27/9/2021 ore 9.30 – Presidio al Tribunale di Milano

Invitiamo tutti/e a partecipare al Presidio che si terrà il 27/9/2021 alle ore 9.30 davanti al Palazzo di giustizia di Milano, in solidarietà ai 4 compagni antisionisti sotto processo per aver contestato la presenza dei sionisti nel corteo del 25 Aprile 2018 a Milano.

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Les six de Jénine

Nous, à ATL Jénine, sommes particulièrement sensibilisés au sort des réfugiés du camp de Jénine, parce que nous sommes les amis du Freedom Theatre inséparable de l’histoire du camp, de ses combattants, de l’acharnement israélien contre ses habitants et de la solidarité internationale qui s’y est développée.

Toutes les familles ont ou connaissent quelqu’un qui est en prison ou a été emprisonné et toutes les familles ont leurs martyrs.

L’armée israélienne s’est livrée en 2002 à la plus sauvage et meurtrière invasion et destruction de ce camp emblématique du refus de l’effacement des Palestiniens.

Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2021, six Palestiniens, tous de Jénine, se sont évadés de la prison israélienne de Gilboa: Yaqoub Qadri, Mahmoud Abdullah, Zakaria Zubeidi, Mohammad Ardah, Ayham Kamamji et Mounadel Infeiat.

Zakaria Zubeidi, qui était le leader des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa affiliées au Fatah, n’a jamais renié l’idée de lutte armée contre la colonisation de son pays, contrairement à ce qui a souvent été affirmé, y compris dans le mouvement de soutien à la Palestine pour mettre en avant une résistance palestinienne non-violente qui plaise aux organisations pacifistes. Zakaria l’a clairement déclaré dans l’interview filmée qu’il a accordée en mai 2008, dans le camp de Jénine, au Freedom Theatre, à Chris Den Hond et Mireille Court. Il a revendiqué la nécessité de se battre contre l’occupation coloniale de la Palestine jusqu’à ce que les Palestiniens soient rétablis dans leurs droits (droit au retour, droit à la terre, droit à l’autodétermination et à la souveraineté). Mais dans cette même interview, il a déclaré « la culture, un moyen de résistance ». En 2006, il avait en effet, avec Juliano Mer Khamis et Jonatan Stanczak, fondé le Freedom Theatre, dans le prolongement de l’immense travail d’Arna Mer Khamis auprès des enfants du camp pendant la première Intifada. Le film de Juliano Mer Khamis, Les Enfants d’Arna, a donné à voir ce travail et l’importance qu’il a eue dans la vie de ces enfants, malheureusement fauchée par la violence de la guerre, pour la plupart.

Zakaria Zubeidi a survécu et porté, avec le Freedom Theatre, le message de l’importance de la culture dans la résistance. Zakaria, Juliano Mer Khamis, assassiné en 2011, et ses successeurs au Freedom Theatre, n’ont eu de cesse de faire vivre la résistance culturelle dans le camp de réfugiés de Jénine et au-delà. Les associations d’Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, dont la nôtre, ont organisé avec eux des tournées théâtrales dans nos pays, des conférences, des rencontres avec d’autres troupes. Nous soutenons particulièrement le Programme Enfants animé par Ahmad Tobasi, le directeur artistique du théâtre, qui permet aux enfants du camp d’avoir des activités récréatives et éducatives régulières et, pour certains, arrivés en fin d’adolescence, d’accéder à l’école de théâtre du Freedom qui vient de diplômer sa septième promotion.

Les six évadés de la prison de Gilboa ont réalisé un acte inimaginable que seule leur foi en la Palestine et en la résistance a rendu possible. Même s’ils ont été repris, leur évasion a suscité un grand enthousiasme, mettant à bas l’image du « plus fort » d’Israël et renforçant la critique de son mépris du droit. Ainsi que l’a dit publiquement la militante israélienne Orly Noy, « c’est comme si Goliath voyait le monde à travers les yeux de David et insistait pour se présenter comme une victime, alors même qu’il maltraite le faible et fait fi du droit international. Incarcérer un habitant des territoires occupés en dehors desdits territoires, par exemple, est contraire au droit international. L’incarcération de Zubeidi et de ses amis dans la prison de Gilboa était en soi illégale et un crime de guerre ».

Le soutien international est crucial dans ce moment critique où les évadés repris sont soumis à des sévices et privés des droits minimaux accordés aux détenus. Israël se croit tout permis, mais des voix se sont élevées un peu partout dans le monde pour exiger le respect des personnes et la fin de l’impunité.

Nous nous associons à la pétition destinée à déclencher une intervention du gouvernement français, pour qu’il interpelle immédiatement le gouvernement israélien pour le respect des droits des prisonniers politiques palestiniens.

Voici le lien pour signer la pétition :

Appel à la protection immédiate des 6 prisonniers palestiniens évadés et ré-arrêtés par Israël
Appel à la protection immédiate des 6 prisonniers palestiniens évadés et…Nous transformons cette tribune initialement publiée sur Mediapart le 21 septembre en pétition large: L’arrestat…
Les six de Jénine et tous les autres prisonniers politiques palestiniens doivent être libérés des geôles israéliennes.

ATL Jénine – Les Amis du Théâtre de la Liberté du camp de réfugiés de Jénine en Palestine occupée, 25 septembre 2021

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Les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine (ATL Jénine), MVAC18, boîte 84,15 passage Ramey, 75018 Pariswww.atljenine.net https://fr-fr.facebook.com/ATLJenine/

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Dichiarazione del Soccorso Rosso Internazionale sull’assassinio del compagno Gonzalo

