Egypte : Les Frères musulmans ont toujours le couteau à la gorge

Victimes en 2013 de « l’un des plus graves massacres de manifestants de l’histoire contemporaine », les « ikhwan » sont encore l’objet d’une répression sanglante.

Par Jenna Le Bras (revue de presse : L’Orient-Le Jour – 18/8/17)*

Olfa** est un peu en retard. Elle est venue de Basarta, dans la région de Damiette, à quatre heures de route du Caire. Elle a 22 ans, des yeux vert d’eau encadrés d’épais sourcils bruns et une âpreté mal contrôlée : des regards qui fusillent, de longs silences et des rivières de larmes. La jeune femme est sortie de prison il y a quelques mois. Enfermée – pendant « un an et deux mois », précise-t-elle –, elle est poursuivie pour soutien à une organisation terroriste, tentative de meurtre de policiers et participation à des manifestations. Elle risque cinq ans de prison. À ses côtés, l’une de ses meilleures amies se balance nonchalamment sur sa chaise sans décrocher un mot. Oumayma, 21 ans, risque une peine similaire pour les mêmes chefs d’accusation, à la différence près qu’elle a été emprisonnée pendant deux ans « tout pile ». « Sa mère est une figure importante de l’organisation des Frères musulmans, ils le lui font payer », précise Olfa devant le mutisme de son amie.

Elles sont prévenues dans ce qu’on appelle « l’affaire des filles de Basarta » : treize adolescentes arrêtées en mai 2015 lors d’une manifestation, demandant la libération de plusieurs détenus de leur village. Un rassemblement qui s’était soldé par la mort de trois manifestants et de trois policiers. « On ne faisait que manifester pour demander justice », insiste Olfa. Car Basarta, l’un des derniers bastions Frères musulmans identifié du pays, est l’une des seules localités où la population ose encore descendre dans la rue pour protester. Un village martyr de la cause des « ikhwan », qui a perdu un nombre étourdissant d’habitants dans des arrestations ou des tueries.

« Ali, Amr, Hossam, Ahmad, Mohammad… » Ibrahim, originaire du même coin et impliqué activement dans la défense des victimes de ces exactions, détaille machinalement les dernières pertes : nom, prénom, âge, date de décès et circonstances.

Olfa et Oumayma ont vu aussi partir les hommes de leur famille successivement. La première a vu son père, puis son frère être arrêtés, il y a trois ans ; puis son beau-frère. « Mohammad a été arrêté une première fois en 2014, puis relâché, mais il est de nouveau apparu sur une liste de personnes recherchées après quelques années. Au mois d’avril, la police a fait un raid en pleine nuit chez nous et l’a exécuté sous nos yeux. Une balle à l’arrière de la tête », dit-elle en pointant son index sur le haut de son abaya noire, « et puis ils ont mis le feu à la maison ».

La jeune fille écrase de grosses larmes silencieuses et quitte la table pour aller regarder l’horizon. Désormais, les autorités égyptiennes tentent de retirer la garde de ses neveux à sa sœur. « Elles disent qu’ils vont être élevés comme des terroristes. N’est-ce pas l’ultime humiliation qu’on puisse nous infliger ? » 

Chasse à l’homme

Le Caire s’étend à perte de vue du haut du treizième de cet immeuble dans lequel elle avait donné rendez-vous. C’est d’ailleurs à proximité d’ici qu’il y a 4 ans, quelque part vers l’Est, un drame d’une toute autre envergure s’est joué : le massacre de Rabaa el-Adawiya. À l’aube du 14 août 2013, alors que les partisans de Mohammad Morsi, à très large majorité Frères musulmans, organisaient des sit-in pour demander le retour du président islamiste renversé un mois plus tôt par le Conseil suprême des forces armées, les forces de sécurité égyptiennes ont perpétré en une seule journée « l’un des plus importants massacres de manifestants de l’histoire récente », rappelle Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. Une tuerie comparable à celle de Tiananmen en 1989, disent les observateurs. « Il ne s’agit pas seulement d’un recours excessif à la force ou d’un entraînement insuffisant des forces de sécurité. Il s’agit d’une répression violente et planifiée au plus haut niveau du gouvernement égyptien », rappelle-t-il. En quelques heures, plus de 817 personnes sont mortes sous les balles, plusieurs centaines ont disparu. C’est alors le début d’une chasse à l’homme qui dure cinq jours – plus mortelle que la révolution de 2011 – et qui n’a pas cessé depuis.

