Prisonniers palestiniens : déjà des blessés un peu partout en Palestine occupée

Les jeunes de Jérusalem- Est, et de l’ensemble de la Cisjordanie ont affronté dès jeudi soir les forces d’occupation, et vendredi à 15 H, on comptait déjà de nombreux blessés dans les villes, villages et camps, tandis que les autorités israéliennes infligent de nouveaux châtiments aux grévistes de la faim.



Scène de rue à Béthléem

La colère a bel et bien éclaté face au durcissement des conditions de détention des prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim.

Et pour réprimer les manifestations, les tirs à balles réelles se sont ajoutées aux gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Plusieurs Palestiniens ont été blessés, dont certains à la tête.

  • A NAPLOUSE :


  • A HEBRON :


  • A QALQILIYA :


  • A JERUSALEM EST




Pendant ce temps dans les geôles de l’occupant, les attaques de grévistes de la faim se multiplient. Certains ont été frappés pour ne pas s’être levés pendant une fouille de cellules à Ashkelon.

L’administration pénitentiaire se livre maintenant à des « procès en interne » pour décider de mesures punitives à l’encontre des grévistes de la faim, dont le confinement solitaire pour 10 jours d’affilée, et à des amendes de 500 shekels (un peu plus de 100 euros) pour tous les grévistes de la faim.

Le comité des prisonniers a demandé à l’un des grévistes de la faim très malade, Atef Abd al-Karim Mariah from, et présentant une thrombose des membres inférieurs, de mettre un terme à sa grève de la faim.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

TOUS AU GRAND RASSEMBLEMENT UNITAIRE POUR LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS CE SAMEDI 29 AVRIL DE 15 H 20 À 17 H 30 PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS !

AINSI QUE DANS TOUTES LES AUTRES VILLES QUI ORGANISENT DES MANIFESTATIONS DE SOUTIEN !


CAPJPO-EuroPalestine

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Les frappes US ont laissé « les coudées franches à Israël » en Syrie

Une image prise à partir d’un réseau social montrant a priori les explosions à Damas, hier. Media Website via Reuters
ConflitSelon l’OSDH, un dépôt, vraisemblablement appartenant au Hezbollah, a explosé hier près de l’aéroport de Damas, qui accuse l’État hébreu.

28/04/2017

La Syrie a accusé son voisin israélien d’avoir provoqué une énorme explosion hier en tirant des missiles sur une position militaire, près de l’Aéroport international de Damas, situé à environ 25 km au sud-est de la capitale. Si l’implication israélienne se confirmait, il s’agirait de la deuxième attaque menée en quatre jours par Israël contre des cibles en Syrie.

« Une position militaire au sud-ouest de l’aéroport international de Damas a été la cible à l’aube d’une agression israélienne avec plusieurs missiles (…) », qui a provoqué des dégâts matériels, a indiqué hier l’agence officielle SANA citant une source militaire. Elle n’a pas précisé s’il s’agissait d’une position de l’armée syrienne ou de ses alliés.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH, basé à Londres) a indiqué qu’un dépôt d’armes, vraisemblablement appartenant au Hezbollah, qui combat auprès du régime syrien, avait explosé près de l’aéroport sans fournir d’autres détails. La plus grande partie de l’entrepôt était vide, a dit l’ONG. Selon la télévision al-Manar du Hezbollah, l’explosion « vraisemblablement due à un raid aérien israélien » s’est « produite dans des dépôts de fuel et un entrepôt ».

L’État hébreu, qui confirme rarement ses nombreuses attaques lancées en territoire syrien depuis le début de la guerre civile en 2011, a laissé entendre qu’il pourrait en être l’auteur. S’il n’a pas confirmé la responsabilité de son pays, le ministre du Renseignement, Israël Katz, a déclaré que la frappe présumée était « cohérente » avec la politique israélienne. L’armée israélienne n’a, elle, fait aucun commentaire.

 

(Lire aussi : Israël craint la formation d’un « croissant iranien » au Moyen-Orient)

 

Des frappes destinées au Hezbollah
Ces frappes israéliennes en Syrie ne sont pas une première et « s’inscrivent dans la continuité des frappes précédentes qui n’étaient pas destinées au régime syrien, mais aux modalités d’approvisionnement en armement du Hezbollah, précise à L’Orient-Le Jour Barah Mikail, spécialiste du Moyen-Orient et professeur à la Saint Louis University de Madrid. Ils ont profité d’une fenêtre d’opportunité ».

Le chercheur fait référence notamment à un raid confirmé par Israël à la mi-mars près de Palmyre sur des cibles présentées par Israël comme liées au Hezbollah et qui avait provoqué une riposte de l’armée de l’air syrienne ; un tir de missile en direction d’Israël avait alors été intercepté. Deux jours plus tard, Israël Katz rappelait ce qu’Israël considère comme des « lignes rouges » : le transfert d’armements sophistiqués au Hezbollah et l’ouverture d’un front près du territoire israélien. « En s’établissant durablement en Syrie avec le soutien du Hezbollah, l’Iran veut constituer un axe territorial reliant son territoire au Liban en passant par l’Irak et la Syrie, ce qui ne pourrait que mettre en danger la sécurité d’Israël », lançait-il en février.

