L’Irak risque une résurgence des tensions entre communautés

media Un Kurde à cheval, lors d’une marche de soutien au référendum d’indépendance dans la région d’Erbil, le 21 septembre 2017. REUTERS/Alaa Al-Marjani

L’armée irakienne affirme avoir repris le contrôle de plusieurs villages des mains de l’organisation Etat islamique. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi  a annoncé le lancement de l’offensive sur Hawija jeudi matin. Hawija est une ville située au sud de la grande ville pétrolière de Kirkouk. Un enjeu important puisque Kirkouk est actuellement disputée entre Bagdad et le Kurdistan irakien.

Avec notre correspondante à ErbilOriane Verdier

Cette nouvelle bataille contre l’organisation Etat islamique en Irak a débuté à quelques dizaines de kilomètres de Kirkouk.

Kirkouk plus que jamais déchirée par le conflit politique entre le gouvernement irakien et celui de la région autonome du Kurdistan. Les Kurdes s’apprêtent à voter le 25 septembre pour leur indépendance et comptent bien inclure Kirkouk et ses importantes ressources pétrolières dans l’hypothétique construction d’un nouveau pays.

Si la ville même est aujourd’hui militairement contrôlée par les peshmergas kurdes, les milices chiites rattachées au gouvernement irakien contrôlent elles aussi une partie du front au sud de la ville contre l’organisation Etat islamique à Hawija.

Ces dernières années, les deux factions se sont plusieurs fois affrontées oubliant leur ennemi commun. Le début de ce combat à l’arme lourde censé être concentré contre le groupe terroriste à Hawija pourrait donc être le présage d’un nouveau conflit ouvert entre chiites irakiens et kurdes indépendantistes.

Les Kurdes s’apprêtent à voter lundi 25 septembre pour leur indépendance, un vote qui se tiendra également à Kirkouk malgré le désaccord des politiques arabes et turkmènes de la ville et de Bagdad.


Irak, Turquie et Iran réaffirment leur opposition au référendum

Dans un communiqué conjoint, l’Irak, l’Iran et la Turquie appellent les Kurdes irakiens à renoncer à leur référendum. Le texte évoque en outre des « mesures de rétorsion coordonnées » que Bagdad, Téhéran et Ankara pourraient prendre à l’encontre des Kurdes du nord de l’Irak, mais sans préciser la nature de ces éventuelles représailles.

Les 3 pays ont donc mis provisoirement leurs sujets de discorde entre parenthèses pour exprimer conjointement leur refus de toute modification des frontières régionales. L’Irak estime que le scrutin de lundi prochain est « illégal » et martèle que le Kurdistan doit demeurer une région irakienne autonome, comme le prévoit la Constitution du pays.

De leur côté, l’Iran et la Turquie redoutent l’onde de choc que le référendum d’indépendance pourrait provoquer chez eux, alors que leurs populations respectives comptent des millions de Kurdes.

A l’exception notable d’Israël, une bonne partie de la communauté internationale a dit son opposition ou son inquiétude à l’approche du référendum du 25 septembre au Kurdistan irakien. Cette semaine encore, les Etats-Unis ont exprimé leur « ferme opposition ». La France parle d’une « initiative inopportune » au moment où l’Irak s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre après l’effondrement des fiefs du groupe Etat islamique sur son territoire.
RFI

media Un Kurde à cheval, lors d’une marche de soutien au référendum d’indépendance dans la région d’Erbil, le 21 septembre 2017. REUTERS/Alaa Al-Marjani

L’armée irakienne affirme avoir repris le contrôle de plusieurs villages des mains de l’organisation Etat islamique. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi  a annoncé le lancement de l’offensive sur Hawija jeudi matin. Hawija est une ville située au sud de la grande ville pétrolière de Kirkouk. Un enjeu important puisque Kirkouk est actuellement disputée entre Bagdad et le Kurdistan irakien.

