L’OCML-VP solidaire avec Georges Louis, militant du Secours Rouge Arabe (…)

 

L’OCML VP de Région Parisienne soutient cette initiative et exige l’arrêt des poursuites contre Georges Louis tout comme la relaxe de tous les inculpés issus des mouvements contre la Loi Travail et la Loi Travail XXL. Une délégation sera présente le 24 novembre de 12h à 14H Place Saint-Michel.

Georges Louis, militant du Secours Rouge Arabe et délégué syndical CGT avait été arrêté mardi 10 octobre à Paris lors d’une manifestation lors de la grève nationale contre les nouvelles lois anti-salariés du gouvernement de Macron.

Il a été maintenu 3 jours en détention. Deux policiers l’accusent d’avoir lancé des projectiles sur eux. Il est donc poursuivi pour “violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique” et pour “participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens” avec comme circonstances agravantes qu’il aurait été été masqué et “derrière une banderole” (ce qui lui vaut d’être considéré comme le “meneur”).

Il a été libéré (contre l’avis du procureur) sous “contrôle judiciaire”. Il est interdit de manifestation et doit pointer au commissariat une fois par semaine, en attente de son procès. Ce procès, ainsi que celui d’un autre manifestant, aura lieu le 24 novembre prochain.

Le Secours Rouge International appelle à une participation active à la campagne de solidarité avec Georges :
- En participant au rassemblement le jour du procès, Place Saint-Michel à Paris de 12h à 14h.
- En menant des initiatives locales.
- En contribuants aux frais judiciaires engendrés par cette attaque contre un camarade.

Solidarité avec notre camarade Georges Louis !
Solidarité avec la résistance des travailleurs et travailleuses de France contre les loi anti-populaires et anti-prolétariennes de Macron !

Secrétariat international du Secours Rouge International
Bruxelles-Zürich, le 2 novembre 2017

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Message de Salah Hamouri de la prison du Néguev

« Pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher », nous écrit Salah Hamouri emprisonné sans inculpation dans le Neguev par Israel. Il décrit ici les conditions de son arrestation, de sa détention et les attentes de l’ensemble des prisonniers palestiniens, en matière de solidarité internationale.


« J’ai ressenti une étrange sensation, lorsque, le 23 août, aux alentours de 4h30, si je me souviens bien, j’étais tiré de mon sommeil par des bruits sourds. Quelqu’un s’acharnait sur la porte de mon appartement et appuyait nerveusement sur la sonnette à répétition. Je me suis dit que je connaissais ce type de vandalisme mais dans les toutes premières secondes, je pensais qu’il s’agissait d’un rêve. Je vis dans un bâtiment de six étages, à Jérusalem-Est. Chaque étage est composé de deux appartements. Les soldats et leur commandant ne savaient exactement dans quel appartement je vivais, alors, ils ont frappé brutalement à chaque porte. J’ai alors eu une pensée pour mes voisins, tous réveillés en plein nuit par les soldats, terrorisant chaque famille, je pouvais entendre des enfants pleurer.

Les soldats n’ont pas cessé de frapper sur ma porte jusqu’à ce que je finisse par ouvrir, encore engourdi par le sommeil. Le premier soldat que j’ai vu portait une cagoule. Je ne pouvais voir que ses yeux remplis de haine. Il m’a alors hurlé dessus, me demandant ma carte d’identité. Après vérification, les soldats présents ont appelé du renfort, en criant qu’ils avaient trouvé la personne qu’ils cherchaient. A la seconde où j’ai compris que la force occupante venait bien pour moi, mon cerveau m’a envoyé un ordre clair : « Une nouvelle bataille commence là pour toi, cet ennemi ne doit pas te vaincre une seule seconde ». Ils m’ont forcé à m’asseoir sur une chaise et trois soldats m’entouraient, leurs armes pointées sur moi. Pendant ce temps-là, leurs collègues ont fouillé tout l’appartement, bouleversant les meubles, les livres, les vêtements… Je les sentais fébriles, ils s’énervaient, ils ne trouvaient rien de ce qu’ils cherchaient dans cet appartement. Le commandant a fini par donner l’ordre de repli. Ils m’ont alors ordonné de m’habiller pour partir avec eux.