Abimael Guzman, il “Presidente Gonzalo” è morto sabato 11 settembre, al 29°anno di prigionia.
Aveva 86 anni, le sue condizioni di salute si erano deteriorate andando aggravandosi a causa di anni di un trattamento carcerario feroce, fatto di quasi totale isolamento, privazioni e restrizioni, in una cella approntata appositamente per lui nella base militare navale di Callao. Lo Stato peruviano si vendicava così del leader riconosciuto della grande guerra popolare rivoluzionaria che ha attraversato il Perù negli anni 80.
La portata e le avanzate di questa guerra popolare hanno suscitato, fin dall’inizio degli anni Ottanta, un immenso interesse sulle tesi che l’hanno fondata. Questo corpo di pensiero è stato forgiato in un’intensa lotta ideologica, all’interno del Partito Comunista del Perù prima, nel movimento comunista internazionale poi.
Le idee di Gonzalo possono e devono essere discusse, ma quello che è indiscutibile è che costituiscono un’applicazione creativa del maoismo, e che perciò hanno dato al maoismo una posizione nuova e importante nel movimento comunista mondiale. E il contributo di Gonzalo alla causa rivoluzionaria va ben al di là della corrente maoista.
Alla fine degli anni ’80 e all’inizio degli anni ’90, una fase in cui l’offensiva ideologica della borghesia metteva in difficoltà le lotte comuniste, il pensiero Gonzalo non solo ha osato rimettere al centro della politica la questione del confronto con lo stato, ma ha anche dimostrato che questo confronto può essere vittorioso. A quel tempo, infatti, il PCP aveva mobilitato le masse del proletariato e dei contadini, riorganizzando vita sociale ed economica nelle grandi aree liberate e difese con le armi in pugno. Questa lunga e dura guerra popolare, condotta di fronte a un regime genocida, ha permesso al PCP di raggiungere la fase di “equilibrio strategico”, che è la soglia e la condizione di un’offensiva finale contro lo Stato e le sue forze armate.
Questi successi spiegano l’influenza di questo pensiero anche in paesi storicamente, socialmente ed economicamente molto diversi dal Perù.
Questi successi spiegano anche le spudorate campagne di denigrazione e disinformazione finalizzate a colpire questa guerra popolare e Gonzalo in persona, e poi questo accanimento in carcere.
Quando nel settembre 1992 Gonzalo e parte del Comitato Centrale del PCP sono stati catturati, la controrivoluzione, piuttosto che eliminare questi dirigenti, ha lavorato sul lungo termine.
Arrivando, con feroci trattamenti carcerari, a farne capitolare alcuni, impedendo a chi resiste di comunicare, sviluppando un’intensa campagna di propaganda e disinformazione, la controrivoluzione è riuscita a disorientare e dividere il PCP.
Solo molto tempo dopo, il regime peruviano permise di invalidare le sentenze pronunciate dai tribunali militari contro i membri del PCP. Migliaia di peruviani, e lo stesso Gonzalo, erano stati condannati da questi tribunali senza un vero processo.
Il “vero” processo di Guzmán iniziò il 5 novembre 2004. Con la stampa internazionale confinata in una sala speciale insonorizzata. Dopo che i dirigenti del PCP volsero le spalle ai giudici e rivolto un saluto e slogan rivoluzionari al pubblico, i microfoni dell’aula furono spenti e la stampa non poté sentire più nulla di ciò che avveniva. Quando il processo riprese il 12 novembre, nessun giornalista poteva presenziare i dibattiti, e questo divieto si protrasse da allora in poi.
Quindi sicuramente Gonzalo e il suo pensiero polarizzano gli schieramenti. All’interno del movimento rivoluzionario in generale, naturalmente, ma all’interno stesso della corrente comunista, e in seno a questa all’interno della corrente maoista.
Non spetta al Soccorso Rosso il posizionarsi in questi dibattiti, ma sta a noi salutare la memoria di un militante che ha dedicato tutta la sua vita alla causa rivoluzionaria in modo risoluto e creativo.

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Alerte Grèce : deux membres de Rouvikonas menacés de prison à vie !

http://blogyy.net/wp-content/uploads/2021/09/giorgos-kalaitzidis-nikos-mataragkas-rouvikonas-proces-grece-octobre-2021.jpg
Alerte et appel à soutien avant le procès du 13 octobre 2021 !

SOUTIEN À GIORGOS KALAITZIDIS ET NIKOS MATARAGKAS DU GROUPE ROUVIKONAS

Deux ans après le formidable élan de solidarité sans frontières qui a permis à deux membres de Rouvikonas d’éviter la prison, une nouvelle menace d’une ampleur sans précédent plane au-dessus du groupe. Un procès kafkaïen attend Giorgos et Nikos le 13 octobre prochain, sur la base de fausses accusations. Cette tentative de criminalisation du mouvement social peut coûter la prison à vie à ces deux militants politiques. Leur groupe, pourtant irréprochable et exemplaire, est manifestement devenu trop gênant. Une nouvelle mobilisation internationale s’impose.

Les faits : le 7 juin 2016, un trafiquant de drogue est exécuté à Athènes, dans le quartier d’Exarcheia. Cette exécution est revendiquée par un collectif d’autodéfense appelé « Milice du peuple armé » qui déclare que le trafiquant de drogue avait un comportement violent, menaçant et dangereux à Exarcheia, à la fois envers les membres du mouvement social et les habitants du quartier.

Trois années passent. Aucun membre de Rouvikonas n’est visé par l’enquête. En juillet 2019, Kyriakos Mitsotakis arrive au pouvoir en Grèce et promet, entre autres, d’en finir « par tous les moyens » avec le groupe anarchiste Rouvikonas, réputé dans tout le pays pour ses actions de solidarité et sa résistance sans aucun rapport avec ce genre de procédés*. Au bout de quelques mois, en mars 2020, un juge d’instruction reprend le dossier et inculpe deux militants de Rouvikonas : Nikos Mataragkas et Giorgos Kalaitzidis, respectivement pour homicide et pour incitation au meurtre.

Mais en juin 2020, après leurs auditions au parquet, ils sont tous deux libérés sans caution et les poursuites sont logiquement abandonnées.

Coup de théâtre en avril 2021 : bien que le dossier soit vide contre les membres de Rouvikonas, l’État et les mécanismes de répression décident subitement de poursuivre Giorgos et Nikos en s’appuyant sur de fausses accusations et leur procès est programmé le 13 octobre 2021 !

Cette manipulation de la part du pouvoir fait de Giorgos et Nikos ses otages et vise à les détruire politiquement et physiquement : ils risquent la réclusion à perpétuité ! Le but est également de nuire à l’image du groupe Rouvikonas et de criminaliser le mouvement social en Grèce, comme le faisaient les Colonels au pouvoir il y a cinquante ans.

Face à ce procès kafkaïen, nous apportons notre soutien aux militants politiques et solidaires Giorgos Kalaitzidis et Nikos Mataragkas et nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites.

Nous appelons à renforcer le comité international de soutien : soutien@rouvikfrancophone.net (envoyez vos nom, prénom et qualité pour rejoindre les signataires).

