Déclaration de Georges Abdallah – 24 octobre 2020

Lannemezan, manifestation du samedi 24 octobre 2020, devant la prison

Cher·e·s Camarades, cher·e·s Ami·e·s,

À l’aube de cette 37e année de captivité, vous voici rassemblé·e·s de nouveau à quelques mètres de ces abominables murs ! Quelle émotion et quel enthousiasme à vous savoir si près, par ce temps de pandémie, de confinement et de couvre-feu ! Cette mobilisation solidaire dans la diversité de votre engagement, m’apporte aujourd’hui beaucoup de force et me fait chaud au cœur. En effet, loin de passer inaperçue, cette présence solidaire ne laisse personne ici indifférent ; elle suscite derrière ces murs une ambiance toute particulière d’éveil, d’enthousiasme et d’humanité. L’écho de vos slogans passe outre ces barbelés et autres miradors, il résonne dans nos têtes et nous transporte loin de ces sinistres lieux.

Camarades, après tant d’années de captivité, et autant d’années de mobilisation solidaire, nous voici toujours ensemble, résolument debout, avec une détermination à toute épreuve, face à cette 37e année qui s’annonce déjà pleine de luttes et d’espoirs.

Certainement vous n’êtes pas sans savoir Camarades, que c’est aussi grâce à ces diverses initiatives solidaires que l’on peut tenir debout dans ces sinistres lieux. Des années, de très longues années de captivité me confortent dans la conviction que face à la politique d’anéantissement dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires incarcérés, c’est toujours dans la mobilisation solidaire assumée sur le terrain de la lutte anticapitaliste/anti-impérialiste que l’on peut apporter le soutien le plus significatif à nos camarades embastillés, et fortifier ainsi leur résistance.

Camarades, par ces temps de crise, force est de constater que les tenants du pouvoir du capital cherchent par tous les moyens à détourner l’attention des masses populaires des véritables questions posées par la crise générale qui ébranle les piliers du système. Dans cette période de pandémie rien ne doit faire oublier que l’on mène le combat contre le Covid 19 dans le cadre du capitalisme, sous le règne de la bourgeoisie, de la valeur et du profit. Nous savons tous Camarades que ce combat ne suspend pas la lutte de classes, il tente de la dissimuler avec des mots de circonstance…

Il faut comprendre que ceux et celles qui critiquent la gestion de cette « crise sanitaire «, sans combattre la domination de classe qui l’inspire, en obscurcissent la compréhension. Il faut dire que les propagandistes du système font toujours le nécessaire pour dévoyer la colère des masses populaires surtout dans les périodes de crises. Les travailleurs, même les moins politisés, connaissent à quel point le système hospitalier paye aujourd’hui ici en France et encore beaucoup plus ailleurs peut-être, la mainmise de la finance sur les hôpitaux.

Camarades, comme vous voyez, la crise du système s’est propagée un peu partout bien avant la pandémie et s’aggravera encore plus pendant et après. Pas besoin d’être expert pour constater qu’ils font tout pour faire supporter aux masses populaires le poids de cette crise, jetant dans la misère des millions d’hommes et de femmes.

D’un pays à l’autre, les mesures préconisées au service du capital sont presque toujours identiques : faire supporter aux travailleurs les frais d’entretien de leur système d’exploitation moribond. Force est de constater Camarades, que ces mesures ne font qu’amplifier l’étendue des sinistres et accentuer encore plus la dynamique de la crise.

Camarades, pour aller de l’avant dans la construction de l’alternative révolutionnaire appropriée, la convergence des luttes est plus qu’indispensable. Le bloc historique des travailleurs se construit et se structure dans la dynamique globale de la lutte dans toutes ses composantes. Ce n’est qu’ensemble, et ensemble seulement que les prolétaires et les diverses composantes des masses populaires de ce pays peuvent endiguer et conjurer la montée en puissance de tous les processus de fascisation en cours. Encourageons, toujours plus Camarades les divers processus de convergence des luttes aussi bien au niveau local qu’au niveau régional et à plus forte raison au niveau international.

Comme vous voyez Camarades, la bourgeoisie arabe, dans sa plus grande majorité, affiche dorénavant sans fard son alignement dans le camp de l’ennemi. Ce qui ne manque pas d’un côté de peser sur la lutte des masses populaires palestiniennes et de l’autre côté d’affirmer la place particulière de la cause palestinienne en tant qu’un des principaux leviers de la révolution arabe. La Résistance palestinienne a et aura à affronter le bloc réactionnaire arabo-sioniste dirigé par les puissance impérialistes.

La Palestine au quotidien nous donne à nous tous des leçons d’abnégation et de courage d’une exceptionnelle portée. Plus que jamais les masses populaires palestiniennes, en dépit de toutes les traitrises de la bourgeoisie, assument le rôle de véritable garant de la défense des intérêts du peuple. Face à l’occupation et à la barbarie de l’occupant, la première réponse légitime que l’on doit afficher avant tout autre chose est la solidarité, toute la solidarité, avec ceux et celles qui par leur sang font face à la soldatesque de l’occupation.