Si aujourd’hui la répression contre les Frères musulmans n’est plus aussi spectaculaire, elle est mieux ciblée et cachée. Ce sont au total 900 000 membres et deux millions de sympathisants qui subissent une campagne de coercition sans précédent en Égypte.

« En 2013, ça a commencé avec des arrestations de masse qui se soldaient par des procès mis en scène avec des accusations très lourdes. Dès 2015, le régime a pratiqué un nouveau type de violences, les disparitions forcées, et depuis peu émerge un autre phénomène : les exécutions sommaires », dénonce Mohammad Ahmad, observateur pour Amnesty International. À l’ECRF, une ONG égyptienne spécialisée dans le suivi de ces violations, l’une des analystes qui souhaite rester anonyme explique que les exécutions extrajudiciaires existent depuis 2013, mais connaissent une hausse importante : « Entre mai et juillet, on en compte plus de 90, 61 rien que le mois passé », lâche-t-elle en faisant défiler une liste interminable de noms sur son écran d’ordinateur. « Cela fait plusieurs semaines qu’on est totalement débordés, on a un pic », s’inquiète-t-elle. Amnesty International avoue d’ailleurs elle-même avoir « perdu le fil des statistiques sur l’importance de la répression anti-Frères depuis fin 2015 » tant les cas sont nombreux.

« La dispersion de Rabaa a marqué un tournant déterminant pour les droits de l’homme en Égypte. Au cours des dernières années, les forces de sécurité ont intensifié leurs violations et varié leurs méthodes en menant des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires à une échelle jamais vue auparavant », s’inquiète l’organisation qui estime que plus de 1 700 personnes ont été arrêtées sur Rabaa et emprisonnées pour diverses accusations, allant de la simple participation à la manifestation au meurtre de policier. Elle a également recensé depuis 2015 au moins autant, enlevées par la Sûreté de l’État. Les organisations de défense des droits de l’homme s’accordent d’ailleurs à dire que le nombre de détenus politiques dépasse les 60 000 en Égypte, dont une très large majorité de Frères musulmans.

**Pour des raisons de sécurité, les noms de toutes les personnes rencontrées ont été changés.

*Source : L’Orient-Le Jour

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Foire internationale de Damas: visite controversée de trois ministres libanais

media Dans le célèbre antique souk Hamadieh de Damas, ici en juin 2016. LOUAI BESHARA / AFP

Pour la première fois depuis le début du conflit syrien il y a six ans, deux ministres libanais se sont rendus le 16 août en Syrie, où ils seront rejoints aujourd’hui par un troisième membre du gouvernement pour participer à la Foire internationale de Damas.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

La visite de trois ministres libanais à Damas ne fait pas l’unanimité à Beyrouth. Certains partis politiques dénoncent une tentative visant à légitimer le régime syrien de Bachar el-Assad.

Critiquée par une partie de la classe politique, cette démarche a provoqué un vif débat en Conseil des ministres. Mais les rapports de force au sein de l’exécutif, plutôt favorables aux partis prônant une coopération avec la Syrie, n’ont pas permis aux opposants à la visite d’imposer leur point de vue.

Les trois ministres se rendent finalement dans la capitale syrienne en leur qualité officielle. Il s’agit du ministre de l’Industrie, Hussein Hage Hassan, membre du Hezbollah, de son collègue de l’Agriculture Ghazi Zeaiter, proche du président du Parlement, Nabih Berry, un allié historique de Damas.

