Agitation sociale dans l’arrière-pays tunisien

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La fermeture annoncée d’une usine au Kef réveille la rancœur des provinces reculées, qui n’ont pas profité de la révolution.

« Ça peut dégénérer », grimace Mehdi Bennani. Cet ouvrier tunisien est inquiet. Il dit souhaiter que la protestation demeure pacifique. Mais comment savoir, « si l’impasse se prolonge » ? Au pied du Kef, cité du nord-ouest tunisien agrippée à flanc de montagne, le camp de fortune des employés d’une usine de câbles, affiliée au groupe Coroplast – un équipementier automobile –, est devenu le cœur militant de toute une région au bord de la crise sociale.

Le camp a été installé sur la grand-route qui relie Tunis à la frontière algérienne, située à 40 km. Sous une bâche de toile, des matelas sont posés au sol. Un fourgon de police veille, au-delà d’un semblant de barricade formé de poubelles et de ferraille. Ce soir-là, dans l’obscurité trouée de loupiotes, les ouvriers sont impatients de s’épancher, tirant sur leurs cigarettes et buvant du Coca-Cola dans des gobelets en carton.

Ville à l’agonie

Voilà deux semaines qu’ils sont entrés en rébellion contre la fermeture jugée inévitable – bien que non expressément annoncée – de leur usine, qui emploie 430 salariés dont une majorité des femmes. Dans cette ville de 55 000 habitants, chef-lieu d’un gouvernorat souffrant de mal-développement, l’usine de Coroplast est tout un symbole, celui d’un investissement étranger (en l’occurrence allemand) attiré par un généreux dispositif d’incitations fiscales. Un échec mettrait à mal tout un modèle. Lors d’un rassemblement, fin mars, des milliers de manifestants ont fait cortège à un grand cercueil blanc, emblème de leur ville à l’agonie.

Cette agitation du Kef survient alors que d’autres mouvements sociaux secouent Kairouan, Tataouine, Gafsa. Six ans après la révolution de 2011, la Tunisie n’en finit pas de buter sur la question sociale, le talon d’Achille de sa transition démocratique. Avec une croissance stagnant à 1 % et un taux de chômage de 15,5 % – le double pour les diplômés de l’enseignement supérieur –, la tension sourd à travers le pays, notamment dans les régions de l’intérieur s’estimant discriminées par rapport à un littoral mieux loti.

Selon le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), la Tunisie a été le théâtre, en mars, de 1 089 protestations – collectives ou individuelles –, en hausse de 14,7 % par rapport à février. Si la perspective proche du ramadan, fin mai, devrait neutraliser à court terme tout risque de contagion à grande échelle, « la rentrée de septembre-octobre promet d’être dure », prédit Abderrahman Hedhili, le président du FTDES, qui surveille à la loupe les mouvements sociaux en Tunisie.

« Marginalisation délibérée »

Au Kef, le malaise est profond. Avec son fort ottoman aux murs crénelés surplombant une vaste plaine verdoyante, la cité respire la quiétude. Mais les apparences sont trompeuses, et l’ambiance s’est durcie depuis que les ouvriers soupçonnent la direction de l’usine de Coroplast de préparer le transfert des activités du Kef vers un autre site du groupe, à Hammamet, fleuron touristique du Sahel, le littoral développé du nord-est du pays. A les croire, la manœuvre est le fait du directeur tunisien de l’usine, originaire lui-même de cette région côtière, qui n’aurait cessé de discréditer le Kef auprès de l’état-major du groupe allemand. « Il a tout fait pour nous étrangler, pour nous empêcher de travailler dans des conditions normales », s’indigne Mehdi Bennani.

Le bras de fer touche une corde sensible, celle du ressentiment des régions tunisiennes de l’intérieur à l’égard du Sahel, accusé d’accaparer les ressources du pays. « Je ne veux pas faire de régionalisme, clame Mihoubi Ayachi, un retraité de l’enseignement solidaire des ouvriers de Coroplast, mais les Sahéliens dominent le pouvoir politique à Tunis tandis que notre région du Nord-Ouest ne dispose d’aucun relais au sommet. » « Depuis cinquante ans, le Kef est victime d’une politique de marginalisation systématique et délibérée », renchérit l’historien Mohamed Tlili. Derrière le vernis de la transition démocratique, la fracture régionale demeure plus béante que jamais en Tunisie.

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Déclaration de Georges Abdallah – 17 avril 2017

Déclaration à l’occasion de la Journée du prisonnier palestinien à Paris

Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Il y a juste un mois, de nombreuses activités dans différents pays ont été organisées afin de célébrer la « Journée Internationale du Prisonnier Révolutionnaire ». Aujourd’hui, nous voici rassemblé-e-s de nouveau, aussi dans différents pays, afin de célébrer la « Journée du Prisonnier Palestinien » et exprimer notre indéfectible solidarité avec les Résistant«e»s embastillé«e»s dans les geôles sionistes, soutenir de toutes nos forces leurs justes revendications, et saluer par là même la mobilisation en cours des masses populaires autour de la grève de la faim entamée ce matin derrière les abominables murs.

En 1974, « La Conférence Nationale Palestinienne » a décrété le 17 avril « Journée du Prisonnier Palestinien ». Cela n’était pas seulement destiné à dénoncer à cette occasion, la barbarie de l’occupant sioniste, les tueries, les rafles, et l’embastillement des meilleurs fils et filles de notre peuple, ni seulement destiné à honorer les Résistant«e»s captifs en rappelant aux masses populaires leurs sacrifices et leur inébranlable volonté de tenir debout face à la soldatesque sioniste.