Nous invitons également à les soutenir financièrement dans ce bras de fer qui ne se limite pas à ce procès pour le groupe Rouvikonas : le groupe est fréquemment l’objet de poursuites judiciaires pour des motifs moins graves mais très coûteux (au total pour toutes les actions jugées actuellement et dans les mois à venir, les frais de Justice du groupe s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros) :

https://fr.gofundme.com/f/soutien-giorgos-et-nikos-athnes

Nous appelons enfin, pour celles et ceux qui le peuvent, à un rassemblement de soutien le jour du procès : le mercredi 13 octobre à 9h00, au Palais de justice d’Efeteio, 4 rue Degleri à Athènes. Les photos d’actions de soutiens à distance sont également les bienvenues.

Ne laissons aucun d’entre nous être la proie isolée du pouvoir.

Comité international de soutien à Giorgos Kalaitzidis et Nikos Mataragkas

Premiers signataires :

Pia KLEMP (sauveteuse en mer), Maud et Yannis YOULOUNTAS (réalisateurs, militants solidaires), Cédric HERROU (paysan, militant solidaire), Dr Hawzhin AZEEZ (philosophe, poétesse et porte-parole du Rojava), Adriana VARELLA (activiste et artiste anarchiste de New York), Vitor PARRHESIA-SINISTRO (artiste et activiste de Porto Alegre au Brésil), Sarah HAIDAR (écrivaine algérienne, féministe, libertaire et kabyle), Surya TJAHJANTO (graffeur indonésien), Dave DOWNES (Anarchists of London, DiY et Anarchist Film Group à Londres), Dimitra ANTONOPOULOU alias Mimi (travailleuse sociale, militante solidaire à Athènes), Jean-Jacques GANDINI (avocat honoraire, ancien président du Syndicat des Avocats de France), Dominique TRICAUD (avocat, ancien membre du conseil de l’ordre à Paris), Pierre GALAND (ancien sénateur belge, président de l’OMTC, organisation mondiale contre la torture), Gunter GORHAN (philosophe), Miguel BENASSAYAG (philosophe et psychanalyste), Odile HELIER (anthropologue), Francis DUPUIS-DÉRI (politologue, UQAM), Philippe CORCUFF (sociologue), Rémi BÉNOS (géographe), Jean-Pierre TERTRAIS (écrivain), Eric TOUSSAINT (écrivain et militant internationaliste), Noël GODIN (écrivain, entarteur), Alain GUYARD (philosophe forain), François BÉGAUDEAU (écrivain, réalisateur), Mathieu RIGOUSTE (sociologue, réalisateur et écrivain), Alain DAMASIO (écrivain), Serge QUADRUPPANI (écrivain), Jean-Pierre LEVARAY (écrivain), Jean-François BRIENT (écrivain, réalisateur), Jacques TARDI (dessinateur), Nathalie ATHINA (auteure et activiste), Matteo BONAGLIA (avocat), Jack DINIZ (Fédération Autonome des Travailleurs du Brésil), Fabiana GIOVANNINI (enseignante et syndicaliste à Genève), Federico BERTONE (musicien turinois), Koshi SAKURAI (graffeur), Waepele WADRIAKO (soutien de Kanaky), Shaïmâa BENKIRANE (danseuse acrobate), Saara LARSSON (musicienne), Ellen POWEL (comédienne), MILTON DJ RAZAP (musicien), JACK OF HEART (musicien), LOST BODIES (groupe de rock), Joy BAXTER (musicienne), Veronica RODRIGUEZ (musicienne), Koffi DJEDJE (musicien), ANTIDRASI (groupe de punk d’Athènes), ANSER (artiste hip hop de Sparte), FΑΚΑ (groupe de punk de Patras), S-CONTRO (groupe de punk de Turin), FUNDRACAR (groupe de reggae/punk d’Athènes), Val K (photographe), Alexandros KATSIS (photographe), Nicolas PATRIS (musicien), RΑΜΜΕΝΟS ΑSSΟS (artiste hip hop), ΑΝOΜΑLΑ RΙΜΜΑΤΑ (groupe de punk d’Athènes), Yannis HATZIGIANNIS (rappeur), Keny ARKANA (rappeuse), SKALPEL (rappeur), BATRAS (rappeur), SID (musicien), Dyvan LE TERRIBLE (musicien), BAZOOKA (groupe de punk), L’1CONSOLABLE (rappeur), ADAM L’ANCIEN (rappeur), Dominique GRANGE (chanteuse), Serge UTGÉ-ROYO (chanteur), Christian LEDUC (chanteur), MC YINKA (artiste hip hop d’Athènes), compagnie JOLIE MÔME (musiciens), Alessandro DI GIUSEPPE alias PAP40 (comédien), Yan LINDINGRE (dessinateur), Marc LARGE (dessinateur), Gilles LASSERPE (dessinateur), BERTH (dessinateur), Vincent MAKOWSKI (graffeur), Olga DABROWSKI (danseuse), Richard PROST (réalisateur), Stéphane MERCURIO (réalisatrice), Jean-Pierre BOUYXOU (réalisateur), Jean-Henri MEUNIER (réalisateur), Eloise LEBOURG (journaliste, réalisatrice), Anne BOISSEL (monteuse), Jean-Jacques RUE (programmateur), Sandrine FLOCH (distributrice de cinéma), Emmanuel VIGNE (journaliste, réalisateur et producteur), Xavier MATHIEU (acteur), Serge PEY (poète), Mathieu FERRÉ (vigneron en Toscane, éditeur anarchiste ), Isabelle ATTARD (ancienne députée, auteure anarchiste), Rafael SADDI (militant anarchiste et professeur à l’Université fédérale de Goiás au Brésil), Bernard THIESING (activiste, Berlin/Athènes), Lorenza ROSSI (militante antifasciste), Hazem EL MOUKADDEM (militant antifasciste), Barbara BAKER (militante antifasciste), Clément CUSSAC (militant libertaire et travailleur social), Eric SIRVIN (militant solidaire), Cyril et Nathalie MOREL (artistes, militants solidaires), Philippe GUILLARD (militant solidaire), Frédéric GRIMAUD (militant de l’éducation populaire), Nikos PAPADAKIS (éducateur), Eric BERTIN (enseignant), Geneviève AZAM (économiste), Pierre CONCIALDI (écrivain), Etienne LIEBIG (écrivain), Thierry GUILABERT (écrivain), Jean-Marc RAYNAUD (éditeur), Tatiana MORONI (libraire), Nicolas RICHEN (journaliste et militant solidaire), Naz OKE et Daniel FLEURY (journalistes, rédaction KEDISTAN), Constant KAIMAKIS (syndicaliste et solidaire), Sylvie HALLER-XYLOURIS (gardienne de chats à Syros), Dimitris PASTELAKOS (militant libertaire), Patricia VARLET (militante solidaire), Anny ROUX (militante anarcha-féministe), Patricia TUTOY (militante solidaire), Nikos NIKIFORAKIS (ingénieur en environnement), Sylvie GRACH (association Viens on sème), José BENGALA (militant solidaire), Anaïs BOYER (militante solidaire), Anne KELLER (ancienne infirmière, militante solidaire), Olivier ESTRAN (navigateur et militant), Alex TESS (artiste et étudiant en droit), Patrick VIAL (militant solidaire), Bernard LANGLOIS (journaliste, fondateur de POLITIS), Christian EYSCHEN (porte-parole de l’Association internationale de LA LIBRE PENSÉE), NEW YORK CITY ANARCHIST BOOKFAIR COLLECTIVE, Collectif MARSEILLE AVEC LES GRECS, ANARCHISTS OF LONDON, LA HORDE ANTIFASCISTE, ANEPOS, FÉDÉRATION ANARCHISTE, Groupe ELAFF du Tarn, Groupe Antifasciste Lyon et Environs, Confédération Nationale du Travail (CNT), UNION COMMUNISTE LIBERTAIRE, TELEIA DES LUTTES, KEDISTAN, CNT JEREZ (Andalousie), journal LUNDIMATIN, CERVEAUX NON DISPONIBLES… (liste en cours)