Avec notre correspondante à ErbilOriane Verdier

Cette nouvelle bataille contre l’organisation Etat islamique en Irak a débuté à quelques dizaines de kilomètres de Kirkouk.

Kirkouk plus que jamais déchirée par le conflit politique entre le gouvernement irakien et celui de la région autonome du Kurdistan. Les Kurdes s’apprêtent à voter le 25 septembre pour leur indépendance et comptent bien inclure Kirkouk et ses importantes ressources pétrolières dans l’hypothétique construction d’un nouveau pays.

Si la ville même est aujourd’hui militairement contrôlée par les peshmergas kurdes, les milices chiites rattachées au gouvernement irakien contrôlent elles aussi une partie du front au sud de la ville contre l’organisation Etat islamique à Hawija.

Ces dernières années, les deux factions se sont plusieurs fois affrontées oubliant leur ennemi commun. Le début de ce combat à l’arme lourde censé être concentré contre le groupe terroriste à Hawija pourrait donc être le présage d’un nouveau conflit ouvert entre chiites irakiens et kurdes indépendantistes.

Les Kurdes s’apprêtent à voter lundi 25 septembre pour leur indépendance, un vote qui se tiendra également à Kirkouk malgré le désaccord des politiques arabes et turkmènes de la ville et de Bagdad.


Irak, Turquie et Iran réaffirment leur opposition au référendum

Dans un communiqué conjoint, l’Irak, l’Iran et la Turquie appellent les Kurdes irakiens à renoncer à leur référendum. Le texte évoque en outre des « mesures de rétorsion coordonnées » que Bagdad, Téhéran et Ankara pourraient prendre à l’encontre des Kurdes du nord de l’Irak, mais sans préciser la nature de ces éventuelles représailles.

Les 3 pays ont donc mis provisoirement leurs sujets de discorde entre parenthèses pour exprimer conjointement leur refus de toute modification des frontières régionales. L’Irak estime que le scrutin de lundi prochain est « illégal » et martèle que le Kurdistan doit demeurer une région irakienne autonome, comme le prévoit la Constitution du pays.

De leur côté, l’Iran et la Turquie redoutent l’onde de choc que le référendum d’indépendance pourrait provoquer chez eux, alors que leurs populations respectives comptent des millions de Kurdes.

A l’exception notable d’Israël, une bonne partie de la communauté internationale a dit son opposition ou son inquiétude à l’approche du référendum du 25 septembre au Kurdistan irakien. Cette semaine encore, les Etats-Unis ont exprimé leur « ferme opposition ». La France parle d’une « initiative inopportune » au moment où l’Irak s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre après l’effondrement des fiefs du groupe Etat islamique sur son territoire.
RFI

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Tou-te-s à l’Assemblée contre l’état d’urgence permanent lundi 25

Appel à se rendre à la manifestation contre l’état d’urgence permanent le 25 septembre 18h à côté de l’assemblée.

On parle beaucoup de la « loi travail XXL » ces derniers temps, et on a raison de le faire. Mais n’oublions pas que lundi 25 Septembre, le texte visant à rendre permanentes certaines mesures de l’état d’urgence passe lui aussi à l’assemblée.

Pour rappel, l’état d’urgence qui a déjà été renouvelé six fois c’est :

  • 5000 perquisitions administratives (sans contrôle judiciaire donc) pour finalement seulement 20 enquêtes et aucune condamnation
  • 155 manifestations interdites
  • 639 personnes interdites de manifestations (dont 574 pendant les manifs contre la loi travail et 21 pendant la COP 21 donc pas grand chose à voir avec la soi disant lutte contre le terrorisme).