La célébration de cette « Journée du Prisonnier Palestinien » est destinée, avant toute autre chose, à affirmer haut et fort la ferme détermination d’arracher nos camarades aux griffes de leurs criminels geôliers. En effet, à plusieurs reprises, les avant-gardes de la lutte révolutionnaire palestinienne ont assumé cette tâche avec beaucoup de courage et d’abnégation, obligeant l’ennemi à libérer des milliers de camarades captifs, sans aucune contrepartie de leur part.

Certainement, la libération des prisonniers révolutionnaires a toujours été un moment de grande effervescence populaire, et elle a participé de la façon la plus significative au rayonnement de la révolution palestinienne et à l’enrichissement de la lutte, aussi bien au niveau régional qu’au niveau international. Cependant les réactionnaires de tous bords n’ont jamais voulu cohabiter avec ce foyer révolutionnaire dans cette région si capitale pour le monde capitaliste.

Depuis le tout début des années 70 du siècle passé, la liquidation de la révolution palestinienne est à l’ordre du jour des forces impérialistes et de leurs affidés réactionnaires régionaux. Rien ne lui a été épargné. Les guerres et les massacres se sont succédé depuis, et les masses populaires y ont fait face avec les moyens et les capacités disponibles… D’innombrables batailles ont été livrées, certaines ont été perdues, d’autres ont été gagnées. Mais dans l’ensemble, et en dépit de toutes les pertes et de toutes les erreurs, les masses populaires ont pu consolider certaines réalisations dont personne ne peut aujourd’hui contester leurs portée stratégique : un cheminement historique, dont les contours sont tracés par le sang des Révolutionnaires palestiniens et dont la dynamique est pérennisée par l’engagement prématuré de ces Fleurs et autres Lionceaux de la Palestine et par la lumière, toujours plus éclairante, des flambeaux de la liberté, ces indomptables Héros résistants captifs dans les geôles sionistes…

Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Plusieurs milliers de prisonnières et de prisonniers embastillé-e-s depuis tant d’années, pour certains depuis plusieurs décennies, incarnent aujourd’hui plus que jamais la Résistance du peuple palestinien dans la pluralité de ses expressions. Certainement la situation derrière les abominables murs est loin d’être parfaite d’un point de vue révolutionnaire comme on l’aurait souhaité… En dépit de tout l’effort déployé pour entretenir l’unité nationale, à défaut de la renforcer, les diverses initiatives de luttes, ces derniers temps, ont beaucoup souffert du manque de l’unité d’action, et n’ont pas pu surmonter les divisions, et cela même quand les initiatives ont réussi à arracher quelques revendications. Tout cela n’enlève rien, ni au rôle historique qui incombe, pour diverses raisons, à nos Héros embastillés, ni à nos devoirs de solidarité envers ces indomptables Résistants, et plus particulièrement envers ces Fleurs et Lionceaux engagés prématurément dans la lutte contre l’occupant sioniste.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de ces 363 Fleurs et Lionceaux afin que leurs geôliers sionistes comprennent qu’ils ne sont jamais seuls !

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Intifada !

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie et aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les camarades révolutionnaires résistants dans les geôles en Grèce !

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur des masses populaires kurdes et ces valeureux combattants du PKK !

La solidarité toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous, Camarades et ami«e»s, mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

 

Votre camarade Georges Abdallah

dimanche 16 avril 2017

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Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques (du 15 au 22 avril 2017)

Solidarité avec les prisonniers politiques Kurdes en grève de la faim dans les geôles turques.

Veille à Paris, sur la Place des Invalides, du 12 au 14 avril, entre 11h00 et 16h00

Grande manifestation le 15 avril, 17h, de République à Bastille.

Près de 200 prisonniers politiques sont en grève de la faim dans les geôles turques afin de protester contre les conditions inhumaines de détention. Ils demandent notamment le respect des droits élémentaires des prisonniers, la levée de l’isolement, en particulier celui imposé au leader du PKK Abdullah öcalan, et la fin du régime d’Etat d’urgence qui se traduit par une répression sans précédent visant surtout l’opposition démocratique et kurde.

Les 13 prisonniers de Sakran (Izmir) qui ont lancé le mouvement de protestation le 15 février ont atteint le seuil critique de 56 jours. Ils sont suivis de près pas des dizaines d’autres. Nous ne pouvons laisser mourir ces femmes et ces hommes prêts à donner leur vie pour lutter contre le fascisme qui s’enracine en Turquie, aux portes de l’Europe.

Nous vous attendons nombreux dans les manifestations organisées cette semaine, pour briser le silence des médias et de la communauté internationale!

Conseil démocratique kurde en France

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Dimanche 16 avril 2017

17h : Concert d’ouverture

  • Vidéo – Hommage / Projection d’une interview de Joëlle Aubron, militante révolutionnaire membre d’Action Directe, ancienne prisonnière politique aujourd’hui décédée
  • Débat – Présentation de la Semaine internationale de solidarité et discussion autour des prisonnier.e.s politiques et des prisonnier.e.s de la guerre sociale à travers le monde avec des collectifs organisateurs de la Semaine.
  • Concert – Organisé par le Collectif Contre Culture (CCC) – Retransmis en direct par Konstroy sur Radio FPP 106.3 FM
    The Chemist & The Acevities (Anarcho-Sud – Dijon Maloka Crew), Bitpart (Punk – Paris) et Klunk (Gipsy Klezmer Yiddish punk – Paris).

