Soutien aux Chibanis de la SNCF

Les Chibanis de la SNCF se battent pour faire valoir leurs droits devant les tribunaux, depuis plus de 13 ans, parce que discriminés durant toute leurs carrières (plus de 40 années). Si la SNCF a piétiné les Chibanis avec le consentement des syndicats, il ne faut pas s’étonner que leurs enfants subissent le même sort. MOBILISATION !

Dans les années 70, la SNCF a envoyé des recruteurs chercher de la main-d’œuvre au Maroc. Leur contrat stipulait « le travailleur doit recevoir, à travail égal, une rémunération égale à celle de l’ouvrier français de même catégorie employé dans l’établissement… L’égalité s’étend également aux indemnités s’ajoutant au salaire ». Le contrat de travail n’a pas été respecté par la SNCF qui a toujours considéré ces salariés comme des cheminots de 2nde zone.

Concernant l’évolution de carrière, les Chibanis cheminots ne peuvent évoluer que sur trois qualifications, contre huit qualifications pour les cheminots français, de fait, ils sont condamnés aux tâches d’exécution. Il leurs a été refusé l’accès aux examens parce qu’étrangers, et même ceux qui occupaient la fonction de maîtrise se sont vu refuser le salaire correspondant, parce que non-français.

Cette semaine sortez couvert.e.s !

La ligne anti-répression sera ouverte du mercredi 31 janvier au 2 février

La discrimination a également porté sur la protection sociale, inférieure à celle de leurs collègues français : les Chibanis doivent travailler en moyenne huit ans de plus que leurs collègues français pour une retraite trois fois moindre, ils n’ont pas accès aux services de médecine gratuite de la SNCF. Les pensions de reversions aux veuves sont misérables, en moyenne 300 euros, les veuves des « autres » cheminots n’ont pas à subir cette ingratitude et leurs enfants, devenus orphelins, deviennent pupilles de la SNCF.

La France est fière d’avoir les meilleures infrastructures ferroviaires d’Europe, la pose et l’entretien des voies ferrées d’une part, et le travail dans les centres de triages des locomotives d’autre part, deux métiers qui ont en commun la pénibilité physique et le travail en extérieur par tous les temps, en horaires décalés, fait que leur santé s’est particulièrement dégradée. Les postes tenus par ces « indigènes du rail » n’étaient guère attrayant pour les autres cheminots, parce que très durs et peu payés. À ce jour, beaucoup de ces papis occupent les mêmes fonctions qu’à leur arrivée, à la même qualification. D’après les derniers bilans sociaux de la SNCF : 3 % des cheminots à statut terminent leur carrière à l’exécution, en revanche, 97 % des Chibanis terminent leurs carrières à l’exécution.

Leur évolution de carrière est inexistante, le « plafond de verre » a été appliqué aux Chibanis et les enfants de l’immigration le subissent encore aujourd’hui. Les retraites des Chibanis, qui sont basées sur leurs salaires, sont indécentes. Ces cheminots ne sont pas des « contractuels » comme les autres, un statut défavorable a été créé, sur mesure, pour eux.

L’argument premier de la SNCF est « qu’il n’y avait pas de lois interdisant la discrimination à l’époque, puisque la première législation contre la discrimination date de 2001 ». L’égalité de traitement, est stipulée dans la constitution de 1958 et aussi dans la convention de l’Organisation International du Travail, ratifiée par la France en 1958. La SNCF ne respecte pas le principe d’égalité de traitement entre des salariés placés dans une situation identique.

Condamné pour la discrimination de 842 Chibanis, la SNCF s’acharne…

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Ce combat pour l’égalité est identique à celui des anciens combattants, issus des colonies, et à celui des mineurs marocains du Nord qui ont gagnés leurs droits après 25 ans de procédures judiciaire. D’autres entreprises telles que : La Poste, EDF-GDF, la RATP, Air France, la sécurité sociale etc. ont depuis longtemps retiré, la clause de nationalité discriminatoire, et ont reconnu l’égalité des Hommes au travail.

Ce combat est aussi celui de la discrimination au travail :
À travail égal, salaire égal
À travail égal, protection sociale égale
À travail égal, retraite égale
Venez nombreux soutenir les Chibanis dans leur combat pour leurs droits contre la SNCF

Rendez vous devant le tribunal de Paris le Mercredi 31 janvier de 13h30 à 16h00
10 Boulevard du Palais 75001 Paris Métro Cité ou Châtelet.
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