Le nouveau texte prévoit entre autres (et de façon définitive cette fois) :

  • la création au bon vouloir du préfet de « périmètres de protection » dans lesquels des flics mais mêmes des agents de sécurité privée pourront nous palper et fouiller nos sacs
  • la fermeture de lieux de cultes (on se doute un peu du culte visé en question…)
  • des assignations à résidence ou ports de bracelets électronique pour « toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre public ». On voit facilement comment ce critère s’appliquera sans problème à des militant-e-s autonomes, anarchistes, écolos, syndicalistes ou autres
  • la pérennisation des fameuses perquisitions administratives qui nous mettront à la merci d’irruptions policières musclées chez nous, quand bon leur semblera

Le collectif pour la sortie de l’état d’urgence (qui est en fait un agrégat de plusieurs associations dont on peut penser ce qu’on veut) avait appelé à une manifestation dimanche 10 septembre. Le soir même on était plusieurs à la cantine du CSA d’Ivry (allez-y d’ailleurs c’est chouette) à se dire qu’il n’y avait vraiment pas eu grand monde.

Ce même collectif appelle à un rassemblement le lundi 25 Septembre à 18h place Edouard Herriot (juste à côté de l’Assemblée).

Il ne s’agit pas de concurrencer les évènements qui se préparent pour le 7 octobre, au contraire deux dates valent mieux qu’une. Et puis la proximité du rassemblement avec l’assemblée nous permettra peut être d’aller faire des bisous à nos députés chéris !

Signé : des jeunes.

P.-S.

Lien demosphere : https://paris.demosphere.eu/rv/56896

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[Yemen]« C’est une mort lente » : la crise humanitaire la plus grave du monde

Source : The New York Times, Shuaib Almosawa, Ben Hubbard & Troy Griggs

23 août 2017

Crédit : Organisation mondiale de la Santé

Sana, Yémen. Après deux ans et demi de guerre, peu de choses fonctionnent au Yémen.

Des bombardements répétés ont criblé les ponts, les hôpitaux et les usines. De nombreux médecins et fonctionnaires n’ont pas été payés depuis plus d’un an. La malnutrition et le faible niveau sanitaire ont rendu ce pays du Moyen-Orient vulnérable à des maladies que le reste du monde ne connaît plus que par les livres d’histoire.

En à peine trois mois, le choléra a tué près de 2 000 personnes et infecté plus d’un demi-million d’autres, l’une des catastrophes les plus importantes de ces 50 dernières années.

Données non disponibles pour 2016 et 2017
Source : Organisation mondiale de la Santé

« C’est une mort lente », relate Yakoub al-Jayefi, un soldat yéménite qui n’a pas reçu de salaire depuis huit mois, et dont la fille âgée de six ans, Shaima, a été traitée pour malnutrition dans une clinique de Sanaa, la capitale du Yémen.

Depuis que les économies de la famille se sont épuisées, ils vivent principalement de lait et de yaourts donnés par les voisins. Mais ceci n’était pas suffisant pour maintenir sa fille en bonne santé, et sa peau est devenue pâle alors qu’elle maigrissait.

Comme plus de la moitié des Yéménites, la famille n’avait pas d’accès immédiat à un centre médical en état de fonctionnement, aussi M. Jayefi a emprunté de l’argent à des amis et à ses proches pour emmener sa fille à la capitale.

« Nous attendons juste l’Enfer ou un miracle du Ciel », dit-il.

Comment un pays dans une région de si grande richesse est-il tombé si bas et si rapidement dans la crise ?

Une nation coupée en deux

Une femme avec un enfant atteint du choléra dans un hôpital de Sanaa.

Le Yémen a longtemps été le pays arabe le plus pauvre, subissant localement de fréquents conflits armés. Les derniers troubles ont débuté en 2014, quand les Houthis, des rebelles vivant au Nord, se sont alliés avec une partie des militaires pour déferler sur la capitale, forçant le gouvernement reconnu au niveau international à s’exiler.

Source: The American Enterprise Institute’s Critical Threats Project

En mars 2015, l’Arabie saoudite et une coalition de pays arabes ont lancé une campagne militaire visant à repousser les Houthis et à restaurer le gouvernement.

