France: Carlos provocateur comme à l’accoutumée à l’ouverture de son procès

media L’avocate de Carlos, Isabelle Coutant-Peyre, que l’accusé a épousé en 2001, à l’ouverture du procès, lundi 13 mars 2017. REUTERS/Benoit Tessier

Près de 43 ans après l’attentat du drugstore Publicis Saint-Germain à Paris, le procès de Carlos – de son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez – s’est ouvert ce lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris où il comparaît pour assassinats terroristes. Ce Vénézuélien de 67 ans, figure du terrorisme international des années 1970-1980, sera jugé pendant trois semaines pour un attentat à la grenade qui avait fait deux morts et des dizaines de blessés. Carlos était bien présent à son procès ce matin.

C’est la troisième fois qu’Ilich Ramirez Sanchez comparaît devant une cour d’assises et Carlos n’a rien perdu de son sens de la provocation. Vêtu d’un pull et d’une veste noirs, cheveux et moustaches blancs parfaitement soignés, l’accusé toise la salle du regard lorsqu’il pénètre dans le box. Un baisemain à son avocate, qu’il a épousée religieusement, puis des baisers envoyés aux nombreux journalistes venus couvrir l’audience.

Carlos répond aux questions du président avec le sourire et avec un fort accent hispanique. Profession : « révolutionnaire professionnel ». Age : « J’ai 17 ans, plus ou moins 50 », s’amuse la figure du terrorisme international des années 1970, qui se lance dans une longue tirade sur ce procès qui ne devrait pas avoir lieu et réclame le renvoi du procès devant une cour d’assises populaire et non spécialisée pour le terrorisme. Une requête rejetée par la cour.

« Il parle de manipulation parce que c’est une affaire prescrite, il y a eu deux non-lieux. C’est une fabrication artificielle. Les manipulations c’est quoi ? C’est de prétendre qu’il n’y a pas de prescription, qu’il n’y a pas eu de non-lieu, ça c’est une manipulation », affirme Isabelle Coutant-Peyre, l’avocate de Carlos

« Un désir de vérité judiciaire »

Face à Carlos 27 victimes de l’attentat se sont portées partie civile. L’ appel des 17 témoins donne lieu à une nouvelle joute d’arguments. 42 ans après les faits plusieurs sont décédés, souffrent d’Alzheimer ou ont produit des certificats médicaux pour ne pas venir au procès ou répondre par visioconférence.

La défense dénonce un procès sans témoins, mais l’avocate de six victimes Constance Debré l’assure, ses clients ont besoin que le procès se tienne : « C’est un désir tout simplement de vérité judiciaire et aussi de voir que la justice ne les a pas oubliés et qu’avec mesure, avec calme, avec impartialité on est encore aujourd’hui en mesure de juger ces faits même si ce n’est plus brûlant d’actualité. »

Les recours déposés par les avocats de Carlos ont été rejetés, le procès se poursuit et doit durer jusqu’à la fin du mois.

→ Lire aussi : France: Carlos jugé pour l’attentat du drugstore Publicis

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