Georges Abdallah présent à la Fête de l’Huma !

Du 13 au 15 septembre 2019, s’est déroulée la célèbre Fête de l’HUMANITE à la Courneuve (93). Le combat pour la libération de Georges Abdallah y a été largement présent :

Samedi 14 septembre, la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah (Ile de France) a organisé, comme elle le fait depuis plusieurs années, une manifestation pour la libération du résistant libanais :

📣✌️🇵🇸 Dans les allées de la Fêtes de l’Humanité, manifestation pour la libération de Georges Abdallah. Des milliers de tracts sont distribués pour informer les festivaliers.#FreeGeorgesAbdallah

Publiée par Free Georges Abdallah sur Samedi 14 septembre 2019

La Campagne Unitaire Ile de France a aussi tenu un stand durant les trois jours dans les allées du village du monde :

Publiée par Free Georges Abdallah sur Samedi 14 septembre 2019

De nombreux stands politiques et associatifs ont affiché leur soutien : différentes sections du PCF,NPA, PRCF, Comité Justice pour Adama, l’ANC, l’AFPS, l’UJFP/BDS France, Jeunes Révolutionnaires, organisations politiques du Monde Arabe etc.

L’ANC a aussi prononcé un discours sur la petite scène de la fête expliquant le cas judiciaire et politique de Georges Abdallah devant plusieurs centaines de personnes :


– Sur le stand du Parti Communiste Libanais (PCL), plusieurs personnalités politiques ont manifesté leur solidarité avec Georges Abdallah : Soha Bechara, militante communiste libanaise, enfermé pendant plus de 10 ans dans la prison de Khiam au Sud Liban pendant l’occupation sioniste du Liban ; Salah Hamouri, avocat et militant franco-palestinien, deux fois prisonnier dans les geôles sionistes ; Geneviève Bernanos, militante au sein du Collectif des Mères Solidaires ; Olivier Besancenot, militant et ancien candidat à la présidentiel du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Publiée par ‎لجنة التضامن التونسية من أجل اطلاق سراح جورج ابراهيم عبد الله‎ sur Samedi 14 septembre 2019

Soha Bechara a aussi prononcé un discours dans les allées de la fête réclamant la libération de Georges à l’occasion de la manifestation de soutien :


Georges Mavrikos, secrétaire général de la Fédération Syndicale Mondiale, a affiché son soutien à Georges Abdallah :

Georges Mavrikos, secrétaire général de la fsm en visite au stand de l’anc et en soutien à Georges Ibrahim Abdallah

Publiée par Charles Hoareau sur Samedi 14 septembre 2019

Des dirigeants du Parti Communiste du Soudan ont également affiché leur solidarité. Cette solidarité faisant écho à celle affichée par Georges Abdallah lui même en Juillet 2019 : « Salutations aux masses et aux leaders du mouvement révolutionnaire au Soudan, la révolution prometteuse, le Soudan d’Abdul Khalek Mahjoub et d’Hashim Al Atta, face à l’orgie impérialiste et à ses projets criminels de liquidation dans la région. »

Enfin, sur la grande scène de la Fête de l’Humanité, Salah Hamouri a prononcé un discours remerciant la mobilisation qui a permis de le libérer des prisons israéliennes. A cette occasion, il a appelé à la solidarité avec les plus de 5000 Prisonniers palestiniens et à la libération immédiate de Georges Abdallah :


Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Julian Assange reste en prison, malgré l’expiration de sa peine

La « justice » britannique vient de montrer une nouvelle fois son manque d’indépendance, en condamnant le lanceur d’alerte Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, à rester en prison indéfiniment, en l’absence de tout jugement.


(Julian Assange, au moment de son enlèvement par la police de Londres, en avril dernier)

Le réseau WikiLeaks a publié au cours de la dernière décennie des milliers de documents secrets établissant la réalité des crimes de guerre perpétrés par l’impérialisme états-unien.

Mais depuis dix ans maintenant, Assange, qui est un citoyen australien, est pourchassé par l’administration états-unienne, celle d’Obama comme celle de Trump, qui veut le condamner pour à la prison à perpétuité, voire à la peine de mort.

Craignant pour son extradition par le gouvernement britannique, Julian Assange avait trouvé refuge, en 2012, dans les locaux de l’ambassade de l’Equateur à Londres, les autorités de ce pays lui accordant l’asile politique, et même la nationalité équatorienne.