L’opération a jusqu’à présent échoué, et le pays reste coupé en deux entre le territoire contrôlé par les Houthis à l’ouest et le territoire sous contrôle du gouvernement et de ses soutiens arabes au sud et à l’est.

Un État désintégré

De nombreuses attaques aériennes de la coalition ont tué ou blessé des civils, notamment les attaques mercredi autour de la capitale. Les bombardements ont aussi fortement endommagé les infrastructures du pays dont un port vital et des ponts importants, ainsi que des hôpitaux, des stations d’épuration et des usines privées.

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a bombardé un groupement d’usines aux abords de Sanaa, Yémen.

Les services sur lesquels les Yéménites se reposaient ont disparu, et les dommages ont encore miné l’économie déjà faible du pays. Cela a également rendu plus difficile pour les organisations humanitaires de transporter et de distribuer de l’aide.

La coalition saoudienne a également entraîné la fermeture de l’aéroport international de Sanaa au trafic aérien civil depuis plus d’un an, empêchant les commerçants de faire venir des produits par la voie des airs, et les Yéménites malades et blessés ne peuvent être transportés à l’étranger pour traitement. Nombre d’entre eux n’ont pas survécu.

Ni l’une ni l’autre des deux administrations adverses du Yémen n’ont payé régulièrement de salaires à de nombreux fonctionnaires depuis un an, appauvrissant leur famille car il y a peu d’autres emplois possibles. Parmi ceux affectés, on trouve les professionnels dont le travail est essentiel pour gérer la crise, comme les médecins, les infirmières et les techniciens du système d’épuration, faisant craindre l’effondrement prochain de leurs secteurs.

Les ravages du choléra

Les dommages de la guerre ont fait du Yémen un terrain de prédilection pour le choléra, une infection bactérienne qui se propage par de l’eau contaminée par des excréments. Comme les déchets se sont accumulés et que les systèmes d’épuration sont tombés en panne, de plus en plus de Yéménites utilisent pour boire des puits couramment pollués. De fortes pluies depuis avril ont accéléré la contamination de ces puits.

Au 30 juillet 2017 / Source : Organisation mondiale de la Santé

Dans les pays développés, le choléra ne met pas la vie en jeu et peut être facilement traitée, avec des antibiotiques si besoin. Mais au Yémen, la malnutrition rampante a rendu la population, notamment les enfants, particulièrement vulnérables à la maladie.

« Avec la malnutrition subie par les enfants, s’ils ont des diarrhées, ils ne vont pas se rétablir », indique Meritxell Relano, le représentant au Yémen du Fond pour les enfants des Nations Unies.

Devant une clinique traitant le choléra à Sanaa, Mohammed Nasir attend des nouvelles de son fils âgé de 6 mois, Waleed, qui est atteint de la maladie. Travailleur agricole pauvre, M. Nasir a emprunté de l’argent pour emmener son fils à l’hôpital mais n’a plus assez d’argent pour retourner chez lui, même si son bébé guérit. « Ma situation est difficile », dit-il.

Cinq tentes ont été montées dans la cour du centre médical pour anticiper une augmentation soudaine du nombre des patients. Tous les jours, des familles viennent avec des proches atteints par la maladie. La plupart sont des personnes âgées ou des enfants portés sur le dos de leurs parents.

Une fille buvant de l’eau d’un puits sans doute contaminé par le choléra à Sanaa.

Si le nombre de malades continue à grimper, les chercheurs craignent que la situation ne rivalise avec la crise la plus grave jamais rencontrée, à Haïti, avec au moins 750 000 personnes infectées après le violent tremblement de terre de 2010.

Les organisations d’aide disent qu’elles ne peuvent pas remplacer les services que le gouvernement est censé fournir. Ce qui veut dire qu’il y a peu de chance de noter des améliorations significatives sans l’arrêt du conflit.

