid regime, calling for Israel to face real and serious consequences for what the report terms ‘crime against humanity’”

‘One system, one policy’: Why Human Rights Watch is charging Israel with apartheid [+972 magazine]

“The HRW report is arriving on the heels of several high-profile publications that have called out Israel for committing the crime of apartheid”

Israel is committing the crime of apartheid, rights group says [The Guardian]

« The report drew on years of human rights documentation, analysis of Israeli laws, a review of government planning documents, and statements by officials »

Israel accused of apartheid by Human Rights Watch [CNN]

« Israel captured the West Bank, East Jerusalem, and Gaza during a war with its Arab neighbors in 1967. Most of the international community regards all three territories as occupied Palestinian territory and all settlement building there as illegal under international law »

Israel committing crimes of apartheid and persecution – HRW [BBC news]

« More than 600,000 Jews live in about 140 settlements built in the West Bank and East Jerusalem. Most of the international community considers the settlements illegal under international law, though Israel disputes this »

*Source: Agence  Medias Palestine

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Le sort des 25 détenus devrait être déterminé à partir de lundi

OLJ / Par Claude ASSAF, le 09 avril 2021

Le sort des 25 détenus devrait être déterminé à partir de lundi

Statuant sur les demandes de mise en liberté des 25 détenus dans le cadre de l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, que lui a déférées le juge d’instruction près la Cour de justice Tarek Bitar, l’avocat général près la Cour de cassation Ghassan Khoury a approuvé hier 11 demandes et rejeté les autres. Ce sont notamment les petits employés et les officiers subalternes (grade d’aspirant et au-dessous) qui ont profité de l’avis favorable du parquet de cassation, tandis que directeurs généraux et hauts officiers se sont vu refuser leur requête, indique l’Agence nationale d’information. Il reste que rien n’est encore acquis pour chacun des 25 détenus, l’avis du parquet n’étant pas contraignant pour le juge Bitar selon la loi.

Interrogée par L’Orient-Le Jour, une source judiciaire proche du juge d’instruction indique que celui-ci devrait statuer sur les demandes à partir de lundi et qu’il pourrait décider ce jour-là d’une éventuelle remise en liberté. Il semble toutefois que M. Bitar étalerait ses décisions sur plusieurs semaines. Le temps d’examiner minutieusement chaque dossier, pour ne pas laisser un innocent en prison, et mettre en liberté quiconque sur qui pèsent de lourds soupçons, ajoute la source.

Entre-temps, la société civile ne baisse pas les bras face à ce qu’elle qualifie d’atermoiements de l’enquête sur la double explosion au port, dus selon elle aux pressions politiques sur la justice. L’Observatoire populaire de lutte contre la corruption, un collectif dont font partie Wassef Haraké, Ali Abbas et d’autres avocats activistes, organise aujourd’hui à midi un sit-in devant le Palais de justice sous le thème : « L’obstruction de la justice est un crime supplémentaire » pour décrier toute interférence politique dans le cours des investigations. Fady Sawan, prédécesseur de M. Bitar, avait été écarté en février dernier après avoir fait l’objet d’une suspicion légitime invoquée par les anciens ministres des Travaux publics et des Finances Ghazi Zeaiter et Ali Hassan Khalil qu’il avait convoqués. Pour mémoire Bitar promet d’appliquer la loi loin de toute complaisance

« À travers l’événement, nous voulons demander à la classe politique de cesser de mettre des bâtons dans les roues de la justice et au juge Bitar de poursuivre sa mission », indique Ali Abbas à L’Orient-Le Jour, avant d’ajouter : « M. Bitar doit sentir qu’il bénéficie de l’appui populaire, de sorte qu’il aille de l’avant sans crainte. » « Il s’agit pour nous de faire savoir au juge d’instruction qu’il n’est pas seul et que nous nous tenons à ses côtés », renchérit Samir Skaff, journaliste et militant, qui compte participer au sit-in. À cela, on répond dans l’entourage du juge d’instruction que ce dernier souhaite travailler à l’écart des pressions tant politiques et sécuritaires que populaires. Dans ce même milieu, on note que c’est ce cumul de facteurs qui avait poussé M. Sawan vers la sortie. « Il n’empêche, réplique M. Skaff, que si nous n’avions pas soutenu Fady Sawan, il se serait contenté d’inculper de petits employés pour des travaux de soudure. C’est notre pression qui avait finalement favorisé sa décision de convoquer des hommes politiques. » Pour le militant, « huit mois après le drame, il est temps pour l’opinion publique d’être informée d’un minimum de résultats des investigations ». Mais du côté de l’enquête, on rappelle que « les investigations sur l’explosion dans l’usine AZF à Toulouse (2001) s’étaient étendues sur plusieurs années », affirmant que « de tels dossiers ne sont pas de nature à pouvoir être examinés rapidement ». Lire aussi Aides aux proches des victimes civiles du 4 août : si peu, si tard…

Dans le cas plus précis de la double explosion au port, une source informée affirme que les causes qui ralentissent les investigations sont notamment l’absence d’une commission d’enquête avec laquelle le juge d’instruction aurait collaboré et le fait que celui-ci n’a pas encore reçu le rapport d’enquête français. La même source indique que le document ne devrait pas lui parvenir avant l’été. Il faut ajouter à ces données que nombre de commissions rogatoires n’ont pas eu de réponses, pas plus que des demandes de levée de secret sur des comptes bancaires.Tandis que la société civile craint que Tarek Bitar fasse l’objet de pressions politiques, celui-ci assure à son entourage qu’il n’en est rien jusqu’à l’heure. « S’il subit des ingérences, le juge d’instruction devrait le dire à l’opinion publique, clame Ali Abbas. Au cas où il serait empêché par la classe dirigeante de remplir son devoir à cause de limites qui lui seraient imposées, il devrait le faire savoir pour ne pas donner une fausse impression de sécurité aux gens ». Mais pour M. Bitar, « il n’y a de limite que la vérité », assure un de ses proches.

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Mars 2021, Joëlle Aubron toujours présente. En ce 150e anniversaire de la Commune, un de ses collage de prison, image de révolution

Mars 2021, Joëlle Aubron toujours présente. En ce 150e anniversaire de la Commune, un de ses collage de prison, image de révolution

En mars, nos pensées vont vers Joëlle toujours présente, jamais oubliée. Comme, en ce 150e anniversaire, nous pensons et réapprenons de la Commune, nous choisissons parmi ses collages de prison, celui-ci, image de révolution.

http://linter.over-blog.com/2021/04/mars-2021-joelle-aubron-toujours-presente.en-ce-150e-anniversaire-de-la-commune-un-collage-de-prison-image-de-revolution.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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