Il va y rester confiné près de 7 ans, encerclé par la police britannique qui maintient un siège de l’ambassade 24 heures sur 24, au cas où le journaliste mettrait le nez dehors.

Mais en avril dernier, le nouveau président de l’Equateur, plus proche de Washington que son prédécesseur, trahit les engagements de son pays, et livre Assange à la police londonienne.

Très affaibli, le journaliste est alors condamné à une peine de quelques mois de prison, au motif qu’en se réfugiant à l’ambassade de l’Equateur en 2012, il aurait enfreint les conditions du régime de liberté sous caution auquel il avait été astreint dans une affaire classée sans suite dans l’intervalle : en l’occurrence, un mandat d’arrêt européen émis par la Suède pour « viol mineur », au cours de relations sexuelles dont le caractère consensuel était pourtant reconnu de part et d’autre !

Incarcéré depuis le mois de mai à la prison de haute sécurité de Belmarsh, Assange, dont des experts mandatés par les Nations-Unies ont estimé qu’il était victime de torture, devait être libéré le 22 septembre prochain.

Mais vendredi, la juge Vanessa Baraitser a sorti un nouveau tour de son sac : étant donné qu’une procédure pour extradition vers les Etats-Unis est enclenchée, Assange devra rester sous les verrous le temps que cela prendra ! Autrement dit, pendant des années.

Et la France, dans tout cela ? En 2015, la ministre de la Justice de l’époque, Christiane Taubira, s’était prononcée pour l’accueil d’Assange, dont l’un des enfants est d’ailleurs de nationalité française. Mais le servile président François Hollande y avait mis son holà.

Au cours du week-end, la nouvelle ministre de la Justice, Nicole Belloubet, s’est prononcée en faveur de l’accueil d’un autre lanceur d’alerte, l’Américain Edward Snowden, lui aussi menacé de mort par les Etats-Unis, et qui bénéficie d’un asile temporaire en Russie jusqu’à l’année prochaine. Aura-t-elle la même position vis-à-vis d’Assange ?

CAPJPO-EuroPalestine

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

55 Palestiniens blessés dans des affrontements avec des soldats israéliens dans l’est de Gaza

French.xinhuanet.com | Publié le 2019-09-14
GAZA, 13 septembre (Xinhua) — Au moins 55 Palestiniens ont été blessés vendredi après-midi lors d’affrontements avec des soldats israéliens stationnés à la frontière entre l’est de la bande de Gaza et Israël, a annoncé un responsable palestinien.

Le porte-parole du ministère de la Santé de Gaza, Ashraf al-Qedra, a déclaré aux journalistes que 55 manifestants avaient été blessés, dont 29 par des balles tirées par des soldats israéliens, dans l’est de la bande de Gaza, ajoutant que deux femmes font partie des victimes.

Plus tôt dans la journée de vendredi, environ 5 000 manifestants se sont rassemblés dans l’est de la bande de Gaza, à l’appel du Haut Comité national pour la Grande Marche du Retour et pour briser le siège israélien, ont rapporté des témoins oculaires et des médias locaux.

Les manifestants ont agité des drapeaux palestiniens, brûlé des pneus et lancé des pierres et des bombes à percussion artisanales sur les forces et véhicules de l’armée israélienne stationnés à la frontière entre l’est de la bande de Gaza et Israël.

Les Palestiniens de la bande de Gaza participent à des manifestations et rassemblements anti-israéliens hebdomadaires, connus sous le nom de Grande Marche du Retour, qui ont débuté fin mars l’année dernière et qui ont pour objectif de mettre un terme aux 13 années du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.

Le mouvement du Hamas et plusieurs factions palestiniennes dirigent le Haut Comité des manifestants gazaouïs dont le but est de faire pression sur Israël pour qu’il relâche le blocus.

Le Hamas et les factions ont accusé Israël de ne pas avoir adhéré aux accords négociés par l’Egypte, les Nations Unies et le Qatar en novembre dernier.

Les tensions entre Israël et les Palestiniens dans la bande de Gaza se sont accrues au cours des deux dernières semaines, quelques jours avant les élections parlementaires en Israël, pour la deuxième fois en moins d’un an.

source :  http://french.xinhuanet.com/2019-09/14/c_138390206.htm

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Libérez Ramy Shaath !

