Con i Prigionieri Politici Palestinesi – Fino alla vittoria!

Coi prigionieri politici palestinesi
Fino alla vittoria!

Nelle carceri israeliane, da febbraio, centinaia di prigionieri politici palestinesi sono stati attaccati e feriti dalle guardie carcerarie, in segno di rappresaglia seguita a una rivolta scoppiata durante un trasferimento da una sezione all’altra. Uno dei principali attacchi è avvenuto il 31 marzo con l’impiego di proiettili, granate assordanti e gas lacrimogeni. Circa 90 prigionieri sono stati ammanettati e legati alle loro brande la notte intera.
In risposta a queste irruzioni, oltre 400 prigionieri in varie carceri sono entrati in sciopero della fame a partire dall’8 aprile, rivendicando quanto segue:
– fine dell’isolamento;
– fine delle irruzioni nelle celle;
– miglioramento dell’assistenza medica;
– installazione di telefoni pubblici.
In solidarietà con questa lotta il compagno Georges Abdallah, detenuto in Francia nel carcere di Lannemezan, è entrato in sciopero della fame coinvolgendo oltre 20 prigionieri politici, fra cui una dozzina di baschi.
A sostegno di questa lotta si sono sviluppate mobilitazioni con cortei, presidi, meeting in molti Paesi europei e in Medio Oriente, dimostrando che la solidarietà è internazionale e sempre più forte e non lascia soli i prigionieri politici palestinesi.
Dopo 8 giorni di sciopero della fame, i prigionieri hanno sospeso lo sciopero essendo riusciti a raggiungere alcuni dei loro obiettivi e la revoca di misure repressive imposte loro dall’anno scorso.
I prigionieri politici palestinesi vantano una lunga tradizione di lotta, già in passato si sono battuti strenuamente contro le pesanti condizioni detentive imposte nelle carceri israeliane. Una delle lotte più incisive si è sviluppata nel 2017 e ha visto la partecipazione di oltre 1.500 prigionieri. Anche in quell’occasione Georges Abdallah si è unito alla lotta coinvolgendo numerosi prigionieri politici marocchini, baschi, tunisini fra gli altri.
La lotta dei prigionieri politici palestinesi è parte dell’irriducibile resistenza del popolo palestinese contro il sionismo e l’imperialismo.
Ma le politiche repressive contro chi resiste e combatte l’imperialismo sono praticate dagli Stati imperialisti nel mondo intero. Infatti, sono centinaia i rivoluzionari prigionieri detenuti nelle carceri in Italia, Turchia, Grecia, Europa e India, solo per citare alcuni significativi esempi.
La loro resistenza alle dure condizioni carcerarie va sostenuta in quanto rientra nella lotta più generale del proletariato e dei popoli oppressi contro il capitalismo nella sua fase imperialista.

Costruire e sviluppare la solidarietà di classe internazionale!
Chi dimentica i prigionieri della guerra di classe, dimentica la guerra di classe stessa!
Abbattere il capitalismo!

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Treize diplomates français arrêtés avec des armes et munitions à la frontière entre la Tunisie et la Libye

Poste frontière de Ras Adjair entre la Tunisie et la Libye

Par Aylan B. (revue de presse : observAlgerie – 17/4/19)*

Treize diplomates français armés ont été arrêtés à la frontière entre la Tunisie et la Libye, lors d’une traversée par route effectuée dimanche 14 avril, selon le ministre tunisien de la défense Abdelkarim Zbidi.

« 13 individus de nationalité française, sous couvert diplomatique, ont tenté de franchir les frontières tuniso-libyennes à bord de six voitures tout-terrain et ont refusé de rendre les armes dont ils disposaient », a souligné Abdelkarim Zbidi à la radio Shems FM, qui précise cependant que « les munitions en leur possession ont été récupérées mises en sécurité dans une caserne de Ben Guerdane ».

Selon le site tunisien Mosaique FM qui a donné l’information avant la confirmation du ministre, les diplomates qui ont choisi de rallier la Tunisie par route, en raison de la situation sécuritaire critique à Tripoli, avait accepté de remettre leurs armes, mais les gardes-frontière ont découvert d’autres armes, non déclarées, dans l’un des véhicules qui transportaient les diplomates.

À ce titre, l’ambassade de France a réagi dans un communiqué dans lequel elle ne s’exprime pas sur la présence des armes dans les six véhicules des diplomates français, se contentant de confirmer leur qualité de diplomates et précisant que les autorités tunisiennes étaient au courant du déplacement de ce cortège.