Les conditions de détention dans les geôles sionistes ne cessent de s’empirer de jour en jour, et comme vous le savez Camarades, pour y faire face, la solidarité internationale s’avère une arme indispensable. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes et leurs avant-gardes révolutionnaires peuvent toujours compter sur votre mobilisation et votre solidarité active.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance !
Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur des Fleurs et des Lionceaux palestiniens !
La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !
La solidarité, toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !
La solidarité, toute la solidarité avec les prolétaires en lutte !
La solidarité, toute la solidarité avec les masses populaires yéménites !
Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !
A bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !
Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et toutes celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !
Ensemble Camarades et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et Ami·e·s mes salutations révolutionnaires

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Encore un jeune palestinien tué par les mercenaires sionistes

Amer Sanawbre, âgé de 18 ans, et originaire de Naplouse, a été assassiné par l’armée d’occupation ce dimanche, nous signale Ziad Medoukh.

Encore un jeune palestinien tué par L'armée israélienne

Le jeune Amer est mort des suites des coups de crosses de fusils que les forces d’occupation lui ont assénés sur la nuque, alors qu’il se trouvait dans la ville de Turmus-Ayya au Nord-Est de Ramallah, a confirmé Ahmed al-Bitawi, directeur du Palestine Medical Complex.

Cette agression a été commise lors d’un raid de soldats qui recherchaient des Palestiniens ayant lancé des cailloux sur des véhicules militaires. Le jeune Amer marchait dans le secteur lorsqu’il a été vicieusement attaqué et battu à mort.

Ces crimes , devenus quotidiens, ne font même pas l’objet d’une information. Il ne s’agit plus seulement d’impunité, mais d’omerta totale.

« Amer Sanawbre , a été tué avec la complicité de quelques régimes arabes qui ont normalisé leurs relations avec cet état d’apartheid, par le silence d’une communauté internationale indifférente, et des médias qui prétendent défendre la liberté d’expression, mais qui se taisent devant cette horreur« , commente Ziad Medoukh.

Nous appelons à un rassemblement ce samedi à Paris (à 15 H à la Fontaine des Innocents) pour dénoncer le génocide à petit feu du peuple palestinien. Les médias se taisent. Informons la population !

CAPJPO-EuroPalestine

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Du monde et de l’ambiance devant la prison pour Georges Abdallah ! (Photos et vidéo)

Entre 500 et 600 personnes ont manifesté samedi devant la prison de Lannemezan pour la libération de Georges Abdallah.

Du monde et de l'ambiance devant la prison pour Georges Abdallah ! (Photos)

Sous un beau soleil, jeunes et moins jeunes, avaient fait le déplacement de tous les coins de France et même d’Italie ou du Liban, pour dénoncer haut et fort l’injustice et la lâcheté politique de nos dirigeants.

Le caractère unitaire de la manifestation, s’est traduit dans les prises de parole, les slogans, les banderoles et aussi dans le vacarme tout le long des grilles, qui nous a permis d’être entendus de l’ensemble des prisonniers (les échos de leurs réponses nous sont même parvenus !)

Me Jean-Louis Chalancet, l’avocat de Georges Abdallah, nous a fait savoir qu’il avait entamé une démarche juridique peu commune en demandant l’expulsion de Georges vers le Liban. « C’est, à ma connaissance, la première fois en France, qu’une personne est amenée à demander sa propre expulsion ! ».

Merci à tous les militantes et militants qui ont fait le déplacement. Europalestine massivement représenté !

  • ET LA VIDEO DE CHRIS DEN HOND

CAPJPO-EuroPalestine

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Maher Al-Akhras à l’article de la mort : Rassemblement ce samedi à Paris !

En grève de la faim depuis 91 jours, soit 3 mois sans absorber la moindre nourriture, Maher Al-Akhras, prisonnier palestinien de Jénine qui se bat contre la détention « administrative » imposée par Israël, refuse de céder.
La mobilisation grandit. Ne soyons pas en reste : toutes et tous au rassemblement à la Fontaine des Innocents, ce samedi à Paris !

Maher Al-Akhras à l'article de la mort : Rassemblement ce samedi à Paris !
Grève de la faim de sa famille et de ses amis dans l’hôpital où est détenu Maher Al-Akhras ((Photo: Muhammad Kana’aneh. Samedi 24 octobre)

Vendredi, l’occupant israélien a fait savoir que l’hôpital Kaplan où il se trouve (à Réhovot, 24 km au sud de Tel Aviv) ne souhaitait pas le garder puisqu’il persiste à refuser toute nourriture, et qu’il allait être renvoyé à la prison israélienne de Ramleh, ce qui a provoqué une vague de protestation en Palestine.