En marchant vers la porte d’entrée de mon appartement, avant d’en sortir pour une durée qui m’était inconnue, je fixais la photo de mon fils accrochée au mur. Dans son regard, j’ai puisé de la force pour affronter les durs moments qui m’attendaient. Je l’imaginais me dire « Papa, sois fort, on sera vite réunis tous les trois ». Je lui promettais alors de rester fort et de ne jamais donner l’occasion à cette occupation de nous confisquer notre humanité et de détruire notre vie comme elle s’acharne à le faire. Ils me bandèrent ensuite les yeux et me conduisirent dans une voiture blindée. La marche vers ce nouveau destin commençait. Une marche pénible vers un monde que je ne connais que trop bien. Un monde dans lequel nous devons rester forts, humains et garder notre sourire en toute circonstance. Une nouvelle fois, je suis conduit dans ce véhicule blindé vers l’endroit le plus sombre et le plus misérable pour un être humain : une prison de l’occupant.

En arrivant dans la prison du Neguev, après deux semaines passées dans le centre d’interrogatoire, tout me semblait tristement familier. Je suis rentré dans la section 24, j’ai vite reconnu les visages que j’avais quittés il y a quelques années. Je n’ai pas su quoi leur dire, j’étais soudainement impressionné de les retrouver ici. Parmi eux, certains sont derrière les barreaux depuis plus de quinze ans. Ils me questionnaient et je ne savais pas quoi leur répondre. « Qu’est ce qui est arrivé, pourquoi es-tu là ? ». Je n’avais pas les réponses à leurs questions. Pas plus que je n’arrivais à leur parler de l’extérieur, eux, qui sont là depuis tant d’années.

Que faisons-nous pour eux, pendant qu’ils paient le prix de leur lutte ? En les retrouvant, je me demandais si j’avais assez agi pour parler d’eux à l’extérieur. On a ensuite énormément discuté. Un détenu m’a dit « Ah tu es de retour, on va parler de nous en France alors ! ». J’ai réalisé alors que malgré ma nouvelle privation de liberté, je n’avais aucun doute sur le fait que la mobilisation allait se mettre en place en France, c’est un véritable espoir pour moi et pour eux. J’ai pensé à toutes les personnes qui avaient déjà lutté pendant ma première incarcération et depuis, toutes celles et ceux que j’ai rencontrés en France et en Palestine. Aucun doute qu’ils seraient tous à nouveau au rendez-vous pour dénoncer l’injustice qui nous frappe.

Et des éléments que je reçois par fragments, je sais que vous êtes même plus nombreux que la dernière fois ! Des personnalités que j’apprécie, des élu-e-s, des citoyen-ne-s en nombre plus nombreux encore, vous vous êtes mobilisés pour dénoncer l’injustice, l’arbitraire et pour exiger ma libération.

Je vous en remercie très sincèrement. Je veux vous dire aussi que je serai digne du soutien que vous m’accordez. On ne marchande pas la liberté même si on la paie parfois très chère. Ce n’est pas une question d’entêtement mais de dignité et de principe : pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher. Cela, l’occupant ne le mesure pas. Moi je le ressens au fond de moi. Et c’est pourquoi même quand il pleut je pense au soleil qui vient… »

Salah Hamouri

Novembre 2017, prison du Néguev, section 24

Source : Comité National de Soutien à Salah Hamouri

CAPJPO-EuroPalestine

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L’acharnement se poursuit contre la famille Traoré !

Près d’un an après l’incendie criminel d’un bus au cœur du quartier de Boyenval, à Beaumont-sur-Oise, les gendarmes du Val-d’Oise ont lancé ce mardi matin une nouvelle vague d’interpellations. Plusieurs dizaines de militaires ont été déployées, notamment à Boyenval. Quatre personnes suspectées d’avoir joué un rôle actif dans l’incendie ont été placées ce mardi matin en garde à vue. Parmi elles, Yacouba Traoré, un des frères d’Adama qui a trouvé la mort le 19 juillet 2016 lors de son interpellation par les gendarmes, ce qui avait entraîne plusieurs nuits d’émeutes. Yacouba venait d’être remis en liberté, sous contrôle judiciaire.

Le procureur de Pontoise confirme ce mardi soir les quatre gardes à vue en cours dans ce dossier, dont celle de Yacouba Traoré. « Une information judiciaire est ouverte pour destruction par moyen dangereux, l’enquête se déroule sous la responsabilité d’un juge d’instruction », confie Eric Corbaux. Plusieurs vagues d’interpellations avaient été déjà menées par les gendarmes, plus d’une dizaine de suspects interpellés. « Dans ce dossier, cinq personnes sont déjà mises en examen, quatre d’entre elles sont à ce jour détenues », précise le procureur.