Depuis le 5 juillet dernier, Céline Lebrun (citoyenne française, engagée dans le soutien au peuple palestinien), est séparée de son mari, Ramy Shaath, Palestinien exilé en Egypte, figure de la révolution égyptienne de 2011 et coordinateur de BDS-Egypte, arrêté et incarcéré par la dictature égyptienne dans la prison de Tora au Caire, sans aucun fondement.


Ramy Shaath, résidant en Égypte depuis 1977, et coordinateur de BDS Egypte. Photo :Al Jazeera

Ancien secrétaire général par intérim du parti égyptien “Al-Destour” pendant sa fondation en 2012, Ramy Shaath est une figure de la révolution égyptienne de 2011 et un éminent défenseur des droits humains. Fils de Nabil Shaath, ancien vice-premier ministre palestinien et actuel conseiller aux affaires étrangères de Mahmoud Abbas, il est également coordinateur du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) en Egypte.

Malgré le soutien de très nombreuses ONG, et les démarches engagées auprès de l’ONU et des autorités françaises, Celine a été expulsée d’Egypte où elle vivait au Caire avec son mari, et tous deux sont privés de communication directe depuis son arrestation.

- Ci-dessous la lettre qu’elle a envoyée récemment à Ramy :

Ramy, mon amour,

Aujourd’hui nous devrions être ensemble et célébrer notre premier anniversaire de mariage. Mais cela fait presque deux mois que des hommes de la Sûreté d’Etat égyptienne, vêtus de noir, cagoulés et armés t’ont arraché à moi, au beau milieu de la nuit. Deux mois que tu dors dans une cellule étroite et étouffante.

Nous avons tout fait pour pouvoir nous parler, nous écrire, mais cela nous a été refusé alors j’espère que cette lettre te parviendra.

Je sais que tu t’en veux de ne pas pouvoir être là, que tu aurais voulu tout faire pour rendre cet anniversaire inoubliable comme notre mariage l’a été et comme tu sais si bien le faire avec toute chose. Je voudrais te serrer contre moi et te dire de ne pas t’en vouloir.
Ils t’ont arrêté parce que tu as osé. Oser être fièrement Égyptien et Palestinien. Oser résister à la chape de plomb qui s’est rabattue sur l’Egypte volant les aspirations d’une jeunesse révolutionnaire désabusée. Oser t’opposer à la participation égyptienne à la conférence israélo-américaine de Manama. Oser résister à la liquidation du droit à l’autodétermination de ton peuple. Mais je suis tombée amoureuse du résistant que tu es. Vulnérable et inébranlable à la fois. Je suis tombée amoureuse de ta droiture, dérangeante parfois par sa logique et sa franchise imparables qui ne font pas de compromis. Je sais la vie que tu as choisi, pour la défense des droits de ton peuple, égyptien ou palestinien, à vivre dans la liberté, la justice et la dignité, et les sacrifices que cela pouvait impliquer. Cette vie, j’ai choisi de la partager avec toi en t’épousant et je ne regrette rien.

Certes, depuis notre séparation, cela n’a pas été facile tous les jours. Te dire au revoir, sans savoir quand je te reverrai, a été la chose la plus dure que je n’ai jamais faite. “Allez ! Allez !” nous pressent-ils. Avant que tu ne disparaisses dans la nuit dans ce fourgon, je fais un dernier instantané de toi, ton visage. Puis c’est moi qu’ils font monter dans un fourgon. Alors qu’ils me conduisent vers l’aéroport, je regarde une dernière fois défiler cette ville du Caire qui a vu grandir et s’épanouir notre amour. Cette ville que j’aime tant malgré tous ses défauts, elle aussi je ne sais pas quand je la reverrai.

Arrivée à Paris, s’ensuivent plus de 6 longues semaines de silence et d’attente dans l’espoir d’une issue rapide et diplomatique à cette situation. Déambulant dans les rues de la ville, je n’aurais jamais cru que l’on puisse se sentir en exil dans son propre pays. Perdant la notion du temps, ma vie n’est plus rythmée que par les jours de comparution et de visite, seules occasions pour moi d’entendre de tes nouvelles et de te donner un peu des miennes. Toujours très rationnel et protecteur, même depuis ta cellule, chaque message que tu envoies s’accompagne d’une liste de choses à faire pour être sûr que ta famille ne manque de rien.