Centre international des cultures populaires (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
PAF : 5 euros

Lundi 17 avril 2017

18h30-20h : Inauguration de l’exposition « In Between » (Hommage artistique aux prisonnier.e.s politiques palestinien.ne.s)

Reproductions d’œuvres réalisées par des jeunes palestiniens du Camp de réfugiés de Dheisheh et l’artiste peintre française Sania, qui exposera également quelques œuvres originales.

A partir de 18h30, vernissage de l’exposition autour d’un verre de l’amitié et de la solidarité à la Librairie Quilombo – Diffusion d’une vidéo sur le projet tourné en Palestine – Discussion avec l’artiste peintre française Sania, à l’origine du projet et de Reihanna, volontaire du CICP et d’Échanges et partenariats qui sera de retour de sa mission au Centre Laylac – Présentation d’un ouvrage trilingue sur le projet.

« In Between »

Le projet « In between » a été mené par le département Art du Centre Laylac et l’artiste peintre française Sania, au camp de réfugiés de Dheisheh (Bethléem), dans le cadre du jumelage entre le Centre international de culture populaire (CICP, Paris) et Laylac. L’exposition s’est déroulée le 16 octobre 2016 au centre Ibdaa (Dheisheh). Le ministre des prisonniers a coupé le ruban pour le lancement de cette exposition et plusieurs ex-prisonniers politiques ou famille de prisonniers étaient également présents.

La question des prisonniers politiques palestiniens n’est pas facile à aborder car plusieurs aspects et réalités s’entre-mêlent, avant tout du point de vue de la légalité de la détention elle-même, mais aussi des conditions de la privation de liberté – une seconde privation de liberté de fait pour les palestiniens et un outil de l’occupation -, mais aussi de ses impacts.
Et si les palestiniens peuvent être arrêtés à tout moment, de façon totalement arbitraire ou pour un motif précis, cet « entre deux » est le quotidien des hommes, femmes et enfants palestiniens, entre détention et « liberté », entre deux arrestations…

A chaque étape, que ce soit « l’attente », l’arrestation, la détention elle-même – loi d’exception de l’Apartheid -, le jugement ou la remise en liberté pour certains et l’ « après », être prisonnier politique provoque différents sentiments et émotions, souvent contradictoires, tout comme pour les familles et proches. Se mêlent ainsi angoisse, stress, sentiments d’injustice et de punition, inquiétude, solitude, désespoir, force, résistance, fierté et solidarité… La détention des prisonniers politiques avec les réalités que l’on connaît est violente, mais violente également pour ce qu’elle provoque à l’intérieur de soi. Cet « entre deux » permanent, presque schizophrénique, est une réalité que le projet « In between » souhaite illustrer à travers des peintures autour de l’arrestation, du quotidien de la détention et de la remise en liberté.

Librairie Quilombo
23 rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
Entrée libre

C’est en 1975 que cette date a été retenue par le Front Populaire de Libération de la Palestine, et relayée depuis par de nombreux mouvements internationaux pour l’instauration d’une journée internationale de solidarité avec tous les militants emprisonnés en raison de leur engagement, qu’il soit anticolonialiste, anticapitaliste, anti-impérialiste, etc. Les objectifs de cette journée sont de lutter contre l’oubli, transmettre la mémoire des combats et rappeler les revendications de nos camarades emprisonnés.

Le 17 avril est désormais devenu une journée de mobilisation mondiale.

Des prisonniers politiques palestiniens commenceront une grève de la faim illimitée ce 17 avril prochain. La dernière grève de la faim illimitée date de 2014. Elle s’inscrit suite à celle de 2012 impliquant 2 000 prisonniers. Démontrons notre solidarité avec eux ! Venez nombreuses et nombreux !

☞ 20h : Célébration de la Journée des prisonniers palestinien.ne .s :

N’oublions pas les enfants palestiniens incarcérés !

Vidéo – Projection de courts-métrages réalisés par les jeunes du camp de réfugiés de Dheisheh avec le soutien de Regarde à vue, suivie de trois témoignages recueillis en 2015 d’enfants palestiniens ayant connu la prison.

☆ Cours d’Arabe Palestinien

Les mots et les choses… Une petite introduction linguistique à la pensée politique des jeunes du camp de Dheisheh. Regarde à vue – 7min43

☆ NightTime Stories

Histoires du camp de refugiés de Deheisheh (Palestine). Regarde à vue – 19min05

★ Intervention de Youssef Habache, ancien prisonnier politique palestinien, membre d’Addameer (association pour la défense des prisonniers palestiniens – Palestine), représentant du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Palestine et CDP-Palestine

★ Intervention de  Naji Owda, ancien prisonnier politique palestinien, directeur du Centre LAYLAC – centre social autogéré qui favorise l’action des jeunes pour le développement local dans le camp de réfugiés de Dheihsheh, près de Bethléem, membre de Defense for Children International – Palestine (DCI-P, Défense internationale des enfants – section Palestine) qui travaille notamment sur la question des enfants et adolescent.e.s palestinien.ne.s incarcéré.e.s

★ Intervention de membres de la Campagne unitaire IDF pour la libération de Georges Abdallah.

Organisée par la Campagne unitaire IDF pour la libération de Georges Abdallah, le secrétariat international de la CNT, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Palestine, CDP-Palestine et le Centre Laylac.