« Nous en sommes quasiment à la troisième année de guerre et rien ne s’améliore », indique M. Relano de l’Unicef. « Il y a des limites à ce que nous pouvons faire dans un tel état d’effondrement. »

Les Nations Unies ont mentionné la situation comme la plus grande crise humanitaire du monde, avec plus de 10 millions de personnes nécessitant une aide immédiate. Et la situation pourrait s’aggraver encore.

Peter Salama, le directeur exécutif du programme d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé prévient que, l’État étant défaillant, « la manifestation en est aujourd’hui le choléra mais [qu’]on pourrait connaître à l’avenir d’autres épidémies dont le Yémen serait l’épicentre ».

L’engagement international

Il ne semble pas qu’une fin du conflit soit en vue. Les négociations de paix proposées par les Nations Unies ont échoué, et aucune des parties n’a montré la moindre volonté de faire un pas. Les Houthis et leurs alliés contrôlent totalement la capitale et les leaders saoudiens ont affirmé qu’ils poursuivraient le combat jusqu’à la capitulation de l’autre bord.

Les Nations Unies annoncent que le Yémen a besoin de 2,3 milliards de dollars d’aide humanitaire pour cette année, mais que seulement 41% de cette somme ont été reçus. Les parties adverses sont parmi les plus importants donateurs, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis donnant d’importantes sommes. Mais les observateurs critiques notent que ces pays dépensent beaucoup plus en effort de guerre et que leur fermeture de l’aéroport de Sanaa a été dévastatrice pour les civils.

Au 23 août 2017 / Source : le service de surveillance financière

Les États-Unis sont également un important donateur, ainsi que le fournisseur principal d’armes aux membres de la coalition saoudienne. Bien que les USA ne soient pas directement impliqués dans le conflit, ils fournissent une aide militaire à la coalition saoudienne, et les Yéménites ont souvent trouvé les restes de munitions fabriquées aux USA dans les ruines laissées par les bombardements mortels.

Un camp de Yéménites déplacés dans la province de Hajjaj Tyler Hicks/Le New York Times

Tout ceci n’augure rien de bon pour les civils

« La guerre nous hante de toutes parts » dit Saleh al-Khawlani, qui a fui sa maison dans le nord du Yémen, avec sa femme et ses six enfants, après que la coalition saoudienne a commencé ses bombardements. Puis ils ont fui à nouveau à Sanaa, après qu’une attaque a touché le camp où ils avaient trouvé refuge, tuant nombre de leurs proches.

Ils ont vécu dans la rue pendant un certain temps et ont du mendier la plupart de leur nourriture.

« La plupart du temps, nous n’avions qu’un repas, et parfois aucun », dit-il. « Si nous avons un déjeuner, nous n’avons pas de dîner. »

Sources : ministère yéménite de la Santé, Organisation mondiale de la Santé, Service de surveillance financière et l’American Enterprise Institute’s Critical Threats Project.

Additional work by Jasmine C. Lee

Shuaib Almosawa depuis Sanaa, Ben Hubbard depuis Beyrouth, au Liban, et Troy Griggs depuis New York

Recherche complémentaire par Jasmine C. Lee

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Soyons nombreux devant la prison de Georges Abdallah le 21 octobre prochain !

Le samedi 21 octobre prochain, soyons nombreux à faire le déplacement jusqu’à la prison de Lannemezan où est incarcéré Georges Ibrahim Abdallah depuis 33 ans, alors que la justice française a demandé à deux reprises sa libération.


Cette manifestation annuelle de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah permet de montrer que nous n’avons pas oublié Georges, ni l’injustice de son emprisonnement en France, à la demande des USA et d’Israel.

Des cars partiront de plusieurs villes de France pour se rendre dans le sud-Est de la France, à Lannemezan. N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements.

Un ou deux cars partiront de Paris* le vendredi 20 octobre à 22 H de la Place de la République, et seront de retour au même endroit le dimanche matin 22 octobre. Le coût du voyage est de 40 euros par personne aller-retour.

Notre association propose une aide financière à celles et ceux qui souhaitent participer à cette action importante, mais sont arrêtés par des problèmes d’argent.

