Libertà per i 4500 prigionieri palestinesi nelle carceri sioniste

In occasione della Settimana internazionale per la liberazione di Ahmad Sa’adat e tutti i prigionieri palestinesi, il 18/1/2021, a Milano, abbiamo partecipato al presidio davanti all’aula bunker del carcere di S. Vittore, organizzato in solidarietà con 22 detenuti processati per le rivolte di marzo 2020.

In un momento di pandemia per il Covid, in cui gli Stati impediscono la libertà di movimento ed ha creato anche in Italia una condizione di  continui contagi nelle carceri e repressione delle rivolte che sono costate 14 morti tra i detenuti, con la nostra presenza abbiamo portato una duplice solidarietà. 

Non è nostra intenzione presentare i prigionieri come vittime ma essere al loro fianco con una solidarietà che sottolinei la loro resistenza e la lotta anticoloniale che continuano a portare avanti. 

Da anni riteniamo la Palestina e la lotta dei palestinesi, non un valore avulso dalla nostra realtà, ma parte integrante della nostra lotta, qui, contro l’imperialismo ed il sionismo, in tutte le sue forme. 

Libertà per tutti i prigionieri, libertà per tutti i compagni, libertà per A. Sa’adat e Georges I. Abdallah! 

19/1/2021

Solidali con la Palestina

Presidio di Milano

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Deuxième jour consécutif de bombardements sur Gaza

Trois raids israéliens et bombardements intensifs ont frappé la bande de Gaza la nuit dernière.

 C’est dans les villes de de Beit-Hanoun au nord, et de Maghzai au centre de cette région sous blocus, et sous couvre-feu sanitaire, que l’armée israélienne a fait le plus de dégâts ce mardi, rapporte Ziad Medoukh.

Plusieurs maisons ont été endommagées par ces bombardements, qui visent à terroriser la population civile, indique Ziad. 

Deuxième jour consécutif de bombardements sur Gaza

En ce qui concerne les sanctions sur l’Iran, on est forts, mais pour Israël (qui, rappelons-le, refuse toute inspection de ses installations nucléaires), pas un mot ! Une honte.

BOYCOTT ISRAEL !

CAPJPO-EuroPalestine

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En Tunisie, le mécontentement social explose

Publié le : 19/01/2021 Audio 02:19

Des manifestants défient l'ordre de confinement dimanche 17 janvier, en périphérie de Tunis.
Des manifestants défient l’ordre de confinement dimanche 17 janvier, en périphérie de Tunis. FETHI BELAID AFP

Par : Aabla Jounaïdi Suivre 6 mn

Dix ans après la Révolution tunisienne, étincelle des « Printemps arabes », voilà que les rues du pays s’embrasent à nouveau. Bravant le couvre-feu, des milliers de jeunes, parfois mineurs, ont affronté les forces de l’ordre ces derniers jours. Pour exprimer leur colère, leur désespoir face à l’absence de perspectives économiques notamment. Pour ces jeunes comme pour des millions d’autres Tunisiens, la situation s’est nettement dégradée en 10 ans et les slogans pour un travail digne n’ont plus d’écho dans leur quotidien. Reportage dans la région de Sfax. Publicité

Ils sont une centaine rassemblés devant le siège de la délégation de Skhira près de Sfax, interpellant le représentant local de l’État qui leur a dit il y a quelques jours « désolé, l’État n’a plus de budget pour renouveler vos contrats. » Depuis, ces petites mains qui assurent les tâches comme le nettoyage des écoles, ou des travaux pour le compte du ministère de l’agriculture se morfondent. Ahmed est l’un de ces travailleurs précaires qui se sont multipliés depuis 2011 : « mais c’est pire que précaires, s’indigne-t-il. On est comme des poissons, un coup rejetés sur le rivage sans travail, un coup remis à la mer mais avec du travail pour 15 jours, on gagne 170 dinars, l’équivalent de 50 € par mois, c’est normal ça en 2021 ? Certains d’entre nous ne peuvent plus payer pour les études de leurs enfants, ils les retirent de l’école ou du lycée ! Avec 10 dinars, tu reviens du marché les mains vides. Le travail, c’est pourtant censé être un droit constitutionnel ! »

À lire aussi Tunisie: dix ans après, un bilan amer pour l’économie

La révolution et les gouvernements qui l’ont suivie ont proclamé ce droit mais sans créer les conditions économiques pour qu’il puisse être garanti au plus grand nombre. Acteur majeur de la Révolution, l’UGTT, la puissante centrale syndicale ne peut que regarder avec amertume dans le rétroviseur. « Le travail, c’est la dignité nationale, estime Youssef El Awadni, son représentant pour Sfax. À l’UGTT, on considère qu’une personne sans travail, sans source de revenus n’a plus sa dignité. Alors oui, nous avons eu la liberté, des élections libres, des télévisions privées s’expriment comme elles veulent, on insulte le pouvoir autant qu’on veut mais on a manqué une occasion en 2013 de réformer notre système politique, notamment la loi électorale qui empêche de changer les choses. »

