Soudan: quatre manifestants tués lors d’un rassemblement à Omdourman

Des manifestations ont eu lieu partout à travers le Soudan le 1er août 2019, après le meurtre de manifestants lundi à El Obeid.
© REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

 

Quatre manifestants ont été tués ce jeudi 1er août au Soudan, alors que des milliers de personnes se sont rassemblées à travers le pays contre l’impunité dont bénéficient les auteurs et les commanditaires des meurtres de manifestants.

Selon le comité des médecins, lié au mouvement de contestation, quatre manifestants ont été abattus lors d’un rassemblement à Omdourman, ville jumelle de Khartoum, ce qui porte à douze le nombre de victimes cette semaine. Le comité des médecins parle également de plusieurs blessés.

Ces tirs se sont produits alors que des milliers de manifestants s’étaient rassemblés dans tous les États du pays pour réclamer « une punition juste » pour ceux qui ont ordonné de tirer sur la foule lundi 29 juillet à El Obeid, dans l’État du Nord-Kordofan. Ces tirs à balles réelles avaient fait huit morts, dont quatre étudiants, et plus de 60 blessés lors d’une manifestation.

La junte au pouvoir a essayé de se dédouaner en annonçant ce jeudi avoir arrêté sept personnes, des membres des forces de soutien rapide (FSR) qui auraient agi de leur propre chef. Le Conseil militaire a affirmé qu’il s’agissait de gardiens d’une banque située sur le parcours de la manifestation.

Mais selon les vidéos et les photos diffusées au moment de l’attaque, il s’agirait bien de snipers armés de mitraillettes qui ont visé les manifestants au cœur et à la tête. Les témoins affirment que les snipers des FSR avaient pris position sur le toit de cette banque juste avant le début de la marche.

La situation politique est toujours bloquée après plusieurs reports de la réunion entre le Conseil militaire de transition (CNT) et la coalition des forces pour la liberté et le changement. Les deux parties avaient annoncé jeudi reprendre les discussions dans le but de finaliser certains points de l’accord de partage du pouvoir conclut le 17 juillet. Mais ces nouvelles violences risquent de compliquer un peu plus les négociations, plusieurs partis ayant annoncé qu’ils bouderaient les discussions tant que la répression n’aura pas cessé et que les responsables n’auront pas été traduits en justice.

Depuis la prise de pouvoir de la junte militaire le 11 avril dernier, 242 manifestants ont été tués au Soudan, selon le comité central des médecins, soit quatre fois plus que le nombre de personnes tuées de décembre à avril, lorsque le président Omar el-Béchir était encore au pouvoir.

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