Et enfin, du ministre des Travaux publics, Youssef Fenianos, représentant le chef chrétien Sleiman Frangié, un ami personnel du président Bachar al-Assad.

Relations bilatérales

Les trois ministres sont censés participer à la Foire internationale de Damas, qui n’est pas un événement politique. Mais ils ont annoncé qu’ils auront des entretiens avec des responsables syriens pour évoquer les relations bilatérales.

A son arrivé à Damas, le ministre du Hezbollah a par ailleurs précisé qu’il féliciterait « l’armée et le peuple syriens pour leurs victoires contre le terrorisme ».

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Afghanistan: un soldat américain tué lors d’une opération contre le groupe EI

media Plus de 8000 Américains participent à l’opération de l’Otan en Afghanistan, Resolute Support, chargée de former les troupes afghanes. REUTERS/Erik De Castro

Un soldat américain a été tué en Afghanistan lors d’une opération visant le groupe Etat islamique (EI).

Un membre des forces américaines est décédé des blessures reçues le 16 août lors d’une opération conjointe des forces américaines et afghanes dans l’est de l’Afghanistan.

Des militaires américains et afghans ont également été blessés au cours de l’opération destinée à réduire la présence des rebelles affiliés au groupe jihadiste dans le pays.

Entraîner les forces afghanes

Ce décès porte à 10 le nombre de soldats américains tués en action en Afghanistan cette année, soit un de plus qu’en 2016. Deux autres soldats avaient été tués au début du mois à Kandahar dans un attentat-suicide taliban contre leur convoi.

A l’heure actuelle, 8 400 Américains participent à l’opération de l’Otan en Afghanistan, Resolute Support (RS), qui compte plus de 13 000 militaires au total. La plupart d’entre eux sont chargés d’encadrer et d’entraîner les forces afghanes.

L’administration du président Donald Trump met actuellement la dernière main à sa stratégie pour l’Afghanistan, pays où les Etats-Unis sont engagés militairement depuis près de 16 ans.

(avec agences)

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Liberté pour Hamza Yalcin : Mettre un terme à la chasse à l’homme organisée par Erdogan

Le journaliste et écrivain Hamza Yalcin, rédacteur en chef de la revue Odak Dérgisi, a été arreté et emprisonné à Barcelone le 3 aout 2017 en vertu d’un mandat d’arrêt international et à la demande du président turc Recep Tayyip Erdogan. Hamza Yalcin est accusé d’avoir insulté Erdogan. Agé de 59 ans, Hamza Yalcin vit en exil en Suède depuis 1984 et a acquis la nationalité de son pays d’accueil où il est par ailleurs membre de l’Union des écrivains. En raison de son activité critique envers le régime d’Ankara, le journaliste a déjà été condamné à la réclusion à perpétuité.

Depuis plusieurs années, Erdogan tente d’étouffer toute forme de liberté d’expression et de liberté tout court. Il ferme des médias et incarcère des journalistes. Plus de 176 journalistes croupissent dans des geôles et sont condamnés au cours de procès iniques à de lourdes peines, à l’image des membres de la rédaction de Cumhuriyet. Erdogan s’en prend aux correspondants de presse exercant en Turquie comme notre compatriote Loup Bureau actuellement écroué pour « terrorisme ».

Et parce que cela ne suffit pas à éteindre toute contestation, le dictateur Erdogan entend aussi museler les journalistes à l’étranger.

La Turquie occupe la sombre 155e place sur 180 au classement 2017 des pays respectant la liberté d’expression.

Il y a urgence à agir pour Hamza Yalcin car les autorités turques peuvent à tout moment d’ici au 11 septembre présenter une demande officielle d’extradition.

Le Parti communiste français en appelle à la mobilisation pour empêcher l’extradition d’Hamza Yalcin (#FreeHmazaYalcin) et obtenir sa libération immédiate. La justice espagnole ne peut décemment pas se rendre complice de cette chasse à l’homme lancée par Erdogan, et se doit de respecter les droits humains fondamentaux.