Les faits remontent au 23 novembre 2016. En fin de journée, le tribunal a placé sous mandat de dépôt Bagui et Youssouf Traoré dans l’attente de leur procès pour les violences contre les gendarmes. À 22 h 30, pour sa dernière tournée, le chauffeur de Keolis, Mohamed, 55 ans, arrête son bus de la ligne B au pied des immeubles de Boyenval. Il laisse monter deux jeunes, l’agression commence. Les deux jeunes sont rejoints par une dizaine d’autres, parfois encagoulés.

« L’acharnement se poursuit contre Yacouba Traoré »

Le chauffeur est roué de coups et sorti de son bus. Les jeunes veulent faire démarrer le véhicule, d’autres y mettent le feu. « C’est allé très vite. Ils se sont mis à me tabasser. C’était comme dans un cauchemar. Puis j’ai vu mon bus en feu », confiera ensuite le chauffeur qui parviendra à prévenir son chef et à fuir, retrouvant gendarmes et pompiers au niveau du lycée. Transporté à l’hôpital de Beaumont, il présente des blessures aux jambes, des contusions au cou et à la tête.

Selon les premiers éléments recueillis, plus d’une dizaine de jeunes ont attaqué le bus ce soir-là, dans le but possible de l’incendier plus loin. Dans des circonstances qui devront être établies par l’enquête, certains jeunes ont mis le feu aux véhicules. Les investigations devront également montrer si des passagers se trouvaient encore dans le bus à cet instant. L’instruction judiciaire devra au cours des mois à venir déterminer le rôle de chacun des mis en cause, établir qui a mis le feu, qui a frappé le chauffeur, qui est à l’origine de ce projet, qui s’est contenté d’assister à la scène.

« L’acharnement se poursuit contre Yacouba Traoré », a dénoncé cet après-midi, Assa Traoré, sur la page Facebook de l’association « La Vérité pour Adama ». « Alors que nous étions soulagés par sa libération, ce matin il a été de nouveau arrêté et envoyé à Pontoise », ajoute-t-elle. « Nous restons déterminés dans notre combat pour la Justice ! »

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Solidarietà a Georges Louis

Georges Louis, militante del Soccorso Rosso Arabo e delegato sindacale CGT, è stato arrestato martedì 10 ottobre a Parigi nel corso di una manifestazione di sciopero generale, nazionale, contro le nuove leggi antiproletarie del governo di Macron.

Georges è stato tenuto tre giorni in detenzione. Due poliziotti l’accusano di aver scagliato oggetti contundenti contro di loro. È dunque perseguito per “violenza su pubblici ufficiali” e per “partecipazione a gruppo finalizzato alla violenza contro persone e al danneggiamento di beni”, con l’aggravante del travisamento e che, trovandosi dietro uno striscione, sarebbe un organizzatore.

È stato rilasciato (contro l’avviso del Procuratore) sotto “controllo giudiziario”. Ha il divieto di partecipare a manifestazioni e deve firmare in commissariato una volta alla settimana, in attesa del processo.

Processo che, insieme ad un altro manifestante, si terrà il prossimo 24 novembre.

Il Soccorso Rosso Internazionale lancia appello a partecipare attivamente alla campagna di solidarietà con Georges:

– Al raduno nel giorno del processo, venerdi 24 novembre, in piazza Saint Michel a Parigi, fra le ore 12 / 14

– Prendendo delle iniziative locali

– Contribuendo alle spese legali

Solidarietà al nostro compagno Georges LOUIS !

Solidarietà con la resistenza di lavoratori e lavoratrici di Francia

contro le leggi antipopolari antiproletarie di Macron !

Segreteria internazionale del Soccorso Rosso Internazionale

Bruxelles-Zurich, 2novembre 2017

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PRESIDIO IN SOLIDARIETA’ A* COMPAGN* SOTTO PROCESSO PER L’OPERAZIONE “SCRIPTA MANENT”

Giovedì si terrà la prima udienza del processo contro 22 compagn* (di cui 7 in carcere) arrestati nell’ambito dell’Operazione “Scripta Manent”.

16 novembre

Ore 10.00

Aula bunker del carcere “Le Vallette” di Torino

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L’Arabie Saoudite demande à Israël d’attaquer le Liban

La monarchie la plus pourrie du monde, l’Arabie Saoudite, demande à Israël d’attaquer le Liban, dans le cadre d’une opération saoudo-américano-israélienne orientée contre l’Iran.



(Liban, 2006 : l’aviation israélienne larguant ses infâmes bombes à fragmentation)

A part le fait que Netanyahou n’a évidemment pas besoin d’une autorisation du prince héritier saoudien, Mohamed bin Salman (dit « MBS ») pour bombarder la Palestine ou le Liban, nous n’avons pas affaire à de la politique-fiction.