À lire aussi : face à la crise, l’UGTT se veut médiatrice auprès des dirigeants politiques

Même s’il ne peut pas justifier les blocages qui ont affecté par endroits la production de pétrole ou de phosphate, le représentant de l’UGTT comprend la colère qui s’exprime 10 ans après la Révolution « ceux qui avaient 10 ans en 2011 ont 20 ans aujourd’hui. Il est impossible pour eux de croire en nos slogans de l’époque et ils font ce qu’ils peuvent pour défendre leurs droits et leur futur. Ils renversent la table contre ceux qui ne leur ont fourni ni travail, ni projet de développement. »

La centrale syndicale, déjà récompensée d’unPrix Nobel de la paixpour avoir contribué à dénouer la crise politique de 2013, a proposé encore une fois ses bons offices au gouvernement pour lancer un dialogue politique. Mais les contours de ce dialogue demeure encore flous.

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La Palestine au jour le jour : Semaine du 11 au 17 janvier

Le changement imminent de shérif de la planète ne semble pas influer sur le rythme de la répression. La semaine dernière est marquée par une hausse sensible du nombre de nouveaux prisonniers politiques (130 contre 94 la semaine précédente). Les forces d’occupation ont fait 27 blessés (contre 12). Les colons, soutenus par la police et l’armée, maintiennent un bon rythme d’attaques et de provocations (30 répertoriées). Mais, qu’elle soit armée (comme certains groupes à Gaza) ou à mains nues, la résistance ne faiblit pas.

La Palestine au jour le jour : Semaine du 11 au 17 janvier

ZOOM SUR LE 13 JANVIER

  • JERUSALEM :

Extension de la colonisation : les autorités d’occupation approuvent un plan visant à construire 400 logements supplémentaires dans la colonie de Gilo, au sud de la ville, et 130 logements dans la colonie de Ramat Shlomo au nord, le tout sur les territoires occupés en 1967.

Mosquée d’Al Aqsa : à 8h30, un groupe de colons protégés par la police se livre à des provocations sur l’esplanade de la mosquée.

A 9h30, les forces d’occupation accompagnent une équipe d’arpenteurs qui se livre à des relevés topographiques sur l’esplanade et aux alentours du Dôme du Rocher.

Au même moment, les occupants procèdent à des fouilles près du mur d’Al-Buraq (mur occidental de la mosquée d’Al Aqsa rebaptisé mur des lamentations par les Israéliens – NDLR).

A 20h15, les occupants positionnés à la porte de Bab Hatta (l’un des accès à la mosquée) capturent Amin Muhammad Ghazi Yassin Dweik.

Al-Eizariya : à 10h30, dans l’ex Béthanie biblique, défigurée par le mur de séparation et écrasée par une imposante colonie, les occupants font irruption dans l’imprimerie d’Amer Abu Al-Rish. Ils saccagent les locaux et leur contenu, font main basse sur le matériel d’impression et les ordinateurs.

Al-Tour : à l’aube, enlèvement de trois habitants de ce quartier de Jérusalem : Yousef Khaled Abu Al-Hawa, Amir Abu Al-Hawa et Muhammad Khwais.

A 10h15, Omar Zaki Khwais et Sami Abu Al-Hawa sont kidnappés.

A 21h30, les occupants font pleuvoir les grenades sur la foule et capturent huit habitants : Muhammad Akram Abu Al-Hawa, Ashraf Ghaith, Fadi Hijazi Abu Al-Hawa, Ibrahim Bakr Abu Al-Hawa, Khalil Atta Abu Al-Hawa, Dawood Ahmed Abu Laban, Adam Sami Abu Al-Hawa et Tamer Mahmoud Abu Al-Hawa.

  • CISJORDANIE :

Gouvernorat de Bethléem :

Bethléem : entre 1h35 et 5h40, raid sur la ville et arrestation de Ramez Muhammad Abdullah Al-Harimi.

Husan : à 21h10, raid sur le village.

Khalil al-Luz : à 16h55, les occupants interpellent Ibrahim Abd Aweidah Al-Abayat alors qu’il travaille dans son champ, sous prétexte que son terrain appartiendrait à l’Etat d’Israël.

Tuqu’ : à 9h, les forces d’occupation investissent le village et lancent grenades incapacitantes et lacrymogènes. Hamza Adnan al-Badan est blessé.

Gouvernorat de Hébron :

Hébron : à 2h00, les forces d’occupation positionnées au checkpoint d’Abu Al-Rish (près de la mosquée d’Ibrahim dans la vieille ville) ouvrent le feu sur Ali Abd al-Rahman Abd al-Mahdi Izz al-Din Burgan. Blessé, il est emmené en détention.