Centre international des cultures populaires (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
Entrée libre

http://liberonsgeorges.samizdat.net/mobilisation/17-avril-journee-internationale-de-solidarite-prisonniers-palestiniens/

Mardi 18 avril 2017

18h30 : Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale

De 18h30 à 20h – Apéro politique du CICP sur les Violences policières

A partir de 20h – Soirée de soutien aux prisonniers de la Guerre sociale

Pour Bagui Traoré, les frères Kamara de Villiers-le-Bel, les prisonnier.e.s du Mouvement contre la Loi Travail

Débat, puis Soundsystem BBoyKonsian (Akye) – Prix libre en soutien avec les prisonnier.e.s

organisé par PeopleKonsian et le CICP

Centre international des cultures populaires (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
Prix libre

Mercredi 19 avril 2017

19h : Soirée de solidarité avec les prisonnières et prisonniers de 525 ans de résistance dans les Amériques

Alors que partout dans le monde, le système capitaliste montre chaque fois un peu plus son vrai visage fait de racisme, de xénophobie, de guerres
impérialistes, de privatisations et d’exploitation généralisée au service de l’argent-roi, depuis de nombreuses années maintenant, partout dans les
« Amériques », les peuples, tribus et communautés indiennes se fédèrent et s’organisent pour résister et se soulever face à la déprédation générale.

La lutte de ces communautés, qui bien souvent possèdent leurs propres normes et leurs propres systèmes internes de justice, se retrouve très souvent écrasée par une répression judiciaire et carcérale particulièrement forte, qui ne fait que redoubler l’imposition et l’oppression capitaliste et coloniale qu’elles subissent dans l’indifférence et l’ignorance générale.

Face à la répression et à la criminalisation à l’œuvre contre les peuples indiens du Nord au Sud des Amériques qui se battent et résistent depuis
525 ans à la colonisation, nous appelons à renforcer tout particulièrement la solidarité avec les prisonnières et prisonniers des communautés
indiennes en résistance, souvent condamnés à de très lourdes peines, tel Léonard Peltier en prison depuis 40 ans, Alvaro Sébastian Ramirez au
Mexique (emprisonné depuis 20 ans), Red Fawn, menacée de plus de 20 ans de prison suite au campement de Standing Rock au Dakota du Nord, ou les défenseurs de l’eau et de la vie de la communauté nahua de Tlanixco (Etat de Mexico, Mexique), condamnés à des peines de plus de 50 ans de prison.

DISCUSSION-PROJECTION AUTOUR DES PRISONNIERS DES AMERIQUES AVEC LES DIFFERENTS COLLECTIFS PRESENTS

REPAS A PRIX LIBRE EN SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS

ANIMATION MUSCIALE ET TAMBOLA (2 euros le ticket)

Organisée par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques / Groupe de soutien à Leonard Peltier (CSIA-Nitassinan), le Collectif Paris Ayotzinapa, le Collectif unitaire « Libérons Mumia », Terre et Liberté pour Wallmapu et le Secrétariat international de la CNT.

CNT
33 rue des Vignoles, Paris 20e
Métro : Buzenval (L9) ou Avron (L2)
Entrée libre

Vendredi 21 avril 2017

SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIER.E.S POLITIQUES KURDES

au Centre Démocratique du Kurdistan‐Paris
16 rue d’Enghien 75010 Paris

19h – DISCUSSION / DEBAT :
– ARRESTATIONS  MASSIVES,  TORTURES  ET  GRÉVES  DE  LA  FAIM  EN  TURQUIE :
INTERVENTION DE TUGBA HEZER, DEPUTEE HDP DE LA PROVINCE KURDE DE
VAN
– TORTURE  ET  PEINE  DE  MORT  EN  IRAN :  INTERVENTION  D’UNE  ACTIVISTE
KURDE D’IRAN
–  RETOUR DE DÉLÉGATION AU KURDISTAN : INTERVENTION DE TONY RUBLON,
PRÉSIDENT DES AMITIÉS KURDES DE BRETAGNE (AKB)
–  APÉRO DE SOLIDARITE

Conseil démocratique kurde en France

Samedi 22 avril 2017

13h-18h : Meeting BAGUI TRAORÉ, nouvelle figure du Prisonnier Politique – frère d’ADAMA TRAORÉ

Le 17 novembre se tenait le conseil municipal de la ville de Beaumont-sur-Oise. Mme Nathalie Groux voulait alors inscrire à l’ordre du jour la prise en charge par la municipalité de ses frais judiciaires ainsi que de sa protection personnelle, car elle voulait porter plainte contre Assa Traoré pour diffamation. Les habitants de Boyenval et la famille Traoré ont voulu assister à ce conseil. À l’entrée de la mairie, ils sont accueillis par une cinquantaine de policiers municipaux et de gendarmes. L’entrée leur est bloquée et ils doivent subir des violences de la part des forces de l’ordre. Le conseil est alors annulé et ajourné. Le soir même, le quartier de Boyenval subit une expédition punitive. Cette expédition n’était rien d’autre que les représailles de la gendarmerie contre les habitants venus assister au conseil.

Bagui Traoré et son frère Youssouf vont ensuite être arrêtés 5 jours plus tard, soit le matin du second conseil municipal ajourné au 22 novembre. Ils sont accusés d’« outrage », de « violences » et de « menaces de mort » à l’encontre d’agents de la police municipale. Après un procès de 11 heures, nos frères, fils et amis Youssouf et Bagui Traoré ont été déclarés coupables des faits qui leur étaient reprochés, alors qu’aucune preuve formelle n’a pu être apportée et malgré les aveux de faux témoignages des parties plaignantes. Youssouf a été condamné à 3 mois de prison aménageables. Bagui a quant à lui été condamné à 8 mois d’emprisonnement avec maintien en détention et deux ans d’interdiction de se trouver à Beaumont-sur-Oise. Ils doivent également dédommager les policiers, pour un total de 7 400 euros. À la suite de cette condamnation, Bagui doit aussi exécuter une peine de prison de 9 mois supplémentaires, un sursis qui date de 2010.
Le procès en appel de Bagui Traoré aura lieu le 25 avril 2017.

