Journée internationale contre la torture : Condamnez les tortionnaires sionistes ! mercredi 26 juin 2019

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre la torture, certaines ONG « oublient » de mentionner Israël, où la torture des adultes comme des enfants palestiniens est quotidienne et dramatique, comme le souligne lui-même le Comité Israélien Contre la Torture.

La torture physique et psychologique sont courantes en Israël, en ce qui concerne les prisonniers et prisonnières politiques palestiniens. Les détenus peuvent être battus, ligotés dans des positions douloureuses dites « de stress » », interrogés pendant 12 heures consécutives, privés de sommeil et d’autres sensations (auditives, visuelles…), confinés dans des cellules d’isolement, menacés de représailles sur leurs familles.

Mais même en cas de décès de la victime sous la torture (on en dénombre plus de 80 en Israel au cours des 10 dernières années), l’impunité est garantie, comme on a pu le constater dans le cas de Arafat Jaradat, 33 ans, père de deux enfants qui est décédé après un « interrogatoire » dans la prison israélienne de Meggido.

En fonction des lois militaires israéliennes, un(e) détenu(e) palestinien(ne) peut être interrogé(e) pendant une période de 90 jours et peut-être privé(e)
de la présence d’avocat pendant 60 jours !

Et des aveux obtenus sous la torture sont considérés comme valables par la « justice » israélienne.

Dessin publié par le quotidien israélien Haaretz dans son édition du 25 janvier 2017, qui titrait : « Il faut mettre un terme à la torture en Israel »

Ce journal a publié les confirmations par des agents des services secrets israéliens (Shin Bet) de la pratique régulière de la torture lors des interrogatoires menés essentiellement auprès des Palestiniens.

Ces agents secrets, dont seules les initiales sont mentionnées confirment avoir recours à « des violences telles que les gifles, les yeux bandés, les positions douloureuses, la privation de sommeil, le sac sur la tête, l’emploi de chiens, et autres méthodes de torture jusqu’à ce que la personne interrogée craque, même si elle hurle de douleur ».

L’un des agents a précisé que les méthodes sont soigneusement choisies pour briser le moral de la personne interrogée, sans laisser de traces physiques permanentes sur elles.

La torture est légale en Israël, grâce à divers artifices introduits dans la loi et à la fameuse « lutte contre le terrorisme ». Le Comité israélien contre la torture dénonce la perversité qui consiste à faire pression sur les prisonniers politiques palestiniens en se servant de leurs familles.

« Un rapport du Comité Public contre la Torture en Israël accuse la Sûreté Générale [Shabak] de violer la loi par un emploi inacceptable des familles de prisonniers de sécurité palestiniens, visant à exercer des pressions sur eux pour obtenir d’eux des aveux. Aux dires de l’organisation, il s’agit, dans une partie des cas, d’arrestations abusives et injustifiées de membres de la famille. Il s’agit pour une autre part de mises en scène de pareilles arrestations réalisées dans le but d’exercer sur la personne interrogée une forte pression morale. Il s’agit généralement de personnes interrogées qui sont de toute façon déjà soumises à de dures tortures physiques. Dans au moins un cas qui est décrit dans le rapport, les pressions exercées par le biais de membres de la famille ont conduit à des tentatives de suicide de la part de la personne soumise à interrogatoires.

LA TORTURE APPROUVÉE PAR L’OPINION PUBLIQUE ISRAÉLIENNE

Israël est en outre le pays au monde, avec le Nigéria et les USA, où la torture est la plus populaire auprès de l’opinion publique, révèle un sondage de la Croix Rouge Internationale. En Israël, plus de 50 % pour, 25% contre et 25 % ont refusé de répondre. (Source : Source : http://www.haaretz.com/opinion/editorial/1.767275)

Le Comité israélien contre la torture a reçu un millier de dossiers documentés de plaintes pour torture contre des Palestiniens au cours des 10 dernières années. Mais aucune d’entre eux n’a donné lieu à une enquête.

Un bien plus grand nombre de Palestiniens torturés ne déposent même pas plainte, étant sans illusion sur le système judiciaire israélien à leur égard et sur l’impunité absolue dont jouissent les tortionnaires israéliens.

Le 7 avril 2013, deux prisonniers en « détention administrative », Ahmad Zahran et Mahmoud Zahran (36) ont détaillé devant le tribunal militaire d’Ofer les tortures qu’ils ont subies aux mains de leurs geôliers israéliens.

Le tribunal après avoir entendu ces faits a prolongé la détention des deux prisonniers, afin de couvrir les « services israéliens de sécurité »

ISRAEL REFUSE TOUTE COMMISSION D’ENQUETE INTERNATIONALE

Addameer fait appel aux institutions internationales pour qu’elles exigent de pouvoir enquêter sur la situation des prisonniers palestiniens et les tortures qui leur sont infligées. Israêl refuse en effet d’ouvrir ses prisons et centres d’interrogatoire à toute commission d’enquête internationale.