A 15h25, dans la vieille ville, les occupants arrêtent Musab Al-Natsheh et Saed Sidr (17 ans tous les deux).

A 21h05, des habitants de la colonie de Kiryat Arba, à l’est de la ville, caillassent les véhicules de passage.

Beit Ommar : à l’aube, raid sur la ville ; deux habitants : Nader Muhammad al-Alami Bet Abdullah Ali Zaqeq sont embarqués.

Dans la journée, les forces d’occupation dévastent un terrain de 0,8 hectares à l’est de la ville et arrachent 80 oliviers appartenant à Essam Faiq Hassan Abu Ayyash.

Idhna : à 19h25, les occupants arrêtent deux employés du service des eaux de la municipalité : Moataz Muhammad Al-Asoud et Ghassan Bassam Tamezi.

Gouvernorat de Jénine :

Jénine : à l’aube, les forces d’occupation attaquent le camp de réfugiés à coup de grenades incapacitantes et de lacrymos et enlèvent Luay Abd al-Hadi al-Saffouri ainsi que son frère Muhammad.

Qabatiya : de 5h55 à 7h25, raid sur la ville et kidnapping de deux habitants : Amir Bassam Saleh Abu al-Rub, et Hashem Omar Zakarneh.

Gouvernorat de Jéricho :

Gouvernorat de Naplouse :

Jéricho : entre 1h30 et 3h00, la population affronte les forces d’occupation et leurs grenades.

Aqraba : entre 10h20 et 17h, un groupe de colons investit un terrain appartenant à des villageois en vue de le confisquer. Alors que les habitants tentent de s’interposer, Muhammad Abd al-Rahman Zain al-Din et son fils Ezz, sont battus et blessés à la tête. Les forces d’occupation appuient les colons à coups de grenades incapacitantes et lacrymogènes.

Gouvernorat de Qalqilya :

Azzun : à 8h35, raid sur la ville et arrestation de Omar Hassan Salameh.

Gouvernorat de Ramallah :

Ramallah / Al-Bireh : à 2h30, affrontements avec les forces de répression. Un manifestant est fait prisonnier : Muhammad Yusef and Sheha.

Al Mughayer : à 20h30, un groupe de colons campé sur la route principale à la sortie du village caillasse les voitures.

Kobar : de 18h55 à minuit, les occupants investissent le village et font trois prisonniers : Raed Kamal Al-Fahl, Montaser Mahmoud Youssef et Alaa Farhat Youssef.

Nabi Saleh : 

Nil’in : à minuit et demi, raid sur la ville et arrestation d’un habitant, Abdullah Al-Kashmiri.

Saffa : à 10h30, les Israéliens font incursion dans ce village et délivrent des convocations auprès des services de renseignement à trois habitants : Ghassan Nabil Mansour, Hassan Karaja et Firas Farah.

Turmus Aya : à 20h45, un groupe de colons à l’entrée du village (un panneau y précise « Cette route mène à des territoires palestiniens, c’est dangereux » Dangereux pour qui ??? – NDLR) ouvre le feu sur deux véhicules palestiniens conduits respectivement par Diaa Abdel-Majid Awad et Awad Ibrahim Awad. Ils brisent aussi les vitres de la voiture de Hijaz Abdel Qader Abu Awad. Suite à la riposte des villageois, les forces d’occupation déploient grenades incapacitantes et lacrymos.

Gouvernorat de Salfit :

Haris : à 13h, une patrouille des forces de sécurité palestiniennes est arrêtée à un checkpoint volant et retenue un long moment.

Salfit : à 15h05, les forces d’occupation stationnées au checkpoint du carrefour de Zaatarah arrêtent un officier de la force de police palestinienne : Nidal Allam Zakarneh.

Gouvernorat de Tubas :

Tayasir : à 5h15, raid sur le village et enlèvement de trois habitants : Yazan Zahi Ahmad Abu Ali, Salama Abd al-Raziq Dabak et son frère Mujahid.

  • GAZA :

Attaque contre des terres agricoles :

A 12h30 à l’est de Khan Younes.

A 13h30 à l’est de Beit Hanoun.

Tirs contre la population civile

A 13h, à l’est de Jabalia, les troupes d’occupation tirent sur la population et lui lance des grenades lacrymogènes.

Attaques contre la résistance :

De 8h à 15h, à l’est de Khan Younes, des véhicules et des bulldozers de l’armée d’occupation, sous la protection d’un avion de reconnaissance, pénètrent en territoire gazaoui sur une profondeur de 100 mètres et entreprennent de niveler le terrain sous le feu de groupes armés palestiniens.

A 12h45, à l’est de Khan Younes, l’armée israélienne tire un obus d’artillerie en direction d’une position d’un groupe armé palestinien.

A 14h, la soldatesque ouvre le feu sur des bases d’un groupe armé palestinien au nord de Beit Lahia et à l’est de Khan Younes et d’Al Qarara.