C’est en vue de ce procès que ce meeting aura lieu. Il s’agira de replacer la condamnation de Bagui dans le contexte de la mort de notre fils, frère et ami Adama. En effet, il est évident qu’il est incarcéré depuis le 22 novembre 2016 en raison de son action politique au sein du comité pour la justice et la vérité pour Adama.
C’est surtout parce qu’il est le témoin clé de la mort de son frère Adama que les institutions judiciaires tentent par tous les moyens de l’anéantir psychologiquement et de le briser afin de décrédibiliser sa parole. C’est bien Bagui qui est le dernier à avoir vu son frère Adama vivant et à avoir soulevé les premières incohérences de la version des forces de l’ordre expliquant les causes de sa mort. Les charges s’accumulent et les affaires noient la famille sous les procédures et détruisent leur cellule familiale. Depuis février s’ajoutent trois autres poursuites et une mise en examen pour « tentative d’assassinat sur agent de l’ordre public », de graves accusations qui dateraient des révoltes survenues au lendemain de la mort d’Adama Traoré. Mais c’est bien parce qu’il joue un rôle hautement politique que tout est mis en œuvre pour le garder derrière les barreaux. En attendant, la famille revendique toujours la mise en examen des gendarmes responsables de la mort d’Adama et leur condamnation.

Bagui n’est hélas pas un cas nouveau, ni un cas isolé. Il doit affronter, avec sa famille et ses proches, les méthodes bien courantes dans les affaires de violences policières et de crimes policiers. Elles se caractérisent par un éventail important et pénible de pratiques de criminalisation et de répression, faisant de Bagui Traoré une nouvelle figure du prisonnier politique. L’acharnement dont est aujourd’hui victime Bagui illustre les méthodes bien utiles afin de disculper les forces de l’ordre et de pointer du doigt les victimes et leurs proches, tenus pour seuls responsables des violences subies. Ce meeting permettra de mettre en lumière la situation de Bagui Traoré et de sa famille ainsi que de toutes les victimes de la justice, de distinguer les moyens de pression à l’encontre des victimes des violences policières et ainsi dégager les stratégies de défense à mettre en place.

Ce meeting se tient à Paris car nous ne dissocions pas la situation de Bagui de l’« affaire Adama Traoré », dépaysée à la capitale. Cette journée de mobilisation permettra d’apporter un soutien conséquent en perspective du rassemblement prévu devant le tribunal de Versailles le 25 avril 2017.

https://www.facebook.com/events/1863727977236353/

❖13h00 – Accueil du public

❖13h30 – Ouverture par le Comité Vérité et Justice pour Adama – Bagui Prisonnier Politique
Projection de la vidéo de la reconstitution, les dernières minutes d’Adama Traoré

Puis intervention de nombreux invités et collectifs…

Bourse du Travail
85 rue Charlot, Paris 3e
Métro : République (L3, L5, L8, L9, L11)
Entrée libre

18h : Soirée de solidarité avec les prisonnières et prisonniers politiques basques et corses – AMNISTIA !

  • 18h : Projection du documentaire A Voce Ribella sur la situation politique actuelle en Corse
  • 19h : Discussion sur la situation politique corse et la revendication d’amnistie
  • 20h30 : Projection du documentaire Bisaiak sur l’engagement solidaire auprès des militant.e.s indépendantistes basques
  • 21h30 : Discussion sur la situation politique basque, notamment des prisonnier.e.s
  • Bar de la solidarité et tables de presse toute la soirée

Centre international des cultures populaires (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e
Métro : Rue des Boulets (L9) ou Nation (RER A / L1, L2, L9)
Prix libre

Portail d’information sur les prisonnier.e.s politiques : http://prisonniers-politiques.samizdat.net/

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Entretien avec Khaled Issa, représentant du Rojava en France

Khaled Issa

Un entretien riche et instructif avec Khaled Issa, représentant du Rojava en France.

Quel rôle joue la représentation du Rojava en France ?

Il s’agit de défendre les intérêts individuels et collectifs de la population du Rojava et renforcer les relations du Rojava avec la France, mais aussi éclairer le public sur le Rojava et plus largement la situation en Syrie.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé la campagne « Colère de l’Euphrate » qui a pour but de libérer Raqqa.

Où en sont-ils ?

Les FDS en collaboration avec la coalition internationale cherchent à isoler complètement Raqqa avant de déclencher les opérations pour la libération de la ville. Raqqa est la capitale auto-proclamée de Daech en Syrie. Aujourd’hui, la ville et le barrage de Tabqa sont soumis à un encerclement et en ce moment même les FDS resserrent l’étau.

Certains affirment qu’il y a un danger sur le barrage ? Qu’en dites-vous ?

Est-ce un hasard si à chaque fois que les FDS chassent les terroristes d’une localité, les supporters de ces terroristes tirent le signal d’alarme sur le sort des civil-e-s ou des dangers comme c’est le cas avec le barrage de Tabqa ? En réalité, les FDS, dont font partie des YPG/YPJ, respectent les conventions de Genève qui réglementent les conflits armés et œuvrent en coopération étroite avec les grandes puissances mondiales. Elles font du mieux possible pour préserver les civil-e-s, l’environnement et les infrastructures du pays. En ce qui concerne le barrage, le danger ne viendra pas de la coalition internationale contre Daech et des FDS. Si danger il y a, il viendra des terroristes. Les experts en la matière confirment que les compétences des FDS et de la coalition permettront la libération de ce barrage des terroristes de Daech sans danger pour les populations. Nous avons vu que les terroristes ont présenté un individu comme étant le directeur du barrage et une victime civile. En réalité, c’est un émir et un artificier.

