A Istanbul comme à Paris résistance contre le fascisme

Depuis plusieurs semaines des milliers de camarades dans l’état turc manifestent contre le pouvoir autoritaire des islamistes. Après la place Tahrir, une nouvelle place rentre dans l’histoire des luttes : la place Taksim. Elle symbolise ainsi le refus de l’arbitraire d’un système tout puissant de nature fasciste. Sous couvert d’élections « démocratiques » le régime au fil des années tente de remettre en cause les droits des femmes, l’éducation laïque… S’il essaye de se targuer de faire avancer « la paix » au Kurdistan il ne faut se leurrer sur la nature des individus en poste comme nous l’avons tous constater avec le meurtre des trois camarades kurdes à Paris. Si le point de départ de la contestation vient d’un refus somme toute anodin de refuser le réaménagement d’un espace urbain, nous constatons à présent que c’est un effet déclencheur pour remettre en cause le pouvoir dans tout le pays. Pour nous il n’a pas d’ambigüité sur le fait que le système électoral accorde la majorité au parti islamiste car cette démocratie « encadrée »est complètement faussée par la propagande des medias réactionnaires, l’enseignement conservateur. L’aliénation qui en résulte permet ce type de pouvoir où l’ordre social est une fidèle alliée à la religion, garante de maintenir dans l’ignorance et la soumission la majorité de la population.

En même temps, l’assassinat du camarade Clément Meric symbolise aussi ce fascisme qui revient en force après sa défaite en 1945 et des années de purgatoire. Le contexte dans l’état français est particulier avec une mobilisation réactionnaire de grande ampleur et un pouvoir qui non seulement pratique une politique conservatrice mais l’accentue comme on le voit avec les rafles de sans papiers. Avec la crise économique et sociale, les vieux reflexes de rejet de l’autre se développent car le capitalisme n’est pas dérangé de cette manière. Il s’accorde parfaitement avec m’importe quelle tendance politique pourvus que son hégémonie se maintienne. N’oublions le slogan des années trente : « plutôt Hitler que le front populaire »…

Cela remonte à loin mais les promoteurs actuels de l’idéologie raciste sont les héritiers directs de ce fascisme.

 

«  Quiconque oublie son passé est condamné à le revivre » Primo Levi

 

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde »

Bertolt Brecht

 

 

 

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