Syrie: des avions de la coalition attaquent un convoi des forces du régime

media Des avions de la coalition internationale ont attaqué un convoi des forces du régime syrien ce jeudi 18 mai. (image d’illustration). ARIS MESSINIS / AFP

En Syrie, des avions de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont bombardé, jeudi 18 mai, un convoi des forces du régime syrien près de la frontière jordanienne. Après ces raids, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déclaré que Washington ne cherche pas à s’impliquer militairement dans la guerre civile en Syrie mais défendra ses troupes si elles sont menacées.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le convoi visé se trouvait à 27 kilomètres de positions de rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis dans la région désertique d’al-Tanaf, proche de la frontière avec l’Irak et la Jordanie. La colonne comportait des chars, des véhicules blindés, et des pièces d’artillerie. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, au moins quatre véhicules ont été détruits par les bombardements.

Un responsable du Pentagone a déclaré que le convoi n’a pas répondu à des tirs d’avertissement des avions, qui ont ensuite frappé la tête de la colonne. Des sources de l’opposition syrienne ont indiqué que la force visée par les raids appartenait à l’armée régulière syrienne et à des milices pro-iraniennes, qui combattent aux côté du régime.

Cet incident intervient quelques heures seulement après un entretien à Damas entre le secrétaire du Conseil de sécurité irakien, Faleh al-Fayad, et le président syrien Bachar al-Assad. La discussion a porté sur une intensification de la coordination, entre les deux pays, dans la lutte contre le groupe Etat islamique.

Depuis une dizaine de jours, l’armée syrienne et ses alliés avancent dans le désert en direction de la frontière avec l’Irak, pour barrer la route à des rebelles soutenus par les Etats-Unis et la Jordanie, qui ne cachent pas leur intention de prendre le contrôle de la frontière syro-irakienne.

Il est clair que les Etats-Unis n’ont pas envie de faire tomber le régime à Damas parce qu’ils se doutent bien que ce serait l’Etat islamique et les rebelles d’Al-Nosra qui en bénéficieraient
Fabrice Balanche, maître de conférences à l’université Lyon II et chercheur invité au Washington Institute, décrypte la stratégie des Etats-Unis dans l’est de la Syrie 19/05/2017 – par Véronique Gaymard Écouter
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