Contact : soutien@rouvikfrancophone.net

* Sur les actions de résistance et de solidarité de Rouvikonas en Grèce (vidéo de 10 minutes)    :   https://youtu.be/342ZzVVCm70

Quelques réponses aux questions courantes sur Rouvikonas (témoignage des membres des convois solidaires qui ont souvent rencontré le groupe) :

– Rouvikonas est aussi un groupe solidaire qui mène fréquemment des actions auprès des précaires grecs et migrants, y compris des distributions de nourriture et d’autres formes d’aide.

– Rouvikonas est aussi un groupe antifasciste, et non des moindres puisque le réseau antifasciste Distomo ( qui a permis de chasser Aube Dorée du centre d’Athènes, bien avant les sanctions judiciaires) a été créé par Rouvikonas.

– Rouvikonas est un groupe mixte où les filles sont bien présentes et où sont rejetés sexisme, machisme et virilisme (le groupe inclue d’ailleurs une section féministe très active et autonome).

– Rouvikonas inclue des membres de plusieurs nationalités et origines.

– Rouvikonas est très majoritairement composé d’ouvriers et de précaires.

– Rouvikonas refuse les avant-gardes et ne souhaite pas être qualifié ainsi.

– Rouvikonas n’agit pas qu’à Exarcheia, mais partout en Grèce.

– Rouvikonas propose régulièrement des rencontres publiques pour discuter avec les personnes souhaitant s’informer et éventuellement rejoindre le groupe.

– Rouvikonas mène souvent des actions en tandem avec d’autres groupes (anars de Thessalonique, kurdes, migrants, antifas, solidaires…)

– Rouvikonas est affilié à la Fédération Anarchiste de Grèce A.O. (anarxiki omospodia)

– Rouvikonas participe aussi à des réunions, concerts ou encore des tournois de foot antifas rassemblant des groupes différents.

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Six prisonniers palestiniens en grève de la faim continuent de lutter contre la détention administrative

Six prisonniers palestiniens poursuivent leur grève de la faim dans les prisons israéliennes exigeant leur libération et la fin de la détention administrative, un emprisonnement sans inculpation ni jugement. L’état de santé des grévistes de la faim s’est aggravé, d’autant les plus anciens grévistes sont désormais privés de nutrition depuis près de deux mois. Miqdad al-Qawasmeh, un étudiant  palestinien emprisonné et en grève depuis 52 jours, a été transféré à l’hôpital de Kaplan en raison de la détérioration de son état de santé. Tous les détenus se sont engagés à poursuivre leurs grèves jusqu’à la fin de leur détention.

Les détenus en grève sont Kayed al-Fasfous (en grève depuis 59 jours), Miqdad Qawasmeh (en grève depuis 52 jours), Alaa al-Araj (en grève depuis 34 jours), Hisham Abu Hawash (en grève depuis 26 jours) Raik Bisharat (en grève pendant 21 jours) et Shadi Abu Aker (en grève pendant 18 jours). Alors qu’Ahmad Hamamra a suspendu sa grève de la faim mercredi 1er septembre, avec un accord pour obtenir sa libération le 14 février 2022, Shadi Abu Aker a entamé il y a 18 jours une grève de la faim pour sa libération.

Tous les détenus en grève de la faim font face à une répression continue pour tenter de briser leurs grèves. Ils sont placés à l’isolement, se voient refuser les visites de leur famille et souvent l’accès à leurs avocats.

Qu’est-ce que la détention administrative ?

La détention administrative a été utilisée pour la première fois en Palestine par le mandat colonial britannique, puis adoptée par le régime sioniste ; elle est désormais utilisée de manière routinière pour cibler les Palestiniens, en particulier les dirigeants communautaires, les militants et les personnes influentes dans leurs villes, camps et villages.

Il y a actuellement environ 540 Palestiniens emprisonnés sans inculpation ni procès en détention administrative, sur les 4 850 prisonniers politiques palestiniens. Ces ordres sont émis par l’armée et approuvés par les tribunaux militaires sur la base de « preuves secrètes », dont les détenus palestiniens et leurs avocats n’ont pas connaissance. Délivrés pour une durée maximale de six mois, ils sont renouvelables indéfiniment. Les Palestiniens – y compris les enfants mineurs – peuvent passer des années en détention administrative sans inculpation ni procès.

Le mercredi 11 août, les Palestiniens de Gaza ont manifesté devant le bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Gaza pour soutenir les grévistes de la faim. Ils ont demandé que les institutions internationales assument leurs responsabilités en protégeant les détenus palestiniens et en demandant aux responsables israéliens de rendre des comptes devant les tribunaux internationaux.

Qui sont les grévistes de la faim ?