De la meme manière, le PCF mobilisé pour la libération de Loup Bureau (#FreeLoupTurkey), des journalistes turcs emprisonnés et de tous les prisonniers politiques incarcérés par le régime d’Ankara, demande aux autorités françaises d’agir de concert avec les pays membres de l’Union européenne pour soutenir les luttes pour la liberté d’expression, la démocratie et la paix en Turquie.

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Le scénario de la fin d' »Israël », selon des analystes sionistes

https://french.palinfo.com/news/2017/8/14/Le-sc-nario-de-la-fin-d-Isra-l-selon-des-analystes-sionistes

Des analystes sionistes ont évoqué le scénario de la fin d’Israël et appelé à l’immigration et à quitter le pays à la recherche de la vie au lieu de la mort, en soulignant que les Palestiniens ont prouvé qu’ils sont enracinés dans cette terre, alors que les Israéliens ne sont qu’un résultat d’un mensonge appelé la » terre promise ».

L’analyste politique sioniste, Ari Chavat a déclaré que Israël en tant qu’un dernier souffle, expliquant que les Israéliens ne sont qu’un résultat d’un mensonge inventé par le mouvement sioniste à propos de l’ « Holocauste » et « Terre promise ».

Chavat a expliqué dans un article paru dans le journal Haaretz, intitulé « dernier souffle d’Israël  » que la situation dans l’entité a passé le point de non-retour, et qu’il est impossible de mettre fin à l’occupation et d’arrêter les activités de colonisation et de parvenir à la paix, appelant à l’immigration et à quitter l’Etat juif.

Le départ obligé

L’analyste sioniste a ajouté: « Et si telle est la situation, on ne peut pas poursuivre à vivre dans le pays, nous devons le quitter.. Si la nationalité israélienne et juive ne sont pas les facteurs essentiels dans l’identité, et s’il y a un passeport étranger, non seulement au sens technique, mais aussi au sens psychologique, donc c’est fini, nous devons faire nos adieux à nos amis et de passer à San Francisco ou à Berlin ».
Il a poursuivi: « À partir de là, du pays du nouveau nationalisme extrême allemand, ou du pays du nouveau nationalisme extrême-américain, nous devons observer calmement l’Etat d’Israël qui céderait son dernier souffle ».

Il a appelé les dirigeants de l’entité d’inventer un nouveau langage politique, de reconnaître la réalité et que les Palestiniens sont enracinés dans cette terre, et d’inviter instamment la recherche de la troisième voie pour survivre, au lieu de mourir.

Le résultat du mensonge

Il a souligné: « Les Israéliens depuis qu’ils sont venus en Palestine, se rendent compte qu’ils sont le fruit d’un mensonge inventé par le mouvement sioniste, au cours duquel toute la ruse utilisée dans la personnalité juive au fil de l’histoire, et par l’exploitation de l’Holocauste et son extension, le mouvement a réussi à convaincre le monde que la Palestine est la terre promise, et que le temple présumé existe sous la mosquée Al-Aqsa, ainsi le loup tourne-t-il à une chèvre qui tète des contribuables américains et des fonds européens, jusqu’à ce qui il devienne une bête nucléaire ».

Il a insisté que les Israéliens comprennent qu’il n’y a pas d’avenir pour eux en Palestine, ce n’est pas une terre sans peuple, comme ils mentaient.

Pour sa part, Gideon Levy, journaliste sioniste de gauche a déclaré: « Il semble que l’indigénisme des Palestiniens diffère du reste de l’humanité, nous avons conquis leurs terres, et nous avons lancé les prostituées et les filles de fantaisie, nous avons imaginé qu’ils passaient quelques années, et oublieront leur patrie et leurs terres, mais leur jeunesse s’est révoltée et déclenchait l’intifada de 1987.