Par ailleurs, le contexte de ces dernières semaines est également à prendre en compte. « L’envoi des 59 missiles Tomahawks américains sur la base aérienne d’al-Shayrat (dans la nuit du 6 au 7 avril) a donné le sentiment à Tsahal d’avoir les coudées franches pour intensifier ses frappes contre le Hezbollah en Syrie », explique Didier Leroy, chercheur à la chaire de sociologie de l’École royale militaire de Belgique et au Centre d’études de la coopération internationale et du développement de l’Université libre de Bruxelles, contacté par L’Orient-Le Jour. « Les tensions actuelles entre Israël et le Hezbollah sont à un stade inégalé depuis 2006, et la polarisation de la région pourrait donner une avance à Israël avec le soutien américain », constate Didier Leroy.

En début de soirée, l’armée israélienne a annoncé avoir abattu hier une « cible » au-dessus du plateau du Golan occupé. « Le système de défense aérien Patriot a intercepté une cible au-dessus du plateau du Golan », a affirmé l’armée sur son compte Twitter, sans donner plus de détails. Les médias israéliens ont indiqué que la « cible » était un drone, mais une porte-parole de l’armée a refusé de commenter l’information.

 

(Pour mémoire : Le Hezbollah « rassuré » sur les développements en Syrie)

 

Moscou appelle à la « retenue »
De son côté, le Kremlin a appelé hier à la « retenue » et a mis en garde contre une « montée des tensions » suite à ces frappes. « Nous estimons que tous les pays doivent faire preuve de retenue pour éviter une montée des tensions dans une région déjà passablement agitée et appelons au respect de la souveraineté de la Syrie », a déclaré à des journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

En réponse à la question d’un journaliste sur le fait de savoir si Israël a prévenu ou pas Moscou de l’imminence d’un bombardement, le porte-parole a répondu que la Russie et Israël « échangent des informations via différents canaux ». « Nos états-majors ont un dialogue constant », a ajouté le porte-parole, alors que le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a rencontré mercredi à Moscou son homologue russe Sergueï Choïgou. M. Peskov répondait à une question impliquant une responsabilité israélienne, mais n’a pas dit que la Russie considérait que l’État hébreu était responsable du bombardement près de l’aéroport international de Damas.

 

 

Pour mémoire
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Demande d’expulsion de militants kurdes/turcs : le combat continue !

A t-on encore le droit d’être étranger et militant en France ? La France a-t-elle vocation à sous-traiter la répression turque contre les militants de gauche ? C’est ce que que semble indiquer le cas de trois kurdes menacés d’expulsion bien qu’ayant obtenu le statut de réfugiés politiques en France. Leur « faute » ? Mener depuis la France un combat contre le fascisme turc…

Ilgin Guler, un militant kurde originaire de Turquie, vit en France de manière régulière depuis des années. Il fait partie d’un groupe de trois militants kurdes et turcs – les deux autres sont réfugiés politiques – dont l’Etat français a demandé l’expulsion, dans une perspective évidente de coopération avec la Turquie. Le 31 janvier dernier, la commission d’expulsion de la préfecture de Melun se prononçait favorable à son expulsion. Dans les notes blanches de la DGSI constituant son dossier, on retrouve des accusations semblables à celles portées sur les dossiers de deux autres militants : participation à la fête de l’humanité, défilé du 1er mai, manifestations pour la défense des droits des prisonniers politiques, toutes activités faites sous le drapeau du Front Populaire de Turquie, organisation légale en France comme en Turquie, mais systématiquement reliée par le gouvernement français au DHKP-C, organisation de lutte armée classée sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne et des Etats-Unis.

Petit rappel de l’actualité récente en Turquie : 110 000 fonctionnaires ont été suspendus pour idée politique imputée ; 15 000 personnes au moins placées en détention pour les mêmes raisons ; le représentant de Reporter Sans frontières a été inculpé pour « terrorisme » après avoir publié des articles sur la cause kurde ; Asli Erdogan a été placée en détention pour les mêmes raisons en tant que romancière, simplement parce que son nom apparaissait dans un journal pro-kurde. Est-ce que c’est dans cette direction que souhaite aller la justice française ? Car à la lecture des cette conclusion, on s’en approche.

A t-on encore le droit d’être étranger et militant en France ?

L’État français a-t-il vocation à sous-traiter la répression turque contre les militants de gauche ?

Voici, en quelques points, un résumé de l’affaire :

1/ Qui sont-ils ?

ADEM YILDIZ est un militant turc progressiste de 27 ans, inquiété en Turquie pour ses activités auprès du Front Populaire : régulièrement placé en garde à vue, harcelé par les forces de l’ordre pour ses idées marxistes-léninistes, comme actuellement le sont des milliers de personnes en Turquie, il obtient pour cette raison, parce que l’État français considère qu’il mérite sa protection, le statut de réfugié politique à l’OFPRA dès son arrivée en France, en 2010.