A 14h30, tir d’obus sur une base palestinienne à l’est de Khan Younes.

(Traduit par Philippe G. pour CAPJPO-EuroPalestine, à partir du Palestinian Monitoring Group (PMG): http://www.nad.ps/)

CAPJPO-EuroPalestine

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L’administration pénitentiaire vole dans les plumes de «l’Envolée»

Par Julie Brafman — 21 janvier 2021

Fait rare, le numéro du mois d’octobre de cette revue de sensibilité libertaire et anticarcérale a été interdit en détention. Selon nos informations, l’administration a également porté plainte pour diffamation et injure publique. En ligne de mire : un dossier rédigé notamment par des détenus et dénonçant, avec virulence, des violences carcérales.

Depuis près de vingt ans, une «bande de copains» de sensibilité libertaire et farouchement anticarcéraux, héritiers du Groupe d’information sur les prisons (GIP) et du Comité d’action des prisonniers (CAP) des années 70, publie un journal artisanal fait de témoignages de détenus et de leurs proches, d’histoires de taule et de dénonciation des conditions de détention. «L’Envolée, c’est une remise en cause radicale du traitement de la parole des prisonniers par le reste du monde. C’est prendre le contre-pied soit de l’absence de discours soit de la censure, expliquait en mai à Libération Pierre (qui souhaite rester anonyme), 40 ans, l’un des plus anciens du collectif. Sauf que, «pour la première fois depuis très longtemps», le dernier numéro du trimestriel, imprimé à «quelques centaines» d’exemplaires, ne passera pas les murs des prisons. Il a en effet été interdit par l’administration pénitentiaire (AP).

Dans une note placardée dans tous les établissements et datée du 4 janvier – que Libération a pu consulter –, le ministre de la Justice, par la plume de son directeur de l’AP, Stéphane Bredin, vise «un corpus d’articles regroupés sous l’intitulé « Peine de mort en prison »» qui «allèguent des faits de violences volontaires commis par des personnels de l’administration pénitentiaire dans l’exercice de leur fonction contre des détenus ayant pu entraîner leur mort». Et de considérer que ce numéro – qui a commencé à être distribué en novembre – contient des propos revêtant «un caractère diffamatoire» et qu’il est de «nature à inciter à la violence contre les personnels de direction et de surveillance».

«Sans filtre»

Ce qui fait bondir l’Envolée. «C’est tout simplement de la censure ! Des histoires sur les morts en détention, on en publie dans chaque numéro, pas uniquement dans celui-ci… En prison, il n’y a pas de vidéos. Le seul moyen de dénoncer les violences carcérales, c’est la parole», proteste Pierre. «Je n’avais jamais vu une note de retenue administrative à portée générale, renchérit Me Benoît David, spécialiste du contentieux pénitentiaire. Jusqu’à présent, il existait des décisions individuelles, mais avec une procédure spécifique qui prévoit notamment une phase de débat contradictoire. Ce qui est très préoccupant, c’est que, la prochaine fois, ça peut être n’importe quel journal parce que la une déplaît à l’AP.»

Ce sont les pages 48 à 56 de ce numéro 52 intitulé «Portez vous bien, tenez-vous mal !» qui sont dans le collimateur : soit un dossier qui dénonce, avec virulence, les violences carcérales. Dans une lettre, un détenu de Lyon-Corbas remet en cause «la version officielle» du suicide par pendaison d’Idir en septembre et soutient qu’il serait mort après des violences commises par les surveillants. De même, pour les décès controversés de Jaouad au mitard de Toulouse-Seysses ou encore de Sambaly à Saint-Martin-de-Ré.

«Forcément, c’est sans filtre…» note François Bès, coordinateur du pôle enquête à l’Observatoire international des prisons (OIP), qui publie le trimestriel Dedans/Dehors sur le monde carcéral. Si cette revue n’a jamais essuyé semblable interdiction, cela ne signifie pas qu’elle arrive systématiquement à bon port. «Il a pu arriver que, localement, un directeur d’établissement la bloque quand il y a un dossier sur sa prison, poursuit-il. Ou alors, on sait que si le surveillant n’aime pas Dedans/Dehors, la livraison finit à la poubelle…»

En novembre, quand les premiers numéros 52 de l’Envolée ont commencé à être acheminés, la CGT pénitentiaire de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) s’est insurgée contre le «parti pris extrême des rédacteurs». Dans un communiqué du 26 novembre, le syndicat dénonçait : «L’Envolée a franchi un nouveau cap inacceptable dans la diffamation et l’incitation à la haine envers l’administration pénitentiaire et son personnel.» Et de redouter : «Ce déferlement de haine peut conduire certains « illuminés » à s’en prendre physiquement aux agents en service ou non.»

