Incertitude sur le sort d’Ebru Firat, l’étudiante toulousaine emprisonnée en Turquie

MOBILISATION Cette Toulousaine d’origine kurde partie combattre les djihadistes et arrêtée à Istanbul devait être jugée ce mardi. Mais rien n’est moins sûr…

Ebru Firat, lors d'un reportage de France 2 sur les
          Français partis en Syrie combattre Daech Ebru Firat, lors d’un reportage de France 2 sur les Français partis en Syrie combattre Daech – France 2 / Capture ecran

Helene Menal

Publié le 08.11.2016 à 07:41

Procès à huis clos en la seule présence d’un avocat turc ou report de la comparution ? Les soutiens d’Ebru Firat, une étudiante toulousaine d’origine kurde, n’arrivent pas à savoir si son procès prévu ce mardi 8 novembre à Istanbul aura bien lieu.

>> A lire aussi : Syrie: La bataille pour libérer la ville de Raqqa a démarré

La jeune fille idéaliste était partie en Syrie pour combattre les djihadistes de Daech. Elle a notamment contribué à la reprise de la ville de Kobané aux côtés des Unités de défense du peuple kurde (YPG) qui tentent en ce moment au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS) de s’emparer de Raqqa, la capitale de l’Etat islamique. Mais les YPG sont aussi considérées comme une « organisation terroriste » par la Turquie.

Elle risque 10 à 20 ans de prison

Ebru Firat a été arrêtée le 8 septembre, sur la foi d’un coup de fil anonyme, alors qu’elle s’embarquait pour Toulouse à l’aéroport d’Istanbul. Dans un premier temps, les autorités turques l’accusaient de préparer un attentat suicide. Elle n’est plus désormais accusée « que » d’appartenance à un groupe terroriste. « Le dossier d’instruction que j’ai pu lire met en avant des contacts qu’elle a eus avec les YPG, elle risque théoriquement 10 à 20 ans de prison », explique Agnès Caséro, l’avocate française de l’étudiante.

La juriste devait se rendre en Turquie pour le procès ce mardi mais la complexité de la situation politique du pays – où les arrestations se succèdent dans les milieux pro kurdes, l’opposition ou la presse – l’en a dissuadée. Tout comme le peu d’entrain du consulat de France à la guider dans ses démarches.

« Procès ou pas ce mardi, il va falloir que l’opinion se mobilise pour Ebru », prévient Agnès Caséro.

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