Contactez-nous dès maintenant à info@europalestine.com si vous voulez vous joindre à nous, afin que le collectif puisse prévoir le nombre de cars à réserver.

Et si vous ne pouvez pas faire le déplacement mais souhaitez contribuer financièrement au déplacement d’autres personnes, vous pouvez nous envoyer un don à :

CAPJPO-EuroPalestine

Boite 37

16 bis rue d’Odessa. 75014 Paris

(avec au dos du chèque la mention « Georges Abdallah », ainsi que votre adresse email)

Nous nous rassemblerons le samedi 21 octobre à 14h devant la Gare de Lannemezan, puis de la prison, afin d’exprimer haut et fort notre protestation et notre solidarité. « Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ».

  • Un voyage en bus est organisé depuis Bordeaux : départ à 9 H le samedi 21 octobre, place Ravezies. Inscription sur : liberte.pour.georges@gmail.com
  • Un départ est également organisé à partir de Toulouse. Départ à 12 H à la sortie du métro Basso-Cambo (Terminus ligne A) pour un retour dans la soirée au même endroit.

Pour vous inscrire : couppourcoup31@gmail.com

CAPJPO-EuroPalestine

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15/09/2017: a fianco della compagna Nadia Lioce sotto processo!

15/09/2017

In occasione del processo tenutosi contro la compagna Nadia Lioce, come Collettivo abbiamo portato un nostro contributo a sostegno della militante rivoluzionaria nel corso della diretta di Radio Blackout di questa mattina. Qui sotto riportiamo il link.

http://radioblackout.org/2017/09/persecuzioni-cumulative-su-detenuti-da-annientare-il-caso-lioce/

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La guerre mondiale contre le terrorisme est-elle une arnaque ?

Par Kamal Guerroua (revue de presse : Le Matin (Algérie) – 14/9/17)*

A en croire une étude issue d’un sondage d’opinion réalisé entre 2015 et 2016, et financé par les services du Pentagone, la grande majorité des musulmans de l’Irak et de la Syrie ne soutiennent pas Daech. En plus, la petite minorité de ceux qui lui ont prêté main-forte sur le terrain évoquent, ironie du sort, plus le souci de revendications sociales, économiques et politiques que celui de convictions idéologiques ou même parfois religieuses !

 

A Mossoul, par exemple, 46% de la population sondée pensent que la principale menace pour la sécurité de leurs familles et de leurs biens vient des frappes aériennes des forces de la coalition alors que seulement 38% d’entre eux l’imputent aux exactions des soldats de l’État islamique (EI). Le chiffre parle de lui-même, à vrai dire, et souligne en creux combien est atroce la machine ultrasophistiquée de la guerre dont se sont servis, ces dernières années, l’Oncle Sam et ses alliés pour tester leur technologie militaire de pointe, et surtout rendre davantage plus fluide un marché d’armes en crise. Mais l’inconvénient, c’est que cette guerre internationale contre le terrorisme, ayant été déclenchée par l’administration Bush Junior dès septembre 2001, aurait coûté, jusque-là, environ 4.000 milliards de dollars sans qu’elle porte de résultats tangibles.

Plus grave encore, n’ayant pas ménagé la vie des centaines de milliers de civils innocents pris pour cible des raids militaires, soit par erreur, accident ou sous prétexte de leur sympathie ou appartenance, soit à Al-Qaïda de Ben Laden ou à l’EI et les autres groupes terroristes affiliés, les armées occidentales ont plus que jamais déstabilisé le Moyen-Orient et créé un phénomène migratoire des plus terribles. Par-delà cet aspect-là, celles-ci ont omis de déclarer aussi, paraît-il, comme le révèle au demeurant une autre enquête publiée au mois de février dernier par le journal « Military Times », près d’un tiers de leurs frappes aériennes en Afghanistan, en Irak et en Syrie, soit en tout environ 6.000 opérations intensives depuis 2014 ! Prenant en compte ces données-là, Hriar Cabayane, le responsable du Centre d’évaluation multicouche stratégique (Strategic multilayer assessement « SMA »), aurait récemment expliqué, du coup, que la rancœur des sunnites irakiens est parfaitement compréhensible.