ILGIN GULER est un kurde de Turquie, qui rejoint sa mère en France à l’âge de 17 ans, il y a plus de 10 ans. Il ne pratiquait aucune activité politique en Turquie. Sa mère a bénéficié du droit d’asile en France par opinion politique imputée, c’est-à-dire en vertu des idées que lui prêtait, sans qu’elles soient corroborées par des faits mais simplement en raison de ses liens familiaux avec des militants, le gouvernement turc de l’AKP. Ilgin a obtenu son titre de séjour en France lorsque sa mère a obtenu la nationalité française.

MEMET DOGAN est un ancien prisonnier politique kurde de Turquie. Il a déjà passé 22 ans en prison en Turquie, en tant que militant d’un mouvement de gauche révolutionnaire aujourd’hui disparu, Devrimci Sol. En 2000, il entame avec d’autres prisonniers turcs une grève de la faim pour protester contre leur transfert en prison de type F, un modèle venu d’Europe visant à isoler les prisonniers en les regroupant 3 par 3 et non plus en dortoirs, en limitant leur accès aux livres, leurs droits élémentaires à la correspondance, aux sorties, aux visites, etc. L’État turc réplique lors de la tristement nommée opération « Retour à la vie », attaquant lâchement des prisonniers et prisonnières à bout de force à coup d’armes disproportionnées : bulldozers, lance-flammes, gaz fumigènes et armes lourdes. 28 prisonniers sont morts dans leur cellule, tués par l’État (la police affirmera qu’ils se sont « volontairement » immolés par le feu), 12 ont été rendus infirmes à vie. Memet Dogan y a perdu un œil, et la capacité partielle de ses mains et de ses bras. Il s’est réfugié en France, et y a obtenu, lui aussi, le droit d’asile politique.

Il est à noter que la violence terroriste est une cause d’exclusion au statut de réfugié politique en France : l’État français concède donc qu’au moment de leur admission, les inculpés n’avaient commis aucun acte à portée terroriste en Turquie. Et en effet, aucune charge concernant des actes violents n’avait été prise contre eux, puisqu’il suffit en Turquie d’avoir des idées trop éloignées de celles du gouvernement pour être menacé d’emprisonnement.

2/ La procédure d’expulsion

La procédure d’expulsion est une mesure extrêmement lourde de conséquences pour l’expulsé, qui normalement ne peut pas être prononcée contre des bénéficiaires du droit d’asile, surtout pas évidemment vers le pays qui les menace. Selon le droit français, pour pouvoir être expulsé, il faut au préalable qu’une décision de l’OFPRA ôte son statut au bénéficiaire, et pour se faire, il faut qu’il y ait par exemple condamnation judiciaire ou menace grave établie. Or l’État français, malgré une surveillance accrue des accusés, attestée par les notes blanches de la DGSI, n’a toujours pas trouvé la moindre occasion d’inculpation.

Adem Yildiz a certes écopé d’une peine de prison de 4 mois avec sursis pour avoir voulu exercer, lors du précédent procès de membres présumés du DHKP-C, son droit et le droit des familles et des proches à assister au délibéré – ce qui leur avait été empêché par barrage policier – mais une peine avec sursis n’est pas une condamnation suffisante pour retirer un droit d’asile.

Quant à Ilgin Guler, son casier judiciaire est vierge, à l’exception d’une interdiction de diriger une entreprise : on est bien loin ici d’actes à portée terroriste. Memet Dogan a également un casier vierge.

Le préfet du Val d’Oise dans le cas d’Adem, et le ministère de l’intérieur dans le cas d’Ilgin, ont tout simplement décidé de court-circuiter le fonctionnement judiciaire habituel, en demandant immédiatement, sans mesure intermédiaire, leur expulsion du territoire. On peut alors s’interroger : si menace il y a, pourquoi ne pas avoir pris justement de mesure intermédiaire ? Pourquoi les avoir laissé, pendant ces dizaines d’années de présence en France, agir en toute impunité et liberté, si réellement ils devaient constituer un danger pour la France ? Et inversement, comment se fait-il qu’aucun des trois ne soit jamais passé à l’acte visé par la menace, puisqu’aucun des trois n’a jamais été appréhendé, arrêté, ou condamné, malgré la surveillance dont ils font l’objet ?

La commission d’expulsion du Val d’Oise, qui donne un avis consultatif qui peut ne pas être suivi par la préfecture, a rendu le 1er décembre dernier à Pontoise un avis défavorable à l’expulsion d’Adem Yildiz, dont les actes de militantisme devaient être jugés sur critères de « troubles à l’ordre public ». La commission a jugé avec raison, qu’Adem n’ayant jamais été mêlé à un acte violent en France, il était difficile de motiver l’expulsion sur une base tangible, simplement à partir de ses activités militantes légales.

En revanche, la commission d’expulsion de Seine et Marne, a quant à elle rendu le 31 janvier à Melun un avis favorable à l’expulsion d’Ilgin Guler, qui devait pourtant être jugé sur la base du critère plus difficile à établir de « menace de manière imminente pour la sécurité de l’État », en raison d’un plus grand nombre d’années en France qui jouait en faveur de son dossier.