« Ce déplacement a été organisé en concertation avec les autorités tunisiennes. Des contrôles de routine ont été effectués au passage de la frontière entre la Libye et la Tunisie, afin de dresser un inventaire des équipements de ce détachement, qui a poursuivi sa route » a affirmé sans trop de détails, la représentation diplomatique française à Tunis.

Visiblement, les membres des représentations diplomatiques, notamment occidentales, à Tripoli sont en train de fuir le pays de Mouammar el Keddafi en raison de l’instabilité qui règne depuis que le général Haftar a décidé de mobiliser ses troupes et de marcher sur la capitale libyenne.

D’ailleurs, le ministre tunisien de la défense a fait savoir lors de son entretien avec Shems FM qu’un premier groupe de diplomates français, onze au total, a été intercepté à bord de deux zodiacs en essayant de traverser la frontière tuniso-libyenne par voie maritime. Là encore, les occupants des zodiacs étaient armés.

*Source : Observalgérie

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17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens

Depuis 1975, les Palestiniens célèbrent la journée du prisonnier, qui correspond au 17 avril de chaque année, à travers des manifestations en Palestine, ainsi qu’à l’extérieur, en solidarité avec tous les prisonniers palestiniens qui ont choisi de résister contre toutes les formes de l’occupation israélienne. La journée du prisonnier est le jour où le premier prisonnier palestinien, Mahmoud Bakr Hijazi a été libéré, le 17 avril 1974.

Cette date a été retenue par le Front Populaire de Libération de la Palestine et a été relayée depuis par de nombreux mouvements internationaux pour l’instauration d’une journée internationale de solidarité avec tous les militants emprisonnés en raison de leur engagement politique, qu’il soit anticolonialiste, anticapitaliste, anti-impérialiste. Les objectifs de cette journée sont de lutter contre l’oubli, transmettre la mémoire des combats et rappeler les revendications des camarades emprisonnés.

En mars 2019, selon l’association Addameer, 5450 Palestiniens sont actuellement incarcérés dans les prisons de l’occupant sioniste, dont 497 en détention administrative, 205 enfants et 48 femmes.

En réponse aux nombreuses répressions que ces prisonniers subissent de la part de l’administration pénitentiaire sioniste, des centaines de prisonniers palestiniens sont en grève de la faim depuis le 11 avril.

★ A cette occasion, à Paris, mercredi 17 avril, un rassemblement est prévu à partir de 18h sur la place du métro Château Rouge, dans le 18e arrondissement, pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah et exprimer une solidarité inconditionnelle avec les prisonniers palestiniens en lutte. Les camarades de la Campagne Ile de France était déjà présents, samedi dernier, au rassemblement organisé par EuroPalestine en soutien aux Palestiniens enfermés et assassinés sous occupation et aux centaines de prisonniers politiques en grève de la faim.

★ A Paris aussi, jeudi 18 avril, de 18h à 20h, place Saint-Michel, rassemblement organisé par la Campagne pour la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers. Lire le tract ici.

★ A Paris encore, une semaine anti-impérialiste est programmée du 15 au 19 avril à Paris : en détail ici

★A Lille, un rassemblement aura lieu place de la République, pour renommer cette place : place Georges Ibrahim Abdallah, mercredi 17 à 18h.

★ A Marseille, un rassemblement est prévu sur le Vieux Port à 12h et à 18h au local Solidaires, 29 boulevard Longchamp, 13001, soirée Convergences autour de Georges Ibrahim Abdallah

★ A Toulouse, mercredi 17, rendez-vous dès 17h30 au métro Capitole, rassemblement organisé par Palestine Vaincra, CGT éduc’Action, BDS Toulouse, NPA Haute Garonne.

La solidarité avec les prisonniers palestiniens s’affichent aussi dans de nombreux pays. A suivre sur Samidoun.

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Belgique : Mustapha Awad enfin libéré, après 8 mois de détention dans les taules sionistes

C’est avec une joie énorme que des proches ont accueilli le jeudi 28 mars à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem Mustapha Awad, au terme de 252 jours de détention arbitraire par le régime colonial israélien.

« Aujourd’hui, le Comité Free Mustapha est extrêmement heureux et fier de vous annoncer que l’artiste et ouvrier métallo belge Mustapha Awad a enfin été libéré de prison après plus de 8 mois de détention et d’incarcération injustifiée », indique le Comité dans un communiqué.