Plainte de l’administration pénitentiaire

Selon nos informations, plusieurs protestations de surveillants auprès de l’administration pénitentiaire ont abouti au dépôt d’une plainte le 16 décembre, visant certains passages des pages 48 à 56. «Ce n’est pas une décision prise à la légère, explique-t-on en interne à l’AP. Mais là, ils accusent quand même des surveillants d’exécuter des détenus avec l’approbation de l’administration… C’est susceptible d’entraîner des menaces envers les personnels. Sans compter que c’est anxiogène pour les détenus.» Contacté par Libération, le parquet de Paris précise qu’une enquête préliminaire a été ouverte le 5 janvier pour «diffamation publique envers une administration» et «injure publique envers une administration». Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.

«Tant que les détenus dénoncent des conditions de détentions indignes, ça va puisque tout le monde est d’accord là-dessus, s’agace Pierre. Mais quand on dit que c’est la Grande Muette, qu’il y a un Etat dans l’Etat, ça devient diffamant. Or c’est central pour nous de porter la parole des prisonniers sur les violences carcérales, surtout dans la période actuelle de dénonciation des violences policières.»

Le dernier face-à-face dans un prétoire entre l’AP et l’Envolée remonte à près de quinze ans, après la publication, en 2005, des témoignages de quatre détenus évoquant successivement les violences des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), des comportements racistes du personnel pénitentiaire de Clairvaux (Aube) ou encore un placement abusif au quartier disciplinaire à la centrale de Moulins (Allier) et des brimades à la prison de la Santé (Paris). Lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise), les détenus étaient venus témoigner sur leurs écrits dans l’Envolée. A l’époque, la revue avait été condamnée à payer une amende. Néanmoins sont restés en mémoire ces mots du président : «Vous avez décrit maladroitement une situation bien réelle.»

https://www.liberation.fr/france/2021/01/21/l-administration-penitentiaire-vole-dans-les-plumes-de-l-envolee_1818128

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Les prisonnièr.es dans les CRA se rebellent, soyons solidaires ! Appel pour une réunion publique samedi 23 janvier

Depuis plusieurs mois la situation dans les centres de rétention
administrative (CRA, prisons pour sans-papiers) est encore plus pourrie
que d’habitude.

Les centres sont blindés, tous les jours les prisonnièr.es risquent de
tomber malades, et le suivi médical est inexistant. Il y a moins
d’expulsions, mais il y a toujours des expulsions ! Si moins de personnes
sont expulsées actuellement, c’est notamment grâce à des pratiques de
résistance massive : pour être expulsé.e vers pas mal de pays, il faut
faire un test covid, ce que les retenu.e.s refusent souvent.
Pour punir celleux qui n’acceptent pas de se faire tester, les flics les
emmènent systématiquement en garde-à-vue, et les juges les condamnent
souvent à des peines de prison. Il est aussi de plus en plus fréquent
qu’une personne qui a passé 90 jours en rétention (le maximum légal) soit
mise en GAV puis de nouveau placée en rétention : dans le CRA de
Mesnil-Amelot, pas mal de prisonniers sont en train de redoubler leurs 90
jours. Six mois emprisonné.e.s dans une sale prison, pour ne pas avoir les
« bons » papiers et pour refuser de se faire expulser !

Pour lutter contre tout ça, hier mercredi 20 janvier, les retenus du CRA3
de Mesnil-Amelot se sont révoltés. Deux bâtiments ont cramé, c’est énorme
! Les flics ont dû appeler les renforts, apparemment certains prisonniers
ont été hospitalisés et une dizaine d’autres ont été interpellés.
Quelques heures plus tard, une révolte démarre dans le CRA de Vincennes
aussi. Hier soir, les prisonniers du CRA1 ont découvert qu’au moins 4
personnes sont positives au covid, et ont décidé de protester contre les
conditions sanitaires pourries et le fort risque de contagion. Pour ça,
ils ont refusé collectivement de rentrer dans les cellules pendant
presque deux heures, en résistant aux pressions des keufs. Voilà leur
témoignage collectif, de mercredi soir.

On est enfermés au CRA de Vincennes

y’a plusieurs cas de Covid

la maladie est dans notre bâtiment

on sait pas comment faire on a besoin d’aide extérieure

l’extérieur doit voir ce qui se passe ici

parce qu’on est maltraités

on est en train de mourir tout doucement

on ne sait plus qui a le corona qui ne l’a pas

tout le monde est sorti dans la cour et on a fait du bruit

Y’a des flics partout, ils ont appelés les renforts

mais les flics ils évitent de nous approcher. Ils ont peur.

il faut qu’on ferme tous les centres !




Les flics, les juges et les préfectures ont décidé que la vie des
personnes sans-papiers ne vaut rien. Mais dans les CRA et à l’extérieur,
les résistances contre un destin marqué par l’exploitation, l’enfermement
et la menace constante d’expulsion sont en fait quotidiennes. Parfois, ces
résistances prennent la forme de la révolte collective.