Barrage de Tabqa

Vous avez récemment publié des documents du renseignement politique syrien de Raqqa sur les Kurdes. Qu’y a-t-il dedans ?

Nous disposons de tous les dossiers concernant les Kurdes du service de renseignement politique de Raqqa, entre 2004 et 2011. Dans ces documents, on constate la politique de répression menée par le régime syrien à l’égard des Kurdes de Raqqa ville et ses environs, la coopération du régime avec le gouvernement turc, et on constate également qu’il y avait 120 0000 Kurdes à Raqqa et ses environs malgré la politique d’arabisation et de répression. Dans les détails, à Raqqa ville même il y avait au moins trois quartiers à majorité kurde. Le principal souci des autorités était de démanteler l’organisation du PYD. D’ailleurs, on connaît grâce à ces documents le nombre de militant-e-s qui ont été arrêté-e-s ou tué-e-s par ce service. Par exemple, lors du Newroz de 2010, il y avait beaucoup d’arrestations, de blessé-e-s et de mort-e-s dans la ville de Raqqa. Les documents détaillent les procédures et les noms des victimes. Au début, ils ont voulu enlever les drapeaux kurdes. Puis les gens ont commencé à affluer et quand il y a eu 4 000 Kurdes, ils ont encerclé la foule. Il y avait le portrait d’Abdullah Öcalan. Les membres du partis Baas sont venus avec le portrait de Bachar El-Assad et le drapeau syrien, ils ont donné l’ordre à une voiture de pompiers d’activer les sirènes pour intimider et pousser les Kurdes à enlever les drapeaux. A ce moment-là, les participant-e-s ont commencé à lancer des pierres contre la voiture des pompiers et la police. Les participant-e-s avaient amené leurs enfants et le rassemblement était proche des zones résidentielles. D’après les documents une fusillade s’est déclenchée. Ils ont voulu repousser la foule avec des jets d’eau. Les Kurdes ont commencé à brûler des voitures de police. Après ils ont dispersé la foule. Il y a eu des blessé-e-s chez la police et les Kurdes. La jambe du général adjoint du commandant de police de Raqqa Khatan Ghabara a été cassée avec une pierre. Il y a eu 5 Kurdes secourus, et 2 transférés à Alep à cause de leur état grave. Un Kurde est décédé. La majeure partie des présents était masquée. Le parti Baas en a arrêté 24. Les services de renseignement étaient dirigés par le général Jassem Ali Hamed. Ce jour là était présent : le préfet , le directeur de la section du parti Baas, et le directeur de la police du quartier Andalus. Ceci n’est que la présentation d’un document parmi tant d’autres.

Répartition ethnique dans la ville de Raqqa d’après Aryannawzad
Jaune : à majorité kurde | Rouge : quartier mixte | Vert: quartier à majorité arabe

Donc il y avait des quartiers kurdes à Raqqa ?

Le document historique signé entre les autorités françaises à Raqqa et la tribu kurde des Millis en 1921.
(Pour agrandir, cliquez sur l’image)

Le renseignement politique reconnaît l’existence d’au moins trois quartiers à majorité kurde à Raqqa malgré la politique d’arabisation. On voit également dans ces documents comment les autorités empêchaient délibérément les Kurdes d’ouvrir des commerces ou d’acheter des terrains. L’oppression permettait l’expulsion des éléments kurdes de la ville. Historiquement, en 1908, Raqqa était dirigée par un chef de la tribu des Millis. Et les Millis sont une tribu kurde. Sous le mandat français, lorsque la France a voulu incorporer la vallée de l’Euphrate (Raqqa, Deir Ezzor jusqu’à Bukamal), elle a fait appel à cette tribu. Le général Gouraud, haut-commissaire français en charge du Levant, a créé une force à majorité kurde avec un escadron syriaque et une fraction de la tribu arabe Inza pour incorporer cette zone au protectorat. L’accord avec les Kurdes des Millis fait l’objet d’un document dans les archives de l’armée de terre française.Il est signé entre l’armée française et la tribu à la fin de l’année 1920. L’accord arrive à Paris par avion le 6 janvier 1921. Dans ces documents, il était prévu que les Kurdes des Millis devaient sécuriser toute la région de Djéziré (Cizîre) et la vallée de l’Euphrate. Raqqa devait en être le centre administratif. Cela prouve l’influence des Kurdes, leur ancrage à Raqqa et dans la vallée de l’Euphrate. Malgré la politique systématique de répression et d’arabisation dans cette région, il reste au moins 120 000 Kurdes « à Raqqa et dans ses environs » selon ce document signé par les services politiques de Raqqa.

Que s’est-il passé après que le régime ait été chassé de la ville ?

Les groupes islamo-fascistes sous l’emblème de l’Armée syrienne libre et par la suite de Daech ont mené une politique systématique d’expulsion et d’épuration ethnique contre les Kurdes et les autres minorités (Arménien-ne-s, etc.) et à toutes celles et ceux qui n’adhéraient pas à leur conception raciste et fanatique du monde. Lorsque Daech a déclaré Raqqa sa capitale, la majeure partie de la population kurde a été chassée directement et indirectement. Certaines familles ont été expulsées par le sud de la ville, c’est-à-dire dans le désert pour qu’elles y pourrissent.