  • 1. Kayed Fasfous : âgé de 32 ans et originaire de Dura – al-Khalil (Hébron), il a commencé sa grève il y a 59 jours. Il est détenu ‘sans charge ni procès depuis octobre 2020, et emprisonné à la prison de Ramon.
  • 2. Miqdad Qawasmeh : âgé de 24 ans et originaire d’al-Khalil (Hébron), il a commencé sa grève il y a 52 jours. Étudiant palestinien, il est emprisonné sans charge ni procès depuis janvier 2021. Il est détenu à la prison d’Ofer.
  • 3. Alaa al-Araj : âgé de 34 ans et originaire de Tulkarem, il a lancé sa grève il y a 34 jours. Il est incarcéré depuis le 30 juin sans inculpation ni jugement en détention administrative et est détenu à la prison de Megiddo.
  • 4. Hisham Ismail Abu Hawash : âgé de 39 ans et originaire de Dura – al-Khalil (Hébron), il est en grève de la faim depuis 26 jours. Il est emprisonné sans inculpation ni jugement depuis octobre 2020 en détention administrative. Après de multiples arrestations, il a passé huit ans dans les prisons israéliennes. Il est marié et père de quatre enfants.
  • 5. Raik Sadeq Bisharat : âgé de 44 ans et originaire de Tubas, il a commencé sa grève il y a 21 jours. Il est incarcéré sans inculpation ni jugement en détention administrative depuis juillet 2021. Il est un ancien prisonnier blessé et a passé 9 ans dans une prison israélienne. Sa main a été amputée et sa femme a été martyrisée par l’occupation israélienne.
  • 6. Shadi Abu Aker : âgé de 37 ans et originaire du camp de réfugiés d’Aida à Bethléem, il est en grève de la faim depuis 18 jours pour rejeter sa détention administrative. Il est incarcéré sans inculpation ni jugement depuis octobre 2020. Marié et père de deux enfants, il est un ancien détenu qui a passé 10 ans dans une prison israélienne avant sa libération en 2012. Il a depuis été placé en détention administrative à trois reprises.

Le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun, dont est membre le Collectif Palestine Vaincra, appelle tous les partisans de la Palestine à agir pour soutenir ces six grévistes de la faim palestiniens et tous les prisonniers palestiniens qui luttent pour la liberté, pour leur propre vie et pour le peuple palestinien. Ils affrontent le système d’oppression israélien en première ligne, avec leur corps et leur vie, pour mettre fin au système de détention administrative. Développons des actions pour soutenir les grévistes de la faim et la lutte pour la libération de la Palestine de la mer au Jourdain !

Source : Samidoun – Traduction : Collectif Palestine Vaincra

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Notre soutien aux prisonniers palestiniens (vidéo)

Nous avons appris avec tristesse que 4 des prisonniers palestiniens qui s’étaient évadés lundi de la prison de haute sécurité de Gilboa, ont été repris par les forces d’occupation israéliennes. Affamés, épuisés, ils n’avaient apparemment pas pu programmer une aide extérieure à leur sortie.

Il n’en reste pas moins que ces résistants ont accompli un exploit, et obligé le monde entier à prendre conscience de l’existence de quelque 5000 prisonniers politiques palestiniens dans les geôles de l’Etat d’apartheid, ainsi que de leurs conditions de détention inhumaines.

Nous saluons à nouveau leur résistance, celles de tous les hommes, femmes et enfants emprisonnés par l’occupant israélien en toute illégalité et de manière parfaitement arbitraire.

Nous remercions celles et ceux qui ont pu leur manifester leur solidarité avec nous ce vendredi, Place de la République à Paris.

Merci à Chris den Hond pour cet aperçu de notre rassemblement :

Notre soutien aux prisonniers palestiniens (vidéo)

VIVE LA RESISTANCE DES PRISONNIERS PALESTINIENS !

CONTINUONS A EXIGER LEUR LIBÉRATION ET LA FIN DE L’OCCUPATION !

BOYCOTT DE L’ETAT COLONIAL ET D’APARTHEID !

CAPJPO-EuroPalestine

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« Délit de solidarité » : nouveau procès en appel d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne

13 septembre 2021

Le 15 septembre 2021, Loïc comparaîtra de nouveau devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, poursuivi pour être venu en aide à un ressortissant éthiopien, en janvier 2018, à la frontière franco-italienne.  

Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ». En septembre 2020, la Cour de cassation a cassé la décision de condamnation de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une composition différente, pour un nouvel examen de l’affaire. Cette audience se tiendra le 15 septembre 2021, à Aix-en-Provence. 

Pour rappel, dans son arrêt, la Cour de cassation avait sanctionné la cour d’appel pour ne pas avoir examiné les moyens de nullité de procédure, soulevés par l’avocat de Loïc, avant de se prononcer sur le fond du « délit de solidarité ».

Alors que la cour d’appel de Grenoble vient de relaxer, le 9 septembre dernier, les 7 personnes solidaires dites, les « 7 de Briançon », également poursuivies pour « délit de solidarité », l’Anafé et Emmaüs France appellent à la relaxe de Loïc et à la fin de toutes les poursuites engagées contre des militant.e.s solidaires pour aide à l’entrée sur le territoire. 

Les défenseur.e.s des droits humains qui se mobilisent en faveur du respect des droits des personnes en migration ne doivent plus être inquiété.e.s, poursuivi.e.s et condamné.e.s. La solidarité n’est pas un délit !

Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews.

Complément d’information

Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont été arrêtés tous les deux. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie. 

À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ». 

Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020 et l’arrêt de la Cour a été rendu le 14 octobre 2020. La Cour a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour dans une nouvelle composition pour un nouvel examen de l’affaire. C’est ce nouvel examen qui se tiendra le 15 septembre 2021.

Loïc est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

Retrouvez l’alerte presse en ligne : http://www.anafe.org/spip.php?article606 

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Bilan des crimes commis par les sionistes du 2 au 8 septembre en Palestine occupée

Sous les balles des tueurs

Gaza assiégée ne renonce pas à réclamer la levée du siège et la répression est comme d’habitude féroce, au mépris du droit international.

Jeudi 2, à 20h, des habitants du camp de réfugiés de Jabalia, au nord de l’enclave, manifestent pacifiquement à proximité de la cloture de leur camp de concentration. Tapie bien à l’abri, la soldatesque fait pleuvoir ses projectiles. Ahmed Musleh (27 ans) est atteint mortellement. Transporté à l’hôpital indonésien, il décède malgré tous les efforts.

