Déclaration de Georges Abdallah – 18 mars 2017

Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Vous savoir réuni«e»s ce 18 mars – Journée Internationale des Prisonniers Révolutionnaires – me remplit de force et d’enthousiasme et me réchauffe le cœur aussi. Certainement quand on est derrière ces abominables murs depuis tant d’années, votre participation à cette journée plus particulièrement, ne peut que renforcer la résolution et la détermination de chacun de nous ici et nous conforter dans la conviction que c’est ensemble dans la diversité de l’expression solidaire que l’on peut faire avancer la mobilisation en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste, anti-impérialiste.

Camarades, tout au long de l’année passée, vous avez su développer, dans la diversité de votre engagement, de remarquables initiatives solidaires que j’ai suivies, comme de nombreux autres camarades et amis ailleurs, avec beaucoup d’attention et autant d’émotion aussi… Surtout lors de votre mobilisation à Paris et devant la centrale de Lannemezan…

Certainement camarades, coordonner la mobilisation des diverses structures de solidarité n’est pas toujours facile à mettre en œuvre. Il n’empêche que vous avez réussi à conjuguer vos diverses idées et capacités et surtout vous avez réussi à inscrire vos diverses initiatives dans la dynamique globale de la lutte en cours. Et certainement c’est d’une importance capitale : savoir et pouvoir inscrire la démarche solidaire dans la dynamique de la lutte en cours.

Tout au long des années passées camarades, et à travers vos multiples initiatives, vous avez participé très efficacement à démontrer que c’est toujours au niveau des instances politiques que l’on décide de la place et du poids du rituel judiciaire du moment où il est question des protagonistes révolutionnaires incarcérés.

Vous avez participé très efficacement à démasquer l’acharnement judiciaire et tout ce qui ressemble plutôt à une vengeance d’État.  Encore faut-il préciser en passant camarades, que cet acharnement judiciaire n’est ni fortuit ni gratuit ; il s’inscrit d’emblée dans la dynamique globale de la contre-révolution préventive… Des geôles sionistes à celles du Maroc, des cellules d’isolement en Turquie à celles encore plus sombres en Grèce, aux Philippines et ailleurs en Asie et de par le monde, c’est toujours le même constat : l’acharnement judiciaire n’est qu’un élément d’une large panoplie mise à la disposition de la permanente contre-révolution préventive. Bien entendu cette panoplie des mesures et des lois ne cesse de s’étoffer toujours plus, au fur et à mesure que le système s’enfonce dans sa crise.

La crise du capitalisme moribond, dans sa phase de putréfaction avancée, est déjà là devant nos yeux au niveau planétaire, aussi bien dans les centres du système que dans ses périphéries. Il suffit de regarder et vouloir voir toute cette barbarie, ces massacres et autres bombardements «chirurgicaux» et les déjà rituelles expéditions en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs. Il suffit de regarder toute cette masse d’hommes et de femmes et d’enfants qui se jettent à la mer poussée par les tueries, la peur ou la famine… Mais aussi il suffit de regarder surtout ici, dans le ventre de la bête, en Europe, aux États-Unis et ailleurs en Asie, où les perspectives les plus fascisantes s’emparent de pans entiers de la population désorientée par le chômage, la précarisation existentielle et le processus avancé du déclassement social…

La crise du capitalisme est là. Encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations susmentionnées et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste…

Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. Le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui. Et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme, et certainement pas à travers les compromis historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

De nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce capitalisme mondialisé, à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise.  Et c’est bien ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie…

D’un pays à l’autre, les mesures préconisées au service du capital sont presque toujours identiques : faire supporter aux masses populaires les frais d’entretien d’un système d’exploitation moribond. Force est de constater, camarades, que ces mesures mêmes ne font qu’amplifier l’étendue des sinistres, accentuer encore plus la dynamique de la crise et démultiplier les manifestations de sa barbarie. Plus la crise se développe et plus «les fondés du pouvoir du capital mondialisé» à savoir les États impérialistes, ces «fonctionnaires du capital» augmentent leurs interventions dans les périphéries, accroissent leur pression sur les peuples dominés et font chanter les régimes bourgeois en place.

Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes, dont on voit à longueur de journées les néfastes conséquences de leur mise en œuvre sous forme de destructions de villes entières et du dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

Camarades la Palestine, ces jours-ci, compte au quotidien son quota de jeunes martyrs. La Résistance continue, et certainement elle continuera aussi longtemps que l’occupation durera. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes peuvent compter plus que jamais sur votre solidarité active.

Cependant j’aimerais attirer l’attention sur le nombre croissant des mineurs palestiniens qui s’impliquent de plus en plus dans la lutte des masses populaires et qui subissent de plein fouet la répression de la soldatesque sioniste et des magistrats qui leur infligent les condamnations les plus lourdes. Quand on a à peine 14 ou 15 ans et qu’on vient d’être condamné à 10 ou 15 ans, on a certainement le plus besoin de la solidarité internationale et certainement vous saurez tous vous acquitter de cette tâche. Un petit mot de temps en temps à chaque «lionceau» et à chaque «fleur» permet de faire comprendre aux geôliers sionistes que ces mineurs ne sont pas seuls.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Intifada !
Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur des masses populaires kurdes et de ces valeureux combattants du PKK !
La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !
La solidarité toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !
Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !
Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

18 mars 2017

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