Actualité de la répression en Italie

Une situation répressive reflète toujours la situation politique d’un pays. En ce moment la crise économique permanente et son pic qui dure depuis 2007-2008 permette des mesures radicales contre le prolétariat. En conséquence l’avant-garde consciente tente de s’organiser pour contrer même symboliquement ce système. La contestation est multiple et la répression féroce. Elle frappe la mouvance communiste et anarchiste de la même façon car pour elle ce sont des agitateurs qui donnent le mauvais exemple aux masses.

Tout d’abord nous devons rendre un hommage appuyé au militant Pietro Maria Walter Grec dit « Pedro » assassiné le 6 mars 1985 par des agents du renseignement. De nombreux militants comme lui sont tombés pour que vive l’idéal révolutionnaire, celui de combattre le capitalisme et l’impérialisme. Ayons également une pensée fraternelle pour Luigi Fallico, mort en détention le 24 mai 2011. C’est un ancien militant de l’Union des Communistes Combattants, emprisonné à de nombreuses reprises il fut de nouveau arrêté le 11 juin 2009. Avec d’autre camarades, ils sont accusés d’avoir « essayé de reconstruire une formation de type Brigades Rouges, d’inspiration marxiste-léniniste, pour commettre des actions armées ».

 

 

La répression est donc multiforme. Voici un aperçu des moyens répressifs utilisés par le système du terrorisme d’état et ses agents héritiers du réseau GLADIO :

 

Des lourdes condamnations (six ans taules) rendues le 8 janvier contre les camarades de la manif anti austérité du 15 octobre 2011.

 

Le procès No Tav qui se déroule depuis le 21 janvier à la prison bunker de la Valette contre 53 camarades suite à l’expulsion de la Maddelena le 17 juin 2011.

 

Le procès en appel du 27 mars contre les 11 camarades suite à la manif du 3 juin 2007 à la prison de L’Aquila. Rappelons que la protestation visée le régime d’isolement du 41 bis contre les militants politiques comme la militante des BR Parti Communiste Combattant Nadia Desdémone Lioce. Les lourdes condamnations (2 ans) en 2010 sont basées sur les faits d’apologie des derniers actes des Brigades Rouges. Une autre manif à L’Aquila le 18 juin 2011 a entrainé 5 arrestations pour outrage et le procès doit débuter ce 30 avril.

 

L’état italien organise aussi des opérations de ratissage contre des groupes supposés « terroristes » comme ce fut le cas dans les affaires « Adinolfi» et « Ardire ». Les camarades concernés et emprisonnés ont été séparés dans deux prisons différentes le 6 mars dernier. Le camarade Sergio poursuit sa grève de la faim depuis 29 janvier contre le refus de la justice de lui accorder des parloirs. Seule bonne nouvelle est la fin de l’emprisonnement de Massimo qui a été acquitté après six mois de taule. On lui reprochait d’être à la tête d’une prétendue organisation subversive dans le Val Susa.

 

 

 

Enfin le MAE est une arme également utilisé par l’état comme c’est le cas pour le camarade Gabriel Pombo da Silva qui est passé le 16 avril devant l’audience nationale et qui maintient sa position de rejet du régime judiciaire et carcéral.

 

 

 

La fabbrica ci uccide, lo stato ci imprigiona, che cazzo ce ne frega di biagi e di d’antona

 

Contro carcere, 41 bis e isolamento, uniti nella lotta

 

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