On voyait mal ce qui pouvait constituer une menace imminente dans les accusations adressées par la Cour – à savoir l’absence de travail fixe et déclaré depuis au moins 2 ans, et le soutien affiché à un prisonnier politique kurde, Erdogan Cakir, en grève de la faim en France en 2015 pour protester contre des fouilles au corps humiliantes rendues systématiques suite à la déclaration d’État d’urgence. Ironie de l’actualité, s’il fallait une preuve que ce soutien était légitime, l’État lui-même nous la donne puisque Erdogan Cakir vient de gagner son procès contre la prison de Villepinte, entraînant l’annulation de la procédure et le versement de dommages et intérêts suite aux dégâts causés sur sa personne physique par 40 jours de grève de la faim. Ces deux points, associés à un soutien idéologique qu’il n’a jamais nié au Front Populaire de Turquie, devait selon l’argumentaire de la cour représenter des motifs valables d’inquiétude pour les intérêts de la France et motiver l’expulsion.

C’est cette même commission d’expulsion qui s’apprête à juger du cas de Memet Dogan le 24 MAI prochain.

3/ Que leur est-il reproché ?

L’État français soupçonne leur appartenance au DHKP-C, que la France lie systématiquement au Front Populaire de Turquie, une organisation qui œuvre dans la sphère démocratique. Le Front Populaire de Turquie est un parti démocratique, marxiste-léniniste, qui se place du côté du peuple contre la répression du gouvernement.Parmi ses actions, on peut citer la création de parlements populaires qui s’ancrent dans les quartiers, avec pour objectif d’accompagner les habitants dans la résolution des problèmes du quotidien, et notamment la lutte contre les addictions aux drogues et les réseaux mafieux ; mais aussi le bureau de droit du peuple, proposant des consultations d’avocats libres et gratuites, et les architectes et ingénieurs du peuple, qui mettent leurs savoirs et compétences au service des plus modestes, avec par exemple comme projets la construction d’éolienne pour alimenter les foyers en électricité, ou le développement de jardins éducatifs en villes.

En résumé, Le Front Populaire est une organisation qui milite pour les droits et les libertés des peuples, contre le fascisme turc et le capitalisme mondialisé, et pour un système populaire et socialiste.

Adem, Ilgin et Memet ne cachent pas leur soutien idéologique au Front Populaire de Turquie, puisque c’est bien pour cette raison qu’ils ont été placés sous protection du droit d’asile. Ils sont militants de gauche, se battent contre la Turquie de l’AKP, ont pris des risques dans leur pays pour cette cause et ne peuvent pas sur demande changer d’opinion ou de valeurs, pour faire plaisir à l’État français.

Ils ont donc, ce qui est attesté parfois avec de singulières erreurs par les notes blanches de la DGSI, participé à de nombreux évènements légaux et déclarés sous le drapeau rouge du Front Populaire de Turquie : le cortège du défilé du 1er mai ; le stand de 120 m2 occupé chaque année à la fête de l’Humanité, aux côtés de centaines autres organisations internationales de gauche ; les concerts de Grup Yorum qui réunissent à chaque fois des centaines en France, et des centaines de milliers en Turquie de participants, familles, enfants, jeunes et moins jeunes : loin d’être des terroristes, plutôt des gens du peuple sympathisants de gauche.

On leur reproche, de plus, par exemple de participer à la vente d’une revue légale diffusant l’actualité sur la Turquie et les idées marxistes – pour Adem -, ou la participation à un camp de vacances de la gauche turque – pour Ilgin. Mais aucune de ses activités n’est illégale ! On leur reproche en définitive d’être militant, et pire, d’être militant étranger. Comme l’a déclaré la présidente de séance lors de délibéré de la commission d’expulsion d’Ilgin, « Vous faîtes passer vos activités militantes avant le principe de réalité qui est de travailler pour vivre », mais qui a-t-il là de condamnable sauf de manière subjective, et surtout qu’y a-t-il là qui puisse constituer une menace ?

L’État français a mené sa petite enquête, et aimerait trouver un chef d’inculpation valable, tel qu’association de malfaiteurs ou financement d’organisation terroriste, par exemple. Sauf que les dossiers sont abyssalement vides. D’où l’effet presque comique – si les conséquences n’en étaient pas si graves -, et irréaliste de la liste des faits reprochés, qui ferait presque de chaque militant un danger imminent pour la France. Mais n’est-ce pas d’ailleurs en substance ce que dit ce dossier hallucinant, n’est-ce pas ce que confirme également la pénible actualité de ces derniers mois de vie politique en France ?

4/ Qu’est-ce que le DHKP-C ?

Le DHKP-C est une organisation marxiste-léniniste de Turquie, sensible à la question de l’oppression nationale, classée sur la liste des organisations terroristes des États-Unis, de l’Union Européenne, du Canada, de la Turquie et du Royaume-Uni.