Soyons solidaires avec les prisonniers et les prisonnières qui se
rebellent !
Pour soutenir les révoltes et pour continuer à lutter contre les centres
de rétention, l’assemblée contre les CRA PARIS-IDF appelle à une RÉUNION
PUBLIQUE :

SAMEDI 23 JANVIER, à 15H
à Mécasolid, au 161 rue Etienne Marcel, Montreuil – Metro Robespierre.

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Appel à soutien du comité rennais aux inculpé.e.s du 8/12 à diffuser à vos collectifs amis

Appel à soutien du comité rennais aux inculpé.e.s du 8/12

Le 8 décembre 2020, 9 personnes désignées comme membres de
« l’ultragauche » ont été arrêtées par la DGSI dans le cadre d’une
enquête pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des actes
terroristes criminels ». Aucun fait ne leur est reproché, or l’État se
permet de les priver de leur liberté sur ce qui est annoncé comme des
« soupçons » de potentiels « projets » de « dégradation de biens et
d’action violente ». Une des inculpé.e.s est rennaise, ce qui nous a
amené.e.s à créer un comité de soutien pour l’ensemble des inculpé.e.s.
2 sont actuellement sous la contrainte d’un contrôle judiciaire, 5 sont
incarcéré.e.s depuis début décembre dans des conditions qui sont celles
de l’antiterrorisme : isolement, surveillance renforcée. Dans l’attente
d’un procès, iels restent en détention provisoire.

Nous nous levons contre cette injustice, et vous appelons à nous aider à
les faire sortir de prison et à les extraire de cette situation. Nous
voyons cette affaire comme une attaque directe de tout.e.s les
militant.e.s et toutes les personnes qui contestent l’ordre établi, qui
luttent pour les libertés, la solidarité et l’entraide.
Chaque jour nous voyons l’étau se resserrer autour de nous : des lois de
criminalisation et de fichage des opposant.e.s politiques, l’utilisation
accrue de la juridiction terroriste, tout ça ayant pour seul but de
désigner un ennemi intérieur auprès de l’opinion publique.

Pour que cette affaire ne soit pas la 1ère d’une longue liste, et que
nos camarades ne pâtissent pas plus longtemps de cette situation, nous
appelons à une large mobilisation de soutien, partout en france et à
l’international.

Si vous voulez aider, il s’avère que votre soutien serait précieux, afin
d’accélérer leur libération!

En tant que comité rennais, nous avons créé des pages sur les réseaux
sociaux, ainsi qu’un blog. Nous vous invitons à les relayer le plus
possible, à inviter vos contacts à s’y intéresser, mais aussi à vous
positionner publiquement en tant que soutiens. Par ailleurs, le 3
janvier, plusieurs militantes se sont déjà exprimées dans une tribune
(https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/050121/repression-d-etat-nous-ne-cederons-ni-au-chantage-ni-la-peur),
n’hésitez pas à la partager un maximum.

En terme de soutien financier, il existe également une cagnotte en ligne
qui a besoin d’être alimentée pour payer les frais d’avocats, qui
peuvent représenter des sommes conséquentes : (le lien). Si vous en avez
la capacité, n’hésitez pas à organiser des évènements en solidarité.

Pendant toute la 1ère semaine de février, les inculpé.e.s repasseront
devant le juge d’instruction dans le cadre de l’enquête. A cette
occasion, nous appelons tout le monde à produire des banderoles et des
visuels afin de réclamer leur mise en liberté. Nous pourrons relayer vos
photos sur le blog inter-comités. La détention provisoire doit être
abandonnée, nos camarades doivent être dehors !

Plusieurs comités de soutien locaux on déjà vu le jour et nous invitons
à les multiplier, contactez-nous si vous avez besoin d’aide pour en
mettre un en place.

Enfin, pour écrire aux inculpé.e.s, vous pouvez nous envoyer vos lettres
et mots par mail, nous leur feront parvenir en les imprimant et en les
postant.

Soyons nombreux.ses et solidaires face à la répression !

Retrouvez-nous sur internet :
email : comiterennes8decembre@riseup.net
fb :
https://www.facebook.com/Comité-de-soutien-rennais-aux-inculpées-du-8-décembre-101138728633495/
insta : @comiterennes8decembre
Blog inter-comités : http://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org

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Pour exiger la libération d’Ahmad Saadat, de Georges Abdallah et de tous les prisonniers palestiniens

Rappel des changements de date et d’horaire du rassemblement organisé par la Campagne unitaire, en raison du couvre-feu imposé désormais à 18h :

Rendez-vous dimanche 24 janvierplace Jean Ferrat, à la sortie du métro Ménilmontant (ligne 2), à partir de 15h.

☞ Le lien FB de l’événement créé : https://cutt.ly/ZjOjXuU 

Le tract d’appel à ce rassemblement

✭ Pour info, lire sur Samidoun : le lancement de la semaine internationale, les initiatives passées à Berlin, à Gaza, à Toulouse, en Suisse et le webinaire organisé par Samidoun le 16 janvier 2021.