Mustapha avait été capturé à la frontière jordano-palestinienne par des garde-frontières israéliens le 19 juillet dernier et depuis avait été soumis à de la maltraitance assimilable à de la torture au regard de la Convention de Genève et à une campagne de propagande de l’extrême-droite israélienne visant à le faire passer pour un terroriste.

« Cette campagne, nous en avons la confirmation aujourd’hui, s’est soldée par un échec. Mustapha n’est pas et n’a jamais été un terroriste ni d’ailleurs toute personne se mobilisant pour plus de justice d’égalité et de liberté en Palestine, ou ailleurs dans le monde.

« Notre mobilisation, ainsi que l’excellente défense juridique de l’avocate israélienne Lea Tsemel ont été déterminantes, pour obtenir la libération de Mustapha.

La dernière semaine en prison a été un calvaire pour Mustapha
C’est seulement une semaine après la décision de sa libération anticipative que Mustapha a reçu du consulat belge les documents de voyage nécessaires pour qu’il puisse être expulsé vers la Belgique. Pourtant les autorités belges étaient bien au courant qu’il lui fallait un passeport provisoire, puisque les services de sécurité israéliens ont prétendu le mois passé d’avoir « perdu » son passeport.

Pendant ce temps, Mustapha a été trimbalé d’une prison à une autre, de Gilboa à Givon, de Givon à Megiddo, une autre prison de sécurité dans le Nord d’Israël, … toujours dans ces fameux « bostas », les fourgons cellulaires que les prisonniers palestiniens craignent pour leur transport. Il a vécu une semaine d’enfer, il ne savait pas ce qui se passait et craignait que tout recommençait à la case départ.

La Belgique n’a pas protégé son citoyen

Une délégation du Comité Free Mustapha s’est rendue à cinq (!) reprises au ministère des Affaires étrangères. Dès le premier entretien, elle les a mis au courant les traitements inhumains dont Mustapha a été la victime lors des 25 jours d’interrogatoire en isolement total.

Alexis Deswaef, président d’honneur de la Ligue des Droits Humains en faisait l’historique lors du dernier entretien, le 6 février :

« Lors de la première rencontre, on nous a dit qu’il fallait prendre patience, que la diplomatie était progressive, qu’on allait d’abord faire des notes verbales. Ensuite, on a dit que c’était un cas exceptionnel, qu’il fallait attendre le procès. Et maintenant que le jugement a eu lieu, mais qu’une libération anticipative est possible, on nous dit qu’on ne peut rien faire. L’attitude de la Belgique a été tout à fait contraire concernant l’arrestation d’Amaya Coppens au Nicaragua. Le ministre Reynders est intervenu le lendemain même de son arrestation auprès du gouvernement nicaraguayen. Pourquoi ces deux poids, deux mesures ? Parce qu’il s’agit d’Israël. »

Sources : Comité Free Mustapha, Plateforme Palestine Charleroi

CAPJPO-EuroPalestine

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Iran : Luttes et répression sévère sur fond de crise économique et sociale

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes a déjà eu l’occasion de transmettre des informations et des appels à soutien concernant les travailleurs et travailleuses d’Iran. Nous reprenons ici le « bulletin d’actualités Iran » réalisé par 5 organisations syndicales françaises, en lien avec des camarades de International alliance in support of workers in Iran (IASWI – www.workers-iran.org) et Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran (SSTI – www.iran-echo.com), organisation membre de notre Réseau.