L’histoire de la création du DHKP-C, et de Devrimci Sol, mouvement qui lui a précédé, est intimement liée à l’aggravation de la répression et des conditions de détention en Turquie, suite au coup d’État de 1980. L’armée prend alors le pouvoir, 650 000 personnes sont arrêtées et torturées, des centaines de personnes sont tuées en prison, des milliers de procès politique sont engagés. En pleine vague de répression, en 1981, des militants de Devrimci Sol attaquent un commissariat d’Izmir qui servait de camp de torture. S’en suivent des exécutions de tortionnaires de la police politique, et la destruction d’une clinique qui utilisait des prisonniers comme cobayes. En 1991, une série d’arrestation décime le mouvement, qui se reformera en 1994 sous le nom de DHKP-C. De même que Devrimci Sol, le DHKP-C n’exclut pas de recourir à la violence contre les forces armées turques pour mener son combat contre le fascisme, entraînant la mort principalement de ses membres et de membres de force de police ou de représentants de l’État.

Mais d’où juge-t-on ? On parle là d’un gouvernement capable de tirer sur des manifestants pacifiques à balles réelles lors des manifestations de Gezi, d’attaquer jusqu’à la mort des prisonniers affaiblis par une grève de la faim, et aujourd’hui sous l’État d’urgence de renvoyer de la fonction publique plus de 110 000 juristes, magistrats, professeurs, journalistes, sur la base de leurs idées politiques imputées. Pour citer un membre présumé du DHKP-C – lors de son procès en France en 2012, « Ils ne veulent pas savoir ce qui pousse les gens à la violence. Le DHKP-C a buté un mec, ce mec était responsable de la mort de 123 prisonniers, qui est le terroriste ? » [1]

De quelle côté se trouve la terreur ?

Et même en jugeant son action illégitime et condamnable, le DHKP-C n’a jamais commis aucune action violente contre des ressortissants français, il n’est actif qu’en Turquie. Pour justifier leur décision, les magistrats clament que les inculpés sont susceptibles de s’en prendre aux intérêts de la Turquie, et à ceux des États-Unis en tant qu’organisation anti-impérialiste, alors « pourquoi pas à ceux de la France ». Mais l’ordre d’expulsion doit se baser sur une menace imminente sur la sphère publique française, sur des troubles à l’ordre public sur le sol français, sur des actes imputables à ces militants en France, et non à d’autres militants sur d’autres sols, quand bien même serait-il prouvé qu’ils fassent partie de la même organisation. En France comme ailleurs, ces 3 militants n’ont commis aucun acte qui puisse être traduit en justice. N’y a-t-il pas là une logique pour le moins approximative et dangereuse en vue de justifier une décision aussi lourde de conséquences qu’une expulsion ?

Quelle justice y a-t-il à accorder l’asile à des hommes menacés dans leurs pays pour leurs idées, puis, quelques années plus tard, à les menacer d’expulsion sur la base des mêmes idées ? Comment le justifier si jamais aucun acte violent ni même aucun acte répréhensible n’a été perpétré, et qu’aucune intention n’a même été formulée ? Si la seule cible et le seul intérêt dont se prévaut cette organisation est et reste la seule politique turque ?

6/ Que risquent-ils en Turquie ?

En les renvoyant en Turquie, la France les condamne à ce contre quoi elle s’était engagée à les protéger : de lourdes peines de prison assorties, inévitablement, de tortures. Inutile de préciser qu’une expulsion en Turquie pour un militant estampillé « extrême-gauche » ne ressemble pas une ballade de courtoisie. Amnesty International et Human Rights Watch ont déjà condamné les autorités turques dans leurs rapports sur les actes de torture en prison. Les prisonniers politiques, parce qu’il s’agit en les attaquent de s’attaquer aussi à leurs idées, mais également parce qu’ils sont en général moins exercés à la violence que les prisonniers de droit commun, sont particulièrement exposés aux actes de tortures. Dans le cas de MEMET DOGAN, la France s’apprête à renvoyer à la torture inévitable un homme qui a encore de lourdes séquelles de son précédent passage en prison.

Lorsqu’il s’agissait de la compagne d’Ilgin Guler, Sevil Sevimli, arrêtée et enfermée en Turquie au cours d’un séjour Erasmus en 2012, l’Etat français s’était montré étrangement plus protecteur envers sa ressortissante bi-nationale, et pointait alors la disproportion de la peine encourue en Turquie – 32 ans de prison – avec les faits reprochés par le gouvernement d’Erdogan. Ces faits étaient exactement similaires à ceux que pointe aujourd’hui le gouvernement français dans ses notes : participation au défilé du 1er mai, participation aux concerts de Grup Yorum, « propagande » en faveur de la gratuité de l’éducation, etc. Ils sont ceux sur lesquels le gouvernement turc se base, systématiquement, pour envoyer des militants de gauche tels que Memet Dogan en prison.

Que disait la presse à l’époque ? « Le cas de Sevil Sevimli est emblématique des dérives de l’arsenal législatif anti-terroriste mis en place par Ankara pour lutter contre la rébellion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et l’extrême gauche. De nombreux étudiants, journalistes ou avocats sont aujourd’hui emprisonnés pour leurs seuls liens avec ces deux mouvances. » ( Le monde daté du 15 février 2013).