Il a poursuivi:  » Nous les avons emprisonnés, et nous disons que nous les éduquons en prison , après des années et après que nous avons pensé qu’ils ont appris la leçon, ils ont déclenché le soulèvement armé en 2000, en bouleversant tout le pays, et nous avons dit qu’il faut démolir leurs maisons et les encercler de nombreuses années. Malheureusement ils ont créé l’impossible et nous ont frappé par des roquettes malgré le siège et la destruction, nous avons planifier à les contrer par la construction des murs et l’installation des fils barbelés, par conséquent ils nous attaquaient du sous-sol et des tunnels, jusqu’à ce qu’ils nous aient tués dans la dernière guerre ».

La maladie cancéreuse

Il a ajouté: « nous les avons combattus par les esprits, tout à coup, ils saisirent le satellite Amos et font entrer l’horreur à tous les foyers en Israël, à travers la diffusion de menaces et d’intimidation, comme cela est arrivé quand leurs jeunes ont réussi à saisir le deuxième canal, l’essentiel, il semble que nous sommes confrontés à des personnes les plus difficiles de l’histoire, et il n’y aurait pas de solution avec eux seulement par la reconnaissance de leurs droits et de mettre fin à l’occupation ».

Levy a déclaré: « Le général Eyal Zamir a déclaré au groupe de journalistes plus tôt, cette semaine que l’armée israélienne commencera la prochaine guerre, à Gaza, pour détruire deux bâtiments: le premier à Beit Lahiya et le deuxième dans le quartier Atatra, dans le nord de la bande de Gaza, parce qu’ils contiennent des tunnels de combat ».

Enfin, Levy a réitéré:  » Oui, le général Zamir peut détruire ces deux bâtiments, mais il ne sera pas en mesure d’arrêter le processus d’auto-destruction interne israélienne, car la maladie cancéreuse affligeant Israël a atteint sa phase finale et aucun moyen ne contribuera à sa guérison, ni les murs, ni les dômes de fer, non plus même les bombes nucléaires ».

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Mali: la Minusma visée par deux attaques meurtrières

La mission des Nations unies au Mali a été visée par deux attaques lundi 14 août. La première a eu lieu dans le centre du pays, à Douentza, la seconde au nord-ouest, à Tombouctou.

Au nord-ouest du pays, les présumés terroristes (quatre à six, selon les sources) ont été un moment transporté dans un véhicule. Munis de grenades et d’armes de guerre, ils ont effectué le reste du trajet à pied. Dès leur arrivée devant la base locale des casques bleus à Tombouctou, ils ont ouvert le feu sur les agents de sécurité d’une société privée qui travaille pour la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Six agents de sécurité ont été tués.

Au moins deux des assaillants ont même pu pénétrer à l’intérieur du camp de la Minusma pour faire usage de leurs armes. Ils ont finalement été tués par des casques bleus. Dans les rangs de ces derniers, on compte des blessés, dont un grièvement. Les forces armées maliennes sont également intervenues pour neutraliser les autres terroristes.

Deux morts dans la région de Mopti

Un peu plus tôt dans la journée de ce lundi, au centre du Mali, dans la localité de Douentza, le QG local de la mission de l’ONU a été attaqué, toujours par de présumés jihadistes. Sur place, deux victimes, un casque bleu et un militaire malien.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a condamné ces attaques.

Ces événements surviennent au lendemain de l’attaque terroriste survenue dans la capitale du Burkina Faso. Pour marquer sa solidarité avec le peuple burkinabè, le président Ibrahim Boubacar Keïta se rend ce mardi à Ouagadougou.