Il y a deux jours pourtant, j’ai reçu une petite enveloppe. A l’intérieur un bracelet et un petit mot de ta fille m’expliquant que ce bracelet t’avait été offert par de jeunes co-détenus et que tu l’avais porté avant de le lui donner pour qu’elle puisse me l’offrir. Tu avais fabriqué des fleurs de papier mais ils ne t’ont pas autorisé à les lui donner. Je souris. C’est que tu es romantique aussi. Puis en parcourant sa lettre, ce bracelet à la main, les larmes se sont mises à couler jusqu’à brouiller ma vue. C’était la première fois que je pleurais. Depuis cette nuit où nous avons été séparés, je fais tout pour être forte et à la hauteur de ton combat mais dans cette chambre seule, à des milliers de kilomètres, cette lettre et ce bracelet me désarment. Je repense alors à ta voix, à tes mots et à tes regards, sereins et rassurants au milieu de la tempête tandis que les agents de la Sûreté d’Etat mettaient notre monde sans dessus dessous.

« Tout ira bien, nous serons bientôt réunis ».

Je ne peux rien t’offrir pour notre anniversaire mais je te fais la promesse de me battre pour que tu puisses retrouver ce qui t’a été volé injustement, ta liberté.

Joyeux anniversaire mon amour.

Céline

- Communiqué de presse d’Amnesty International :

https://www.amnesty.fr/presse/les-autorites-egyptiennes-doivent-liberer-immediatement-ramy-shaath

- Communiqué de presse de la FIDH :

https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/egypte/egypte-liberez-ramy-shaath

- Page de la campagne FREE RAMY :

https://www.facebook.com/FreeRamyShaath/

#FreeRamyShaath

Source : mediapart.fr

CAPJPO-EuroPalestine

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Grèce: résistance à l’oppression de l’État

Publié sur
https://fr.squat.net/2019/09/04/grece-resistance-a-loppression-de-letat/

L’État et le capital s’attaquent toujours à la liberté des classes
sociales populaires, s’appropriant leur travail et leurs ressources. Au
cours des dernières années nous avons subi une attaque des plus
violentes, celle de l’appauvrissement massif et de l’aliénation de
celles et ceux qui étaient déjà opprimé-e-s et exploité-e-s. En
parallèle, un vaste mouvement de résistance sociale et de solidarité a
vu le jour. Le peuple a mis en place toute une variété d’espaces
autogérés; des infrastructures de logements, des centres médicaux
gratuits, des cuisines populaires et des espaces verts et publics, pour
ne citer que les exemples les mieux connus. Malgré ses faiblesses et ses
échecs, le mouvement a pu créer – au travers des squats, des groupes
politiques, des syndicats populaires et assemblées de places et de
quartiers – une base sociale solide et fertile qui concentre et accumule
un savoir et une expérience considérable, donnant naissance à des
communautés de lutte entretenant des liens sociaux étroits, portant un
regard critique sur la société. Souvent, il a fallu avoir recours à la
contre-violence pour défendre ces espaces de libertés et l’essence même
du mouvement contre la répression de l’État et les attaques fascistes.
Il n’a fait que grandir en diversité et vitalité malgré la
criminalisation incessante de la solidarité et de la mobilité.

Dans le contexte de cette lutte de classe, ce lundi 26 août, l’État et
sa police ont pénétré dans Exarcheia et évacué 4 squats ; 2 d’entre eux
étaient des logements pour réfugié-e-s/migrant-e-s, Transito 15 et
Spirou Trikoupi 17, où ils ont capturé 144 réfugié-e-s/migrant-e-s les
arrachant à leur résidence pour une seconde fois et les isolant dans des
centres de détention. Des intrusions-évacuations ont aussi eu lieu dans
des squats politiques habités et actifs, celui rue Assimaki Fotila et
Gare squat où ils ont arrêté 3 personnes. Les flics ont aussi
perquisitionné la maison de camarades de Gare. Les jours suivants, la
police a expulsé des sans abris de la colline de Strefi, s’en est prise
violemment à un couple homosexuel et a attaqué les espaces occupés des
Immigrants Anarchistes et du K*Vox. Le mouvement a donné de multiples
réponses par ses manifestations, actions et rassemblements.