Que comptent faire les autorités du Rojava une fois la ville libérée ?

Quelle que soit la composition démographique ou ethnographique de cette région, la conception qui nous anime n’est fondée ni sur le nationalisme, ni sur le confessionnalisme. Elle est fondée sur l’autogestion démocratique de la population locale et chaque région assume la gestion. La population locale décidera de son sort via les conseils civils et démocratiques comme toutes les régions qui sont libérées par les FDS.

http://www.kedistan.net/2017/04/14/interview-khaled-issa-rojava/

REPRÉSENTATION DU ROJAVA EN FRANCE
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>> Contrat social du Rojava 
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Le procès en appel de Jann Marc Rouillan aura lieu le mardi 18 avril à 13h30

Nous restions en alerte.

Sûrs qu’il fallait le rester.

Mais nous n’imaginions pas

Qu’ils choisiraient une telle date.

Et qu’ils de laisseraient qu’une semaine

Pour se mobiliser.

La date d’audience de l’appel est le 18 avril.

C’est dans à peine une semaine.

Mais nous serons auprès de Jean-Marc

Et solidaires.

 

Il n’y a pas d’apologie

Il ne doit pas y avoir de condamnation.

Stop à l’acharnement.

 

linter. 13 avril 2017

 

Le procès en appel de Jann Marc Rouillan aura lieu le mardi 18 avril à 13h30 à la cour d appel du tribunal de Paris soyons nombreux à témoigner de notre solidarité et à l accompagner car aucun camarade de lutte ne dois être seul face à la justice…face à l oppression. …

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

 

Soutien à Jann Marc Rouillan,  » ne laissons pas faire »

La liberté d’expression est un droit fondamental, Jann-Marc Rouillan en a fait usage dans une interview. Ces propos ont été transformés en apologie d’un acte de terrorisme. La liberté d’expression ne peut être un droit à géométrie variable, réservé aux seuls gouvernants. Le contexte émotionnel fort qui conduit à engager des poursuites pour apologie d’un acte de terrorisme est précisément celui auquel la justice doit savoir se soustraire. C’est pourquoi les poursuites contre Jean-Marc Rouillan doivent être immédiatement abandonnées.
« Il n’y a de liberté pour personne s’il n’y en a pas pour celui qui pense autrement » – Rosa Luxemburg

▶️ Signez et faites signer la pétition de soutien : https://www.change.org/p/ministre-de-la-justice-soutien-%C3…
▶️ Appel pour l’abandon des poursuites contre Jean-Marc Rouillan : https://blogs.mediapart.fr/…/appel-pour-labandon-des-poursu…
▶️ Invitez vos ami-e-s à aimer la page Soutien à Jann Marc Rouillan,  » ne laissons pas faire »

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COME PRIMA, PEGGIO DI PRIMA: CON TRUMP AVANZA LA GUERRA IMPERIALISTA

In campagna elettorale, Trump aveva promesso il ridimensionamento dell’interventismo statunitense e la riconciliazione con la Russia. In una notte, quella del 7 aprile scorso, tutte queste promesse sono svanite nel nulla e, con il bombardamento statunitense sulla Siria, il mondo tende a precipitare in una spirale di guerra imperialista ancora più grave di quella portata avanti da Obama e temuta da più parti nel caso fosse stata eletta Clinton.

Cosa è successo? Pazzia di Trump? No, purtroppo è la normalità del sistema imperialista. A partire dalla permanente e sempre più grave condizione di crisi. La panzana propagandistica della ripresa globale, con gli Usa in testa, è tanto più strombazzata quanto sarà più forte il botto, come nel copione del 2007, visto che la crescita statunitense è nuovamente basata principalmente sulla speculazione finanziaria. Nel resto del mondo, il rallentamento o la recessione vera e propria è ampiamente registrata a ben guardare i dati, anche quelli ufficiali.

La crisi è alla base della tendenza alla guerra imperialista. In una fase in cui il capitale non riesce a valorizzarsi ed è in condizione di sovrapproduzione, allora le grandi potenze, espressione dell’una e dell’altra fazione di borghesia monopolista, devono spartirsi il mondo a suon di bombe, nella prospettiva finale di eliminare i capitali concorrenti come già successo con i due conflitti mondiali.

Trump, in realtà, non aveva mai declinato da questa strada dello scontro tra potenze imperialiste, solo che, a differenza di Obama e Clinton, riteneva prioritaria la contraddizione con la Cina, rispetto a quella con la Russia. Ma in questi mesi di insediamento, la sua amministrazione è stata di fatto costretta, tramite campagne politiche, mediatiche ed epurazioni, a dare sostanziale continuità alla politica antirussa e all’interventismo bellico mondiale. Si è arrivati, infine, all’attacco del 7 aprile, con il quale Trump ha voluto mostrare di essere « più realista del re », più guerrafondaio di Obama, con vero e proprio atto di fedeltà al disegno strategico dominante nella borghesia imperialista statunitense: quello della guerra imperialista a tutto spiano. Ora, infatti, come se non bastasse, pare prossimamente esserci nel mirino la Corea Democratica, il che rappresenta una sfida aperta alla Cina, tanto quanto l’attacco alla Siria lo è alla Russia.

Quindi come prima, o forse peggio di prima.