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Amburgo: lettera di Alessandro dal carcere di Billwerder

22-07-2017
Billwerder, Hamburg

Car* Compagn*,

Oggi ho chiuso la quarta stanghetta (IIII). Sono infatti passati già 20 giorni da quando sono stato vigliaccamente e brutalmente preso e atterrato alle spalle da una delle unità speciali tedesche della Polizei ad Amburgo. Una volta fermato, hanno iniziato subito a frapporsi tra i tanti solidali che si avvicinavano per strada e a disturbare la comunicazione con chi si affacciava dai balconi, mentre iniziavano a perquisirmi gettando tutto per terra, dispiaciuti di non aver trovato niente se non un classico k-way quechua, per altro appeso esternamente allo zaino. Innervosito, un energumeno di due metri è arrivato persino a recuperare una bottiglia ed un casco, pur di provare ad estorcermi una confessione davanti alla telecamera. Da lì è iniziato il valzer delle camionette, la prima perquisizione corporale in una caserma e poi il GeSa, prigione speciale costruita appositamente per il G20 e costata 5 milioni. Si trattava di un vecchio magazzino con all’esterno diversi container e all’interno di questi, unicamente illuminati con la luce artificiale dei neon, un innumerevole numero di celle prefabbricate. Entrato lì, sono stato prima denudato totalmente, hanno controllato anche le cuciture delle mutande e mi hanno tolto orologio e felpa, in nome della mia sicurezza; poi è arrivato il turno dell’alcool test; infine mi hanno fotografato e due poliziotti mi hanno condotto in cella, prendendomi a destra e a sinistra e piegandomi le braccia dietro la schiena (modalità di accompagnamento che poi hanno utilizzato per ogni spostamento). Prima di chiudermi in cella, mi hanno anche tolto scarpe e occhiali da vista, sempre in nome della mia sicurezza. La cella era buia, insonorizzata, addobbata con una strettissima panca di legno e un bottone per le necessità. Non mi è stato concesso di chiamare un avvocato fino alle 4.30 circa del mattino, avvocato che ho visto molte ore dopo. Diversi gli abusi e la pressione psicologica esercitata in quel posto. Alcuni di noi sono stati chiamati in udienza dal giudice senza nemmeno che gli venisse concessa la presenza di un avvocato. Presenza che, loro malgrado, si è rivelata inutile dinnanzi a giudici, il cui unico interesse era sentire se ammettevi o no il tuo reato. Dopo molte altre ore al GeSa hanno iniziato i trasferimenti in carcere. Prima sosta Billwerder. Ci sono rimasto 2/3 ore prima di essere rimpacchettato e trasferito ad un altro carcere, un carcere minorile chiuso ed aperto solo per una decina di noi. Stanze singole, un’ora d’aria e socializzazione al giorno, il resto delle 23 ore chiusi dentro (per concederci di più, il “capo” doveva prima accertarsi che ce lo meritassimo). Ci hanno permesso di chiamare l’avvocato dopo ben quattro giorni e dopo continue richieste. Avendo iniziato a liberare i compagni tedeschi, dopo sei giorni ci hanno riportati tutti a Billwerder, dove ho trovato Orazio (ero venuto a conoscenza del suo arresto uno/due giorni prima) e conosciuto gli altri compagni italiani e non. Anche qui, dopo la prima notte in un’ala ci hanno trasferiti in un’altra il giorno dopo, dove siamo stabili da una decina di giorni. Durante questa permanenza, tutti a giro, abbiamo presenziato al siparietto messo in scena per il riesame. A giudicarci, dei giovani giudici, uomini e donne, bramosi di far carriera sulle nostre spalle. Ci hanno confermato, ad uno ad uno (gli internazionali), la permanenza in carcere. A testa china, per non incrociare i nostri sguardi, leggevano verdetti già scritti in perfetto accordo con i PM. Nel mio caso, nello specifico, non sono nemmeno stati letti i motivi per cui veniva rifiutato il ricorso, essendo il mio caso uguale al precedente. E dire che in tempi “normali” al reato che ci viene contestato ai più, ovvero il lancio di una o più bottiglie, corrisponde una sanzione pecuniaria. Ma certi che avremmo raccolto la provocazione di un summit organizzato in via del tutto provocatoria ad Amburgo (dopo che la città si era già rifiutata con un referendum di ospitare le olimpiadi), a ridosso di quartieri sempre resistenti e insopprimibili (ST. Pauli, Altona, Sternschanze), le autorità tedesche si sono premurate di irrigidire le pene.