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La famine au Yémen est créée de toute pièce à Washington et Riyadh

Par Charles Pierson (revue de presse : Counterpunch – 15/1/21)*

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a mis fin à des mois de spéculation en annonçant le 10 janvier dernier que l’administration Trump avait placé les rebelles Houthis du Yémen (Ansar Allah) sur la liste des organisations terroristes étrangères (“Foreign Terrorist Organization”)

En désignant les Houthis comme terroristes, l’administration complique la vie des organisations humanitaires dans leur distribution à 24 millions de Yéménites (soit 80% de la population) de produits essentiels, tels que la nourriture, l’essence et les médicaments. La plupart des Yéménites qui ont besoin d’aide, dont 12 millions d’enfants, vivent dans les régions contrôlées par les Houthis. Les agences humanitaires, qui sont obligées de coordonner leurs activités avec les Houthis, craignent maintenant d’être sous le coup de sanctions légales. 

L’Organisation des Nations Unies a qualifié le Yémen de « pire crise humanitaire dans le monde », et elle a raison. Une épidémie de choléra et celle de coronavirus sont venues s’ajouter aux maux causés par la guerre. Bien avant le soulèvement Houthi contre le  gouvernement du président Abdrabbuh Mansur Hadi qui a débuté en 2014, le Yémen était déjà le pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Six années de guerre ont intensifié les souffrances des Yéménites. Dix millions de Yéménites courent un ‘risque de famine’ selon le Human Right Watch. Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a déclaré que « Le Yémen est en passe de connaître la pire famine que le monde ait jamais vue depuis des décennies ». Cela pourrait arriver dans les « mois à venir », déclarait en novembre David Beasley, le directeur exécutif du programme alimentaire mondial des Nations Unies

Peu de gens ose déclarer que le Yémen connaît déjà la famine à ce jour. C’est très étrange, vu les conditions dans lesquelles se trouve le pays. Au contraire, on nous dit tout le temps que le pays est « au bord de la famine », « sur le point de connaître la famine », que celle-ci est « imminente », que la population yéménite « va faire face à la famine » ou que la famine « menace le Yémen ».  

Il y a une raison pour cela. L’ONU n’a pas encore officiellement déclaré que la famine existait au Yémen. Donc la situation au Yémen, même si elle est infernale, ne correspond pas à la définition de la famine selon le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire de l’IPC, l’échelle de sécurité alimentaire utilisée par l’ONU. 

Cela dit, le professeur Shireen al-Adeimi de l’université du Michigan propose une meilleure explication. Il a tweeté : «  L’état de famine n’a pas été déclaré au Yémen parce que l’ONU subit d’énormes pressions de la part de ses principaux donateurs, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, qui causent eux-mêmes cette famine ». 

On aurait dû y penser ! Qualifier la souffrance du Yémen de famine est problématique politiquement. Vous avez sûrement tous en mémoire la lâcheté de l’administration Clinton à qualifier de « génocide » les massacres du Rwanda en 1994 parce que cela aurait obligé les Etats-Unis à intervenir pour mettre un terme au carnage. 

La famine au Yémen n’est pas un accident. Elle est voulue. Kamel Jendoubi, président du groupe d’experts sur le Yémen, a ainsi déclaré au Conseil de Sécurité en décembre que « les civils au Yémen ne meurent pas de faim ; ce sont les parties prenantes au conflit qui les affament ». [1]

Les Houthis sont à blâmer en partie car ils détournent et retardent la livraison des aides, procèdent à des extorsions avant de laisser passer ces dernières. Mais ce sont les Saoudiens qui sont responsables pour la plus grande part de cette famine. Elle est due aux campagnes de bombardements et au blocus aérien, maritime et terrestre imposé au pays depuis 2015, à l’exception de brèves interruptions. 

Le Yémen importe 80% de sa nourriture. Les Saoudiens interceptent et détiennent certains bateaux d’aide pour une période allant jusqu’à 100 jours. D’autres navires ne reçoivent jamais l’autorisation d’accoster au Yémen. La coalition maintient que le blocus est nécessaire pour éviter l’armement des Houthis par l’Iran. Les délais causés par ce blocus maritime entraînent une flambée des prix des denrées alimentaires et des médicaments, les rendant inaccessibles à la majorité des Yéménites. 

Les frappes aériennes saoudiennes et des EAU ont tué ou blessé 20 000 civils. De plus, la coalition cible délibérément les stations de traitement d’eau et les unités de production alimentaire. La moitié des hôpitaux et des cliniques au Yémen a été détruite ou obligée à fermer depuis le début des frappes militaires. La coalition bombarde aussi les grues utilisées dans les ports du pays, ce qui rend presque impossible le déchargement des denrées alimentaires et des médicaments. 