La solita bufala dei « crimini di guerra » commessi da un governo, come quello siriano, che difende l’autodeterminazione del proprio popolo rispetto alle mire dell’imperialismo Usa, è la giustificazione dell’ennesima operazione da gendarme globale, decisa subitaneamente, in una notte, tentando di mandare a monte le flebili speranze di pace per questo paese arabo, emerse dopo la vittoria siriana e russa ad Aleppo. Dire con certezza cosa sia effettivamente successo ad Idlib al momento è difficile se non impossibile, ma affermare che il governo siriano abbia voluto condurre un attacco con armi chimiche, peraltro dopo l’accordo internazionale sul loro smaltimento e al di fuori di ogni logica militare e politica, significa accettare e far propria la propaganda degli aggressori. La « pistola fumante », come nel caso dell’attacco con armi chimiche dell’agosto 2013 nei pressi di Damasco, appare invece efficacemente brandita dai ribelli armati e sostenuti da Usa, paesi Nato, Israele e petromonarchie, che hanno ancora una volta chiamato a soccorso i loro mandanti in un momento nel quale stanno ricevendo pesanti sconfitte in buona parte del paese.

E a tal proposito, non poteva mancare, ancora una volta, l’espresso consenso del governo italiano. « L’Italia comprende le ragioni di un’azione militare Usa proporzionata nei tempi e nei modi, quale risposta a un inaccettabile senso di impunità nonché quale segnale di deterrenza verso i rischi di ulteriori impieghi di armi chimiche da parte di Assad « , così ha recitato il primo ministro Gentiloni, confermando l’alleanza stretta tra imperialismo statunitense e imperialismo italiano.

Non possiamo non ricordare come l’Italia sia in prima fila nella campagna contro la Siria, con la partecipazione al gruppo dei cosiddetti « Amici della Siria », assieme a Usa, paesi Nato, Ue, e petromonarchie arabe, ovvero il cartello di sponsor internazionali della ribellione armata che ha svolto la funzione di guerra imperialista per procura contro il regime di Assad. Inoltre il nostro paese partecipa alla missione della Nato denominata « Active Fence », sul confine turco-siriano, per supportare Ankara nelle politiche di aggressione contro il paese confinante. Tale operazione prevede lo stanziamento della batteria missilistica italiana Amster Samp/T, di centotrenta militari e ha un costo previsto di 7 milioni di euro.

Come in tutte le campagne di aggressione guidate dagli Usa, l’imperialismo italiano punta a garantirsi la propria fetta. Così è già avvenuto, ad esempio, in Iraq, dove 1500 soldati italiani sorvegliano il cantiere, appaltato alla ditta Trevi spa di Cesena, della diga di Mosul, nella quale frattanto i bombardamenti della coalizione contro lo Stato Islamico e le milizie governative stanno commettendo mattanze a non finire.

L’ulteriore aggravamento della situazione internazionale a partire dal bombardamento sulla Siria lanciato da Trump, rafforza la necessità di costruire il movimento contro la guerra imperialista nel nostro paese, rafforzando i percorsi di lotta che già esistono e facendone avanzare le pratiche e i contenuti.

Le mobilitazioni contro le basi militari in Sardegna, contro il Muos in Sicilia, l’appoggio alla Resistenza Palestinese e a quella del Donbass, le iniziative contro l’industria degli armamenti e molti altri percorsi reali nel nostro paese rappresentano degli esempi da generalizzare, unire e rafforzare per una pratica reale che sia all’altezza della grave fase che stiamo vivendo.

D’altronde, è la guerra che segna sempre di più il nostro presente, i rapporti sociali esistenti e i rapporti di forza tra le classi. Le recentissime normative del decreto Minniti sono una nuova tappa di un « diritto di guerra » sul fronte interno, che unisce il controllo di categorie che assumono a ruolo di nemici in quanto « capri espiatori » di una società in crisi (i profughi, i sottoproletari, gli emarginati…) alla repressione vera e propria contro il nemico costituito dai movimenti di lotta (vedi ad esempio le norme sull’arresto in flagranza differita per « violenze » durante manifestazioni).

In risposta alla guerra imperialista che punta a informare la società, dobbiamo riuscire a portare il contenuto dell’opposizione alla guerra imperialista in tutte le mobilitazioni che si sviluppano nei territori, sui luoghi di lavoro, nelle città…saldando così il movimento contro la guerre imperialista al più vasto fronte della lotta di classe.

DALLA SIRIA ALLA COREA:

CON I POPOLI AGGREDITI E RESISTENTI!

FUORI LE TRUPPE ITALIANE DAI FRONTI DI GUERRA IMPERIALISTA!

LOTTIAMO CONTRO LE BASI

E LE INSTALLAZIONI MILITARI NEL NOSTRO PAESE!

 

AVANTI NELLA COSTRUZIONE DEL MOVIMENTO

CONTRO LA GUERRA IMPERIALISTA!

Collettivo Tazebao

collettivo.tazebao@gmail.com www.tazebao.org

13/4/2017

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Concert de lancement de la Semaine de solidarité 2017

  • Vidéo – Hommage / Projection d’une interview de Joëlle Aubron, militante révolutionnaire membre d’Action Directe, ancienne prisonnière politique aujourd’hui décédée
  • Débat – Présentation de la Semaine internationale de solidarité et discussion autour des prisonnier.e.s politiques et des prisonnier.e.s de la guerre sociale à travers le monde avec des collectifs organisateurs de la Semaine.
  • Concert – Organisé par le Collectif Contre Culture (CCC) – Retransmis en direct par Konstroy sur Radio FPP 106.3 FM
    The Chemist & The Acevities (Anarcho-Sud – Dijon Maloka Crew), Bitpart (Punk – Paris) et Klunk (Gipsy Klezmer Yiddish punk – Paris).

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