De plus en plus ouvertement, plusieurs régimes arabes, Saoudiens en tête, qui sont autant de marionnettes de l’hyperpuissance étatsunienne, montrent patte blanche à Israël.

Et les dernières initiatives de l’Arabie Saoudite, dont on essaiera de décrire ci-dessous la complexité, vont dans ce sens.

Il y a une dizaine de jours, le Premier ministre libanais, Saad Hariri, est « invité », en réalité convoqué, par le gouvernement saoudien. Et c’est de la capitale de ce pays, Ryad, qu’il annonce sa « démission » du gouvernement libanais.

Motif officiel, dicté par Ryad : le rôle joué, dans la vie politique de son pays, par le Hezbollah, allié assumé de l’Iran et de la Syrie face aux adversaires de ces derniers (rebelles « modérés », al-Qaeda ou encore Daech).

Depuis, on ne l’a plus revu publiquement, et tout laisse à penser qu’il est retenu prisonnier à Ryad, en même temps que plusieurs dizaines de princes et hommes d’affaires officiellement arrêtés pour corruption et assignés à résidence au Ritz-Carlton, l’un des principaux palaces de la ville. L’accusation de « corruption » des uns et pas des autres fait sourire, quand on sait que depuis la création du pays au siècle dernier, les dirigeants saoudiens ont toujours eu tendance à confondre les finances publiques avec leur cassette personnelle.


(la « prison » des princes arrêtés pour corruption : l’hôtel Ritz-Carlton)

Saad Hariri, qui a la double nationalité libanaise et saoudienne, ne dépareille pas non plus au milieu d’un tel aéropage, lui dont le groupe de Travaux Publics vient de faire une banqueroute frauduleuse de 9 milliards de dollars, laissant ses dizaines de milliers d’employés sur le carreau.

Au Liban, le kidnapping de Saad Hariri par ses maîtres saoudiens a provoqué l’indignation générale, non seulement dans les rangs du parti du premier ministre, al-Mustaqbal, mais aussi dans tout le reste du spectre politique, Hezbollah compris. Les uns et les autres ont souligné que si Hariri a effectivement envie de démissionner de son poste, il doit le faire en rentrant dans son pays, et pas par une allocution téléguidée depuis l’étranger.


(panneaux « Nous sommes tous des Saad » fleurissant ce week-end dans les rues de Beyrouth)

Pour ajouter à la tension, MBS, ainsi que plusieurs autres pétro-monarchies du Golfe, a donné l’ordre à tous les citoyens saoudiens présents au Liban de faire leurs valises et de quitter immédiatement le pays. La menace plane parallèlement d’une expulsion des 400.000 citoyens libanais travaillant en Arabie Saoudite, qui envoient chaque année plus de 2 milliards d’euros à leurs familles restées au pays.


(Beyrouth, 2006 : le Liban bombardé par l’armée « la plus morale du monde »)

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, le parti chiite membre de la coalition gouvernementale, n’a pas caché vendredi, dans un discours télévisé, la réalité dune menace d’attaque israélienne de grande envergure, d’autant plus que les menaces guerrières d’Israël se sont multipliées ces dernières semaines. Ces dernières s’ajoutent à des communiqués triomphalistes de l’armée de l’air israélienne, qui se vante d’avoir effectué ces dernières années des dizaines de bombardements de convois du Hezbollah entre les territoires syrien et libanais.

Mais Nasrallah a aussi tenu à rappeler que la dernière guerre lancée par Israël contre le Liban, en 2006, s’était soldée par un lamentable échec de l’assaillant. L’aviation de « Tsahal » avait alors massacré de nombreux civils et détruit une quantité impressionnante d’infrastructures, mais au sol, son armée avait été battue par la résistance libanaise, et contrainte de se retirer au bout d’un mois, non sans avoir perdu une centaine de ses soldats.

CAPJPO-EuroPalestine

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Délinquants Solidaires / La solidarité en procès en Belgique

Ce 15 novembre, se tiendra au Palais de justice de Bruxelles le procès de six personnes jugées pour avoir exprimé leur indignation face à une expulsion violente par avion.

Le 16 août 2016, à bord d’un vol au départ de Belgique et à destination du Cameroun, les passager⋅es assistent à une scène brutale : un homme, escorté par des policiers, ligoté aux mains et aux bras, se débat et crie. Ils refusent alors de s’asseoir et protestent verbalement contre le traitement inhumain et violent dont ils sont témoins. Ces actes de solidarité contraignent le commandant de bord à refuser d’embarquer la personne. Six voyageurs sont alors désignés arbitrairement par la police pour avoir participé à la contestation.