Manquant de protection et sans cesse persécutés après l’effondrement, en mars 2003, du régime de Saddam par les chiites au pouvoir, ils n’ont trouvé aucune autre voie de salut à part celle de prendre des armes et se venger de leurs détracteurs. Le danger est qu’après la reprise de Mossoul, les mêmes méthodes d’exécutions sommaires et de chasses à l’homme feront leur retour, ce qui est à même de mener à une nouvelle forme de résistance terroriste. Il n’y a pas pire que les relents de ressentiment, source de colère, de représailles et de terrorisme. D’ailleurs, en juillet 2016, une hausse significative des attentats a été relevée par les spécialistes au Pakistan depuis que le programme américain des frappes de drones a décidé de cibler quelques provinces peuplées de civils.

Ainsi s’avère-t-il, en fin de compte, compliqué de vaincre militairement et de démanteler les réseaux terroristes dont la capacité de reconstitution est incroyable. Ces derniers possèdent partout des cellules dormantes d’activistes, s’appuient sur des groupes armés épars, voire des «loups solitaires» envoyés en kamikazes en Europe qui peuvent ressurgir là où les capitales occidentales s’y attendent le moins.

Source : lematindz.net

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A Mandali, des manifestants soutenus par les Hachd interdisent la tenue du référendum kurde

Par Gilles Munier/

Dimanche dernier, à Mandali (environ 160 km de Bagdad, 450 d’Erbil), des manifestants arabes, turkmènes et des kurdes feilis (chiites)soutenus par des miliciens chiites d’Asaib Ahl al-Haq (Ligue des Vertueux, membre des Hachd al-Chaabi) – ont décroché les drapeaux kurdes des bâtiments officiels et réclamé l’annulation de la décision du conseil municipal du 17 août autorisant le GRK (Gouvernement régional kurde) à organiser dans la ville le référendum pour l’indépendance du Kurdistan, la considérant anticonstitutionnelle. Les forces de sécurité irakiennes ont laissé faire.

Arshad Salihi, chef du Front turkmène irakien, opposé à la tenue du référendum, a rappelé que pour Massoud Barzani : « Kirkouk, Tuz Khurmatu, Tal Afar, le Diyala et une partie de la province de Mossoul sont kurdes… Personne n’acceptera cela », a-t-il martelé.

Muthana al-Timimi, gouverneur de la province, a réagi en démettant de ses fonctions Abdulabbas Hussein Masir, maire de Mandali, l’accusant d’être à l’origine des tensions actuelles et de l’instabilité qui en résulte. Il lui reproche de ne pas l’avoir informé de la décision de participer au référendum du 25 septembre.

Mandali, ville irakienne d’environ 35 000 habitants, majoritairement kurdes, est située près de la frontière iranienne à l’extrême sud-est des territoires revendiqués par les nationalistes kurdes.

Le Comité kurde chargé de l’organisation du scrutin (IHERC) estime à 225 000 le nombre d’électeurs kurdes, ou appartenant à d’autres groupes ethniques et minorités religieuses, susceptibles de voter dans la province de Diyala dont fait partie Mandali.

Massoud Barzani a demandé aux électeurs de Mandali désireux de voter quand même, de le faire à Khanaqin, ville protégée par un contingent de peshmerga, située à 90 km au nord.

Qu’ils votent ou non, quelle importance ? Au Kurdistan irakien les résultats des scrutins sont truqués et chacun sait que la majorité des Kurdes diront « Oui » à l’indépendance, sans réfléchir aux conséquences de leur acte. A moins que le Parlement régional kurde qui doit se réunir prochainement – pour la première fois depuis 2015 – décide de reporter la date du référendum.

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