Alors que ses proches, dont sa mère, en fauteuil roulant, et ses enfants, qui ne l’ont pas vu depuis 3 mois, avaient réussi obtenir une autorisation israélienne et à venir de Jénine pour le voir, selon ses dernières volontés, ils n’ont pas eu le droit de le rencontrer.

Du coup, toute la famille de même que ses amis et le député Ofer Cassif de La Liste arabe unie ont entamé une grève de la faim au sein de l’hôpital, tandis que les manifestations se multipliaient, devant l’hôpital, ainsi que devant la prison de Ramleh.

Manifestation devant l’hôpital Kaplan en Israel
(Devant la prison de Ramleh le 24 octobre :Photo: Haidi Motola – Activestills)

Dans l’urgence, son avocate, a obtenu du tribunal que les autorités reviennent sur leur décision de retransférer Maher Al-Akhras en prison, en l’attente d’une nouvelle décision.

Le 17 octobre dernier, une manifestation était organisée à Haïfa à l’appel des mouvements de soutien aux prisonniers palestiniens. La rue principale de la ville était bloquée et un militant arrêté.

Nouvelle manifestation lundi dernier près de la prison de Meggido dans le nord du pays, à l’appel de toutes les organisations politiques des Palestiniens de 48 (citoyens israéliens).

Dans ses dernières volontés transcrites samedi par son avocate, Maher Al-Akhras (après avoir été malmené vendredi par trois gardiens de prison qui l’ont fait tomber de son lit d’hôpital, le projetant face contre terre et l’amenant à s’évanouir) a demandé :

  • « je veux voir une dernière fois mon épouse, ma mère et mes enfants
  • Je ne veux pas mourir dans un hôpoital israélien et je ne veux pas qu’ils m’aident. Qu’ils m’emmènent dans un hôpital de Cisjordanie. Je veux mourir parmi mes proches
  • Je ne veux pas qu’on me mettent au frigo, ni qu’on procèdent à une dissection.
  • Je veux que mon cercueil soit transporté par des prisonniers qui ont mené des grèves de la faim et par des familles de martyrs
  • Je veux que mon peuple continue à protéger notre terre

APPEL A RASSEMBLEMENT :

SAMEDI 31 OCTOBRE À 15 H A LA FONTAINE DES INNOCENTS

SORTIE DU FORUM DES HALLES – PORTE LESCAUT

MÉTRO- RER : CHATELET. LES HALLES

POUR LA LIBÉRATION DE MAHER AL-AKHRAS ET DE TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS !

CONTRE LA TORTURE DES ENFANTS PALESTINIENS !

POUR LA LEVÉE IMMEDIATE DU BLOCUS DE GAZA !

POUR DES SANCTIONS CONTRE LES CRIMINELS DE GUERRE ISRAÉLIENS !

CAPJPO-EuroPalestine

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À propos d’Abdelhakim Sefrioui et du collectif Cheikh Yassine

Voici quelques éléments sur celui qu’on soupçonne d’avoir mené campagne contre Samuel Paty, l’enseignant décapité dans les Yvelines le week-end dernier, en particulier sur ses fréquentations antisémites.

Il y aurait beaucoup à dire sur la pertinence des caricatures publiées par Charlie hebdo et sur la façon dont la liberté d’expression peut être abordée en classe, mais rien ne peut évidemment ni justifier ni excuser le meurtre qui s’est déroulé samedi à Conflans-Sainte-Honorine. Bien que l’on sache par avance comment cette agression mortelle va être instrumentalisée, en particulier dans les rangs des islamophobes médiatiques et politiques, pour tirer à boulets rouges sur les réfugiés et sur les musulmans en général, ce meurtre montre aussi à quoi peut aboutir l’activisme politique de personnalités islamistes.

Thais d’Escufon (Génération identitaire) et Abdelhakim Sefrioui : une même utilisation des réseaux sociaux pour attiser la haine…

Car l’assassinat particulièrement sordide de Samuel Paty par un jeune Tchétchène de 18 ans, qui a revendiqué son geste par écrit, a ceci de particulier qu’il s’inscrit dans un contexte d’agitation politique locale, et pas seulement suite à une « radicalisation » d’un individu isolé.

Si la sidération face à cet acte est la même que pour d’autres attaques du même type et qu’il était difficile de l’anticiper, les choses s’étant brutalement accélérées par le biais des réseaux sociaux, il est clair qu’il n’est pas « venu de nulle part », mais qu’il est bien la conséquence d’une campagne menée publiquement contre l’enseignant par d’autres individus, dont pour le moment on ne sait pas s’ils étaient ou non en contact avec l’assaillant.

Dès hier, dans la presse, un nom apparait : celui d’Abdelhakim Sefrioui. Dans plusieurs journaux, comme Marianne ou L’Express, un portrait visiblement de source policière circule, rappelant le parcours de cet ancien président de l’association culturelle des musulmans des Ulis et trésorier du « conseil des imams de France », puis actif dans le comité de soutien à la candidature présidentielle de Dieudonné en 2007, dans des manifestations en soutien à la Palestine, derrière le collectif Cheikh Yassine qu’il a fondé le jour de l’assassinat du fondateur du Hamas en mars 2004.