Le collectif Délinquants solidaires dénonce la procédure engagée à l’encontre de ces six personnes qui alourdit le nombre de poursuites pour acte de solidarité de citoyen⋅ne⋅s de France, d’Europe et d’ailleurs.

Comme en France, la Belgique durcit sa politique à l’égard des exilé⋅es. Tout⋅e citoyen⋅ne faisant preuve d’entraide et de solidarité à l’égard des personnes étrangères est exposé⋅e à des poursuites pénales injustes. Le secrétaire d’État belge, Théo Francken, a ainsi exprimé ouvertement son intention de « montrer les dents » face à celles et ceux qui s’indignent de la violence des expulsions et s’est réjoui, à ce titre, d’une condamnation prononcée en 2016 à l’encontre d’une femme qui avait réagi lors d’une expulsion. Alors que vient d’être commémoré, le 22 septembre dernier, le triste anniversaire de la mort de Semira Adamu, étouffée par des policiers lors d’une expulsion du territoire belge en 1998, ces discours hostiles et les poursuites qui les accompagnent nous apparaissent inadmissibles et d’un autre temps.

Partout en Europe, les personnes qui se voient inquiétées ou poursuivies pour s’être montrées solidaires sont de plus en plus nombreuses, et les textes invoqués toujours plus divers. Dans cette affaire en Belgique, trois des six inculpés sont Français ; comme eux, Stephan, parti en août 2015 en Grèce chercher sa belle-famille syrienne – aujourd’hui réfugiée en France – est convoqué, le 9 novembre prochain, devant un tribunal à Athènes pour répondre de cet acte. En France cette fois, des étrangers et des étrangères, de pays européens et d’ailleurs, sont poursuivi⋅e⋅s et condamné⋅e⋅s pour avoir manifesté leur solidarité sur le territoire, en particulier aux frontières franco-italienne et franco-britannique. À côté des cas de poursuites judiciaires qui ne cessent de se multiplier, d’autres formes d’intimidation et de sanctions moins médiatisées et quantifiables sont utilisées y compris à l’encontre d’exilé⋅e⋅s touché⋅e⋅s par des procédures d’expulsion ou de rétention punitives, bafouant toute égalité devant le droit.

Cette tendance européenne de plus en plus marquée à la répression des exilé•es et des citoyen•nes solidaires nous interpelle fortement. Le collectif Délinquants solidaires réaffirme la nécessité de défendre le principe de solidarité, en dehors de toute considération sur le statut juridique des personnes concernées ceci ne constituant en aucun cas un motif légitime pour les priver des personnes de soutien. Il dénonce la poursuite en Belgique de ces six citoyens solidaires, exige leur relaxe et réitère son appel à cesser toute intimidation ou poursuite des actes de solidarité envers les exilé⋅e⋅s.

 

10 novembre 2017

Collectif Délinquants solidaires1
www.delinquantssolidaires.org

Organisations nationales

Alternatives et Autogestion, Amoureux au ban public, Anafé, Attac France, Cedetim/Ipam, La Cimade, CNDH-Romeurope, Culture et liberté, Dom’Asile, Fasti, Fédération Sud éducation, Fondation Abbé Pierre, Gisti, LDH, Mrap, Secours Catholique/Caritas France, Solidarity watch, Sud Santé Sociaux, Syndicat de la magistrature, Union juive française pour la paix, Union syndicale Solidaires

Organisations régionales

Association pour le développement de la santé des femmes, L’Auberge des Migrants, Bagagérue, CCFD-Terre solidaire Pau, Cercle Louis Guilloux, Cercle de Silence Antony, CGT – section de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, Chabatz d’Entrar – Limoges, La Cimade – Pau et environs, Citoyens solidaires 06, Collectif aminéois des sans papiers, Collectif de défense des droits et libertés des étrangers Besançon 25, Collectif Justice et Libertés, Collectif Saint-Lois d’aide aux migrants, Collectif réfugiés du Vaucluse, Ecodrom93, Itinérance Cherbourg, Itinérance Sud manche, Kolone, Mom o’chaud, Mrap – fédération du Vaucluse, Planning familial 62, RESF 48, Romeurope 94, Romeurope du Val Maubuée, Roya Citoyenne, RUSF 13, Solidarité sans papiers Creil, Terre d’Errance, Tous citoyens – 06, Tous migrants, Transport People and Care.

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