En plus des squats et du mouvement en lui même, cette opération de
répression vise aussi les migrant-e-s. Leur existence étant considérée
comme illégale, ils et elles font partie des plus opprimé-e-s. au sein
de la société. A cause de cette illégalité, ils et elles n’ont accès ni
aux soins ni à l’éducation tandis que leurs conditions de travail les
réduisent en esclavage. Cette situation d’exclusion, également voulue
par une partie de la société, conduit à des situations violentes et
barbares dont l’État et les racistes se servent pour attaquer les
migrant.es. Beaucoup choisissent des structures solidaires et autogérées
afin de survivre et résister. Avec le soutien de la solidarité locale et
internationale, ils construisent des communautés et revendiquent leur
visibilité, menaçant directement le pouvoir politique et économique. La
solidarité que nous construisons se différencie de l’aide humanitaire
des ONGs qui victimisent les migrants et tirent profit de leurs
problèmes. La vraie solidarité est aux antipodes de l’humanitarisme de
l’État qui ne fait que couvrir les morts aux frontières et les
conditions meurtrières des centres de détentions. Là-bas, les
prisonnier-e-s ne reçoivent pas d’assistance médicale, souffrant
quotidiennement de maladies pouvant être fatales, vivant dans des
conditions insalubres avec des puces de lit et de la nourriture
misérable, se faisant battre ou même violer, le tout dans le but de les
pousser à quitter la Grèce et le territoire européen ou à se suicider.
Les transférer des squats dans lesquels ils-elles avaient choisi de
vivre porte atteinte à leur dignité et à leur droit à
l’autodétermination. Dire que les centres de détentions sont plus sûrs
et plus sains est l’un des mensonges les plus vicieux de l’État, c’est
l’opposé absolu de la réalité.

Quant aux squats, ils ont répondu pendant toutes ces années à une
variété de besoins et de désirs. Ce sont des espaces de libertés où la
base sociale redéfinit ses relations en dehors du contrôle de l’État et
de l’exclusion économique, allant au delà de tout nationalisme, sexisme
et autres discriminations systémiques. Ils répondent à des besoins tels
que le logement, défiant le chantage des propriétaires et,
partiellement, de l’esclavagisme salarial. En période de déplacements
massifs de populations, ils ont fourni un abri à des milliers de
personnes, leur épargnant ainsi la barbarie des centres de détentions
pour immigrants. L’un de leurs plus grands succès est que des gens de
différents horizons s’organisent en squat et forment des collectifs à
l’origine de projets qui reflètent le monde égalitaire et libre auquel
nous aspirons. Les squats, aux côtés d’autres forces militantes,
politiques et sociales, défendent et protègent les quartiers et l’espace
public des intérêts du pouvoir corporatiste et politique dominant.

L’agenda politique actuel de « Nea Democratia » n’est qu’une
continuation de la politique de Syriza. Il vise à la reconstruction de
toute la région pour en faire un terrain facilement exploitable par les
investisseurs locaux et étrangers. Il en résulte une exploitation et une
destruction encore plus intensive de l’environnement et une
gentrification agressive de l’espace urbain qui conduit à la
transformation des quartiers du centre-ville en zones de consommations
touristiques, forçant la délocalisation de ses résidents et
accomplissant ainsi un « nettoyage social » informel. Discipliner les
travailleurs, les chômeurs, les étudiants, les migrants, les femmes, la
militarisation de l’espace public et l’emprisonnement de ce qui se
révolte est primordial à l’implémentation du plan susmentionnés. L’une
des premières mesures de l’État a été de fusionner le système
correctionnel et le ministre de la migration sous la jurisdiction de la
police. Simultanément, ils ont embauché 1500 personnes supplémentaires
dans les forces de l’ordre, renforçant l’appareil répressif de l’État.
Ils ont criminalisé davantage les moyens de la lutte et aboli l’asile
universitaire en vue de la nouvelle lutte des classes qui se prépare.
Les luttes que Syriza avait assimilées puis désintégrées ont ouvert la
voie pour un État encore plus totalitaire comme nous l’avons vu par
l’arrivée au pouvoir de Nea Democratia.