L’individu n’est pas un inconnu des antifascistes, et les camarades du site REFLEXes, qui avait déjà parlé du personnage il y a quelques années, nous l’ont rappelé. Dans la foulée de la création du collectif Cheikh Yassine, et donc de la décision d’instrumentaliser le soutien au peuple palestinien à des fins prosélytes, Sefrioui crée également en 2005 le « Comité sur le Génocide en Palestine », avec deux soutiens indéfectibles de la cause négationniste, Ginette Hess Skandrani et Mondher Sfar, animateurs de l’association Entre la Plume et l’Enclume.

Outre la publication de brochures, ce comité organise également des rassemblements, les derniers samedis de chaque mois. Le samedi 26 octobre 2006, Sefrioui invite le suprémaciste noir Kémi Seba à prendre la parole.

Ce dernier, avec sa Tribu Ka, est encore, dans les milieux antisémites, tout auréolé de ses provocations dans le quartier du Marais ; on se souvient pour notre part de son soutien à Youssouf Fofana, le kidnappeur tortionnaire du jeune Ilan Halimi, assassiné parce qu’il était Juif.

L’opportunisme de Sefrioui ne s’arrête pas là. Gérant d’une librairie religieuse à Paris, il voit, au lendemain des émeutes de 2005, dans le rapprochement avec Dieudonné, une opportunité de se rapprocher de la jeunesse des quartiers populaires, au sein de laquelle le comique bénéficie alors d’un certain crédit. Ainsi, à la même époque, il se rapproche de Dieudonné, non seulement en rejoignant son comité de soutien en 2007, mais aussi en l’introduisant dans les sphères islamistes : ainsi, c’est Sefrioui qui accompagne Dieudonné lors des journées de l’UOIF au Bourget en 2006.

Dieudonné aux journées de l’UOIF en 2006, accompagné de Sefrioui.

C’est lui aussi qui lui permet de s’inviter dans les mobilisations de soutien au peuple palestinien, très importantes à cette époque, généralement relégué en fin de cortège car les antisémites n’y étaient pas les bienvenus, du moins pour les organisateurs. 

Parfois, c’est avec d’autres antisémites que Sefrioui poursuit son action, par exemple avec le Parti des Musulmans de France (PMF), lors de la manifestation du 31 décembre 2008 contre l’opération Plomb durci menée dans les territoires palestiniens.

Le PMF, dont l’objectif affiché était de « libérer les Musulmans de France » de l’influence du parti socialiste jugé « sionisé », a été fondé en 1997 par Mohamed Ennacer Latrèche, qui s’est fait connaitre en 2003 en se rendant en Irak accompagné du leader du groupuscule néonazi belge Nation, ainsi que quelques nationalistes-révolutionnaires français, pour jouer les « boucliers humains ». Il est également proche du négationniste Serge Thion, et a co-publié avec Ginette Skandrani le Manifeste (judéo-nazi) d’Ariel Sharon, un document volontairement falsifié et faussement attribué au premier ministre israélien.

À la même période, en janvier 2009, lors d’une nouvelle manifestation pour Gaza, dans le cortège du Collectif Cheick Yassine, on a pu voir Dieudonné et Ginette Skandrani accompagnés de deux figures du GUD « historique », proches de Marine Le Pen.

Le premier, Frédéric Chatillon, a souvent servi de prestataire pour le Front national, pas toujours dans le respect de la loi puisqu’il a même été condamné pour cela[1]. Le second, Axel Loustau[2], est actuellement un élu du Rassemblement national dans les Hauts-de-Seine. Selon le site REFLEXes, Dieudonné a été invité durant cette manif à venir prendre la parole sur le camion-sono du Collectif Cheikh Yassine par Nelly Leboucher, l’épouse d’Abdelhakim Sefrioui. On retrouvera d’ailleurs Chatillon et Skandrani l’année suivante, toutes bises dehors, lors d’une manif de soutien au régime de Bachar al Assad.

En raison de la présence encombrante de Soral aux côtés de Dieudonné, le collectif Cheikh Yassine va s’éloigner pour un temps de la clique d’Égalité & Réconciliation. Pourtant, on retrouve des militants du collectif Cheikh Yassine en lien avec Joss Elise, le garde du corps de Dieudonné, en particulier lors des multiples procès, par exemple celui du 22 septembre 2009, où Dieudonné est co-accusé avec Robert Faurisson.

Déjà, en 2005, Sefrioui était venu soutenir son ami Dieudonné…

Ces militants auraient même été à l’origine d’une mystérieuse et fantomatique « Ligue de Défense Musulmane », réponse à la Ligue de Défense juive, une organisation d’extrême droite responsable de nombreuses agressions, en particulier contre des initiatives pro-palestiniennes. Il est d’ailleurs arrivé que Sefrioui se vante d’avoir aidé des militants de Génération Palestine, aux antipodes de ses positions antisémites, face aux menaces de la LDJ : pure invention, puisqu’au contraire les militants du collectif Cheikh Yassine se sont faits refouler du CICP, la maison des associations où se déroulait la soirée.