La situation économique pèse lourdement sur les salarié·es et en particulier les ouvrier·ères. Le 19 mars 2019, le « Conseil suprême du Travail » a fixé le salaire minimal à 15 160 000 Rials (équivalent de 102,40 euros), ce qui reste très inférieur au seuil de pauvreté.
C’est pourquoi ces derniers jours, le pays était témoin des plusieurs foyers de contestation : des travailleurs du secteur non-industriel de la Pétrochimie de Mah-Shahr, ceux de la mairie d’Ahvaz, ainsi que ceux de la « Communication de Mashhad » (Nord-est du pays) suite au licenciement d’une partie des salarié·es.
Mais la répression continue de s’abattre sur un grand nombre de travailleurs et travailleuses.
Le syndicaliste de la sucrerie Haft-Tapeh, Esmaïl Bakhshi est toujours en prison et victime de pressions pour revenir sur ses déclarations concernant les tortures qu’il a subies à la prison d’Ahvaz (Sud de l’Iran).
Sepideh Gholian, militante étudiante est dans la même situation.
Djafar Azimzadeh de « l’Union libre des travailleurs » subit lui aussi un traitement inhumain en prison.
Suite au mouvement de contestation à Ahvaz au sein du « Groupe industriel national de l’Acier », plus d’une centaine d’ouvrier·ère s sont fiché·es pour motif « sécuritaire ».
Meysam Alemahdi, arrêté en décembre 2018 puis relâché, est licencié sans aucune indemnité.
Eghbal Shabani, syndicaliste boulanger de Sanandaj est libéré sous caution de 100 millions de toumanes (65 fois le salaire minimal), somme réglée par ses ami·es.
Tofigh Mahmoudi, ouvrier également originaire de Sanandaj, a été arrêté sans raison connue, et il ne sait pas de quoi il est accusé.
Avocate spécialiste de la défense des droits humains, Nasrin Sotoudeh est condamnée à plus de 12 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouets. Pour avoir défendu les femmes qui avaient enlevé leur foulard en public, elle est accusée de « corruption et propagande de la prostitution ». Sa situation est médiatisée en France, en particulier par Amnesty International, pour obtenir sa libération. Le collectif syndical français a décidé de soutenir cette campagne qui invite à envoyer des messages aux autorités iraniennes.
https://www.amnesty.org/fr/get-involved/take-action/iran-free-nasrin-satoudeh-now/

Narguesse Mohammadi, militante des droits humains, est en prison depuis plus de 3 ans malgré sa santé fragile.
Zeynab Jalaian, militante féministe kurde condamnée à la perpétuité, est emprisonnée depuis 11 ans. Elle est malade et est régulièrement maltraitée par des agents de la prison de Khoy (Nord-ouest de l’Iran).

Si la liste des prisonnier·es pour raisons « politiques » est longue, des arrestations massives sont aussi menées contre les activistes écologiques. Après que Kavous Seyad Emami ait trouvé la mort mystérieusement en prison en 2017, huit écologistes sont actuellement « jugés » pour « espionnage et dépravation ». Il s’agit de Niloufar Bayani, Sépideh Kashani, Taher Ghadirian, Amirhossein Khaeghi, Houman Jowkar, Morad Tahbaz, Abdolreza Kouhpayeh et Sam Radjabi.
Au cours de l’année écoulée, plus de 96 enseignants et enseignantes, dont Abdi, Beheshti, Mardani, Babamoradi, Ghorbani et Kazemi, ont été arrêtés ou poursuivis pour avoir protesté dans différentes régions contre leurs conditions de vie et de travail mais surtout contre la répression permanente qui les vise.

L’année iranienne s’est terminée le 20 mars mais les salarié·es n’avaient ni l’envie ni les moyens de fêter le nouvel an, qui ne constitue pas le signe d’une situation meilleure.

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Crise libyenne : Liaisons dangereuses

Par Abdelali Darif Alaoui (revue de presse : Le1.ma – 10/4/19)*

Jeu hypocrite ou jeu de dupes. La communauté internationale semble victime d’un dédoublement de personnalité. Plusieurs pays adoptent un double jeu dans le dossier libyen en dénonçant du bout des lèvres et en apportant leur appui en douce. Une division qui joue en faveur des forces du Maréchal Haftar qui compte prendre le pouvoir par les armes, appuyé en cela par plusieurs pays.

Le Maréchal Khalifa Haftar peut dormir sur ses deux oreilles et les poings fermés. Il a accompli sa mission : torpiller le processus politique pour imposer un état de fait par les armes. Ce 9 avril, Ghassan Salamé, émissaire de l’ONU en Libye a annoncé le report de la conférence interlibyenne en raison de la bataille de Tripoli, prévue du 14 au 16 avril courant dans le centre-Ouest du pays. «Nous ne pouvons pas demander la participation à la Conférence, au moment où les canons tirent et des raids aériens sont menés», a affirmé Ghassan Salamé, tout en affichant sa détermination à réunir les différentes parties «le plus tôt possible».

47 morts et 181 blessés dans la bataille de Tripoli

Les combats au Sud de la capitale libyenne ont fait jusqu’à maintenant 47 victimes et 181 blessés, rapporte l’Organisation mondiale de la Santé en se basant sur des statistiques des services de secours locaux, sachant que ces derniers ont des difficultés à accéder aux morts et aux blessés. Le 8 avril, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, par la voix de son porte-parole, a fermement condamné l’escalade de la violence dans et autour de la capitale libyenne Tripoli , y compris l’attaque aérienne par un avion de l’Armée nationale libyenne (ANL) contre l’aéroport de Mitiga, et appelé à « l’arrêt immédiat » des combats.

