Manifestations face à la propagation du covid19 dans la prison sioniste d’Ofer

Nour al-Din Sarsour, 19 ans, qui vient d’être libéré de la prison d’Ofer mardi dernier, a été testé positif au COVID-19 le lendemain de sa libération. Il avait été arrêté le 18 mars et détenu dans un centre d’interrogatoire avant d’être transféré à Ofer, dans la section 14, une section pour les nouveaux détenus, avec 36 autres prisonniers politiques.

N’étant pas au courant de son état, des prisonniers politiques palestiniens ont célébré sa libération avec lui.

L’un d’eux a ensuite été transféré dans une autre section. Lorsque les prisonniers ont demandé qu’il soit mis en quarantaine, l’administration aurait refusé, forçant les prisonniers à développer leur propre système d’isolement et de quarantaine pour le détenu potentiellement infecté, rapporte Samidoun.

On imagine l’inquiétude, voire la panique des prisonniers palestiniens, d’autant que les geôliers, gardiens, juges de tribunaux militaires et interrogateurs israéliens, qui sont peut être contaminés, ne se gênent pas pour entrer dans les prisons, les cellules et sections des prisonniers.
Et ces derniers ne disposent d’aucune des protections de base, ni produits de nettoyage, ni tests, ni traitements.

En outre, les raids punitifs contre les prisonniers se poursuivent. Les gardes des unités répressives saccagent les objets des prisonniers, les exposant au contact de leurs mains ainsi qu’à un flot de personnes supplémentaires susceptibles d’être exposées au coronavirus. Non seulement les prisonniers palestiniens ne peuvent pas « se distancier socialement » – ils sont détenus six à huit dans une pièce – mais ils sont constamment exposés à des gardes, des soldats et d’autres forces d’occupation israéliennes qui interagissent régulièrement avec le monde extérieur.

Les prisonniers palestiniens exigent que tous les prisonniers d’Ofer soient testés pour le COVID-19, en particulier les enfants détenus dans la section 13, située à côté de la section 14 ; que le dénombrement quotidien soit effectué par des caméras et que les fouilles des fenêtres soient effectuées de l’extérieur plutôt que de l’intérieur des pièces, afin de réduire leur exposition aux gardes et soldats israéliens qui continuent d’interagir avec le monde extérieur, indique Samidoun.

Addameer appelle notamment à écrire ou appeler les bureaux de la Croix Rouge en Israël, à Ramallah, en Suisse et aux USA pour qu’ils fassent leur travail et exigent la protection des prisonniers palestiniens ou leur libération :
- ICRC Jerusalem office : jer_jerusalem@icrc.org, Tel : 0041-22-7346001, Fax : 0041-22-7332057
- ICRC Ramallah office : ram_ramallah@icrc.org, Tel : 02-2414030-1, Fax : 02-2414034
- ICRC Tel Aviv office : dwaites@icrc.org, Tel : (+972) 35 24 52 86, Fax : (+972) 35 27 03 70
- ICRC Geneva office : press@icrc.org, Tel : +41 22 734 60 01
- ICRC Washington office : anelson@icrc.org, Tel : +1 (202) 587-4600, Fax : +1 (202) 587-4696

Sources : Samidoun et Addameer

CAPJPO-EuroPalestine

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