Le rôle des Etats-Unis dans la création de cette famine au Yémen

Les Etats-Unis aident et soutiennent la famine intentionnelle imposée par la coalition. Ils offrent des renseignements à cette dernière, lui fournissent une assistance dans la localisation des cibles ainsi que la fourniture des pièces de rechange pour les avions. Le président Barack Obama a engagé les Etats-Unis dans cette guerre en 2015 afin d’apaiser les pays du Golfe qui s’opposaient au traité sur le nucléaire iranien. Le président Donald Trump, qui déteste tout ce qui a été entrepris par son prédécesseur, a maintenu avec enthousiasme la politique de ce dernier au Yémen en dépit de l’opposition du Congrès. 

Lors d’une conférence de presse le 15 mars 2015, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo versait des larmes de crocodiles sur l’état du Yémen. Il déclara ainsi que «  quiconque se soucie réellement de la vie des Yéménites » soutiendra une victoire saoudienne. Deux jours avant, le Sénat avait approuvé une loi sur les pouvoirs de guerre qui mettait un terme à l’assistance américaine à la coalition menée par l’Arabie Saoudite.[2] Il a ajouté que “ la seule façon de soulager la souffrance du peuple yéménite n’est pas de prolonger la guerre en délaissant nos alliés mais en leur apportant le soutien nécessaire pour battre les rebelles soutenus par l’Iran et s’assurer d’une paix juste ».

Des conneries. Pompeo n’a que faire des Yéménites. Il ne conçoit la guerre au Yémen qu’à travers le prisme de son obsession iranienne. Comme l’Iran soutien les Houthis (bien que ce soutien n’ait rien à voir en taille avec celui apporté à l’Arabie Saoudite et aux EAU par les Etats-Unis), alors Pompeo soutient la coalition, peu importe le nombre d’innocents tués.

On a compris à quel point la vie des Yéménites comptait peu pour Trump et Pompéo lorsqu’en mars 2020 ils ont réduit l’aide au Yémen de dizaines de millions de dollars. Ils ont justifié cela en invoquant le détournement de l’aide par les Houthis. Et peu importe si les organisations humanitaires objectaient en expliquant que les conséquences étaient bien plus dramatiques que le détournement. 

Même avant ces coupures, l’aide américaine au Yémen ne faisait pas le poids face aux sommes gargantuesques engrangées par les entreprises américaines au travers de ventes d’armes à la coalition, comme le contrat de ventes d’armes aux EAU par l’administration Trump pour un montant de 23 milliards de dollars. 

Trump adore les ventes d’armes et c’est la raison principale du soutien apporté par son administration à la coalition. Il y a deux ans, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait garanti de façon trompeuse que l’Arabie Saoudite et les EAU « prenaient les mesures nécessaires pour réduire tout risque pour les populations et infrastructures civiles » au Yémen. Le bureau des Affaires législative du département d’Etat, dirigé à l’époque par Charles Faulkner, an ancien lobbyiste pour Raytheon, avait prévenu Pompeo que s’il n’étayait pas ces dires cela mettrait en péril les ventes d’armes. La vérité est qu’il n’y a aucune preuve que la coalition ait quoi que ce soit à faire de pertes civiles. 

La classification des Houthis comme organisation terroriste prend effet le 19 janvier prochain, la veille de l’investiture de Joe Biden. Ce dernier a déclaré pendant sa campagne qu’il cesserait toute aide à la coalition menée par l’Arabie Saoudite. Il devra donc signer un décret présidentiel à cet effet dès son inauguration, et aussi révoquer l’inscription des Houthis sur la liste des organisations terroristes étrangères. Le Congrès aura pour tâche de restaurer l’aide au Yémen. La fin de l’aide américaine ne sera pas suffisante pour arrêter les combats. L’administration Biden devra travailler avec l’ONU et les parties belligérantes pour trouver une solution politique et non militaire. Mettre un terme à la guerre sera le premier défi de taille de la nouvelle administration en terme de politique étrangère. 

Notes.

[1]  Le groupe d’experts sur le Yémen a recommandé au Conseil de Sécurité de l’ONU de renvoyer la situation au Yémen à la Cour pénale internationale.  

[2]  Le président Trump a opposé son veto à la résolution, et le sénat n’a pas été en mesure de passer outre.  

Charles Pierson est un avocat et un membre du Pittsburgh Anti-Drone Warfare Coalition.

*Source : Counterpunch

Traduction et Synthèse : Z.E

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Rassemblement dimanche à Paris, en soutien aux prisonniers palestiniens et à Georges Abdallah !

La Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah appelle à un rassemblement pour la libération des prisonniers palestiniens et de Georges Ibrahim Abdallah :

LE DIMANCHE 24 JANVIER
DE 15 H A 17 H
A LA SORTIE DU MÉTRO MÉNIMONTANT
(ligne 2)

Rassemblement dimanche à Paris, en soutien aux prisonniers palestiniens et à Georges Abdallah !

CAPJPO-EuroPalestine

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