En décembre 2009, Sefrioui est invité à s’exprimer dans le film documentaire plutôt complaisant réalisé par Francesco Condemi et Béatrice Pignède (aujourd’hui décédée), « Sans forme de politesse : regard sur la mouvance Dieudonné ».

Sefrioui en photo à droite du titre. On reconnait également Alain Soral, Marc George, Ginette Skandrani…

Sefrioui y défend alors une certaine liberté accordée à l’humour, précisant même qu’on « rit de tout sans que cela pose le moindre problème », qu’« il n’y a aucun sacré dans le monde du rire ». Un sens de l’humour accordée par Sefrioui à l’antisémitisme de Dieudonné, mais qui n’est visiblement plus de mise lorsqu’il s’agit de caricatures du prophète de l’islam…

Enfin, en 2010, le collectif Cheikh Yassine fait encore parler de lui en tentant une opération de récupération à son profit de la CIAP (Coordination interassociative pour la Palestine) et de la campagne BDS, heureusement sans succès : puis, la mobilisation de soutien à la Palestine s’essoufflant,  nous n’avons plus entendu parler de lui… 

Le 31 mai 2010, lors du rassemblement de protestation contre le raid israélien contre la flottille pour Gaza, Sefrioui prend la parole.

Ces alliances en apparence contre-nature entre extrême droite et islamistes ne datent pas d’hier. Dans l’ouvrage collectif La Galaxie Dieudonné ((Certaines informations du présent article en sont tirées.)) les auteurs, militants antifascistes, rappellent que sous Vichy, en France, Mohamed El-Maadi, ancien membre de la Cagoule, avait fondé une revue en langue arabe, El-Rachid, pour diffuser propagande antisémite et appel à une alliance islamo-nazie. Plus récemment, au début des années 2000, c’est donc principalement autour de Dieudonné et des mobilisations en soutien au peuple palestinien que ces rapprochements se sont opérés, toujours avec l’antisémitisme comme ciment, et en toile de fond un terrain à conquérir, celui des banlieues.

D’autant que depuis quarante ans, les gouvernements de droite comme de gauche ont pu mener des politiques « d’appel à l’imam » en préférant, surtout lorsque la tension monte, privilégier ce type d’interlocuteur, plutôt que des associations de quartier exigeant des moyens, ou des initiatives politiques autonomes revendiquant une véritable citoyenneté et l’égalité des droits pour les habitant·e·s des quartiers populaires et la reconnaissance du racisme issu du passé colonial du pays. En favorisant de cette façon le repli identitaire, l’État a pu dans un premier temps neutraliser une contestation gênante, mais il a ainsi sa part de responsabilité dans l’émergence de groupes politico-religieux.

La Horde

  1. Mis en examen en 2015 pour financement illégal de parti politique, il est condamné en 2019 à une peine de trente mois de prison dont dix ferme et 250 000 euros. Il évite la prison en portant un bracelet électronique. []
  2. Lui aussi mis en examen lmais pour « escroquerie » dans le cadre du financement de Jeanne, le micro parti de Marine Le Pen, il a été relaxé en juin 2020. []
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10e manifestation à Lannemezan pour la libération de Georges Abdallah

Départ de la manifestation 14h devant la gare de Lannemezan samedi 24 octobre

Samedi 24 octobre à 14h, partira la 10e manifestation vers la prison de Lannemezan pour exiger haut et fort la libération de notre camarade, qui entamera ce jour-là une 37e année de prison.

Et ceci dans le respect des règles sanitaires.

Départ des cars :

MARSEILLE : RDV 5h30/5h45 à la gare St Charles. Départ à 6h. Arrêts à Martigues, Nîmes et Montpellier (07 68 50 21 65)

PAU : l’AFPS-Pau propose un covoiturage : rdv 12h30 parking du Jaï Alaï, 458 boulevard du Cami Salié

PARIS : RDV vendredi 23 octobre à 20h place de la République (départ impératif à 21h) campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

TOULOUSE : RDV 11h30 au métro Basso Cambo (ligne A) collectifpalestinevaincra@gmail.com

BORDEAUX : RDV à 8h30 Place Ravezies (tram C) pour un départ à 9h liberonsgeorges33@riseup.net

⚠︎ N’oubliez pas masques et gels

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Il y a 59 ans les massacres du 17 Octobre 1961 à Paris : «La Seine témoigne de ce fleuve de sang»

Il y a 59 ans jour pour jour, des centaines d’Algériens, qui manifestaient pacifiquement en bravant le couvre-feu imposé par le préfet de police Maurice Papon, étaient jetés dans la Seine, dans l’abîme d’une sanglante nuit parisienne, dont le souvenir demeure toujours vif et douloureux.