Étrangement là encore, ce qui paraissait à l’époque une dérive fasciste à mettre sur le compte d’un État répressif, fait couler beaucoup moins d’encre et lève plus de suspicions sur les accusés lorsqu’il s’agit de notre propre pays, « démocratique » nous dit-on, « État de droit » peut-on entendre.. mais les cas sont exactement les mêmes ! Cinq ans plus tard, c’est la France qui déploie l’arsenal législatif anti-terroriste qu’elle condamnait à l’époque. Qu’a-t-il bien pu se passer pour que s’opère ce revirement à 360° dans la politique française de coopération avec la Turquie.

Nous, comité de liberté, sommes atterrés par ces menaces d’expulsion aux arguments inaudibles, par cette volonté affichée de « faire le ménage » chez des militants progressistes qui ne représentent clairement aucune menace sur le sol français, et sur la désinvolture avec laquelle l’État et la justice française jouent avec les vies de personnes qui était venues y chercher refuge, en contournant ses propres règles.

Pour défendre le droit à l’asile des militants étrangers, pour défendre demain nos droits à tous à militer et à la liberté d’opinion, rejoignons Adem, Ilgin et Memet dans leur combat contre l’État français et ses dérives fascistes !

Refusons avec eux que la France se fasse la sous-traitante de la répression turque contre les militants anti-régime !

Contact : comitedeliberte@gmail.com

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70 militants du PKK et des YPG tués dans des frappes aériennes turques en Syrie et en Irak

  2017-04-26 15:33:39  xinhua
Environ 70 militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et des Unités de protection du peuple (YPG) ont été tués en Irak et en Syrie par des frappes aériennes turques, ont déclaré mardi des sources au sein des forces armées.Selon la presse locale, des avions de combat turcs ont procédé à un pilonnage intensif des positions du PKK et des YPG à Sinjar, en Irak, ainsi que dans le nord de la Syrie. Des abris, des arsenaux et des centres de communication appartenant à ces organisations ont été détruits dans les frappes.

Ces opérations ont été lancées contre des cibles préalablement identifiées dans la région, afin d’empêcher le PKK d’introduire clandestinement des armes et des explosifs en Turquie et d’y mener de futures attaques, a déclaré un communiqué de l’armée.

Fondé en 1978, le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l’Union européenne. Il a repris la lutte armée en juillet 2015, après une brève période de réconciliation avec le gouvernement turc.

source: http://french.cri.cn/621/2017/04/26/301s510864.htm

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appello campagna contro la guerra imperialista

Appello alle situazioni collettive e a tutti i compagni a contribuire alla campagna:

Opporsi alla guerra imperialista e al nostro imperialismo, sostenere la resistenza dei popoli”

Perché una campagna contro la guerra imperialista?

La fase che attraversiamo è caratterizzata profondamente dalla guerra imperialista: barbarie e morte sono all’ordine del giorno, le grandi potenze imperialiste, in particolare quelle della Nato tra cui l’Italia, ci stanno trascinando verso la guerra mondiale dispiegata attraverso tutta una serie di guerre regionali che interessano via via più paesi e aree del pianeta.

È la situazione di crisi sistemica del capitalismo che porta la borghesia alla guerra. La crisi economica spinge le potenze alla contesa armata per accaparrare mercati, materie prime, forza lavoro, per rastrellare i profitti necessari alla valorizzazione dei capitali che, in condizione di sovrapproduzione, non riescono a valorizzarsi.

La contraddizione tra paesi imperialisti e nazioni oppresse si interseca sempre più visibilmente con la contraddizione interimperialista che, acuendosi nella crisi, rende incipiente la tendenza alla guerra tra poli imperialisti rivali, attualmente evidenziandosi nello scontro tra Russia e Cina da un lato e blocco atlantico dall’altro. Le grandi potenze, espressione delle fazioni di borghesia monopolista, devono spartirsi il mondo a suon di bombe, per eliminare i capitali concorrenti come già successo con i due conflitti mondiali.

La stessa propaganda della ripresa globale, con gli Usa in testa, è una gran bufala visto che la crescita statunitense è nuovamente basata principalmente sulla speculazione finanziaria, come era stato negli anni che hanno portato al tracollo finanziario del 2007. L’illusione che questa tendenza potesse ridimensionarsi con l’elezione di Trump è presto svanita con il recente bombardamento sulla Siria, la sperimentazione di nuove armi di distruzione di massa in Afghanistan e le minacce di una guerra atomica in Corea.