La pessima gestione “dell’ordine pubblico” tenuta da Dudde (capo della polizia di Amburgo) e i suoi sgherri nei giorni precedenti al summit, quando sono stati attaccati e manganellati degli attivisti che pernottavano in una decina di tende in campo tra l’altro autorizzato, doveva già lasciare intendere qualcosa circa quello che sarebbe accaduto nei giorni del summit. In ogni caso, quell’attacco ingiustificato non ha sortito l’effetto desiderato, non ha spaventato nessuno. Ed ecco che arrivati al giorno 6 luglio, giornata in cui la stampa tedesca preannunciava da giorni, mesi, l’arrivo del “più grande blocco nero della storia”, ad Amburgo è esplosa la rivolta. In molti eravamo presenti quando la manovalanza di Dudde, dopo aver ricevuto i suoi nervosi e urlati ordini dall’altoparlante, ha attaccato con manganellate, idranti e spray urticanti un corteo non ancora partito. Forse davvero pensavano, si illudevano, che i 15.000 uomini impiegati sarebbero riusciti a mantenere l’ordine delle strade di Amburgo.
Ciò che invece è realmente accaduto l’avete visto tutti. La violenza praticata dalla polizei tedesca non ha fatto altro che rimuovere la linguetta a quella granata a frammentazione pronta ad esplodere. E come tante schegge schizzate ovunque, diversi focolai di rivolta si sono accesi un po’ ovunque. Le continue invasioni della zona rossa hanno ridotto le aree protette e attaccato gli hotel che avrebbero dovuto ospitare i potenti, costretti a spostare con gli elicotteri e con la metropolitana le loro delegazioni mentre nel resto della città di Amburgo regnava l’inferno. Ad ogni tentativo di esacerbare la situazione, la rabbia collettiva si è ritorta contro.
Alla clamorosa sconfitta subita è inutile dirvi che la polizei ha risposto attivando i più infami mezzi di repressione: fermi di massa, ingenti posto di blocco in tutte le città tedesche e detenzioni ingiustificate. Ad oggi i dati parlano di circa 35 compagni in galera e una cinquantina di denunce per abuso di potere per gli uomini di Dudde.
Aver partecipato al G20 di Amburgo sarà per noi un’esperienza che ci porteremo dietro a lungo, non tanto per la detenzione, che non ha neppure intaccato minimamente i nostri ideali, quanto per la gioia di aver rovinato la festa ai potenti del mondo, che dietro i baluardi dello “sviluppo” e della democrazia, continuano a uccidere e imprigionare quanti si oppongono alle loro politiche, continuano a decidere sulla vita dei nostri fratelli e sorelle migranti.
Convinti di essere nel giusto e con il vostro sostegno terremo duro fino alla fine. In molti detenuti, in questi giorni, ci hanno fermato e chiesto se fossimo qui per il G20, rispondendoci poi con sorrisi e strette di mano. D’altronde, cos’è un ladro per necessità se non una vittima dell’andamento dei cicli del capitale? E a cosa servono le galere se non a difendere i ricchi?
Complici e solidali con gli altri compagni nelle galere del mondo e vicini a quanti danno la vita giornalmente, mossi dagli stessi ideali.

Con l’augurio di riabbracciarvi tutt* presto.
A pugno chiuso,
Ale

Ps. A molti dei professori ed estimatori dell’Unione Europea vorrei chiedere a cosa serve la supremazia del diritto europeo su quello degli stati e a cosa serve esserne cittadini se poi ne hai in cambio disparità di trattamenti, se creano problemi per le visite in carcere ai tuoi amici quando come documento presentano “solo” la carta d’identità e la patente e gli viene chiesto il passaporto. Noi la nostra risposta ce la siamo già data da tempo.

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