Peuple français, tu as tout vu/ Oui, tout vu de tes propres yeux/ Tu as vu notre sang couler/ Tu as vu la police/ Assommer les manifestants/ Et les jeter dans la Seine/ La Seine rougissante/ N’a pas cessé les jours suivants/ De vomir à la face/ Du peuple de la Commune/ Ces corps martyrisés/ Qui rappelaient aux Parisiens/ Leurs propres révolutions/ Leur propre résistance/ Peuple français, tu as tout vu/ Oui, tout vu de tes propres yeux/ Et maintenant vas-tu parler ?

Et maintenant vas-tu te taire ?» Ce poème, Kateb Yacine l’a écrit en mémoire des Algériens jetés dans la Seine, dans l’abîme d’une sanglante nuit parisienne un certain 17 Octobre 1961.

Aujourd’hui, nous commémorons le 59e anniversaire de ces massacres au souvenir toujours vif et douloureux. Dans un document transmis à notre rédaction, le moudjahid Mohamed Ghafir dit Moh Clichy, ancien responsable de la région Nord de Paris (Clichy-la-Garenne), puis chef de la Superzone de la Wilaya I (Paris Rive gauche) au sein de la Fédération de France du FLN, et, à ce titre, un des acteurs et témoins des manifestations du 17 Octobre 1961 dont il entretient ardemment la mémoire, revient sur ces tragiques évènements.

«Au cœur même du pays colonisateur, écrit-il, des Algériennes et des Algériens soumis à une répression féroce caractérisée par des assassinats, des arrestations, des ratonnades, des envois dans les camps de concentration, la chasse au faciès et mille et une actions humiliantes, pressaient l’Organisation de faire face. La Fédération se devait d’y répondre.»

«Casser le FLN»

Dans un témoignage filmé, Omar Boudaoud, ancien chef de la Fédération de France du FLN qui nous a quittés le 9 mai dernier à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, explique que les autorités françaises étaient décidées à «casser le FLN. Par quoi ? Par un couvre-feu. Un couvre-feu du soir au lendemain matin». «Il faut dire qu’ils avaient vu juste dans la mesure où tout le travail du FLN en France se faisait après le repas du soir» souligne M. Boudaoud dans ce témoignage vidéo enregistré par l’APS.

Pour répondre au traitement humiliant infligé aux Algériens, le Comité fédéral décide de mener des actions de protestation. «Mais avant d’ordonner la manifestation, il fallait mettre au courant et avoir l’avis favorable du GPRA», indique l’ancien chef de la Fédération de France.

Une fois l’aval du GPRA obtenu, il ne restait plus qu’à passer à l’action. «En réalité, les manifestations devaient se dérouler le 17, le 18 et le 19 octobre», précise le responsable fédéral. «La veille de la manifestation (du 17 Octobre), le responsable des groupes armés du FLN à Paris nous fait parvenir un message.

Il nous a demandé : ‘‘Dites-nous qu’est-ce qu’on doit faire, nous, les hommes de la ‘‘Spéciale’’, si la police française tire sur le cortège ?’’ On lui a répondu : ‘‘Il n’est pas question de tirer un ‘‘seul’’ coup de feu ni d’avoir ‘‘ne serait-ce qu’un’’ canif sur vous ! C’est une manifestation politique et pacifique», insiste l’ancien chef du FLN en France.

Le 17 Octobre 1961, les Algériens sortent par milliers, défiant le couvre-feu. Moh Clichy note : «Ce jour-là, à l’heure où Paris sous la pluie, à l’heure où Paris le pavé noirci reflétant les enseignes au néon, à l’heure où Paris fait la queue aux portes des cinémas, à l’heure où Paris commence à s’amuser, des Algériens et des Algériennes osèrent braver le couvre-feu qui leur était imposé par le préfet de police, le sinistre et fasciste Maurice Papon, connu de tous pour ses pogroms et son passage sanglant à Constantine.»

«De la place de l’Etoile à Bonne Nouvelle, à l’Opéra, à la Concorde, aux portes de la ville et au Pont de Neuilly, ces portes qui leur étaient fermées, ‘‘se répandit’’ une marée humaine sans armes, les mains nues, pour clamer haut et fort leur algérianité.»

A cet élan pacifique, le pouvoir parisien répond par la brutalité policière, déployant une véritable machine de guerre. Mohamed Ghafir témoigne : «La riposte des forces de la répression, constituées par la police, la garde mobile, la gendarmerie, les harkis, les pompiers, fut aveugle et sanglante.

Le bilan est lourd, très lourd. On dénombre plus de 12 000 arrestations ; des centaines de morts, jetés dans la Seine, jonchant les boulevards, abattus par balles ; plus d’un millier de blessés et d’aliénés à jamais, pour la vie.» «Le peuple français était frappé de stupeur.» Moh Clichy clôt son témoignage émouvant par ces mots : «Paris se souviendra ; la Seine témoignera de ce fleuve de sang et de larmes.»