Noi pensiamo che se c’è la guerra, ovvero la “continuazione della politica con altri mezzi”, per determinare la nostra politica di comunisti, dobbiamo rovesciare nell’interesse della nostra classe questo assioma, partendo dal dato della guerra per agire nel reale, perché esso influenza tutti i rapporti sociali e le tutte le azioni dello Stato, riversandosi su ogni singola contraddizione che il proletariato e le masse popolari vivono e sulle quali noi dobbiamo intervenire politicamente. La guerra imperialista non è, infatti, solo proiezione esterna dell’imperialismo, nella ripartizione dei mercati, ma è compattamento del fronte sociale interno, rientrando pertanto nella strategia di controrivoluzione preventiva messa in atto dagli Stati imperialisti. Ciò è chiaro, ad esempio, a partire dalla legislazione dei singoli Stati imperialisti che, via via si rafforza il processo di guerra imperialista sul fronte globale, diventa più autoritaria e repressiva. I decreti Minniti sono solo l’ultima concretizzazione di tali passaggi di elaborazione di un “diritto di guerra” sul fronte interno, per tacitare ogni antagonismo politico e sociale e gestire le conseguenze sempre più gravi che il processo di guerra imperialista ha anche nei paesi da cui si sviluppa (immigrazione, attentati, ulteriore taglio delle spese sociali a favore di quelle militari…).

Come mai in questa grave situazione non si sta sviluppando un movimento contro la guerra?

Noi rispondiamo che il motivo principale sta nell’incapacità di elaborare e sviluppare una visione politica di classe, o meglio del proletariato. Questa mancanza di autonomia ideologica porta ad essere subalterni, in un modo o in un altro, alla visione delle cose che, oggettivamente o soggettivamente, collima con gli interessi della borghesia imperialista italiana, europea e statunitense. Questo si è verificato nel corso dei vari conflitti che via via si sono sviluppati negli ultimi anni, dalla Libia fino alla Siria: la propaganda borghese della guerra contro gli Stati canaglia e contro il terrorismo” ha influenzato e influenza, purtroppo, sia le masse popolari sia ampi settori del cosiddetto movimento antagonista.

Prodotto di questa confusione è una mobilitazione in solidarietà dei popoli che resistono sempre più timida, al punto addirittura per alcuni di appiattirsi sulla propaganda imperialista volta a giustificare le operazioni militari in nome di una presunta pace o democrazia.

Per questo riteniamo importante all’interno della campagna sviluppare anche iniziative di dibattito e momenti di formazione per riappropriarci degli strumenti ideologici necessari a elaborare una corretta lettura della fase e delle contraddizioni che la caratterizzano.

Tutti i popoli vogliono la pace, ma non ci si deve far ingannare dalle parole d’ordine della borghesia, che ha preso questo genuino sentimento delle masse trasformandolo a giustificazione per la sua guerra, costruendo tutto un immaginario di “bombe intelligenti” e “operazioni di peacekeeping” che servono solo ai suoi interessi. Obiettivo della borghesia è, infatti, attraverso un presunto pacifismo, entrare tra le file delle masse per condizionarle ideologicamente e creare desolidarizzazione nei confronti dei popoli aggrediti che hanno risposto con la resistenza e la lotta di liberazione.

Noi siamo favorevoli all’abolizione delle guerre, noi non vogliamo la guerra. Ma non si può abolire la guerra se non mediante la guerra. Affinché non esistano più fucili, occorre il fucile.”

Rifacendoci a questo insegnamento di Mao Tse Tung, pensiamo che esistono guerre giuste e guerre ingiuste e, di conseguenza, che le guerre giuste, le resistenze dei popoli, siano la sola strada per le masse e vanno sostenute. Ogni guerra va, dunque, compresa nella sua natura e nei suoi obiettivi di classe.

Il pacifismo porta acqua al mulino della borghesia imperialista poiché nega il ruolo delle guerre giuste nel progresso dell’umanità, che oggi significa prima di tutto lotta contro l’imperialismo.

Le grandi borghesie dei paesi della Nato e i loro alleati da decenni stanno conducendo aggressioni su aggressioni: Palestina, Jugoslavia, Iraq, Somalia, Afghanistan, Pakistan, Libano, Libia, Ucraina, Siria, Yemen…I popoli aggrediti rispondono con la guerra di resistenza e di liberazione. Lo scontro tra le potenze imperialiste più aggressive (blocco Nato) e popoli oppressi si interseca con lo sviluppo delle grandi borghesie dei paesi in ascesa sul piano mondiale, come Russia e Cina, costrette anch’esse a rispondere per garantire la loro fetta di ripartizione dei mercati globali. Questo scontro tra potenze imperialiste produce la tendenza alla massima globalizzazione del conflitto, ad una nuova guerra mondiale.

La grande borghesia italiana è parte di questo processo distruttivo. I principali monopoli come Eni, Finmeccanica, Fincantieri e tutta la filiera capitalistica italiana sono protagonisti delle rapina imperialista a danno dei popoli e responsabili di tutto ciò che ne consegue in termini di distruzione delle economie locali, devastazione ambientale, saccheggio delle risorse naturali.. Inoltre l’Italia è il principale crocevia di guerra del Mediterraneo, contando quasi centocinquanta installazioni militari Usa-Nato. È il paese con militari schierati sul maggior numero di fronti di guerra. Ogni governo che passa lega sempre di più il nostro paese al regime sionista di “Israele”, principale avamposto di guerra imperialista in Medio Oriente. Lo Stato italiano spende 64 milioni di euro al giorno in campo militare a fronte di continui tagli alla spesa sociale, ai milioni di proletari che cadono nella disoccupazione, nella precarietà e nella miseria. Contemporaneamente si attrezza sia sul piano della propaganda sia su quello repressivo: militari sempre più numerosi nelle strade con crescente operabilità e dentro le scuole e le facoltà universitarie a tenere lezioni; diffusione dell’ideologia discriminatoria contro gli immigrati verso i quali convogliare il malcontento sociale; nuove leggi di guerra, militarizzazione dei territori, progressiva chiusura degli spazi di agibilità politica e di manifestazione del dissenso che si traduce in denunce, arresti, fogli di via, denunce, arresti, fogli di via.

