11 ans de prison requis contre les syndicalistes Iranien Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad

11 ans de prison requis contre les syndicalistes Iranien Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad.

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Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad

20 et 26 Octobre 2016 nouvelles qui nous sont parvenues par le biais du site de l’ International Campaign for Human Rights in Iran: Deux camarades et militants syndicalistes défenseurs des droits des  travaillleurs Iraniens, Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad ont été condamnés chacun à des peines de 11 ans de prison pour leur militantisme syndical. Ces deux condamnations arbitraires ont été émises le 15 Octobre, 2016 par la Direction générale  numéro 1 de la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de la ville de Sāveh – une localité située à environ 120  Km au Sud-ouest de Téhéran.

Selon la décision de cette « Cour », Jafar Azimzadeh et et Shapour Ehsani-Rad ont été condamnés chacun à des peines 10 ans de prison pour des accusations:   « Mise en place du fonctionnement d’une organisation illégale » et a des peines supplémentaires d’un an de prison pour des accusations présumées de « Propagande contre l’Etat » qui visaient essentiellement Jafar  pour son travail militant sur le terrain, et Shapour parce qu’il est membre du conseil d’administration du Syndicat libre des travailleurs Iraniens.

« J’ai été condamné et puni de cette peine, sur la base des charges précédentes qui m’avait déjà valu une condamnation à six ans de prison. Alors qu’en fait je suis un prisonnier qui avait été placé en libération provisoire » a déclaré Jafar Azimzadeh dans une interview qu’il avait pu accorder à des activistes du site de  Campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran quelques instants avant son procès du Samedi 15 Octobre –  Jafar avait été précédemment libéré provisoirement pour raisons de santé selon les procédures dite des « Congé médicaux » ayant cours en Iran-Ndr.

Jafar Azimzadeh a été condamné à une peine de six ans de prison en Mars 2015 pour des accusations de: « Montage d’une collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale » et « Récidives répétées d’actes de propagande contre l’Etat et la République Islamique ». En Juillet 2016,  Jafar avait pu bénéficier d’une libération provisoire et d’une permission de sortie selon la procédure dite des « Congés médicaux » ayant cours en Iran, après une action de grève de la faim de deux mois dans laquelle il s’était lancé pour exiger que les autorités Iranienne reconsidèrent son affaire et réexamine son premier procès.

Conformément à l’article 14-7 du Pacte international relatif aux droits civils et à ceux des prisonniers politiques, dont  l’Iran est pourtant signataire: « Nul ne peut être tenu responsable deux fois d’une infraction pour laquelle il a déjà été puni, condamné (ou acquitté) conformément aux lois et aux procédures pénales de chaque pays ».

« Toutes les charges et les accusations portées contre moi sont uniquement basées sur mes activités syndicales pacifiques, on me reproche également d’avoir organisé des grèves ou des violences auraient été commises, alors que c’était des actions non violentes. Et également toute les entrevues que j’ai eu avec des médias où je n’avais fait que défendre mon action syndicale et les droits de mes camarades travailleurs Iraniens« , a rajouté Jafar dans le court entretien qu’il avait accordé à un journaliste de l’International Campaign for Human Rights in Iran.

Jafar Azimzadeh et Shapour Ehsani-Rad  ont du également comparaître devant la Cour pénale de la ville de Sāveh pour des accusations de: « Diffusion de nouvelles inquiétantes dans l’opinion publique » et de « Troubles à l’ordre public ». Cette même Cour les a aussi accusé d’avoir incité les travailleurs à la Safa Rolling and pipe Mills Company à se mettre en grève en 2015.

« Notre  Syndicat  libre des travailleurs Iranien a été créée en 2007, il ne viole en rien notre Constitution comme l’ont affirmés les juges qui nous ont condamnés », a déclaré lors de son nouveau procès du 15 Octobre dernier Jafar Azimzadeh  , en se référant au droit de se réunir librement Inscrit dans L’article 27 de la Constitution de la « République Islamique » qui stipule pourtant qu’en principe: « Des rassemblements publics et des marches de protestations à caractère social  peuvent être librement organisées en Iran, à condition qu’il ne soit pas fait usage d’armes au cours de ces actions […] Et que ces événements ne soient pas préjudiciables aux principes fondamentaux de l’Islam ».

Selon les statuts des travailleurs et travailleuses de l’Union libre des travailleurs Iraniens, nos camarades de ce syndicat libre se voient et se décrivent  comme: « Un outil destiné a la défense des droits de tous les travailleurs du pays, dont le but principal et d’œuvrer a l’amélioration des conditions de vie de la Classe ouvrière Iranienne sur la base des progrès sociaux Internationaux contemporains ».

L’Activisme syndical libre en Iran est considéré comme une infraction grave et un crime « d’Atteinte à la sécurité nationale »; les syndicats indépendants ne sont pas autorisés à fonctionner normalement, les militants syndicaux et ceux qui ce lancent dans des actions de grèves  font constamment l’objet d’ harcèlements et de pressions policières. Comme leurs leaders syndicaux, ils sont régulièrement victimes de poursuites judiciaires, d’arrestations, de condamnation à des lourdes peines de prison, sur la base d’accusations totalement arbitraires et délirantes.

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Esmail Abdi militant syndicaliste et enseignant Iranien condamné en deuxième instance à 6 ans de prison.

Le Vendredi 7 Octobre 2016 dernier, on apprenait qu’une autre « Cour d’appel » du régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani, avait confirmée une peine de six ans de prison, prononcée précédemment en première instance contre le dirigeant syndicaliste enseignant Esmail Abdi -*1.

Voir aussi sur: https://www.iranhumanrights.org/2016/10/jafar-azimzadeh-and-shapour-ehsani-rad/
-*1 Voir aussi sur le site de nos camarades  de l’International Alliance in Support of Workers in Iran -IASWI.
http://www.workers-iran.org/index.php?option=com_content&view=article&id=319:condemn-confirmation-of-six-year-sentence-for-esmail-abdi-by-the-appeals-court-of-tehran&catid=11&Itemid=129&lang=en
info@workers-iran.org
www.workers-iran.org
https://www.facebook.com/IASWI
https://twitter.com/IASWIinfo

Collectif Soliranparis

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