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Hommage • Egîd Civyan, toute une vie de combat

29 décembre 2014. Par un frais matin d’hiver, des combattant.es du PKK sont assis.es en rond sur des chaises plastiques autour d’un feu auprès duquel ils réchauffent leurs mains. Ils échangent avec un des leurs, assis parmi eux, plus âgé, le crâne dégarni. Rien ne le distingue des autres, si ce n’est que qu’on s’adresse à lui d’une voix respectueuse. Régulièrement, leur discussion est interrompue par quelqu’un qui vient lui apporter un message. Voix calme et posée, il donne ses ordres. Cet homme, c’est Egîd Civyan, commandant au sein des HPG.

Au moment où daesh envoyait ses combattants commettre un massacre à Shengal, c’est lui qui, avec une poignées de combattant.es du PKK , s’est lancé aux secours de la population ézidie abandonnée par les peshmergas à la solde de la famille Barzani et qui fuyait à travers la montagne. Il a ainsi permis l’ouverture d’un corridor vers le Rojava par lequel 150 000 personnes pourront échapper au massacre. Il organisera ensuite la contre-attaque contre daesh et la sécurisation des zones libérées pour les réfugié.es ézidi.es, jusqu’à l’offensive pour reprendre la ville de Shengal, qui débutera en décembre 2014 et s’achèvera un an plus tard.Egîd Civyan

D’après un communiqué du commandement des HPG, Egîd Civyan est tombé martyr dans la région de Van le 11 septembre 2020. Il était alors membre du commandement des HPG, et commandant de la région du Botan. Il est mort dans la contre-attaque aérienne menée par l’aviation turque, suite à l’assaut d’un groupe de combattant.es sur un poste de commandement de l’armée turque au sommet d’une colline, lors duquel les HPG affirment avoir tué plusieurs haut-gradés.

Egîd Civyan est né dans la région de Gever, au Bakur (Kurdistan Nord), sous le nom de Vahdettin Karay. Il avait découvert la pensée d’Öcalan pendant ses études. En 1995, il abandonne l’université pour rejoindre le PKK et combattre pendant 25 années dans ses rangs, du Botan aux monts Zagros. Il a été commandant de plusieurs zones. Durant le retrait de la guérilla du Kurdistan Nord en 2013, il se déplace dans la zone de défense de Medya où il est notamment actif dans l’organisation et l’éducation.

Après la libération de Shengal en 2015, il restera encore deux années et participera à la mise en place d’une administration autonome sur le modèle de celle du Rojava, avant de retourner en 2017 dans la zone de défense de Medya, et en 2018 dans le Botan.

Avec sa mort, le PKK perd un combattant aguerri et un commandant de valeur.


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Déclaration de la Campagne unitaire au meeting parisien du 14 octobre 2020

Campagne unitaire Ile de France, au CICP Paris 11, le 14/10/2020

GEORGES ABDALLAH, TES CAMARADES SONT LÀ !

LIBERTÉ POUR GEORGES ABDALLAH !

Chers camarades et amis,

Dans dix jours, nous serons pour la dixième année consécutive devant le centre pénitentiaire de Lannemezan pour dénoncer la détention inique de Georges Abdallah, exiger l’impérieuse nécessité de sa libération et réaffirmer, cette fois encore, notre soutien inconditionnel au grand résistant qu’il est et aux combats qu’il n’a eu de cesse de porter durant toute sa vie et qui sont intrinsèquement aussi les nôtres.

Ce soutien nous le clamerons notamment à travers un mot d’ordre fameux que nous tous aimons à reprendre : « Georges Abdallah, tes camarades sont là ».

Car oui, c’est bien l’un des nôtres qui est incarcéré depuis maintenant plus de 36 ans et qui, le 24 octobre prochain, entamera une 37èmeannée de détention ; l’un des nôtres qui a toujours été le fer de lance et à  la croisée de tous les combats pour lesquels nous luttons : pour la Palestine, en soutien à l’Intifada et contre la Normalisation ; pour la défense des luttes des peuples et de leurs résistances ; pour la défense des prisonniers politiques et des prisonniers révolutionnaires ; contre l’enfermement carcéral ; contre les violences policières ; pour la défense des immigrations et des quartiers populaires ; contre le racisme ; pour la défense des travailleurs, de leurs acquis et de leurs droits ; pour celle des gilets jaunes ; pour le combat de l’émancipation des êtres et en particulier des femmes. 

Ce combat de toute une vie le place et nous placeaux côtés des peuples en lutte partout dans le monde et en particulier aux côtés de la résistance palestinienne, dans une pleine solidarité internationaliste, à chaque coup porté, sans cesse réaffirmée.

Ce combat de toute une vie le place et nous place du côté de ceux qui dans cette guerre de classe contre classe luttent contre toutes les formes de domination politique, économique et sociale du pouvoir et contre toutes les formes de régression et d’atteinte à nos droits les plus élémentaires.

