The Guardian : un bombardement sur des funérailles au Yémen tue au moins 140 personnes, selon le responsable de l’ONU

Un drame ne chasse pas l’autre, ils s’accumulent et la situation au Yemen n’enlève rien à celle qui existe en Syrie. Mais il est évident que notre presse et nos politiciens français font beaucoup plus de bruit pour sauver en Syrie les terroristes d’Al Qaida, liés aux saoudiens, que pour exiger que lesdits saoudiens arrêtent leurs frappes et le crime contre le peuple yeménite et ses enfants. Qui a créé cette terrible situation et est prêt à l’étendre jusqu’au Maghreb? S’agit-il des Russes? poser cette simple question est déjà une manière de dénoncer l’enfumage médiatique que nous subissons. Cet appel au droit humanitaire à géométrie variable en fait n’a qu’un seul but : précipiter une guerre entre l’OTAN et la Russie. La risible campagne présidentielle aux Etats-Unis, celle presque aussi risible en France devrait être vue d’abord dans cette optique, celle du drame de l’humanité en faveur des marchands d’armes. Un véritable mouvement de la paix doit dénoncer ce danger prioritaire au lieu de se perdre dans des revendications groupusculaires qui contribuent à l’enfumage belliciste (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Les rebelles Houthi disent que la coalition dirigée par l’Arabie est responsable de l’attaque sur la cérémonie qui a fait aussi 525 blessés au moins
raid aérien saoudien à Sanaa
Le lendemain de la frappe aérienne menée par la coalition dirigée par l’Arabie dans le sud de la capitale Sanaa. Photo: Mohammed Huwais / AFP / Getty Images

Nadia Khomami etagences

Plus de 140 personnes ont été tuées et plus de 525 blessées lors des frappes aériennes qui ont atteint une cérémonie funèbre dans la capitale du Yémen, à Sanaa, un haut fonctionnaire de l’ONU a dit que les rebelles Houthi ont dénoncé l’attaque de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

Les morts et les blessés comprennent des responsables militaires et de sécurité supérieurs dans les rangs des rebelles chiites Houthi qui combattent le gouvernement internationalement reconnu du président Abd Rabbo Mansour Hadi, ainsi que leurs alliés, partisans de l’ancien président Ali Abdullah Saleh .

À la suite de la frappe de samedi, des centaines de corps démembrés ont été trouvés éparpillés dans et hors de la salle. Les sauveteurs les ont collectés dans des sacs. »L’endroit a été transformé en un lac de sang », a déclaré un secouriste, Murad Tawfiq.

Les ambulances se précipitaient vers le site pour transporter les blessés vers les hôpitaux. Dans les émissions de radio, le ministère de la Santé a convoqué les médecins hors-service et a appelé les habitants à donner du sang. Les sauveteurs, quant à eux, ont passé au crible les décombres à la recherche de plus de victimes, mais le feu entravait leurs efforts.

Les funérailles étaient celles d’Ali al-Rawishan, le père du ministre de l’Intérieur Galal al-Rawishan, un allié à la fois du mouvement Houthi et de leur principal allié, Saleh.

Des témoins et des sources médicales ont raconté qu’un missile a frappé la salle dans le sud de la capitale, détruisant le bâtiment. Ils ont décrit les ambulances transportant des blessés de la scène, où un panache de fumée noire s’est élevé vers le ciel.
La famine se répand au Yemen et les enfants affamés se battent pour la vie à l’hôpital

Le site de nouvelles contrôlé par les Houthi sabanews.net a déclaré: « Des dizaines de citoyens sont tombés en martyrs ou ont été blessés dans cette attaque par des avions de l’agression américano-saoudienne. »

Il n’y a eu aucun commentaire dans l’immédiat de la part de la coalition dirigée par l’Arabie.

L’Arabie saoudite est intervenue en mars 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite contre les rebelles Houthi dans le contrôle de Sana’a. Il a fait face à des accusations répétées sur le fait que sa campagne violait le droit international humanitaire, et le mois dernier, le Guardian a publié des données indiquant que plus d’un tiers des frappes aériennes de la coalition avaient touché des sites civils tels que les bâtiments scolaires, les hôpitaux, les marchés, les mosquées et les infrastructures économiques.

Les rebelles Houthi sont également accusés de violations des droits de l’homme, y compris l’utilisation de mines terrestres et de bombardements aveugles.

L’ONU a estimé le nombre de morts dans la guerre de 18 mois à plus de 10.000, dont de nombreux civils. Des dizaines d’enfants émaciés se battent aussi pour leur vie dans les services hospitaliers du Yémen, alors que les craintes grandissent que la guerre et un blocus maritime créent des conditions de famine dans le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Plus de la moitié des 28 millions d’habitants du Yémen sont déjà à court de nourriture, a dit l’ONU, et les enfants sont particulièrement touchés, avec des centaines de milliers qui risquent de mourir de faim . Il y a 370.000 enfants en état malnutrition sévère qui affaiblit leur système immunitaire, selon l’Unicef, et 1,5 million ont faim.

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