Per opporci alla guerra imperialista come comunisti dobbiamo dunque considerare entrambi i fronti, combattere in primo luogo l’imperialismo italiano e sostenere la resistenza dei popoli aggrediti.

Di fronte a tutto questo ci impegniamo in questa campagna di mobilitazione contro la guerra imperialista per sostenere i percorsi di lotta che già esistono contro le basi e le installazioni militari e in solidarietà ai popoli che resistono e anche per promuovere iniziative, assemblee e organismi per la controinformazione, l’agitazione, la propaganda, la formazione, il boicottaggio e la lotta.

Vogliamo contribuire allo sviluppo di un movimento contro la guerra imperialista che si collochi nella più generale prospettiva di farla finita, attraverso la lotta di classe e nella prospettiva rivoluzionaria, con un sistema capace solo di generare sfruttamento e barbarie.

Punti e obbiettivi della campagna

Riteniamo importante con questa campagna sviluppare iniziative volte da un lato a rafforzare la solidarietà con la resistenza dei popoli e dall’altro volte contro l’imperialismo di casa nostra, costruendo e partecipando a mobilitazioni, dibattiti, assemblee e organismi contro la guerra e sostenendo e promuovendo la lotta contro le basi e le strutture militari nel territorio dello Stato italiano. Questa campagna dovrebbe essere anche occasione per sviluppare la nostra capacità di intervento nei vari settori, analizzandoli attraverso la lente della guerra: capitale/lavoro; immigrazione; taglio alle spese sociali; scuola e università; militarizzazione del territorio; repressione e controrivoluzione.

Materiali

Abbiamo prodotto un manifesto e siamo disponibili alla presentazione della campagna. Inoltre possiamo socializzare i materiali di formazione che abbiamo prodotto per svolgere gruppi di studio e seminari e i materiali informativi sulla resistenza dei popoli e sull’immigrazione quale diretta conseguenza della guerra imperialista.

Ulteriori strumenti sono la rivista Antitesi che affronta temi di approfondimento sull’imperialismo, la guerra e la resistenza dei popoli, e la radio web Radiazione che promuove trasmissioni, rubriche e speciali sul tema ed è disponibile ad ogni collaborazione.

Questo è quanto abbiamo messo a punto finora, ma ovviamente siamo aperti a tutte le collaborazioni e invitiamo tutti i compagni e le compagne, singoli e organizzati, che condividono questi contenuti e sono interessati a contribuire a questa mobilitazione, a contattarci e ad elaborare e proporre tutti quei materiali utili nei propri territori, scuole, università e posti di lavoro per sviluppare la contestazione e la mobilitazione contro la guerra.

Costruiamo organismi contro la guerra imperialista!

10 100 1000 iniziative di formazione, di propaganda, di mobilitazione, di lotta

per costruire il movimento contro la guerra imperialista!

Trasformare la guerra imperialista in lotta di classe!

Collettivo Tazebao

aprile 2017

collettivo.tazebao@gmail.com

www.tazebao.org

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Somalie. Halte à la persécution des journalistes et syndicalistes

Le gouvernement somalien préfère les syndicats qui se soumettent à son contrôle…
Au cours des quatre dernières années, le gouvernement fédéral de Somalie s’est attaqué à l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ) et la Fédération des syndicats somaliens (FESTU), pour la simple raison qu’ils refusaient de se soumettre au contrôle du gouvernement.

Celui-ci a interdit les réunions syndicales de NUSOJ à Mogadiscio, imposé des membres non syndiqués en tant que dirigeants de FESTU et NUSOJ, intimidé leurs dirigeants et leurs membres, y compris par des arrestations et restrictions de voyage.

L’enregistrement des statuts des syndicats a été refusé pour les rendre illégaux.

Les plus hauts juges du pays ont été licenciés pour avoir rendu des décisions favorables au syndicat en février 2016.

FESTU s’est vue nier son droit de représenter les travailleurs sur des plateformes tripartites.

La Cour suprême de Somalie et l’OIT ont reconnu la représentativité de NUSOJ et FESTU sur la plan international, le gouvernement doit faire de même et cesser la répression exercée contre ces syndicats.

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Georges Abdallah in sciopero della fame!

Dal 24 aprile, Georges I. Abdallah e’ in sciopero della fame per 3 giorni, in solidarietà con i prigionieri palestinesi. A Georges si sono uniti nello sciopero, nel carcere di Lannemezan, prigionieri marocchini, tunisini, algerini e baschi.

(Samidoun)

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