Quinze autres personnes sont blessées, dont un journaliste et deux mineurs – l’un de ces derniers  gravement atteint. Le même jour, au sud de la bande, près de Rafah, un autre mineur est blessé par les tireurs embusqués.

Le 6 à 11h30, les forces d’occupation attaquent Zita et son école, près de Tulkarem, bombardant les élèves à coups de bombes assourdissantes et de grenades lacrymogènes. Par chance, on ne déplore pas de blessé.

Le 8 à 5h45, l’occupant attaque la ville d’Arraba, au sud de Jénine. Muhammad Ayed (15 ans) est blessé.

A 23h20, la jeune Lujain Awad est blessée par les forces d’occupation lors d’affrontements à l’entrée de Beit Ummar (gouvernorat d’Hébron).

En tout, 58 habitants sont blessés ce jour-la en Palestine occupée, la plupart lors des 143 incursions enregistrées cette semaine – répression de manifestations pacifiques ou raids nocturnes contre des villes et villages accompagnés de la prise d’assaut de maisons et du kidnapping de leurs habitants,

La case prison dès 13 ans

Humilié par la « grande évasion » de 6 prisonniers politiques palestiniens, Israël s’est vengé par une campagne de représailles et de punition collective contre des centaines de détenus, sans compter les centaines de victimes de la répression des manifestations de liesse spontanée. Près de Jénine, l’armée a envahi en pleine nuit la maison de Ya’qoub Nfei’at, père d’un des évadés, et a soumis celui-ci à interrogatoire. Un médecin proche d’un des évadés, Zacharia Zubeidi, aurait également été arrêté.

Pour compenser largement ces six détenus auto-libérés, Israël a ajouté 62 captifs supplémentaires aux près de 5000 prisonniers politiques enfermés dans la toile carcérale de l’Etat sioniste. Au moins treize mineurs figurent parmi eux.

Le dimanche 5, à 1h55 de la nuit, l’occupant envahit la ville de Sa’ir, près d’Hébron, et kidnappe 5 adolescents, dont trois âgés de 14 ans (Hisham Jaradat, Rashad Jaradat et Musa Jaradat) et deux de 15 ans (Muhammad Jaradat et Murad Al Motaweer). Conduits au poste de police de Beitar Illit, colonie ultra-orthodoxe, ils sont détenus pour 8 jours (et plus si affinités?).

Le soir du même jour, les forces d’occupation positionnées à l’entrée du camp de réfugiés de Jalazone, près de Ramallah, kidnappent deux enfants de 13 ans : Rayan Dalash et Walid Hmeidat.

Le 6 à 10h30, c’est dans la vieille ville d’Hébron, non loin de la mosquée d’Ibrahim, que l’occupant s’empare de Karim Al-Jabari, âgé de 17 ans. A 17h, dans le quartier du mont des oliviers, à Jérusalem Est, un autre jeune, Aysar Sbaitan (14 ans), est kidnappé devant l’entrée de son lycée.

A 20h, deux jeunes de 17 ans, Yazan Amro et Amro Amra, sont arrêtés par les soldats postés à l’entrée du village de Khursa, au sud d’Hébron. Accusés d’avoir lancé des pierres en direction d’un mirador, ils sont emmenés vers une destination inconnue. On ignore si le mirador a porté plainte…

Le 7 à 11h, des soldats kidnappent Hamza al-Tawil (16 ans) alors qu’il se promenait dans la vieille ville de Jérusalem.

Hassan Ishtayah, quant à lui, a été arrêté le 3 à son domicile, en pleine nuit. A 54 ans, cet habitant de Ramallah a déjà connu les geoles israéliennes. Dans leur tentative de le protéger, les habitants de son quartier ont subi lacrymos et bombes assourdissantes jusqu’au petit matin.

A Jérusalem Est, les incarcérations battent leur plein. Prenons le 3, par exemple. A midi trente, Nash’at al-‘Anani est arrêté à l’une des portes de la mosquée d’al-Aqsa. A 17h30, Mohammed al-Humus est interpellé pour avoir osé hisser un drapeau palestinien dans le quartier de Sheikh Jarrah, convoité par les colons. Il s’en tire avec une interdiction de pénétrer dans ce quartier pendant deux semaines, moyennant une caution de 5000 shekels. A 23 heures, Mansour Mahmoud est enlevé à son domicile lors d’un raid sur Issawiya, faubourg de la « Ville Sainte » célèbre pour son esprit de résistance.

Les colons s’amusent

La vie de colon n’est peut-être pas si drôle. Alors, on se distrait comme on peut.

Bilan des crimes commis par Israël du 2 au 8 septembre en Palestine occupée

Il y a d’abord les virées matinales quasi quotidiennes, assorties d’injures et de molestage de fidèles, sur l’esplanade des mosquées. Mais aussi…

Le 2 à 11h10, un groupe issu de la colonie de Yitzhar pénètre dans le village de Burin, près de Naplouse, et s’en prend à la maison de Ayman Soufan, casse les vitres et endommage deux voitures.

Le même jour, à Hébron, Abd al-Jabari est renversé par la voiture d’un résidant de ce nid d’extrémistes qu’est la colonie de Kiryat Arba. L’agresseur prend la fuite. La victime n’avait que 8 ans !

Le 5, une bande venue de la colonie de Mitzpe Yair endommage les pneus d’un camion-citerne pour empêcher la livraison d’eau aux habitants de la région de Birin.

Au soir du 8, c’est une fois de plus de Kiryat Arba que proviennent les voyous qui brisent les vitres de plusieurs voitures et attaquent des maisons dans le quartier de Jaber, à Hébron. Les « forces de l’ordre » israéliennes interviennent… pour attaquer les victimes qui tentent de résister aux vandales.

Hold up sur les terres palestiniennes

Mais les colons ne font pas que saccager. Ils se comportent aussi en vrais pionniers du far west !

Le 3, au nord de la vallée du Jourdain, un commando construit une route pour desservir son avant-poste dans la région d’Abu Qandul.

Non loin de là, le 5, dans la région de Khirbet Al Muzakah, des squatters installent une caravane, une tente et une clôture, prélude à un nouvel avant-poste.

Le même jour, à Kafr ad-Dik, près de Salfit, une autre bande érige une clôture en fil de fer barbelé autour d’un terrain sur lequel elle a décidé de faire main basse.

Les forces d’occupation « officielles » participent à la curée. Le 5, à Jérusalem, sous prétexte de créer un « jardin biblique », elles rasent la partie du cimetière Yusufiya dédiée aux soldats jordaniens tombés dans la défense de la ville en 1967. En 2014, l’armée avait déjà détruit 20 de leurs tombes. Effacer la mémoire de la Palestine arabe est une œuvre de longue haleine !

Le même jour, près de Dura, à l’ouest d’Hébron, les soldats empêchent Ayman Odah de travailler sa terre et s’emparent d’une excavatrice et d’un véhicule 4X4 présents sur le terrain.

Le 9, l’armée met le grappin sur un bulldozer appartenant à un fermier de Beit Eksa, près de Jérusalem. Le pillage ne fait-il pas partie des prérogatives de l’envahisseur ?

Chasser les gens de chez eux

Le scénario est (presque) toujours le même. Une famille palestinienne reçoit un ordre de démolition de la maison où elle habite, ou qu’elle est en train d’agrandir, sous prétexte d’absence de permis. Démolition à réaliser soi-même, de ses propres mains ou, si l’on a les moyens, au moyen d’un bulldozer de location, sous peine d’encourir des frais de démolition exhorbitants. Ces destructions concernent les secteurs à judaïser en priorité, Jérusalem Est en tête.

Ainsi, samedi 4 au matin, Ahmed Wahdan détruit la petite maison qu’il avait édifié pour sa mère près de la sienne, dans le faubourg de Silwan.

Dimanche, Fayez Izheiman auto-démolit pour la seconde fois les murs et le toit de la pièce principale de sa maison à Beit Hanina, autre faubourg de Jérusalem. Désormais ouverte à tous les vents, sa maison devient inhabitable et il est forcé de louer un autre logement pour sa femme et ses deux filles.

Le 7, à nouveau à Silwan, Abed Dweik est forcé de détruire sa maison, mettant 9 personnes, dont 7 enfants, à la rue.

Un peuple incarcéré

Aux 108 points de contrôle permanents se sont ajoutés cette semaine 98 checkpoints temporaires et 10 fermetures de routes ou carrefours stratégiques. Non seulement ces contrôles rendent les déplacements problématiques mais l’on risque de s’y faire tuer ou blesser. En outre, les checkpoints alimentent la toile carcérale. C’est là qu’ont été arrêtés Amjad al-Shou’ani, Jehad Shehada, Ibrahim al-Sudani, Mo’tasem Hasan, Abdullah Raziq, Anas Nawawera, Sami Hasan et Ezz Marzouk.

Comme si cela ne suffisait pas, l’occupant a fermé tous les points de passage entre israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza entre le 6 septembre à 16h et le 9 septembre à minuit. Motif : pour Roch Hachana, le nouvel an hébraïque, on préfère rester entre soi !

Et à Hébron, l’accès à la mosquée d’Ibrahim (Abraham) est fermé le 7 pour permettre aux juifs religieux de célébrer le nouvel an en ces parages sacrés pour les trois religions monothéistes (dont l’une plus égale que les autres).

Gaza on fire

Hormis le blocus, hormis les mort et blessés mentionnés en début d’article, Gaza assiégé a subi son lot hebdomadaire de violations du droit international et du cessez-le-feu.

Attaques aériennes : le 6, l’aviation largue 4 missiles sur des sites supposés de la résistance.

Attaques contre des paysans : le 5, à l’est de Juhr al-Dik, au sud de Gaza ville, un fermier dans son champ reçoit une balle métallique tirée par les soldats campés derrière la ligne de séparation.

Tirs contre des pêcheurs dans les eaux territoriales gazaouies : au large de Beit Lahia le 2 (l’un des pêcheurs, Awad al-Sultan, est blessé par balle), le 4, le 5 et le 8.

Compilé et traduit par Philippe G. pou CAPJPO_EuroPalestine à partir du Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), duPalestinian Monitoring Group (PMG): http://www.nad.ps/ et de la compilation de Leslie et Marian Bravery* (Palestine Human Rights Campaign, Auckland, Nouvelle Zélande).

CAPJPO-EuroPalestine

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Antiterrorisme : Lettre Ouverte au juge d’instruction Jean-Marc Herbaut

Depuis le « coup de filet dans l’ultra gauche » du 8 décembre 2020, la vie de sept personnes a été mise en suspens sur de simples présomptions d’intention. La justice maintient toujours trois d’entre elleux derrière les barreaux, violant gravement le principe de la présomption d’innocence.

Alors que d’année en année les répressions judiciaire et carcérale deviennent en France toujours plus étouffantes, l’administration pénitentiaire maintient depuis près de neuf mois l’un d’entre elleux à l’isolement, allant impunément à l’encontre des nombreux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme sur la question.

Depuis le 8 décembre 2020, les proches des inculpé.e.s vivent dans la peur et la pression constantes dues à l’instruction en cours. La peur d’entrer en contact et de se soutenir mutuellement. L’angoisse de savoir son enfant ou ami enfermé dans 9m² de béton insalubre. La pression omniprésente et constante de la surveillance.
Durant l’été, le juge d’instruction a ordonné des commissions rogatoires laissant à la DGSI la possibilité de poursuivre son harcèlement envers les proches des inculpé.e.s. En théorie, tous les moyens sont permis.

Le contenu même des interrogatoires, portant d’avantage sur les opinions et activités politiques des personnes auditionnées et leur avis sur la politique actuelle du gouvernement, est complètement hors de propos dans le cadre d’une enquête pénale et amène à penser que la DGSI est en réalité une police politique, plus qu’un service d’enquête pénale.
Après avoir enduré ces auditions humiliantes et traumatisantes, des membres de leurs familles et ami.e.s ont décidé collectivement de refuser d’y participer, s’exposant au risque d’une amende d’un montant de 3750 euros.

Voici la lettre qui a été adressée au juge pour expliquer cette décision.
Un grand nombre de personnes ont été contactées par la DGSI afin d’être auditionnées, il est possible que d’autres personnes le soient, nous serons nombreux-ses à envoyer cette lettre comme réponse commune à cet harcèlement et nous vous invitons à le faire si vous êtes contacté.es dans le cadre de cette enquête ainsi qu’à vous rapprocher des comités de soutien si besoin.

À l’attention du Juge Jean-Marc Herbaut,

Nous, familles et ami.es des inculpé.es du 8 décembre 2020, déclarons par la présente notre refus de nous soumettre aux auditions de la DGSI. Nous sommes convaincu.es que la façon de procéder de la DGSI n’est pas de nature à vous apporter les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité, mais plutôt à valider un scénario pré-écrit depuis des années.

Par cette lettre, nous attestons que notre refus est définitif, au vu des méthodes malhonnêtes de la DGSI auxquelles plusieurs d’entre-nous ont déjà eu à faire face.
Depuis plus de huit mois, nous vivons sous le poids constant de votre instruction, dont la longueur se traduit par un grand nombre de violences sur les mis.es en examen et sur nous-mêmes, et fait perdurer l’acharnement carcéral sur nos proches toujours détenus. Les commissions rogatoires que vous avez récemment ordonnées représentent pour nous un énième anéantissement de nos vies privées.
Vous avez depuis le début de l’enquête mis en place des dispositifs de surveillance intrusifs, violant pendant plusieurs mois l’intimité de nos familles, de nos cercles d’ami.es et de nos couples, menant à l’écoute de nos moindres discussions, jusque dans nos foyers et nos véhicules.

Nous refusons que le moindre détail de nos vies soit disséqué une fois encore par la DGSI, d’autant moins si cela est fait dans le but d’alimenter une construction policière et de justifier la criminalisation de nos enfants, ami.es, frères et sœurs.
Vous qualifiez nos proches de « terroristes », ayant l’intention de fomenter un projet violent ; la seule violence que nous percevons dans cette affaite est le sort qui leur est réservé.
Depuis le départ, la DGSI a fait preuve d’une forme de partialité qu’elle n’a cessé de démontrer depuis, usant d’interprétations subjectives et mensongères, basées sur les maigres éléments qu’elle avait en sa possession, pour criminaliser les inculpé.es. Elle a par la suite mené des perquisitions violentes, humiliantes et traumatisantes, impactant les personnes les ayant vécues, ainsi que celles ayant peur de les vivre. Elle a procédé à des menaces d’agression sexuelle pour prélever de l’ADN lors de la garde-à-vue.

La DGSI a également profité de notre ignorance du droit pour effectuer des auditions sous la menace – notamment de gardes-à-vue –, proférant des insinuations déplacées, manipulant nos propos et omettant toutes les nuances apportées qui venaient un tant soit peu décrédibiliser leur scénario.
Nous présumons que votre démarche est de faire émerger de ces entretiens un aperçu le plus exhaustif possible de la situation de chacun.e. Néanmoins, au vu de leurs méthodes, il nous est impossible en tant que parents, ami.es, frères, sœurs, des inculpé.e.s du 8 décembre 2020 de nous soumettre à des auditions auprès des services de la DGSI.
Convaincu.e.s que leur place n’est pas derrière les barreaux, nous demandons la libération sans délai des trois personnes toujours incarcérées.

Les Familles et Ami.es des Inculpé.es du 8 Décembre.

Note

Soutien aux inculpé.e.s du 8 décembre 2020 ! Depuis plus de trois mois, sept personnes sont mises en examen et cinq d’entre elles croupissent dans plusieurs prisons d’Île-de-France pour « association de malfaiteurs à caractère terroriste ». Leur crime ? Partager des (…)

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En Afghanistan, face aux talibans, des femmes manifestent pour défendre leurs droits

Publié le : 09/09/2021

Une femme lors d'une manifestation à Kaboul, le 7 septembre 2021.
Une femme lors d’une manifestation à Kaboul, le 7 septembre 2021. AP – Wali Sabawoon

Texte par : RFI

Après l’annonce par les talibans du gouvernement intérimaire composé exclusivement de membres du mouvement islamiste et sans femmes, des manifestants ont battu le pavé, mercredi 8 septembre, pour exprimer leur désaccord. Et notamment des groupes de femmes. Publicité

Avec notre correspondante régionale, Sonia Ghezali 

Mina a participé à plusieurs manifestations qui ont eu lieu à Kaboul contre les talibans au cours de ces derniers jours. « Je n’ai pas eu peur la première fois et les talibans ne nous ont pas arrêtés ce jour-là, raconte-t-elle. Mais j’ai eu très peur la deuxième fois, lorsque les talibans ont commencé à frapper les femmes et à lancer des gaz lacrymogènes. J’ai vu une manifestante gravement blessée parce qu’un taliban l’avait frappée à la tête avec un câble électrique. Ils nous maltraitaient, nous traitaient de prostituées et disaient que nous étions soutenues par les États-Unis. »

► À lire aussi : Les femmes afghanes témoignent de leurs craintes et inquiétudes face aux talibans

« Si j’ai pu me battre contre ma famille, je peux me battre contre les talibans »

Manija, poète et militante de la société civile a été fouettée à la nuque mercredi par les talibans alors qu’elle filmait la marche féministe à laquelle elle participait à Kaboul. « Ma famille est très conservatrice, alors si j’ai pu me battre contre ma famille pour mes droits, je peux certainement me battre contre les talibans, argue-t-elle. Depuis le jour où les talibans sont arrivés, je sors sans raison, juste pour être vue par eux dans la rue et leur montrer qu’ils ne peuvent pas m’enfermer à la maison. Je veux leur dire que si j’ai pu faire face à ma famille, alors je peux certainement leur faire face. »

Manija est persuadée que les talibans se montreront de plus en plus violents. « Je n’ai plus aucun espoir pour l’Afghanistan », dit-elle.

Une opportunité manquée

Alison Davidian, représentante adjointe en Afghanistan de l’ONU Femmes, estime que « les talibans ont manqué une opportunité très importante de montrer au monde qu’ils sont engagés dans la construction d’une société inclusive et prospère. Tous les jours nous recevons des rapports faisant état de reculs concernant les droits des femmes. Il est interdit aux femmes de quitter la maison sans être accompagné du’n homme de la famille. Dans certaines provinces, les femmes ont cessé d’aller travailler. Des centres dédiés à la protection et l’aide aux femmes qui ont fui des violences, ont été attaqués. Les organismes qui accueillent des militants de défense des droits humains ou des journalstes sont saturés. Tous les regards sont tournés vers l’Afghanistan aujourd’hui mais ce ne sera pas toujours le cas. Il donc primordial que la communauté internationale continue de défendre et de mettre en lumière la situation des femmes dans ce pays ».

►À consulter aussi : [Infographie] La situation des femmes afghanes en quelques chiffres 

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