Ce combat de toute une vie le place et nous place aussi aux côtés de tous ceux qui refusent ces régimes d’exception, ces pleins pouvoirs votés par l’union sacrée qui peu à peu, sous couvert d’états d’urgence, de lois anti-terroristes, de lois contre le séparatisme, de couvre-feu ou sous tout autre faux prétexte, brident à coup de 49-3 et d’ordonnances permanentes, nos libertés fondamentales les plus essentielles et laissent carte blanche aux forces répressives policières et judiciaires pour mater les quartiers et les masses populaires.

Georges Abdallah, tu es bien notre camarade, celui de tous ceux qui mus par le virus de la rébellion, continuent à s’organiser et à démontrer que l’insubordination est au moins aussi présente chez les peuples que la tendance à se soumettre,et que s’il est bien un droit à revendiquer aujourd’hui comme hier, c’est bien celui de se révolter. Georges Abdallah, tu es notre camarade par cette conscience indéfectible que tu n’as de cesse d’exprimer qu’un autre monde est non seulement possible mais nécessaire.

Tes combats sont les nôtres et s’il en est bien un que nous sommes de plus en plus nombreux à revendiquer partout en France et dans le monde, c’est bien celui de l’exigence de ta libération. Partout naissent mille initiatives solidaires pour clamer cet impératif et pour que soit rappelé au plus haut sommet de l’Etat cette impérieuse nécessité adressée au ministre de l’intérieur du « il faut qu’il signe ».

Forts de la conscience inébranlable de Georges Abdallah, nous savons bien que c’est toujours, et en particulier dans son cas, au niveau des instances politiques que l’on décide – loin du rituel judiciaire – de la question des prisonniers politiques.

Forts de cette clairvoyance d’un jeu judiciaire pipé car avant tout au service de la classe des dominants, nous savons bien que la décision de non libération de Georges Abdallah est une décision politique et c’est bien pourquoi nous nous battons sur le terrain politique. 

Forts de la conscience politique de notre camarade, nous savons aussi que la solidarité rompt les chaînes de l’isolement et que c’est sur le terrain de la lutte que l’on peut, et que l’on doit, apporter notre soutien le plus significatif à notre camarade « embastillé ».

Alors, notamment ce 24 octobre mais aussi lors de toutes les autres actions à venir, soyons toujours plus nombreux pour faire entendre par-delà les murs ce cri pour la liberté de Georges Abdallah et amplifier notre pression, dans la diversité de nos expressions, pour que soit enfin traduite en acte la libération de notre camarade !

Abdallah, Abdallah, tes camarades sont là !

Tu es de nos luttes, nous sommes de ton combat !

La victoire ou la victoire !

Paris, le 14 octobre 2020

Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah

Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

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Liberté immédiate pour Maher al-Akhras, en danger de mort sous détention « israélienne »

La vie de Maher al-Akhras, Palestinien emprisonné par Israël, ne tient qu’à un fil.

Âgé de 49 ans et père de six enfants, habitant le village de Silat ad-Dhahr en Cisjordanie, Maher al-Akhras a été arrêté le 27 juillet dernier et est détenu depuis sous le régime de la détention administrative. Dès le jour de son arrestation, il a entrepris une grève de la faim. Cela fait donc plus de 80 jours que Maher al-Akhras ne s’est pas alimenté. Son état de santé s’est considérablement détérioré au cours des derniers jours, mettant sa vie gravement en danger.

Sa grève de la faim est une protestation contre son arrestation et l’utilisation massive de la détention administrative par les forces d’occupation israéliennes pour réprimer les Palestiniens. À l’heure actuelle, ce sont en effet environ 355 Palestiniens (dont deux mineurs) qui sont incarcérés sous ce régime universellement condamné, dans l’arbitraire le plus total. La détention administrative permet en effet aux autorités militaires israéliennes d’emprisonner qui elles souhaitent, pour une durée indéterminée et sans possibilité de se défendre.

Malgré la gravité de son état de santé, la justice israélienne a refusé la remise en liberté de Maher al-Akhras, ne lui proposant que le non renouvellement de sa détention au cas où il accepterait de mettre un terme à sa grève de la faim. Se faisant, elle se rend directement responsable de la menace imminente qui pèse sur sa vie.

Le Parti communiste français (PCF) apporte tout son soutien au combat de Maher al-Akhras contre la politique des autorités israéliennes d’arrestations massives de Palestiniens, et en particulier contre l’usage de la détention administrative. Le PCF joint sa voix à celle des organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits humains, ainsi qu’à celle du Parti communiste israélien, pour exiger la remise en liberté immédiate de Maher al-Akhras.

Face à cette nouvelle violation des droits les plus élémentaires des Palestiniens, le gouvernement français et les autorités européennes ne sauraient demeurer passifs. Ils doivent urgemment intervenir pour la faire cesser et préserver ainsi la vie de Maher al-Akhras.

Parti communiste français,
Paris, le 16 octobre 2020

source : facebook PCF Monde

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