Concerto pour une seule voix pour l’ONU

L’ONU espère donner une seconde chance au processus de négociations en espérant trouver une solution politique, ce qui n’est pas l’avis de certains pays. A commencer par la France, qui même si elle nie du bout des lèvres l’existence d’un agenda secret en Libye, a beaucoup d’intérêts économiques dans ce pays. Comment expliquer les raids aériens contre les rebelles tchadiens au Sud de la Libye concomitamment avec l’opération de nettoyage de l’Armée nationale libyenne, si ce n’est par le fait que l’ANL et la France accordent leurs violons ?

Le 6 avril dernier, dans une interview à la chaîne italienne, Sky TG24, Antonio Tajani, président du Parlement européen s’en est pris à la France et, en particulier, à son ancien Président, Nicolas Sarkozy. «Nous disions depuis toujours que la France avait des intérêts différents de ceux italiens en Libye si bien que Sarkozy était l’un des protagonistes de la chasse à Kadhafi et de son meurtre avec les Américains et les Britanniques», a-t-il déclaré dans une interview accordée le 6 avril à la chaîne Sky TG24.

Les Russes jouent un double jeu

«Il s’agit d’une erreur historique retentissante. La France pensait pouvoir peser plus en Libye mais finalement elle n’a rien pesé», a-t-il ajouté. Lors de la réunion récente à Paris des ministres de l’Intérieur du G7, Matteo Salvini a déclaré : « Je voudrais que personne, poussé par ses intérêts économiques et commerciaux, ne promeuve une campagne pour une intervention militaire qui pourrait être dévastatrice ». Pour l’heure, l’Italie, rivale de la France dans ce dossier, a décidé de maintenir sa mission militaire à Tripoli et à Masrata, a indiqué aujourd’hui le ministère italien de la Défense.

La France n’est pas le seul pays à jouer un double jeu dans le dossier libyen, la Russie soutient en douce le Maréchal Haftar. Si le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov affirme que son pays « se sert évidemment de toutes les opportunités dont elle dispose pour exhorter les parties en présence à renoncer à toute action susceptible de provoquer des affrontements sanglants ou de tuer des civils », l’on peine à le croire. Si tel est le cas, pourquoi la Russie a usé de son véto au Conseil de sécurité pour s’opposer à une résolution citant nommément le Maréchal Khalifa Haftar ?

Les rivalités idéologiques à l’origine des manigances des monarchies du Golfe

En outre, plusieurs monarchies du Golfe ont leurs propres agendas en Libye, à commencer par les Emirats Arabes Unis, l’Arabie saoudite et le Qatar. Auxquels, il convient d’ajouter l’Egypte qui ne veut pas d’un foyer de tension à ses portes. Le jeu d’influence des monarchies du Golfe est une sorte de confrontation par procuration entre d’une part le Qatar qui soutient les frères musulmans et l’Arabie Saoudite et les EAU, qui appuient Haftar. Si Fayez Al-Sarraj, le Président du gouvernement reconnu par la communauté internationale a rencontré fin février dernier à Abou Dhabi, le général Haftar, pour trouver un terrain d’entente, les bons offices se sont arrêts là.

Haftar se rendra par la suite aux EAU et en Arabie Saoudite et sera même reçu par le Roi Salmane. Outre les dessous idéologiques de la rivalité entre le Qatar d’un côté, et les EAU et l’Arabie saoudite de l’autre, une autre piste pourrait être le renchérissement du pétrole qui permettrait à ces monarchies de récupérer d’une main ce qu’elles ont donné de l’autre. Entretemps, le peuple libyen devra encore payer les pots cassés en raison de ses richesses pétrolières dont il ne profite pas. Le drame de l’Afrique en somme.

Abdelali Darif Alaoui est diplômé de l’Institut français de presse (IFP) de Paris et de l’Institut supérieur de journalisme de Rabat. Après avoir entamé sa carrière dans l’audiovisuel (SNRT), il a changé son fusil d’épaule pour travailler dans la presse écrite hebdomadaire. Tout au long de son parcours, ce journaliste polyvalent a travaillé dans plusieurs rédactions dont celles de Maroc Hebdo International, Challenge Hebdo et Le Reporter.

*Source : Le 1.ma

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Désormais 400 prisonniers palestiniens en grève de la faim !