Dans la continuité du mouvement de résistance des dernières années, nous
appelons les membres de la lutte, les rebelles, les squatteur-euse-s,
les collectifs et individu-e-s à redoubler d’efforts pour faire front
contre la répression. Avec comme objectif premier la défense des squats
et comme objectif général la défense de tous les acquis sociaux et les
victoires contre l’État et le capital, jusqu’à ce que ceux-ci soient
renversés.

Nous appelons à renforcer les structures sociales et à en créer de
nouvelles, amplifiant les luttes sociales et locales. Ne laissez aucun
régime s’approprier la lutte. Pour écraser les forces répressives, la
propagande médiatique, et faire éclater au grand jour la réalité de la
lutte des opprimé-e-s.

SOLIDARITÉ AUX SQUATS ET À TOUS LES ESPACES DE LUTTE
MIGRANT-E-S, NOUS LUTTONS ENSEMBLE

Des squats en Grèce:
https://radar.squat.net/fr/groups/country/GR/squated/squat
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) en Grèce:
https://radar.squat.net/fr/groups/country/GR
Des événements en Grèce: https://radar.squat.net/fr/events/country/GR

Publié le 4 september 2019 sur Indymedia Athènes
https://athens.indymedia.org/post/1599770/

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Afghanistan : une roquette tirée sur Kaboul le jour de l’anniversaire du 11-Septembre

Cette attaque est la première dans la capitale afghane depuis que Donald Trump a annoncé, samedi, mettre fin à des pourparlers avec les talibans sur un retrait des troupes américaines.

Un nuage de fumée s\'élève près de l\'ambassade des Etats-Unis à Kaboul (Afghanistan), après un tir de roquette, le 11 septembre 2019. 
Un nuage de fumée s’élève près de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul (Afghanistan), après un tir de roquette, le 11 septembre 2019.  (CARA ANNA / AP / SIPA)

Une roquette a touché, mercredi 11 septembre, un mur du ministère afghan de la Défense, situé près de l’ambassade américaine à Kaboul. L’attaque a eu lieu juste après minuit, aux premières heures du jour anniversaire des attentats qui ont touché les Etats-Unis, le 11 septembre 2001.

« Une roquette a touché un mur du complexe du ministère de la Défense, sans faire de victimes », a dit le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Cette attaque est la première dans la capitale afghane depuis que le président américain Donald Trump a annoncé, samedi, mettre fin à des pourparlers avec les talibans sur un retrait des troupes américaines. Ces derniers ont averti, mardi, que si les Etats-Unis abandonnaient ces discussions, ils le « regretter[aient] bientôt ».

Les attentats du 11 septembre 2001 à New York, à Washington et en Pennsylvanie ont provoqué l’intervention américaine en Afghanistan contre l’organisation Al-Qaïda, basée dans le pays, et contre les talibans alors au pouvoir à Kaboul. La capitale afghane a été la cible la semaine dernière de deux attentats, revendiqués par les talibans, qui ont fait de nombreuses victimes.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

ASSASSINS ET LÂCHES !

Deux adolescents palestiniens ont été assassinés et 66 blessés dans la bande de Gaza, ce vendredi, selon un bilan provisoire, transmis par Ziad Medoukh


Khaled, 14 ans tué ce vendredi



Les assassins ont encore tué et blessé des manifestants non violents ce vendredi dans la bande de Gaza.

Deux adolescents palestiniens de 14 et 17 ans ont été assassinés par l’armée d’occupation à l’est et au nord de la bande de Gaza, rapporte Ziad Medoukh, en direct de Gaza.

Soixante-six autres personnes ont été blessées par balles, et l’on sait les dégâts souvent irréversibles que font les balles explosives utilisées par les snipers israéliens.

« Ces palestiniens manifestaient pacifiquement près des zones tampon imposées par Israël sur les terres palestiniennes. Jusqu’à quand ces massacres israéliens contre notre peuple ? », interroge une fois de plus Ziad.

Plus de 7.500 palestiniens de toute la bande de Gaza s’étaient rassemblés ce vendredi 6 septembre pour la 73ème semaine de la grande « Marche du retour », avec comme principal slogan : « Protéger l’unité nationale  » .

« Gaza sous blocus résiste

La Palestine vivra !

La justice triomphera ! », termine Ziad.

BOYCOTT ISRAEL !

CAPJPO-EuroPalestine

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire