Terreur sioniste dans toute la Palestine

Nouveaux bombardements sur Gaza, interruption des funérailles de Firas près de Ramallah et invasion du camp de réfugiés de Deishé à Bethléem, tirs à balles réelles, blessés dans un état critique : les ordres sont donnés à l’armée d’occupation pour un maximum de terreur dans toute la Palestine, y compris en l’absence de tout événement.






Un jeune palestinien est dans un état critique, après la provocation de l’armée lors des funérailles du jeune Firas al-Tamimi, 16 ans, assassiné mercredi par un sniper dans le village de Deir Nitham, près de Ramallah.

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Dans le camp de Deishe à Béthlem, 10 Palestiniens ont été blessés à balles réelles, dont certains très grièvement qui se trouvent dans un état critique, rapporte Maan News Agency.

Cela s’est passé jeudi matin lors d’un raid surprise dans ce camp. L’un des lycéens, Muhammed Mizher, a été touché d’une balle dans la colonne vertébrale, ont indiqué les médecins de l’hôpital de Beit Jala.


Plusieurs zones du sud de Gaza ont été à nouveau bombardées par l’aviation israélienne jeudi. Israël veut qu’un climat de terreur perdure dans le camp de concentration.

BOYCOTT ISRAEL !

CAPJPO-EuroPalestine

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Manifs en Iran déjà plus de 30 manifestants assassinés par les forces répressives

31 Décembre 2017 et 3 Janvier 2018 quatrième et bientôt sixième jour de manifs sauvages et spontanées contre le régime théocratique et fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani.

Ces manifestations dirigées contre la vie chère, la corruption, l’accroissement de la pauvreté et de la précarité, le chômage endémique qui touche 28 pour cent de la jeunesse du pays les salaires de plus en plus maigres ont commencé le Jeudi 28 Décembre 2017 dans la ville de Mashhad -qui est la seconde plus grande ville du pays –Ndr. Avant de s’étendre aux quatre coins du pays dans des villes telles que : Téhéran, Kermashah, Ahwaz, Hamadān, Tabriz, Chiraz, Yazd, Orumiyeh, Rasht, Ilam, Koramabad, Ispahan Bandar Abbas, Karaj pour n’en citer que quelque unes.

Des affrontements parfois très violents, ont aussitot opposé les manifestants et les forces répressives anti émeutes du régime, des centaines d’opposants ont été arrêtés et embarqués en prison. Pour la seule soirée du 1er Janvier 2018 on a appris que plus de 200 personnes avaient été arrêtées, dans la seule ville de Téhéran ou de violents affrontements avec les troupes anti émeutes ont duré du 29 au 31 Décembre 2017.


Malgré les blocages du net et des réseaux sociaux nous avons appris il y a deux jours qu’à Doroud une ville de la province du Lorestan située a environ 190 Km au Sud-Ouest d’Ispahan que deux manifestants avaient été assassinés, ils ont depuis été identifiés sous les noms de : Medhi Kohzadi et Hamzeh Lashti – Ndr. Et plusieurs dizaines d’autres grièvement blessés après avoir essuyé des tirs d’une unité anti-émeute appuyée par des brigades de « Gardiens de la révolution » et de miliciens Bassidj’is. Ces faits tragiques ont été rapporté un premier temps par des habitants de Doroud, puis confirmé ensuite par plusieurs médias et réseaux sociaux de l’opposition.

Ce premier Janvier 2018 plusieurs médias d’opposition ainsi que plusieurs sites d’organisation Iraniennes de défense des droits de l’homme, et fait plus rares des  médias d’état, font état des décès de 21 manifestants-*1, dont deux à Izeh une ville de la province du Khuzestân (Sud-Ouest de l’Iran), deux à Nour-Abad Mamassani (Province de Fars – Sud de l’Iran), et deux autres à Tuyserkan (Ouest de l’Iran)  survenus au cours des manifs des cinq jours précédents, toujours en début de matinée la page en persan du site du collectif Iranien de défense des droits humain Human Rights News Agency – HRANA faisait état de plus de 410 arrestations un peu partout dans le pays pour les seules soirées du 30 et 31 Décembre 2017. On a également appris que dans la région d’Ispahan un jeune manifestant âgé de 13 ans du nom d’Armin Sadeghi était décédé dans la nuit du 1er Janvier 2018 après que la police antiémeute ait tiré sur la foule.

-Les quelques raisons de cette immense vague de colères sociales qui étaient plus que prévisibles.

Depuis la grande vague de contestation de Juin 2009, les gouvernements successifs d’Ahmadinejad et actuellement celui du prétendu « Réformateur » Hassan Rouhani n’ont fait qu’accroire des politiques économiques délirantes, à coup de privatisations brutales, de suppression des subventions sur les produits alimentaire de base,  de vague de licenciement spéculatifs de masse aux seuls profits du clan du bi-milliardaire ultraconservateur Ali Khamenei et de ses affidés les Pasdarans des « Gardiens de la révolution » qui ont été placé par le même Khamenei aux postes clefs les plus stratégiques de l’économie Iranienne- de nombreux opposants Iranien estiment que les « Gardiens de la révolution » contrôlent actuellement plus de 80 pour cent de l’économie du pays.

Il est bon aussi de rappeler le rôle néfaste des sanctions économiques occidentales qui ont grandement contribué à mettre en difficulté les classes les moins aisées du pays. Sans mettre dans la moindre difficulté la caste ultra capitaliste des Mollahs et des « Gardiens de la révolution » qui se sont au passage scandaleusement enrichis grâce à ces mêmes sanctions, puisqu’ils ils très vite compris qu’il y avait beaucoup à gagner en prenant le contrôle de toute l’économie parallèle et des réseaux de trafics maffieux qui en avait découlé.

Comment à ce propos ne pas être dégouté et écœuré par le cynisme et l’hypocrisie immonde de l’ultraconservateur fascisant Donald Trump qui ose se déclarer « Solidaire des manifestants en Iran » alors même qu’il ne rêve que d’appliquer de nouvelles sanctions qui ne feraient que de mettre davantage en difficulté les populations Iraniennes les moins aisées. Et que son décret raciste du Travel Ban interdit de facto de séjour tout Iranien sur le sol Américain, et en particulier tous les exilés politiques Iraniens qui pourraient ou voudraient y trouver asile et refuge.

Une immense partie de la population et en partie celles des classes populaires a vu depuis 2009 ses conditions de vies se dégrader un peu plus chaque année, dans certaines provinces pourtant riches en ressources agricoles, industrielles ou minières le chômage des jeunes atteint plus de 28 pour cent alors même qu’une majorité de cette jeunesse qui survit tant bien que mal est souvent hautement diplômée ou très qualifiée. Dans le même temps le régime a également appliqué de véritables politiques de discriminations racistes et même de « préférence nationale » dans l’accès à l’emploi dans de nombreuses régions et province considérées comme pas assez « Persianisées » à ses yeux.

C’est ce qui se passe par exemple dans des provinces ou vivent des minorités demandant à bénéficier de plus d’autonomie et à plus de respect de leurs droits fondamentaux ou culturels, citons par exemple le Kurdistan Iranien ou Rojhelat, le Khūzestān ou vit une large minorité Arabe Ahwazie, ou encore le Baloutchistan (Sud-Est du pays) qui est l’une des plus pauvre d’Iran. On ne sera donc pas étonné que les manifs les plus véhémentes contre le régime, aient pu être observée dans la ville d’Ahwaz située dans la province du Khūzestān ou encore à Kermânchâh dans le Kurdistan Iranien.

Dans le même temps depuis Juin 2009 le régime des Mollahs, n’a cessé de réprimer avec la plus extrême des brutalités toute forme de contestation sociales alors que ne cessaient de s’accentuer les inégalités et qu’il érigeait la précarité en norme sociale. En seule réponse aux demandes légitimes des classes les moins aisées du pays a pouvoir souffler un peu, le régime a continué d’user d’une répression féroce dirigée contre toutes les tentatives de la classe ouvrière Iranienne de s’auto-organiser au sein de syndicats libres et dans des organisations de défense de leurs droits de leur choix, d’emprisonner et de harceler judiciairement des centaines de militants syndicalistes et d’activistes civils défenseurs des droits des travailleurs et leurs familles. Or malgré toutes ces pressions et cette répression tout azimut, les conflits sociaux et des mouvements de grèves dures, les revendications et les protestations contre la systématisation des retards et des impayés de salaires (Un fait devenu récurrent en Iran) n’ont connu aucune pause depuis 2009.

Une immense majorité de la jeunesses Iranienne actuelle qui est largement présente dans ces toutes nouvelles manifs anti gouvernementales depuis cinq jours, n’a pas connu les heures les plus sinistres des purges de sanglantes de la contre révolution, réactionnaire, théocratique et fasciste de Khomeiny en 1979, les massacres de masse de dizaine de milliers prisonniers politiques de la fin des années 80, ou les horreurs de la guerre Iran-Irak que leurs parents et grands-parents avaient eu à subir .

Depuis la vague des contestations de Juin 2009 et les espoirs qu’elle avait suscité au sein de la population et de la jeunesse en particulier, ce régime a toujours cru qu’il les avait définitivement étouffés avec la terrible vague de répression qui l’avait précédée. Et qu’il pourrait eventuellement encore perdurer plusieurs décennies d’affilée avec l’aide de son appareil répressif, de ces coups de matraques, de ses peines d’emprisonnements arbitraires, et de ses condamnations à mort de masse.

Au vu de l’intensité des manifs actuelles et de la virulence des slogans qui y sont scandés. Ceux-ci sont bien plus radicaux ceux plus réformistes qu’on entendait dans les rues en Juin 2009, les slogans des manifestants de 2017-2018 demandent explicitement la fin du règne du « Guide Suprême » et de sa clique.  Visiblement l’appareil et les courtisans du régime, Rouhani, Khamenei et ses gardes chiourmes des Pasdarans semblent de plus en plus dépassé par l’ampleur de cette colère populaire. Et n’ont toujours pas compris que cette nouvelle génération ne pourrait en supporter d’avantage qu’elle n’en peut plus des horreurs d’une dictature qui dure depuis plus de trente ans, et ne leur offre comme seules alternatives que celle d’étouffer dans des carcans moraux d’un autre âge, d’être obligé de se conformer aux diktats de vieillards réactionnaires gérants d’un système archaïque totalitaire complétement à bout de souffle, et  pire encore celle de « d’être obligé d’être avec lui ou contre lui » ou se taire à jamais en étant obligé de s’exiler.

On comprend mieux pourquoi les « Appels au calme » du prétendu président « Réformateur » Hassan Rouhani et la propagande du régime sur une supposée et hypothétique « Main d’un complot étranger qui serait derrière les fauteurs de troubles » n’ai pas calmé cette vague de colère bien au contraire. D’ailleurs l’un des slogans le plus entendu dans les manifs de Mashhad à Téhéran en passant par Ahwaz ou Kermânchâh est lui aussi on ne peut plus révélateur « Réformistes, Principalistes-*2 votre jeu est maintenant terminé »

En cette nuit du 1er  au 2 Janvier 2018, malgré les menaces de Rouhani qui a montré son vrai visage de faux « réformateur » mais vrai de pilier d’un système totalitaire et autocratique, malgré son changement de ton, précédés par les envois par la Vevak (La principale police politique) , le ministère de l’intérieur et celui des renseignement, de centaines de milliers de mails textos et messages SMS prévenant les Iraniens « Qu’ils le payeraient très cher s’ils descendaient à nouveau faire des troubles dans les rues »  des manifs ont encore lieu dans plus d’une vingtaine de grandes localités du pays, y compris chose qui ne s’était même pas vu en 2009 dans des toutes petites villes de province, cette soirée du 2 au 3 Janvier 2018 encore des manifestants  se battent courageusement en essuyant les tirs, les coups, les attaque des flics anti émeutes des SSF de la Naja Police et leurs unités de voltigeurs motocyclistes, appuyée par les charges en mode coups tordus des miliciens Bassidjis.

Les cibles des manifestants elles aussi sont révélatrices, ont été visé en priorité tous ce qui pouvait symboliser le pouvoir, des affiches de propagande à la gloire du « Guide suprême » ont été systématiquement taguées, déchirées et cramées, des tags exigeant le départ ou la fin de Khamenei sont peints sur tous les parcours des manifs, des centre religieux de quartier tenus et gérés par des Mollahs, des centre d’organisations caritatives du régime de la Fondation Khomeini , des centre d’interrogatoires de la police politique ;des annexes de mairie, de tribunaux, des locaux officiels et des officines de la milices Bassidji ont été attaqué puis incendiés.

Dans la ville de Doroud ou sont décédés deux jeunes manifestants, la population a lancé une opération ville morte avec commerces fermés qui a été largement suivie, des appels à se mettre en grève et a des sabotages commencent à tourner sur plusieurs réseaux sociaux. Et fait nouveau on a assisté ce soir 3 Janvier 2018 au retour des manifs des toits comme cela se faisait en 1979 et en 2009, des actions consistant à monter sur ceux-ci pour y crier et scander des slogans appelant à la fin du régime.

-*1 Bilan hélas encore provisoire au moment où nous écrivons ces lignes.

-Mise a jour du 2 Janvier 2017 des camardes Iraniens nous ont transmis des mails nous apprenons que le bilan des manifestants assassinés par le régime

-*2 Principalistes nom donné par les Iraniens aux tenants les plus autoritaires des courants ultraconservateurs

Solidarité avec toutes les manifestantes et tous les manifestant Iraniens.

 MARG BAR DIKTATOR. MARG BAR ROUHANI. MARG BAR KHAMENEI !!!

Le Collectif Solidarité Iran Paris 2 Janvier 2018 1h31 -Heure locale

Voir aussi cette analyse d’un blogguer Iranien

https://irancommentary.wordpress.com/2018/01/01/analysis-how-these-protests-in-iran-differ-from-2009/

Et celui de Frieda Afary une camarade progressiste Iranienne

https://www.iranianprogressives.org/reflections-growing-anti-regime-protests-iran/

Dernières nouvelles 3 Janvier 2018. Des appels à descendre dans les rues lancées dans 63 villes dont 6 dans le Kurdistan Iranien.

Mise à Jour 4 Janvier 2018 le bilan des personnes décédées au cours des manifs atteindrait le chiffre de plus de 30 personnes, de nombreuses organisations Iraniennes de défense des droits humains estiment que plus de 1000 personnes auraient été arrêtées et des cas de violences et de tortures ont été rapporté dans des centre de détention. Pour le reste malgré les « contre manifs » de commande organisées par le régime pour « Le soutenir contre les séditieux » on rapporte de nouvelles mobilisations dans plus d’une vingtaine de villes à suivre….

Ci – dessus un exemple des centaines de millier de message SMS de menaces envoyé par les sbires du régime fasciste d’Ali Khamenei et Hassan Rouhani

Contact – Collectif Soliranparis

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Libérez Ahed : Plus de 600 manifestants en colère jeudi soir à Paris (Photos)

Plus de 600 personnes ont défilé jeudi soir à Paris, de 17 H 30 à 20 H pour la libération d’Ahed Tamimi, de sa famille, et de tous les enfants palestiniens emprisonnés. Des manifestants…. et manifestantes bien remontées devant un tel scandale ! NOUVEL APPEL À RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 20 JANVIER A 14 H À LA FONTAINE DES INNOCENTS (SORTIE DU FORUM DES HALLES)




Après un rassemblement place du Châtelet où plusieurs personnes ont pris la parole —dont Me Gilles Devers qui a déposé des plaintes à la Cour Pénale Internationale au nom de victimes palestiniennes, nous avons défilé tout le long du boulevard Sébastopol, en saluant la résistance d’Ahed et de l’ensemble des Palestiniens qui subissent le terrorisme d’Etat israélien depuis plus de 70 ans.

















De nombreux journalistes se sont déplacés pour cette occasion, conscients que la colère monte dans le monde entier, face aux provocations de Netanyahou et de Trump.
(Voir la vidéo d’HispanTV : https://www.youtube.com/watch?v=_okmNArDsA8 )

Après une marche très tonique, les manifestants se sont séparés Place de la République en se donnant rendez-vous dès que les militaires qui se présentent comme des juges se seront réunis pour faire savoir ce qu’ils réservent à Ahed, sa mère Nariman et sa cousine Nour.

Attention, on touche à des enfants et des femmes, Israël et tous ses complices vont le sentir passer !

Contactez-nous ! Rejoignez-nous ! Soyons de plus en plus nombreux à nous exprimer : info@europalestine.com

  • NOUVEAUX RASSEMBLEMENT POUR LA LIBÉRATION D’AHED ET DE TOUS LES RÉSISTANTS PALESTINIENS !

http://www.europalestine.com/ecrire/?exec=article&id_article=13821

CAPJPO-EuroPalestine

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A Toulouse, rejoins la campagne pour les 50 ans du FPLP !

Dans le cadre de la commémoration des 50 ans du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), notre collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 a lancé une campagne d’affichage sur la ville de Toulouse.

Cette initiative a pour but de soutenir le programme historique de la Résistance palestinienne et l’organisation qui le porte : la libération de toute la Palestine, de la mer au Jourdain ; le retour de tous les réfugiés, la libération d’Ahmad Saadat, de Georges Abdallah et tous les prisonniers palestiniens ; ainsi que la sortie du FPLP de la liste des organisations terroristes de l’Europe.

Alors, toi aussi, rejoins cette campagne ! Viens nous rejoindre pour les prochaines initiatives sur Toulouse ! Demande nous des affiches et des autocollants à couppourcoup31@gmail.com !

A Toulouse, rejoins la campagne pour les 50 ans du FPLP !
A Toulouse, rejoins la campagne pour les 50 ans du FPLP !
A Toulouse, rejoins la campagne pour les 50 ans du FPLP !
A Toulouse, rejoins la campagne pour les 50 ans du FPLP !
A Toulouse, rejoins la campagne pour les 50 ans du FPLP !
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Mauritanie: une ONG contre l’esclavage dénonce un durcissement du régime

Une manifestation contre l’esclavage et la discrimination à Nouakchott, le 29 avril 2015.
© AFP PHOTO / STRINGER

En Mauritanie, l’ONG anti-esclavagisme Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) dénonce la répression d’une de ses manifestations mardi à Nouakchott. Des militants de cette ONG, qui s’étaient rassemblés pour dénoncer la détention de plusieurs de leurs membres, ont été arrêtés.

Ils s’étaient donné rendez-vous au carrefour de la polyclinique de Nouakchott. Direction : le siège des Nations unies pour une marche qui se voulait pacifique. Elle a finalement été stoppée net par l’intervention des forces de sécurité.

« La police était venue en surnombre. Elle a bouclé toutes les issues. Ceux qui ne voulaient pas quitter les lieux ont été carrément battus avec des matraques, ont été traînés et les plus récalcitrants ont été arrêtés », explique Balla Touré, le secrétaire général aux relations extérieures de l’IRA.

Neuf militants de l’ONG antiesclavagisme ont été interpellés. Parmi eux, plusieurs femmes. Tous ont été relâchés le soir même. L’IRA dénonce un durcissement du régime contre ses militants et plus largement, contre les défenseurs des droits de l’homme en Mauritanie.

Pour le porte-parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, ces interpellations étaient au contraire justifiées : « L’IRA n’avait pas d’autorisation. La police doit veiller sur les manifestations et les sécuriser. Il est donc évident d’arrêter les manifestations qui ne sont pas autorisées. En Mauritanie, il n’y a plus d’esclavage, il y a la pauvreté, le chômage et l’ignorance. C’est le fonds de commerce de l’IRA ».

La lutte contre l’esclavage n’était pas l’objet de cette manifestation, mais elle se trouve au cœur de l’action de l’IRA. En juin dernier, l’ONG a déposé plainte auprès des Nations unies et de l’Union africaine pour dénoncer la persistance de l’esclavage dans le pays. Une pratique pourtant érigée en crime contre l’humanité en 2015.

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Tunisie: une volonté d’apaisement du pouvoir, 7 ans après la révolution?

Manifestants et forces de l’ordre, face à face, le 12 janvier à Tunis.
© Sofiene HAMDAOUI / AFP

La Tunisie célèbre, ce 14 janvier, le septième anniversaire de sa révolution sur fond de contestation sociale. Et les autorités tunisiennes, qui avaient jusqu’à maintenant fait la sourde oreille face aux revendications, semblent changer d’attitude. Samedi 13 janvier le gouvernement a annoncé des mesures en faveur des plus pauvres, et le président Béji Caïd Essebsi est sorti de son silence pour prendre acte du malaise social. Y a-t-il une volonté d’apaisement de la part des autorités ?

Béji Caïd Essebsi le reconnaît : « Le climat social et politique n’est pas bon ». Cette déclaration, le président de la République l’a faite à l’occasion d’une réunion tenue dans la matinée de samedi au palais de Carthage. L’objectif est de réunir autour d’une même table les partis de la coalition au gouvernement, la centrale syndicale et le patronat pour trouver une issue à la crise.

C’est ainsi que plus tard dans la journée, le gouvernement a annoncé des mesures en faveur des Tunisiens les plus pauvres. Il est question notamment d’augmenter les allocations sociales, d’un plan logement, d’une couverture maladie universelle ou encore d’un minimum retraite. Une tentative de calmer le mécontentement populaire.

Autre nouveauté : ce qui ressemble peut-être à une main tendue à l’opposition. Lors de la réunion de Carthage, Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste, a proposé que le Front populaire, un parti d’opposition très à gauche, intègre le gouvernement.

Alors bluff ou réelle volonté d’apaisement ? Il est un peu tôt pour le dire. N’oublions pas qu’en une semaine les autorités ont déjà arrêté plus de 800 personnes. Amnesty International a dénoncé un usage « excessif » de la force et des « manœuvres d’intimidations contre les manifestants pacifiques ». Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a de son côté demandé aux autorités de ne pas procéder à des arrestations arbitraires.

Qui des célébrations de l’anniversaire de la révolution ?

Le pouvoir suivra-t-il cette demande, alors que ce 14 janvier auront lieu les célébrations du 7e anniversaire de la révolution de Jasmin  ? Des célébrations qui donnent lieu, chaque année, à des rassemblements festifs sur l’avenue Bourguiba.

Partis politiques, organisations et simples citoyens vont être au rendez-vous. La très puissante Union des travailleurs de Tunisie (UGTT),  accusée de faire la pluie et le beau temps, a annoncé une mobilisation patriote, massive, mais calme.

De son côté, le Front populaire, dont nombre de députés ont soutenu le vent de révolte des derniers jours, a promis de mobiliser les foules pour crier sa colère.

Ces mobilisations respectives vont constituer le baromètre de la colère ambiante car jamais les heurts précédents l’anniversaire n’avaient atteint un tel niveau de violence.


Une économie en berne

L’économie a beaucoup souffert des troubles politiques des dernières années et peine à reprendre le chemin de la croissance.

Avant la crise, la croissance de l’économie tunisienne était soutenue par le tourisme, le phosphate, le textile. Mais déjà la concurrence d’une main-d’œuvre encore moins coûteuse ailleurs se faisait sentir. Depuis 2011, pour maintenir la paix sociale l’Etat a créé de très nombreux emplois de fonctionnaires. La masse salariale de la fonction publique a doublé en 8 ans. Mais le taux de chômage stagne toujours à 15%. La subvention par l’Etat des produits de base coûte également très cher aux finances publiques. Le budget est déficitaire et cela alimente la dette publique qui devrait atteindre les 70% en 2017 contre 40% en 2010. L’instabilité a fait fuir les investissements étrangers, d’où un faible niveau d’investissement.

Le tourisme, un moment sinistré, redémarre, mais l’apport en devises ne compense pas la forte augmentation du déficit commercial, car la consommation des ménages est largement importée. Le FMI apporte son aide financière à la Tunisie, mais c’est en l’échange de mesures d’austérité très mal acceptées par la population.

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Libye : combats meurtriers près de l’aéroport de Tripoli

Au moins neuf personnes ont été tuées lors de l’attaque lancée par un groupe armé. Le trafic aérien a été interrompu.

Le trafic à l’aéroport de Tripoli a été interrompu, lundi 15 janvier, après les violents combats qui ont suivi l’attaque menée par un groupe armé, a annoncé le gouvernement libyen d’union nationale (GNA).

« Le premier bilan à la suite des combats dans le périmètre de l’aéroport de Mitiga est de cinq morts [transportés] à l’hôpital de Mitiga et quatre autres à l’hôpital (…) de Tajoura », a indiqué sur sa page Facebook le ministère de la santé du GNA, sans autre précision sur ces affrontements.

On ignore toujours le nombre de blessés ou si les victimes sont civiles ou militaires.

Personnel de l’aéroport et passagers évacués

Un groupe armé a lancé « une attaque » sur le site de l’aéroport, le seul de la capitale opérationnel, « qui compte une prison où sont détenues plus de 2 500 personnes pour des affaires diverses », a indiqué la force de dissuasion Al-Radaa, fidèle au GNA, chargée de sécuriser la plateforme.

Lire aussi :   Un corridor humanitaire aérien mis en place entre la Libye et l’Italie

« Cette attaque visait la libération de terroristes appartenant aux organisations Etat islamique (EI) et Al-Qaida et d’autres groupes du centre de détention géré par la Force de dissuasion Al-Radaa qui dépend du ministère de l’intérieur », a précisé le GNA dans un communiqué qui condamne une « attaque préméditée (…) mettant en péril la vie des passagers et la sécurité de l’aviation civile ».

« Tout le personnel de l’aéroport et les passagers ont été évacués » lorsque les combats ont commencé, a affirmé à l’AFP un pilote de ligne libyen qui a préféré garder l’anonymat. « On a vu des chars dans le périmètre de l’aéroport », a-t-il ajouté.

Lundi matin, des échanges de tirs à l’arme lourde étaient audibles jusqu’à Tajoura, une petite ville à 30 km à l’est de Tripoli, selon des journalistes de l’AFP. Toutes les routes menant à l’aéroport de Mitiga et sa zone ont été coupées.

Lire aussi :   En Libye, des mafieux nigérians impliqués dans l’exploitation des migrants

Malgré une amélioration relative de la sécurité à Tripoli depuis l’été 2017, des combats éclatent de temps à autre dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, au cœur d’une lutte d’influence entre milices.

La Force de dissuasion Al-Radaa est formée essentiellement de salafistes non djihadistes, principalement basés dans l’est de la capitale. Loyale GNA de Fayez Al-Sarraj soutenu par la communauté internationale, elle fait office de police à Tripoli et pourchasse à la fois les trafiquants et les personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI.

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