Plusieurs associations palestiniennes de défense des droits de l’homme rappellent que le Comité Contre la Torture des Nations Unies a émis plus de 50 recommandations à l’intention de d’Israel pour faire respecter des mesures s’opposant à la torture.

Elles disposent de centaines d’exemples de torture et d’exécutions extra-judiciaires d’enfants par Israël, et illustrent leur dénonciation avec 3 cas récents de tortures d’enfants documentés.

- Celui de Mohamed, 14 ans, qui ayant refusé de se mettre nu devant les soldats au checkpoint d’Erez en septembre 2015, a été battu, menacé de mort, déshabillé de force, puis frappé pendant 10 minutes d’affilée, y compris avec des crosses de fusil. Mohamed s’est évanoui après avoir perdu des dents et vomi du sang.
Quand il a repris conscience il était dans un véhicule qui l’a emmené dans un centre militaire. Là on lui a bandé les yeux, ligoté les poignés et assis à même le sol avec ses seuls sous-vêtements. Et il a subi un interrogatoire de 3 jours, pendant lequel il a été, battu, insulté, pendant que des soldats écoutaient de la musique dans la pièce voisine. S’il s’endormaiit, les soldats lui versait de l’eau froide, et quand il réclamait de boire, on lui tendait du vin à la place de l’eau. Comme il refusait de fumer, un soldat a écrasé une cigarette allumée sur son pied.

- celui de Mona, victimes de coups de feu, puis ligotée et menacée sur son lit d’hôpital.

En octobre 2015, Mona, 16 ans, reçut une balle dans la main gauche alors qu’elle rentrait de l’école. Les soldats qui avaient tiré sur elles prétendirent qu’elle avait essayé de les poignarder, mais elle ne portait aucune arme ni objet tranchant. Elle fut arrêtée, déshabillée en public, et emmenées seulement des heures plus tard à l’hôpital où elle resta 10 jours. Ses parents ne furent même pas informés, puis se virent interdire de lui rendre visite, ni de rencontrer les médecins.
A l’hôpital, elle fut ligotée au lit, même au moment des repas, et soumise à des interrogatoires accompagnés de menaces. On laissa des Israéliens venir la hotographier contre son gré et prendre des « selfies » avec elle, tandis que d’autres entraient dans sa chambre, lui hurlaient dessus, l’insultaient, la terrorisaient.

Mu’taz : exécuté, privé d’autopsie et d’enterrement pendant 7 mois.

En Octobre 2015, Mu’taz, 16 ans, a été tué par la police israélienne à l’intérieur d’une colonie de Jérusalem Est, et accusé sans preuves d’avoir voulu poignarder un policier.
Pendant 6 mois sa famille s’est vu refuser toute autopsie, ainsi que la restitution du corps de Mu’taz.

Trois cas, restés totalement impunis, comme les autres, malgré leur prise en charge par ces organisations israélienne de défense des droits humains.

L’ACAT NE MENTIONNE PAS LES PALESTINIENS TORTURÉS

Dans son communiqué de ce 26 juin 2019, l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) fait l’impasse sur la torture pratiquée par Israël. Elle écrit ainsi :

« Ils sont vietnamien, chinois, mexicain, américain, rwandais, camerounais, burundais, saoudien, égyptien. Ils ont été menacés, battus, torturés, emprisonnés, ou encore maintenus en détention.
Pour leurs convictions, pour leur engagement politique, pour leur engagement en faveur des droits humains, pour ce qu’ils sont.
Pour les faire parler, pour les faire taire.
Ce soir, cette semaine, de nombreux membres de l’ACAT, ainsi que de nombreuses communautés chrétiennes vont porter dans leurs prières et dans leurs lettres dix victimes que nous défendons. »

Pourquoi ce silence quand il s’agit d’Israël ?

Pourquoi ne pas déposer plainte en France contre des tortionnaires israéliens, pour obliger le gouvernement français à les présenter devant un juge d’instruction dès qu’ils mettent les pieds sur le sol français, au lieu de leur dérouler le tapis rouge ?


Nous rappelons que le gouvernement français a cette obligation, m^me si les tortionnaires ou les victimes ne sont pas françaises, selon les termes de la Convention Internationale sur la Torture (1984) qui oblige les signataires de cette convention à rechercher et poursuivre les responsables de ces tortures.

Il n’y a aucune impuissance. Il n’y a aucune raison non plus de ne pas citer Israël parmi les régimes qui pratiquent systématiquement la torture.

-  Signez et faites signer la pétition adressée au président de la république française : http://stoptortureenfantspalestiniens.wesign.it/fr
qui a déjà recueilli plus de 20.000 signatures. Il faut que beaucoup plus de gens expriment leur indignation :
http://stoptortureenfantspalestiniens.wesign.it/fr

CAPJPO-EuroPalestine

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