SALUT A TOI CAMARADE : Mikel Irastorza « Le chef présumé d’ETA arrêté en France »

Mikel Irastorza lors de son arrestation, le 5 novembre.

« Il ne reste plus grand-chose du groupe séparatiste basque ETA. Une quinzaine de membres actifs, tout au plus, selon la police espagnole. La majorité se trouverait en France. En fuite. C’était le cas du numéro un présumé d’ETA, Mikel Irastorza.

Lire aussi :   Une centaine d’armes de l’ETA trouvées en forêt de Compiègne

L’homme de 41 ans a été arrêté dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre à Ascain (Pyrénées-Atlantiques), lors d’une opération menée conjointement par la garde civile espagnole et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Deux personnes, un homme de nationalité espagnole et une femme française qui hébergeaient M. Irastorza, ont aussi été arrêtées lors de l’opération.

Selon la police espagnole, ce coup de filet est « un coup dur contre les structures d’ETA car il suppose la perte du chef de l’organisation terroriste et l’élimination de la structure chargée de la gestion de l’arsenal d’armes et explosifs ». « ETA est totalement à terre », confirme-t-on côté français.

450 prisonniers

Ancien responsable d’Ekin, la structure politique aujourd’hui dissoute, accusée par la justice espagnole d’avoir servi de liaison entre le groupe terroriste et les partis politiques Abertzales (« patriotes »), proches de la mouvance étarra, Mikel Irastorza se trouvait en fuite depuis 2008. Visé par une enquête pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », il est soupçonné par la police d’avoir pris la tête de l’organisation après l’arrestation de David Pla et Iratxe Sorzabal, en septembre 2015, lors d’une opération similaire de la DGSI et la garde civile à Saint-Etienne-de-Baïgorry (Pyrénées-Atlantique).

Depuis qu’elle a annoncé, il y a cinq ans, le 20 octobre 2011, « la fin définitive de son activité armée », ETA se refuse à disparaître. Extrêmement affaiblie par une intense pression policière et judiciaire, et la fin de ses réseaux de soutien dans la société basque, l’organisation cherche à négocier avec l’Espagne et la France la remise des armes et la dissolution en échange de « solutions » pour ses 450 prisonniers, dont une centaine en France, et ses « exilés. » A commencer par le regroupement des Etarras dans des prisons du Pays basque et la suspension des poursuites pour les fugitifs.

Lire aussi :   Le Pays basque se méfie du séparatisme

Pour le gouvernement espagnol du Parti populaire (PP, droite), pas question. Madrid est décidé à utiliser « l’Etat de droit » pour en finir avec le groupe terroriste responsable de la mort de 829 personnes en quarante ans. « Jusqu’à ce que se produisent la remise des armes et la dissolution, nous continuerons à lutter contre le fléau du terrorisme », a ainsi déclaré le ministre de l’intérieur espagnol, Juan Ignacio Zoido, samedi 5 novembre.

Côté français, il s’agit de la deuxième opération d’envergure menée contre ETA ces dernières semaines. Le 12 octobre, une cache d’armes a été démantelée à Carlepont, dans l’Oise. Elle renfermait 75 pistolets automatiques et 70 revolvers, deux fusils de chasse, 130 chargeurs de pistolets et des cartouches de munitions.

Ces deux opérations confirment l’engagement de la France à « aller jusqu’au bout », selon une source judiciaire française, qui souligne qu’un « groupe de la DGSI travaille encore à plein-temps sur ETA ». »

Advertisements
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s