La grève de la faim des prisonniers palestiniens est en train de s’étendre : on dénombre vendredi 400 grévistes, qui répondent ainsi aux nouvelles mesures de répression contre eux. Mobilisons-nous pour les soutenir !

Accusés d’être « trop mou » à Gaza, non seulement par des partis qui se situent encore plus à l’extrême droite que lui, mais aussi par 53 % de la population israélienne selon un sondage réalisé le 27 mars dernier par la télévision israélienne Kan, le gouvernement Netanyahou qui n’a pas osé intensifier la guerre contre Gaza, a choisi d’ouvrir un nouveau front dans les prisons, pour montrer « ses muscles », analyse Ramzy Baroud, journaliste américano-palestinien.

Il a donc décidé de durcir, en janvier dernier, les conditions de détention des détenus palestiniens dans plusieurs prisons, dont celles d’Ofer, du Neguev et de Rimon, avec un rationnement de l’eau, l’interdiction de se préparer à manger dans les cellules et l’installation de dispositifs de brouillage pour bloquer l’utilisation de portables dans les prisons.

Sachant que de tels dispositifs sont susceptibles d’entraîner de graves problèmes de santé, les prisonniers ont protesté dans plusieurs prisons et l’ordre a été donné de les réprimer brutalement.

C’est ainsi que le 20 janvier dernier, l’assaut a été donné à la prison d’Ofer (près de Ramallah) comme à Nafha et Gilboa en Israël. Les raids qui y ont été menés ont blessé plus d’une centaine de prisonniers, dont un bon nombre par balles.

Des raids similaires ont été effectués dans la prison du Neguev le 24 mars, par l’unité Metzada, connue pour sa très grande violence. De nombreux prisonniers palestiniens ont dû être hospitalisés, dont deux dans un état critique. Mais ils ont riposté, et deux gardiens auraient été poignardés avec des objets pointus.

Même scénario le lendemain, avec la même unité attaquant les prisonniers de Ramon, Gilboa, Nafha et Eshel.

Tandis que la direction des prisonniers décidait de démanteler ses comités à l’intérieur des prisons au profit d’autres formes de représentation plus difficiles à cibler par l’administration pénitentiaire, cinq prisonniers ( Wa’el Jaghoub, Muhammad A’rman, Zaid Besisi, Hussain Derbas, et Akram Abu Baker) démarrait une grève de la faim, rapidement suivie par d’autres détenus.

Et la proximité de la journée internationale des prisonniers politiques, qui se déroule le 17 avril prochain, risque de renforcer ce mouvement de protestation parmi les quelque 6000 prisonniers palestiniens.

Pour rappel, les grévistes de la faim réclament :

- l’installation de téléphones publics dans les prisons
- le retrait des dispositifs de brouillage introduits dans les cellules
- Le droit de visite familiale normal (deux fois par mois) pour tous les prisonniers, dont ceux de Gaza et les centaines d’autres qui en sont actuellement privés, en tant que châtiment collectif
- la prise en charge médicale digne de ce nom
- le transfert des prisonnières de Damon vers un centre répondant aux besoin des femmes, selon les règles internationales
- la fin de l’isolement en cellule
- l’amélioration des conditions de détention des enfants palestiniens emprisonnés, et leur libération

L’association de défense des prisonniers palestiniens Addameer rappelle que les prisonniers palestiniens ne disposent pas de procès répondant aux critères internationaux, qu’ils sont également privés du statuts de prisonniers politiques et de prisonniers de guerre, qu’ils sont systématiquement soumis à la torture et à des mauvais traitements.

Elle appelle les hommes et les femmes du monde entier à se mobiliser pour réclamer leur libération.

Addameer Prisoner Support and Human Rights Association : Email : info chez addameer.ps – Website : www.addameer.org

Pour sa part, Ramzy Baroud estime que Netanyahou joue à un jeu dangereux.
« Croire que les prisonniers sont vulnérables parce qu’isolés, est une lourde erreur, écrit-il, car ils constituent un symbole très fort pour l’ensemble de la société palestinienne, d’autant qu’ils sont les seuls à être capables de surmonter les divisions entre partis pour lutter de manière commune et organiser une résistance collective ».

APPEL A RASSEMBLEMENT CE DIMANCHE 14 AVRIL A PARIS

DE 15 H À 18 H

A LA FONTAINE DES INNOCENTS (Métro-RER Châtelet les Halles. A l’angle de la rue Berger et de la rue Lescaut)

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Sources : Samidoun, Addameer, Ramzy Baroud.

CAPJPO-EuroPalestine

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