Liban : les manifestations s’intensifient à Beyrouth

Radio Canada, 23 août 2015 :

La police antiémeute a dû être déployée au centre-ville de Beyrouth pour la deuxième nuit d’affilée, dimanche, pour disperser des manifestants qui dénoncent la corruption du gouvernement et la crise de la gestion des ordures.

La violence a éclaté quelques heures après que le premier ministre, Tammam Salam, a laissé entendre qu’il pourrait démissionner à la suite des manifestations de samedi, lors desquelles plus de 100 personnes ont été blessées. Ces manifestations, les plus intenses depuis plusieurs années au Liban, dénoncent ce que les citoyens perçoivent comme un système politique dysfonctionnel qui n’a pas de Cabinet, pas de Parlement fonctionnel ni de président depuis plus d’un an.

Les rassemblements ont commencé dans le calme jusqu’à ce que des hommes, décrits par les organisateurs comme des agitateurs, confrontent la police, tentant notamment de détruire une clôture barbelée qui séparait la foule d’un bâtiment gouvernemental.

D’après le porte-parole de la Croix-Rouge libanaise, George Kattaneh, 44 personnes blessées ont eu besoin de soins à l’hôpital, tandis que quelque 200 autres ont été soignées sur les lieux. La police affirme que les manifestants ont blessé 30 policiers, dont un grièvement.

L’agitation s’est poursuivie dans la nuit. La police a tiré des coups de feu dans les airs pour disperser les récalcitrants qui restaient sur les lieux même après que les policiers eurent utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Des jeunes masqués ont érigé des barricades dans le centre-ville de Beyrouth et près de la mosquée Mohammad al-Amin sur la place des Martyrs. Quelques manifestants tenaces ont mis feu à des pneus et l’alimentaient avec des arbres arrachés. Une épaisse fumée noire a recouvert la capitale. Des feux de circulation et des véhicules de la police ont été endommagés.

Les manifestations de dimanche étaient encore plus impressionnantes que celles de la veille. Des stations de télévision locales ont estimé à 20 000 le nombre de participants.

Les ordures ont commencé à s’accumuler dans les rues de Beyrouth après la fermeture, il y a un mois, du principal site d’enfouissement des déchets de la ville. En pleine paralysie gouvernementale, les responsables n’ont pas été en mesure de trouver un système de rechange pour la gestion des ordures.

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